Je continue mon petit point de la situation après 2 (qui entre temps sont devenus 3) mois ici, aujourd'hui: le travail.
Capco a signé il y a 3 ans un contrat avec la banque CIBC pour moderniser leur chaîne de traîtement des opérations bancaires contre un chèque gros comme un maison (enfin, gros comme tout un quartier serait plus proche de la réalité): «OTIS». Les impératifs du staffing (excusez l'anglicisme: le Robert&Collins me propose «dotation en personnel», vous trouvez ça mieux?) ont généré une belle vague d'immigration des 4 coins du monde vers downtown Toronto: Capco fournissait tous les cadres et directeurs du projet, qui sont donc des Belges et des Anglais pour la plupart, et tous les développeurs étaient des contractants trouvés ici (souvent des gars tout aussi importés que nous, à l'exception que ceux-là se sont importés tout seuls).
On m'a raconté qu'à l'époque, tous les expatriés de Capco, vivant tous frais remboursés, menaient la belle vie, sortaient comme des sauvages (les Anglais et les Flamands sont déjà pas des clenches dans cette discipline, mais quand en plus ils arrivaient à tout faire passer sur la note de frais, j'ai du mal à imaginer les têtes des lendemains!...). A côté de ça, il faut reconnaître que l'expat est rarement syndicaliste ou près de ses heures: certains d'entre eux ont passé la majorité de leurs week-ends à bosser. Sans belle-famille chez qui aller prendre la tarte le dimanche midi, avec des copains qui sont justement les collègues qui bossent eux aussi le samedi, il a pas grand chose à perdre à bosser tout le temps (enfin, pas trop tôt le matin, surtout!)
Tous ces gens travaillaient donc gaiment à la construction d'un système informatique géant destiné à réduire les coûts de la banque (je crois d'ailleurs que le chèque de Capco n'est pas autre chose que le reflet des économies réalisées par la banque). Ca ne fait de secret pour personne, ici comme ailleurs, "réduire les coûts", c'est avoir moins de personnel: ne pas remplacer ceux qui s'en vont, remplacer des spécialistes coûteux par des agents polyvalents moins qualifiés ou à l'inverse, remplacer plein d'agents peu qualifiés par deux spécialistes, virer les consultants, virer quelques employés aussi,... Comme je l'ai déjà raconté, cette banque fourmille de gars qui font tous une toute petite tâche très précise, dirigés par des couches et des couches de contremaîtres, sergents et autre sous-chefs, le tout chapeauté par des managers qui pilotent le tout à partir de rapports foireux issus de systèmes informatiques hétéroclytes et aléatoires. Tout ce machin tient surtout par la force de l'habitude, qui mène à un équilibre assez lointain de celui atteint par la force de la logique... Je suis sûr qu'à y regarder de plus près, on peut trouver des départements complets où chacun a honnêtement l'impression de faire correctement son travail, mais qui au final n'apportent strictement aucune valeur ajoutée au mastodonte (Qui a parlé de l'administration belge???). Mon expérience personnelle avec cette banque est probablement assez illustrative: dès la première semaine de mon arrivée ici, j'ai fait une première demande pour avoir une carte de crédit. Après 3 mois, j'en suis à ma 4ème demande (une à l'agence, deux par formulaire et la dernière par le web), j'ai dû parler à 4 personnes différentes, prendre 3 rendez-vous à mon agence et leur faxer 3 paquets de documents. Tout ça pour avoir une carte de crédit pour laquelle ils me demandent d'immobiliser en garantie la totalité de la limite d'utilisation... où est le "crédit" dans tout ça? Je pense qu'effectivement, ils ont de la marge pour améliorer le service.
En capitalisant sur le succès d'OTIS, à la fin de l'année dernière, quelqu'un a vendu l'idée de «EBO», mon petit projet, 40 fois plus petit qu'OTIS. Pas de volonté d'économie ici, mais simplement le fait de remplacer un système dépassé et inadéquat qui leur cause pas mal de soucis de fiabilité. Je devenais donc le capitaine du petit chalutier qui navigue à côté du paquebot transatlantique.
OTIS arrive maintenant en fin de course, ce qui devait être conçu l'a été, ils en mettent d'ailleurs une partie en production aujourd'hui même. C'est un succès pour des tas de gens, le projet a effectivement modernisé le traitement des opérations, plus fiable, plus rapide,... Dans la foulée, les vendeurs de Capco se sont dit qu'ils allaient surfer sur ce succès pour proposer de refaire le coup avec la division d'à-côté. Il y a 3 mois donc, on sentait assez bien l'effervescence de l'équipe qui préparait tout ça dans un grand secret, l'excitation des premiers jours était de retour!... OTIS-2 le retour, nouveau projet intéressant, du travail pour tous, rien que du bonheur! Mon projet devenait en quelque sorte le pont entre ces deux géants, destiné surtout à conserver le savoir-faire et ne pas laisser ces gars compétents s'évaporer dans la nature. Sauf que petit à petit, le manque d'une annonce fracassante, les rumeurs, les doutes, les expats Anglais qui rentrent à Londres,... ont fini par avoir raison de notre optimisme et laissé place à une certitude croissante que la fin d'OTIS n'allait céder la place à juste rien d'autre. Ca commence à sentir sérieusement la démobilisation, ils se barrent tous l'un après l'autre; ceux qui restent passent leur temps sur le web à éplucher les annonces et chercher leur prochain emploi, on pense en refourguer certains chez moi, question de les prolonger pour quelques mois. M'en vais donc me retrouver dans un rôle de dernier des Mohicans sous peu, moi...
Enfin, la vie continue et Capco a déjà mis les pieds dans un autre gros projet à Mississauga. C'est un endroit tout à fait charmant à 50 km de Toronto: un zoning comme ils en sont les champions ici. Il y a là-bas: des buildings, des routes et des parkings. Le scénario le plus proche de "on va manger un bout ce midi" est: on sort du building, on traverse des étendues de parkings, on traverse l'autoroute, encore quelques parkings et au bout de dix minutes, la terre promise: un Mac Donalds (un drive-in?). Alternative: on prend une voiture, puis on a le choix entre un restoroute, un autre drive-in ou un truc convenable à une demi-heure de route. Ajouter à ce tableau déjà alléchant les navettes matin et soir, l'obligation d'avoir accès à une voiture, et ça devient carrément attirant: plus besoin de se casser la tête pour savoir dans quel pub on va aller boire un verre ou quel film on va aller voir à la sortie du boulot! Mmmmh, la vie comme les vrais d'ici: travail-voiture-dormir, j'en rêvais!
13 mai 2006
05 mai 2006
Fri. 5 May - Elle tricote du vieux pain sur son balcon [Philippe Lavil]
Une fois de plus, je fais du real-time. J'ai mis la main sur un podcast de Pure-fm et je suis plongé dans un excellent "5 heures cinéma" de Hugues Dayez et Rudy Leonet, qui sont toujours très flatteurs sur leur programmation musicale (par ailleurs choisie avec un soin tout particulier dans les bacs les plus poussiéreux des invendus des disquaires les plus reculés)...
Point cinéma, donc, aujourd'hui. Deux excellentes raisons de me réjouir:
D'abord ce podcast, qui va me permettre de me remettre à jour au niveau de l'affiche cinéma, question d'aller plutôt voir "Inside man" plutôt que le top des entrées, "R.V."... Depuis que je suis ici, j'ai un peu perdu mes repères de ce côté-là, en l'absence de Pure fm, de Laurent et des avis des uns et des autres. Les affiches ne m'inspirent rien du tout, je ne reçois aucune recommandation et la radio ne diffuse aucune critique valable. Il me reste le classements des meilleures entrées, mais en général, ça se traduit plutôt la liste des 10 films à ne pas aller voir (actuellement, 2 sur 10 obtiennent une cote décente sur IMDB).
Ensuite, j'ai découvert le cinéma Carlton, sur College St., à deux pas du boulot. Il me fait penser plus au Vendôme qu'au Kinépolis, donc il a tout pour plaire... J'ai trouvé un super-plan: comme le film est à 9h, ça ne sert à rien de rentrer chez moi entre la fin du boulot et le début du film. Donc, je reste bosser jusque vers 8h, je m'arrange pour faire bosser deux ou trois gars avec moi (en règle générale, dès que je plie bagage, il faut pas 10 minutes à mes bonshommes pour se barrer aussi), je vais manger avec eux puis je file au cinéma: tout le monde est content, j'ai boosté la productivité (4 personnes x 2 heures, ça fait un jour gratuit), je mange en agréable compagnie et je profite du film. Bon, le plan ne marche pas avec tout le monde: le tire-au-flanc qui s'est volatilisé à 4h30 (je pars prendre un café avec Olivier vers 3h30, on papote quelques minutes et quand je reviens, il a disparu!), la jeune mère qui doit s'occuper de son bébé et les deux chinois avec qui je dois communiquer par écrit sont clairement hors de ce genre de coup...
En élargissant le champ des activités culturelles, la ville offre quelques musées (mais je crois rien qui ne vaille celui d'Ottawa), trois ou quatre cinémas pas trop loin de chez moi, des salles de théâtre où ils passent notamment en première mondiale le Lord of the Rings: la comédie musicale, une salle de concert (genre Forest National) juste en bas de chez moi (mais rien d'intéressant en vue, dommage...), des tas de galleries d'art.
Je me suis fait inviter la semaine dernière au vernissage des travaux de fin d'année d'étudiants en tournage et réalisation (3h de projection d'ultra-courts métrages en noir et blanc, des tas de trucs assez plats, quelques-uns très chouettes, souvent comiques, pas mal de scènes violentes (au moins 5 films avec des armes à feu, du sang, de la boucherie, j'étais assez étonné, surtout le contraste par rapport au sentiment de sécurité que je ressens ici un peu partout), quelques foutages de gueule qui sentent la toute-dernière minute, quelques technofreaks qui font 5 minutes de générique pour 1 minute de film,...
Hier soir, c'était un vernissage d'une exposition de 3 jeunes artistes (peinture, photo) sur Queen St. East, où j'ai apprécié, dans l'ordre et comme un goujat: les autres visiteurs, la bouffe, les drinks et enfin les croûtes (non, ça c'est assez irrespectueux... en plus certaines peintures étaient assez réussies). Enfin, comme toujours avec ces plans de dernière minute (j'y ai été invité par une fille que j'avais croisée 10 minutes dans une soirée polonaise il y a des semaines), j'ai plutôt pas regretté, ça m'a donné l'occasion de rencontrer la neuropsycho, sa copine qui danse le tango, le latinisite, l'autre gars et sa femme qui voulait pratiquer son Français, la peintre... (tous des Polonais). Je dois dire que ça c'est le côté vraiment sympa des relations sociales ici (quoique... ils sont "d'ici" depuis quelques années de plus que moi, c'est tout), c'est que en sortie, on connaît vite plein de monde et tout le monde a l'air d'apprécier la compagnie des autres. En plus, ils craquent tous pour l'accent français et trouvent que c'est une siiiii beeeellllle langue, c'est assez surprenant. Enfin, c'est pas moi qui vais les contredire, finalement j'aime aussi vraiment bien cette langue qui nous réserve tant de surprises et qui nous permet autant de créativité dans la formulation des idées. Allez, je serais même presque fier d'écouter Indochine et Mylène Farmer, c'est dire! Bah, rayon musique, les Polonais m'ont avoué avoir appris le Français avec "Voyage Voyage", "Ca va comme ci, comme ci comme ça" (ça a un vrai titre ce machin?) et "La danse des canards"; tout ça vaut presque le magnifique "Schnappi"!
Point cinéma, donc, aujourd'hui. Deux excellentes raisons de me réjouir:
D'abord ce podcast, qui va me permettre de me remettre à jour au niveau de l'affiche cinéma, question d'aller plutôt voir "Inside man" plutôt que le top des entrées, "R.V."... Depuis que je suis ici, j'ai un peu perdu mes repères de ce côté-là, en l'absence de Pure fm, de Laurent et des avis des uns et des autres. Les affiches ne m'inspirent rien du tout, je ne reçois aucune recommandation et la radio ne diffuse aucune critique valable. Il me reste le classements des meilleures entrées, mais en général, ça se traduit plutôt la liste des 10 films à ne pas aller voir (actuellement, 2 sur 10 obtiennent une cote décente sur IMDB).
Ensuite, j'ai découvert le cinéma Carlton, sur College St., à deux pas du boulot. Il me fait penser plus au Vendôme qu'au Kinépolis, donc il a tout pour plaire... J'ai trouvé un super-plan: comme le film est à 9h, ça ne sert à rien de rentrer chez moi entre la fin du boulot et le début du film. Donc, je reste bosser jusque vers 8h, je m'arrange pour faire bosser deux ou trois gars avec moi (en règle générale, dès que je plie bagage, il faut pas 10 minutes à mes bonshommes pour se barrer aussi), je vais manger avec eux puis je file au cinéma: tout le monde est content, j'ai boosté la productivité (4 personnes x 2 heures, ça fait un jour gratuit), je mange en agréable compagnie et je profite du film. Bon, le plan ne marche pas avec tout le monde: le tire-au-flanc qui s'est volatilisé à 4h30 (je pars prendre un café avec Olivier vers 3h30, on papote quelques minutes et quand je reviens, il a disparu!), la jeune mère qui doit s'occuper de son bébé et les deux chinois avec qui je dois communiquer par écrit sont clairement hors de ce genre de coup...
En élargissant le champ des activités culturelles, la ville offre quelques musées (mais je crois rien qui ne vaille celui d'Ottawa), trois ou quatre cinémas pas trop loin de chez moi, des salles de théâtre où ils passent notamment en première mondiale le Lord of the Rings: la comédie musicale, une salle de concert (genre Forest National) juste en bas de chez moi (mais rien d'intéressant en vue, dommage...), des tas de galleries d'art.
Je me suis fait inviter la semaine dernière au vernissage des travaux de fin d'année d'étudiants en tournage et réalisation (3h de projection d'ultra-courts métrages en noir et blanc, des tas de trucs assez plats, quelques-uns très chouettes, souvent comiques, pas mal de scènes violentes (au moins 5 films avec des armes à feu, du sang, de la boucherie, j'étais assez étonné, surtout le contraste par rapport au sentiment de sécurité que je ressens ici un peu partout), quelques foutages de gueule qui sentent la toute-dernière minute, quelques technofreaks qui font 5 minutes de générique pour 1 minute de film,...
Hier soir, c'était un vernissage d'une exposition de 3 jeunes artistes (peinture, photo) sur Queen St. East, où j'ai apprécié, dans l'ordre et comme un goujat: les autres visiteurs, la bouffe, les drinks et enfin les croûtes (non, ça c'est assez irrespectueux... en plus certaines peintures étaient assez réussies). Enfin, comme toujours avec ces plans de dernière minute (j'y ai été invité par une fille que j'avais croisée 10 minutes dans une soirée polonaise il y a des semaines), j'ai plutôt pas regretté, ça m'a donné l'occasion de rencontrer la neuropsycho, sa copine qui danse le tango, le latinisite, l'autre gars et sa femme qui voulait pratiquer son Français, la peintre... (tous des Polonais). Je dois dire que ça c'est le côté vraiment sympa des relations sociales ici (quoique... ils sont "d'ici" depuis quelques années de plus que moi, c'est tout), c'est que en sortie, on connaît vite plein de monde et tout le monde a l'air d'apprécier la compagnie des autres. En plus, ils craquent tous pour l'accent français et trouvent que c'est une siiiii beeeellllle langue, c'est assez surprenant. Enfin, c'est pas moi qui vais les contredire, finalement j'aime aussi vraiment bien cette langue qui nous réserve tant de surprises et qui nous permet autant de créativité dans la formulation des idées. Allez, je serais même presque fier d'écouter Indochine et Mylène Farmer, c'est dire! Bah, rayon musique, les Polonais m'ont avoué avoir appris le Français avec "Voyage Voyage", "Ca va comme ci, comme ci comme ça" (ça a un vrai titre ce machin?) et "La danse des canards"; tout ça vaut presque le magnifique "Schnappi"!
02 mai 2006
Tue. 2 May - No Aloha [Breeders]
Bon, allons-y pour un petit point après deux mois de tourisme, ou d'exil. Question de ne surprendre personne, et pour ne pas faire dans l'original, je peux commencer par la météo ou la bouffe. Rien qu'en évoquant le terme j'en ai déjà mal au ventre (ou est-ce la digestion de ce que j'ai avalé?), le choix se porte donc naturellement sur la bouffe.
Je sais pas si je me suis embourgeoisé depuis le temps des sandwiches rive-blanche (mets hautement réputé de la gastronomie néo-louvaniste, une demi-baguette à l'américain ou au fromage grillé, encore meilleur "à cheval", recouvert d'un œuf sur le plat), mais les plats d'ici m'inspirent au mieux une monotonie blasée et au pire un dégoût profond. Le Canadien, je veux dire celui sont les grands-parents étaient eux aussi Canadiens, tout au fond, ne l'oublions pas, c'est un Anglais. Oui oui, celui-là même des Fish&Chips, de la viande bouillie et du monopole du Cheddar. Alors pour varier un peu les plaisirs, notre Britton ami a décidé de se laisser influencer (envahir?) par ses voisins du sud, eux aussi ex-Anglais, tendance protéine grasse aux hormones.
Le résultat de cette débâcle anthropologique se paye cash dans son assiette: il s'agit systématiquement d'une portion surdimensionnée d'un truc viandu souvent gras, toujours plein de sauce, en général fade et pas bon. Pas grave, d'abord, il reste les salades! C'est bon, ça les salades, plein de bons légumes et tout et tout. Eh bien non, la salade selon le Canadien, c'est ramasser tout ce qui traîne en cuisine, mélanger le tout et servir en couvrant de fromage râpé (du Cheddar, tiens...) pour bien masquer le bazar. Puis ajouter un peu de gravy (de la sauce de cuisson de viande, arrangée de telle manière qu'elle ne goûte plus que l'épaississant), pour le goût... Parce question de goût, le cuisinier a surtout eu la main lourde sur la laitue, le navet, les machins gorgés d'eau, les carottes fourragères,...
Il ne faut pas être linguiste ou éthymologiste pour comprendre pourquoi «Bon appétit» ne se traduit pas en Anglais!
Heureusement, Toronto est plein de ces autres Canadiens, ceux dont les grands-parents vivaient à Pékin, à Katmandou, à Milan ou à Séoul. Là, on entre en terrain connu, les émincés de bœuf, les nouilles sautées, le canard laqué, la pizza 4 saisons... C'est rarement de la haute gastronomie, mais au moins on sait exactement à quoi s'attendre. Certains sont même un vrai régal (les Japonais, le grill coréen, certains Indiens)!
Mais alors de quoi je me plains? Les Thaïs, Chinois, Japonais, Indiens, Italiens, c'est les mêmes que chez nous; je suis pas un grand admirateur de la cuisine française et de son art de faire croire que les viscères sont comestibles; c'est tout de même pas le manque de Grecs?... Eh bien, j'ai trouvé: c'est le manque de toutes ces brasseries qui ne sont juste rien du tout et qui servent tous ces plats "normaux" de chez nous: le steak frites, l'agneau au thym, le demi poulet, les brochettes sauce fine champagne, les boulettes sauce tomate, le standardissime spaghetti bolo,... Ici, toute cette gamme de restos n'existe pas et est remplacée par une prolifération de snacks et fast-foods, notamment dans ces omniprésents food-courts (dans le PATH, non seulement on mange pas bien, mais en plus c'est sur une terrasse dans la galerie commerciale sous les néons!).
Du coup, j'ai trouvé l'endroit où on mange le mieux de toute la ville. C'est chez Ewa. Gratins, steaks, soupes,... Ca sent bon la bonne cuisine de chez nous (avec parfois un truc insolite qui vient de Pologne)!
Question boissons, on est tous égaux sous l'empire de Coca-Cola... L'ice-tea d'ici n'est pas pétillant. Les verres sont eux aussi plus grands que chez nous, mais par défaut ils sont remplis de galçons. C'est juste une affaire de traduction: «Un verre de Coca» se traduit par «A glass of Coke without ice».
Le service au resto est aussi assez particulier. D'abord, les gens font la file devant la porte du resto en attendant d'être amenés à leur place. Ensuite, le serveur se présente quand il arrive: «Bonjour, je m'appelle William et je serai votre serveur. Comment allez-vous?» Pendant le repas, William vient nous demander 5 fois si tout va bien et si on a ce qu'on veut. A la fin du repas, tout dépend de la longueur de la file à l'entrée: si d'autres clients attendent, la note arrive avant le dessert et les assiettes quittent la table à peine vidées. A l'inverse, si personne n'attend nos places, au moment où on veut demander la note, William est en train de faire le singe avec d'autres clients et on n'arrive plus à l'attraper. Et s'adresser à Jane, Jack, Clémentine, Robert, Mary, Claire, Andrew, Jacqueline, Walter, Li Chun ou un des douze autres serveurs qui sillonnent le resto en tous sens en permanence, c'est un crime de lèse-serveur, ça ne se fait pas!
La note elle-même est aussi source de surprise: En commandant le plat à $7.99 et une malheureuse boisson, la note montre $11.57 (ils ont ajouté les taxes au passage) et on est censé laisser un bon $13.00, pour remercier le serveur de sa sollicitude. Par contre, ils acceptent sans broncher les emmerdeurs qui payent avec 3 cartes VISA, 10$ sur celle-là, la moitié du repas sur celle-là et le reste sur la dernière!
Je sais pas si je me suis embourgeoisé depuis le temps des sandwiches rive-blanche (mets hautement réputé de la gastronomie néo-louvaniste, une demi-baguette à l'américain ou au fromage grillé, encore meilleur "à cheval", recouvert d'un œuf sur le plat), mais les plats d'ici m'inspirent au mieux une monotonie blasée et au pire un dégoût profond. Le Canadien, je veux dire celui sont les grands-parents étaient eux aussi Canadiens, tout au fond, ne l'oublions pas, c'est un Anglais. Oui oui, celui-là même des Fish&Chips, de la viande bouillie et du monopole du Cheddar. Alors pour varier un peu les plaisirs, notre Britton ami a décidé de se laisser influencer (envahir?) par ses voisins du sud, eux aussi ex-Anglais, tendance protéine grasse aux hormones.
Le résultat de cette débâcle anthropologique se paye cash dans son assiette: il s'agit systématiquement d'une portion surdimensionnée d'un truc viandu souvent gras, toujours plein de sauce, en général fade et pas bon. Pas grave, d'abord, il reste les salades! C'est bon, ça les salades, plein de bons légumes et tout et tout. Eh bien non, la salade selon le Canadien, c'est ramasser tout ce qui traîne en cuisine, mélanger le tout et servir en couvrant de fromage râpé (du Cheddar, tiens...) pour bien masquer le bazar. Puis ajouter un peu de gravy (de la sauce de cuisson de viande, arrangée de telle manière qu'elle ne goûte plus que l'épaississant), pour le goût... Parce question de goût, le cuisinier a surtout eu la main lourde sur la laitue, le navet, les machins gorgés d'eau, les carottes fourragères,...
Il ne faut pas être linguiste ou éthymologiste pour comprendre pourquoi «Bon appétit» ne se traduit pas en Anglais!
Heureusement, Toronto est plein de ces autres Canadiens, ceux dont les grands-parents vivaient à Pékin, à Katmandou, à Milan ou à Séoul. Là, on entre en terrain connu, les émincés de bœuf, les nouilles sautées, le canard laqué, la pizza 4 saisons... C'est rarement de la haute gastronomie, mais au moins on sait exactement à quoi s'attendre. Certains sont même un vrai régal (les Japonais, le grill coréen, certains Indiens)!
Mais alors de quoi je me plains? Les Thaïs, Chinois, Japonais, Indiens, Italiens, c'est les mêmes que chez nous; je suis pas un grand admirateur de la cuisine française et de son art de faire croire que les viscères sont comestibles; c'est tout de même pas le manque de Grecs?... Eh bien, j'ai trouvé: c'est le manque de toutes ces brasseries qui ne sont juste rien du tout et qui servent tous ces plats "normaux" de chez nous: le steak frites, l'agneau au thym, le demi poulet, les brochettes sauce fine champagne, les boulettes sauce tomate, le standardissime spaghetti bolo,... Ici, toute cette gamme de restos n'existe pas et est remplacée par une prolifération de snacks et fast-foods, notamment dans ces omniprésents food-courts (dans le PATH, non seulement on mange pas bien, mais en plus c'est sur une terrasse dans la galerie commerciale sous les néons!).
Du coup, j'ai trouvé l'endroit où on mange le mieux de toute la ville. C'est chez Ewa. Gratins, steaks, soupes,... Ca sent bon la bonne cuisine de chez nous (avec parfois un truc insolite qui vient de Pologne)!
Question boissons, on est tous égaux sous l'empire de Coca-Cola... L'ice-tea d'ici n'est pas pétillant. Les verres sont eux aussi plus grands que chez nous, mais par défaut ils sont remplis de galçons. C'est juste une affaire de traduction: «Un verre de Coca» se traduit par «A glass of Coke without ice».
Le service au resto est aussi assez particulier. D'abord, les gens font la file devant la porte du resto en attendant d'être amenés à leur place. Ensuite, le serveur se présente quand il arrive: «Bonjour, je m'appelle William et je serai votre serveur. Comment allez-vous?» Pendant le repas, William vient nous demander 5 fois si tout va bien et si on a ce qu'on veut. A la fin du repas, tout dépend de la longueur de la file à l'entrée: si d'autres clients attendent, la note arrive avant le dessert et les assiettes quittent la table à peine vidées. A l'inverse, si personne n'attend nos places, au moment où on veut demander la note, William est en train de faire le singe avec d'autres clients et on n'arrive plus à l'attraper. Et s'adresser à Jane, Jack, Clémentine, Robert, Mary, Claire, Andrew, Jacqueline, Walter, Li Chun ou un des douze autres serveurs qui sillonnent le resto en tous sens en permanence, c'est un crime de lèse-serveur, ça ne se fait pas!
La note elle-même est aussi source de surprise: En commandant le plat à $7.99 et une malheureuse boisson, la note montre $11.57 (ils ont ajouté les taxes au passage) et on est censé laisser un bon $13.00, pour remercier le serveur de sa sollicitude. Par contre, ils acceptent sans broncher les emmerdeurs qui payent avec 3 cartes VISA, 10$ sur celle-là, la moitié du repas sur celle-là et le reste sur la dernière!
30 avril 2006
Sun 30 Apr. - Sunday Bloody Sunday
Profitez bien de votre fête du travail sans travail demain. Elle n'est pas arrivée jusqu'ici, demain je ne fête rien du tout et je prépare mon équipe pour le sprint de notre premier delivery, fin de semaine. Enfin, on peut pas dire que la pression soit insoutenable, tout le monde a l'air de s'en battre que je délivre une première version ou non.
En fait, la manière générale de fonctionner (j'allais ajouter "ici", mais finalement, non, c'était vrai chez nous aussi, on était même des champions du temps de Scorpio), c'est de ne faire attention que lors du dernier delivery. Si celui-là n'est pas à temps, alors tout le monde se met à s'agiter, on paralyse tout le travail dans des réunions interminables pour voir comment on va s'en sortir, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir raconter au client, comment on va bidouiller la réalité pour pas avoir l'air idiot, etc. etc. Quand il s'agit des deliveries intermédiaires, là où a l'occasion de voir bien à l'avance qu'on a pris un peu de retard, que le client est très réceptif au problème, que les solutions sont abondantes et faciles à mettre en œuvre, alors tout le monde s'en fout et la réponse habituelle est "si on est en retard, c'est pas grave, on va se rattraper sur le delivery suivant", à grands renforts d'excuses du genre "il a fallu que les choses se mettent en place", "maintenant les gars sont efficaces", "maintenant le client ne changera plus d'avis tous les trois jours", et du coup le management se conforte dans l'idée de pas prendre la moindre action, ne surtout pas avertir le client (ça ferait mauvais genre!) ni mettre à jour le planning (déjà qu'il a souvent fallu deux bonnes semaines rien que pour le faire et qu'il soit joli, comptez même deux mois s'il s'agit de Microsoft Project, alors l'idée même d'y changer quoi que ce soit donne des sueurs froides; un planning c'est un peu comme un tableau de maître, il est fait un jour, puis on l'affiche et défense d'y toucher!).
Enfin, cela ne m'empêche pas de croire que c'est une saine pratique de tenir ses délais et que même si je suis le seul à le faire, ça vaut le coup. Ca me permettra notamment de faire le point sur l'état réel d'avancement du projet (et non les racontards des développeurs), les réalisations de chacun, de voir si ceux que je crois bons le sont effectivement et si celui que je crois complètement nul l'est (auquel cas il a de bonnes chances de devenir candidat invlontaire à céder sa place à un autre plus compétent qui quitte le projet OTIS).
A dire ça aussi platement, on pourrait croire que je fais fi de notre bonne vieille sécurité d'emploi si chère à nos cœurs belges. Pas vraiment: ces gars sont des indépendants, ils sont très bien payés tant qu'ils sont occupés et ils ont décidé de prendre ce risque: ils refusent les positions d'employé (c'est la seule position encore vacante sur mon projet). Alors autant jouer dans cette logique et offrir le job à un gars compétent et motivé plutôt qu'à celui qui resquille et qui fournit un travail de moindre qualité, non?
Bon, j'étais parti initialement sur l'idée de faire le point sur deux mois passés ici, ma vision de Toronto et du Canada, des différents aspects de la vie ici et de comment je m'y sens. Je me suis un peu égaré en chemin et maintenant j'ai faim, donc je vais laisser tout ce copieux menu pour une prochaine fois et sortir prendre l'air et manger un bout (expression qui fait rire les Québecquois, d'ailleurs: «on va aller se manger un bout» a une connotation anthropohago-érotique)
En fait, la manière générale de fonctionner (j'allais ajouter "ici", mais finalement, non, c'était vrai chez nous aussi, on était même des champions du temps de Scorpio), c'est de ne faire attention que lors du dernier delivery. Si celui-là n'est pas à temps, alors tout le monde se met à s'agiter, on paralyse tout le travail dans des réunions interminables pour voir comment on va s'en sortir, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir raconter au client, comment on va bidouiller la réalité pour pas avoir l'air idiot, etc. etc. Quand il s'agit des deliveries intermédiaires, là où a l'occasion de voir bien à l'avance qu'on a pris un peu de retard, que le client est très réceptif au problème, que les solutions sont abondantes et faciles à mettre en œuvre, alors tout le monde s'en fout et la réponse habituelle est "si on est en retard, c'est pas grave, on va se rattraper sur le delivery suivant", à grands renforts d'excuses du genre "il a fallu que les choses se mettent en place", "maintenant les gars sont efficaces", "maintenant le client ne changera plus d'avis tous les trois jours", et du coup le management se conforte dans l'idée de pas prendre la moindre action, ne surtout pas avertir le client (ça ferait mauvais genre!) ni mettre à jour le planning (déjà qu'il a souvent fallu deux bonnes semaines rien que pour le faire et qu'il soit joli, comptez même deux mois s'il s'agit de Microsoft Project, alors l'idée même d'y changer quoi que ce soit donne des sueurs froides; un planning c'est un peu comme un tableau de maître, il est fait un jour, puis on l'affiche et défense d'y toucher!).
Enfin, cela ne m'empêche pas de croire que c'est une saine pratique de tenir ses délais et que même si je suis le seul à le faire, ça vaut le coup. Ca me permettra notamment de faire le point sur l'état réel d'avancement du projet (et non les racontards des développeurs), les réalisations de chacun, de voir si ceux que je crois bons le sont effectivement et si celui que je crois complètement nul l'est (auquel cas il a de bonnes chances de devenir candidat invlontaire à céder sa place à un autre plus compétent qui quitte le projet OTIS).
A dire ça aussi platement, on pourrait croire que je fais fi de notre bonne vieille sécurité d'emploi si chère à nos cœurs belges. Pas vraiment: ces gars sont des indépendants, ils sont très bien payés tant qu'ils sont occupés et ils ont décidé de prendre ce risque: ils refusent les positions d'employé (c'est la seule position encore vacante sur mon projet). Alors autant jouer dans cette logique et offrir le job à un gars compétent et motivé plutôt qu'à celui qui resquille et qui fournit un travail de moindre qualité, non?
Bon, j'étais parti initialement sur l'idée de faire le point sur deux mois passés ici, ma vision de Toronto et du Canada, des différents aspects de la vie ici et de comment je m'y sens. Je me suis un peu égaré en chemin et maintenant j'ai faim, donc je vais laisser tout ce copieux menu pour une prochaine fois et sortir prendre l'air et manger un bout (expression qui fait rire les Québecquois, d'ailleurs: «on va aller se manger un bout» a une connotation anthropohago-érotique)
Thu. 26 Apr. - Sleep [des excellents Dandy Warhols]
Après le coup d'augmenter les estimations de travail requis pour faire notre projet, le planning doit lui aussi être complètement revu. Je me suis permis à cette occasion de suggérer de prévoir de compter 3 bonnes semaines d'absence pour moi en été, et que tant qu'on y était, c'était probablement aussi valable pour les autres. La proposition a été retenue, avec toutefois une pointe d'étonnement (le standard a l'air plutôt de prendre 2 jours de vacances et de rêver perpétuellement d'avoir 2 mois de vacances avec toutes les récupérations des dernières années)
Je n'ai donc pas encore d'idée précise pour mes vacances. Je suppose que d'une part je voudrai revenir faire un p'tit coucou en Belgique un jour ou l'autre; par ailleurs je vais profiter d'être ici pour prendre des vacances dans le coin. Au menu de ce qui me tente: l'Alaska, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest (en gros, ça nous mène bien au Nord); Vancouver et les Rocheuses; Newfoundland (les baleines et tout ça, à l'est du Canada); ou encore Cuba ou l'Amérique du Sud. Je suis sûrement pas le seul à commencer à penser aux vacances, mmh? Si l'idée des vacances américaines tente quelqu'un, arrangeons quelque chose ensemble.
Je n'ai donc pas encore d'idée précise pour mes vacances. Je suppose que d'une part je voudrai revenir faire un p'tit coucou en Belgique un jour ou l'autre; par ailleurs je vais profiter d'être ici pour prendre des vacances dans le coin. Au menu de ce qui me tente: l'Alaska, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest (en gros, ça nous mène bien au Nord); Vancouver et les Rocheuses; Newfoundland (les baleines et tout ça, à l'est du Canada); ou encore Cuba ou l'Amérique du Sud. Je suis sûrement pas le seul à commencer à penser aux vacances, mmh? Si l'idée des vacances américaines tente quelqu'un, arrangeons quelque chose ensemble.
23 avril 2006
Sun. 16 Apr. - Welcome to the monkey house
Seconde destination du week-end, la région des 30.000 îles, ce qui en fait tout de suite 29.000 de plus qu'à Kingston! Je les ai pas comptées, mais certaines d'entre-elles sont en vente. C'est pas cool ça, de posséder une île? Bon évidemment, ne pensez pas tout de suite à l'île truffée de gadgets, de luxe, de jolies femmes et de réacteurs nucléaires comme on en voit dans les James Bond; il s'agit plutôt d'avoir un bungalow à la campagne avec de l'eau tout autour et de devoir aller chercher les croissants le matin en bâteau ou à la nage (ce qui est probablement pas très bon pour les croissants au retour...)
Sat. 15 Apr. - 1979 [encore les Smashing Pumpkins]
Après avoir passé les deux derniers week-ends à visiter les villes avoisinantes, pourquoi pas changer d'air et aller voir un peu le pays? Plans campagne et nature donc ce week-end avec Mike et Avideh: aujourd'hui un bled perdu au centre de la communauté Mennonite, des fermiers qui s'habillent en noir et refusent à peu près tout ce qui leur semble un peu trop progressiste ou technologique: la voiture, la télé, le téléphone, le port ou l'usage des armes, l'alcool, le divorce (on n'a pas demandé pour le mariage homosexuel ou l'adoption pour ces mêmes couples, mais on avait notre petite idée sur la question), les formulaires de demandes de subsides, de pensions etc.
Pour faire authentique, on a donc fait la visite de la ferme en carriole non-technologique...
Attention, ils refusent le progrès, mais c'est de fameux bricoleurs, ces gars-là! Voyez ce qu'on peut faire avec un peu d'imagination, quelques vieilles tôles de métal et beaucoup de courage. Progrès technologique, voitures, tout ça? Pfff! Pas besoin d'abord!
Non, à la vérité, Dieu a tout-de-même distribué quelques dispenses... Faire les zozos dans des carrioles à cheval sur la route de l'église ça va, mais bizness is bizness, vous comprenez, il y a rire et rire!
Quand je vous parle de ferme, vous pensez sûrement à nos bonnes vieilles fermes carrées en pierre de pays, avec leur tas de fumier, leurs 15 chiens et le troupeau de vaches qui s'encourent quand on leur crie "bouh!". Eh bien non, ici elles ressemblent à ça, en bois vert ou rouge, avec leurs granges et leurs silos. Toutes les mêmes.
Pour faire authentique, on a donc fait la visite de la ferme en carriole non-technologique...
Attention, ils refusent le progrès, mais c'est de fameux bricoleurs, ces gars-là! Voyez ce qu'on peut faire avec un peu d'imagination, quelques vieilles tôles de métal et beaucoup de courage. Progrès technologique, voitures, tout ça? Pfff! Pas besoin d'abord!Non, à la vérité, Dieu a tout-de-même distribué quelques dispenses... Faire les zozos dans des carrioles à cheval sur la route de l'église ça va, mais bizness is bizness, vous comprenez, il y a rire et rire!
Quand je vous parle de ferme, vous pensez sûrement à nos bonnes vieilles fermes carrées en pierre de pays, avec leur tas de fumier, leurs 15 chiens et le troupeau de vaches qui s'encourent quand on leur crie "bouh!". Eh bien non, ici elles ressemblent à ça, en bois vert ou rouge, avec leurs granges et leurs silos. Toutes les mêmes.
Fri. 14 Apr. - Disarm [Smashing Pumpkins]
Première expérience d'un cinéma ici, ce soir. Avideh emmène son mari et pour faire bonne mesure, invite la princesse persane. J'avais assez rapidement compris que ses exclamations répétées "oui, ok allons-y, je viens, comptez sur moi!" n'avaient pas été répétées suffisamment et avec assez d'insistance (ou alors, justement, trop?) pour que ce soit fiable et de fait, a l'heure dite, point de Shéherazade. En fait, c'est juste une question de traduction. Chez moi, en règle générale, «oui» = c'est bon, je serai là (quoi que probablement un peu en retard...), chez d'autres personnes que je connais, un seul «oui!» enthousiaste ou un «oui» mollasson et une confirmation font l'affaire. Ici, 4 «oui!» d'affilée exprimés avec un enthousiasme crédible et une volonté de convaincre se traduisent finalement en non. ca m'a un peu rappelé ma visite dans un souk tunisien, tiens...
L'intérieur du cinéma (le hall avant les salles) est stupéfiant. Je n'ai jamais croisé un tel assaut de toutes parts sur mes 5 sens: des écrans dans tous les coins diffusent les derniers résultats de différents sports, MTV, quelques news et des tas de pubs, et sont en compétition féroce avec les enseignes lumineuses clignotantes des différents marchands de bouffe et autres. Parlant de bouffe, les odeurs combinées des vendeurs de pop-corns, tacos, hamburgers, gaufres et crêpes donnent plutôt envie de courir aux toilettes, quoi que je suspecte qu'à leur approche, notre nez nous avertit de ne surtout pas entrer là-dedans, question de survie! Les tas de gens qui traînent un peu partout, les serveurs et hôtesses en tous genres qui courent dans tous les sens donnent un peu l'impression d'être tombé au centre d'une fourmillière. Bon, disons que seul le goût a encore un caractère optionnel, dieu merci! Je ne conçois probablement pas la même définition du mot «délassement» que les tenanciers de cet endroit, ils me fatiguent!
Heureuse nouvelle: après la demi-heure de pubs d'avant le film, ils n'ont pas trouvé utile de nous interrompre la projection pour une entracte, pratique exécrable que j'ai déjà vu exercée chez nous à de rares occasions...
L'intérieur du cinéma (le hall avant les salles) est stupéfiant. Je n'ai jamais croisé un tel assaut de toutes parts sur mes 5 sens: des écrans dans tous les coins diffusent les derniers résultats de différents sports, MTV, quelques news et des tas de pubs, et sont en compétition féroce avec les enseignes lumineuses clignotantes des différents marchands de bouffe et autres. Parlant de bouffe, les odeurs combinées des vendeurs de pop-corns, tacos, hamburgers, gaufres et crêpes donnent plutôt envie de courir aux toilettes, quoi que je suspecte qu'à leur approche, notre nez nous avertit de ne surtout pas entrer là-dedans, question de survie! Les tas de gens qui traînent un peu partout, les serveurs et hôtesses en tous genres qui courent dans tous les sens donnent un peu l'impression d'être tombé au centre d'une fourmillière. Bon, disons que seul le goût a encore un caractère optionnel, dieu merci! Je ne conçois probablement pas la même définition du mot «délassement» que les tenanciers de cet endroit, ils me fatiguent!
Heureuse nouvelle: après la demi-heure de pubs d'avant le film, ils n'ont pas trouvé utile de nous interrompre la projection pour une entracte, pratique exécrable que j'ai déjà vu exercée chez nous à de rares occasions...
20 avril 2006
Thu. 20 Apr. - Running up that Hill
J'ai été fort (pré~) occupé ces derniers temps par mes responsabilités professionnelles, faut que je fasse gaffe à pas tourner comme les gens d'ici (Meuh non, avec mes origines de wallon fainéant, paresseux, tire-au-flanc et dilapidant les sous de la sécu c'est juste pas possible voyons! Je suis d'ailleurs déjà en train de me demander où je vais acheter des pistolets à petits pois, question de faire un assaut en bonne et due forme sur l'équipe d'Olivier un de ces jours... ). J'ai donc aligné deux réunions importantes, que j'ai dû préparer avec soin et donc à coup d'heures sup' (les heures normales ne sont pas compatibles avec la concentration requise pour faire "avec soin"... entre les meetings, les mails et les interruptions incessantes, ça marche juste pas): L'une pour augmenter mon budget de 50% (j'ai réussi!), et l'autre pour présenter à des tas d'architectes mes plans de développement (acceptés, eux aussi). Bon, ça va, ça valait les quelques heures en question. Mais au passage, j'ai pas dormi assez et je me suis attrapé une deuxième angine au-dessus de la première. La première s'est enfoncée tout au fond de l'œsophage (non enfin, dans ce coin-là quoi), laissant la place nette pour la seconde, me permettant de savourer un subtil mélange de 2 saveurs de glaires, style glace citron/pistache mmmh! Attendez, je vais chercher la photo...
J'ai lu les dernières nouvelles de notre bonne Belgique, pas très joyeuses... Je suppose que l'absurde incident de la gare s'est transformé en un capharnaum de dérives douteuses de tous bords, je vous plains les gars!
J'ai lu les dernières nouvelles de notre bonne Belgique, pas très joyeuses... Je suppose que l'absurde incident de la gare s'est transformé en un capharnaum de dérives douteuses de tous bords, je vous plains les gars!
16 avril 2006
Sun. 16 Apr. - Hot hot hot !!! [Cure]
Pris d'une soudaine bonne résolution, j'ai entrepris ce soir de rassembler toute la vaisselle sale de l'appart de la ranger dans l'armoire magique-qui-lave-la-vaisselle, de choser le machin dans le bazar et hop! Ca fait du bruit et ça ressort tout propre! Hoketi poketi wam!
Sauf que là, le machin a décidé de me faire le remake de New-Orleans! Vous vous souveniez du coup du siphon pêté? Eh bien, moi non plus. Enfin, maintenant si!
Sauf que là, le machin a décidé de me faire le remake de New-Orleans! Vous vous souveniez du coup du siphon pêté? Eh bien, moi non plus. Enfin, maintenant si!
Sun. 9 Apr. - Leaves of summer [Cranes]

J'ai vu tout juste assez d'Ottawa pour me rendre compte que je devrais y retourner! Il y a la ravissante cité administrative qu'on croirait tout droit sortie de Londres (c'est peut-être pas un total hasard, vu l'origine du pays), des places piétonnes qui n'attendent que quelques degrés de plus pour être envahies de terrasses, une ambassade américaine aussi ridiculement barricadée derrière 3 remparts de protection que la nôtre, des tas de musées alléchants dont je n'ai eu le temps de goûter qu'au premier, des "carcassonne", "citadelles" et autres jeux irrésistibles qui m'attendent pour prendre vie en de longues parties nocturnes...


Le musée des civilisations présente différentes civilisations amérindiennes (Ojibwas, Crees, Iroquois, Inuits, Hurons) de manière assez remarquable. Loin des vitrines encombrées et ternes du British Museum par exemple, la visite est vivante, illustrative, diversifiée, on est vraiment plongé dans leur univers. Il faut avouer aussi qu'on avait notre guide particulier, docteur en anthropologie et spécialiste de ces mêmes civilisations, ça aide :-)

Ils ont même retrouvé le scalp de Johnny Rotten!:-) Vous voyez la photo du bus de hier? Je l'ai prise samedi, au relais paumé à mi-chemin entre Toronto et Ottawa, où le bus fait une petite halte pour laisser les passagers se sustenter (pisser, manger, fumer, acheter, ce genre d'actes vitaux dont on a été privés pendant 3 longues heures déjà!). Eh bien au retour on s'est arrêté au même relais, mais la bicoque à côté avait profité de la nuit pour se transformer en un tas de cendres fumantes. J'étais tellement étonné que j'en ai fait part à une passagère qui traînait là, mais qui n'a pas eu l'air d'en faire grand cas...
15 avril 2006
Sat. 8 Apr. - Are you still having fun?
Je me faisais la réflexion que pour pas mal d'entre-nous, même sans avoir mis les pieds sur le continent américain, il y a des aspects de la vie d'ici qu'on connaît comme si on l'avait vécu. Par exemple, Halloween (quoique celui-là, ça commence à être du vécu chez nous aussi), les cinema drive-in, les motels au milieu d'une longue route déserte, les Greyhound sur ces mêmes routes désertes, l'ambiance High-school (pensez Scream ou American Pie). Tout ça nous est expédié en masse par Hollywood, mais le résultat et assez flagrant: tout le monde sait ce qu'est un Greyhound, et personne ne sait ce qu'est un Eurolines, ou même un TGV.
Oui, je suis un peu déçu parce que c'est pas le car tout gris en tôle ondulée comme les vrais...
Enfin, faire un tour en Greyhound faisait donc partie de mon rêve américain, c'est fait. Je vais à Ottawa, à 5h d'ici, pour rejoindre Oli et Véro qui sont de passage au Canada. La route est toute plate et poncutée d'une ferme tous les kilomètres. En revanche, point de prairie bien verte et grasse avec des vaches qui nous regardent passer comme chez nous, l'herbe a l'air mal en point et pas assez arrosée (ça c'est sûr que chez nous elle risque pas!).
Vue de loin, Ottawa ressemble un peu moins que Toronto à une grande ville Nord-Américaine. Vue de près par contre, on ne s'y trompe pas... Dans la suite du premier paragraphe, je suis sûr qu'on peut dire au premier coup d'œil que cette rue n'est pas en Europe, non?
:-) Je vis ici selon le principe des «amis de mes amis sont mes amis»: je m'incruste chez les amis d'Oli, qui sont francophones. Ca m'a l'air plus efficace que la version anglophone du même principe qui serait plutôt «les amis de mes amis me font des grands sourires et des tapes dans le dos»
:-( "Le Trombidion" , qui selon le Petit Roger est le nom d'une émission de radio-canada, avec la fabuleuse séquence du dictionnaire wallon, où Geluck imite des Québecquois qui parlent wallon, n'était malheureusement pas sur mon iPod, m'ôtant le plaisir de partager ce moment d'hilarité avec les intéressés... A propos d'accents, un qui n'est pas triste à entendre est celui des anglophones qui parlent français au Québec. Imaginez un flamand qui parle Liégeois ou Carolo, ça doit ressembler...
Oui, je suis un peu déçu parce que c'est pas le car tout gris en tôle ondulée comme les vrais...Enfin, faire un tour en Greyhound faisait donc partie de mon rêve américain, c'est fait. Je vais à Ottawa, à 5h d'ici, pour rejoindre Oli et Véro qui sont de passage au Canada. La route est toute plate et poncutée d'une ferme tous les kilomètres. En revanche, point de prairie bien verte et grasse avec des vaches qui nous regardent passer comme chez nous, l'herbe a l'air mal en point et pas assez arrosée (ça c'est sûr que chez nous elle risque pas!).
Vue de loin, Ottawa ressemble un peu moins que Toronto à une grande ville Nord-Américaine. Vue de près par contre, on ne s'y trompe pas... Dans la suite du premier paragraphe, je suis sûr qu'on peut dire au premier coup d'œil que cette rue n'est pas en Europe, non?:-) Je vis ici selon le principe des «amis de mes amis sont mes amis»: je m'incruste chez les amis d'Oli, qui sont francophones. Ca m'a l'air plus efficace que la version anglophone du même principe qui serait plutôt «les amis de mes amis me font des grands sourires et des tapes dans le dos»
:-( "Le Trombidion" , qui selon le Petit Roger est le nom d'une émission de radio-canada, avec la fabuleuse séquence du dictionnaire wallon, où Geluck imite des Québecquois qui parlent wallon, n'était malheureusement pas sur mon iPod, m'ôtant le plaisir de partager ce moment d'hilarité avec les intéressés... A propos d'accents, un qui n'est pas triste à entendre est celui des anglophones qui parlent français au Québec. Imaginez un flamand qui parle Liégeois ou Carolo, ça doit ressembler...
12 avril 2006
Wed. 12 Apr. - Prosthetic Head [Green Day]
Il y a trois minutes, j'étais en train de visiter les mouvements de mes différents comptes bancaires sur le web, ce qui est un signe assez solide que je m'ennuye ferme et que je cherche une disctraction. Ce soir, il fait tout gris et il pleut, même mon proprio ne veut pas me répondre au téléphone, je mange tout seul devant internet (enfin, là je crois que la pizza est en train de cramer dans le four, je vais devoir vous laisser un instant...), personne ne m'aime etc. etc., bref, je déprime. Un excellent moyen d'éluder ce genre d'expériences très dispensables aurait été de se replonger dans le tumulte du travail qui s'accumule plus rapidement que ma capacité à l'exécuter (ou plutôt à faire en sorte que les autres l'exécutent, c'est pire parce qu'au mieux, c'est pas fait comme je veux), mais j'ai déjà fait ça hier donc ça suffit.
Pour l'instant, mon équipe est divisée géographiquement en deux zones, les 3 néo arrivants (depuis lundi) sont déjà à l'endroit où nous irons tous lundi prochain. En pratique, ça veut dire que je les ai pas à l'œil; aujourd'hui j'ai juste été leur dire coucou ce matin, je m'attends donc à des surprises demain quand je vais faire le point avec chacun d'eux. Je suppose qu'au mieux ils auront bêtement perdu leur temps. Je trouve mon métier absolument fabuleux, ça me rappelle un peu quand j'étais chef castor (=les scouts de 5 ans):
1) J'accueille un développeur, je fais tout ce qu'il faut pour qu'il trouve rapidement ses marques, qu'il se sente à l'aise et qu'il ait ce dont il a besoin (genre j'ai même offert une bouffe aux premiers!). Je lui explique tout ce que je peux sur le projet, je lui trouve une tâche que je lui explique en long et en large. Quand je demande trois fois de suite s'il a compris, il acquièsce vigoureusement et me sort des «oui, sûr, ok, bien compris!» et pas les «mouais, peut-être, normalement, ça se pourrait» que moi je dis dans une situation similaire. Paf, là-dessus, une demi-journée vient de se barrer!
2) Je passe au suivant, je lui fais le même coup, même réponse. Faites le compte, c'est la fin de la journée, je peux commencer à travailler maintenant.
3) Je reviens au premier, je lui demande si tout va bien, que s'il a le moindre problème ou la moindre hésitation, qu'il me fasse signe: toujours la même assurance: «pas de problème, je maîtrise, tout va bien» avec un grand sourire assuré.
4) Le lendemain, après avoir reçu une nouvelle confirmation que tout est sous contrôle, je lui demande de me montrer ce qu'il a déjà écrit, je fais une tête pas possible et je l'emmène de toute urgence dans une salle de réunion pour tout recommencer depuis l'étape 1 (sans la bouffe).
5) une lueur d'optimisme tout de même: après quelques cycles du genre (entre quelques jours et une bonne semaine), j'arrive à espacer mes visites (forcément, vu que je dois m'occuper des suivants), et quand je reviens, ils s'en sortent avec juste une petite to-do list. A ce stade, on peut dire que j'ai confiance dans les deux premiers; je crois d'ailleurs qu'ils apprécient travailler avec moi, si je peux en juger ce que je lis sur la tête d'un Chinois...

:-) Je suis donc dans mon nouvel appartement, je ne me lasse pas de la vue, que je trouve formidable. A cet étage-ci, pas de voisin en face, pas besoin de fermer les rideaux, j'en profite donc tout le temps.
:-( Par contre, je me demande si l'équipement n'est pas un peu cheap... Il y a, sous la couche superficielle de luxe à l'américaine, des tas de détails qui ne sont pas sans me rappeler l'état dans lequel j'ai trouvé ma maison quand je l'ai achetée (voire qu'il reste des endroits qui sont toujours dans cet état)... un peu de toc, un peu de branlant, pas mal de déco bidon (ils ont l'air d'aimer les fleurs en plastique par ici). Au passage, j'ai déjà réussi à trouer le siphon de l'évier, qui était complètement pourri. J'ai pas encore payé le loyer, aussi (il veut être payé en chèques, mais j'ai pas idée comment marchent ces technologies désuètes moi!), je crois que je suis pas un locataire exemplaire... (chut, allez pas raconter ça aux miens!)
Pour l'instant, mon équipe est divisée géographiquement en deux zones, les 3 néo arrivants (depuis lundi) sont déjà à l'endroit où nous irons tous lundi prochain. En pratique, ça veut dire que je les ai pas à l'œil; aujourd'hui j'ai juste été leur dire coucou ce matin, je m'attends donc à des surprises demain quand je vais faire le point avec chacun d'eux. Je suppose qu'au mieux ils auront bêtement perdu leur temps. Je trouve mon métier absolument fabuleux, ça me rappelle un peu quand j'étais chef castor (=les scouts de 5 ans):
1) J'accueille un développeur, je fais tout ce qu'il faut pour qu'il trouve rapidement ses marques, qu'il se sente à l'aise et qu'il ait ce dont il a besoin (genre j'ai même offert une bouffe aux premiers!). Je lui explique tout ce que je peux sur le projet, je lui trouve une tâche que je lui explique en long et en large. Quand je demande trois fois de suite s'il a compris, il acquièsce vigoureusement et me sort des «oui, sûr, ok, bien compris!» et pas les «mouais, peut-être, normalement, ça se pourrait» que moi je dis dans une situation similaire. Paf, là-dessus, une demi-journée vient de se barrer!
2) Je passe au suivant, je lui fais le même coup, même réponse. Faites le compte, c'est la fin de la journée, je peux commencer à travailler maintenant.
3) Je reviens au premier, je lui demande si tout va bien, que s'il a le moindre problème ou la moindre hésitation, qu'il me fasse signe: toujours la même assurance: «pas de problème, je maîtrise, tout va bien» avec un grand sourire assuré.
4) Le lendemain, après avoir reçu une nouvelle confirmation que tout est sous contrôle, je lui demande de me montrer ce qu'il a déjà écrit, je fais une tête pas possible et je l'emmène de toute urgence dans une salle de réunion pour tout recommencer depuis l'étape 1 (sans la bouffe).
5) une lueur d'optimisme tout de même: après quelques cycles du genre (entre quelques jours et une bonne semaine), j'arrive à espacer mes visites (forcément, vu que je dois m'occuper des suivants), et quand je reviens, ils s'en sortent avec juste une petite to-do list. A ce stade, on peut dire que j'ai confiance dans les deux premiers; je crois d'ailleurs qu'ils apprécient travailler avec moi, si je peux en juger ce que je lis sur la tête d'un Chinois...

:-) Je suis donc dans mon nouvel appartement, je ne me lasse pas de la vue, que je trouve formidable. A cet étage-ci, pas de voisin en face, pas besoin de fermer les rideaux, j'en profite donc tout le temps.
:-( Par contre, je me demande si l'équipement n'est pas un peu cheap... Il y a, sous la couche superficielle de luxe à l'américaine, des tas de détails qui ne sont pas sans me rappeler l'état dans lequel j'ai trouvé ma maison quand je l'ai achetée (voire qu'il reste des endroits qui sont toujours dans cet état)... un peu de toc, un peu de branlant, pas mal de déco bidon (ils ont l'air d'aimer les fleurs en plastique par ici). Au passage, j'ai déjà réussi à trouer le siphon de l'évier, qui était complètement pourri. J'ai pas encore payé le loyer, aussi (il veut être payé en chèques, mais j'ai pas idée comment marchent ces technologies désuètes moi!), je crois que je suis pas un locataire exemplaire... (chut, allez pas raconter ça aux miens!)
11 avril 2006
Tue. 11 Apr. - Somewhere only we know
Un p'tit écart chronologique aujourd'hui juste pour rappeler au monde que j'existe. Les événements récents m'ayant un peu éloigné du net et de l'usage libre de mon temps, j'ai eu un peu de mal; je rattraperai tout ça ce week-end.
Après le dîner de ce midi (qui a bien traîné deux heures, café compris), j'ai demandé à ma développeur palestinienne (qui est par ailleurs ma seule développeur féminine) où elle avait mangé, parce que ça m'avait l'air d'avoir été rapide (partie après moi et rentrée avant, enfin rétrospectivement, il ne s'agit en fait pas du tout d'un exploit!) et elle m'a sorti la litanie habituelle d'ici: «j'avale une crasse vite fait -- quoi que j'essaye de faire attention à ce que je mange --, question de pouvoir rentrer plus tôt chez moi le soir» (Ah ça y est! Tilt! J'ai compris! Mais c'est bien sûr! Ils espèrent tous rentrer vers 3h de l'aprem chez eux, ou plutôt tout droit chez un médecin, glâner un certif' pour intoxication sérieuse! :-). En général, ça me fait rire parce que ça n'a aucune espèce de corrélation, mais cette fois je dois avouer que je suis parti un bon 4h après elle, ça valait peut-être le coup?
:-( En rentrant donc chez moi vers 9h30, il ne me restait cette fois pas d'autre option que de céder à la pression du cheeseburger, vite fait, bien fait. Non, vite fait tout court. Ah là là mes amis quelle crasse! Je suis au moins bon pour le certif demain avec ça!
Après le dîner de ce midi (qui a bien traîné deux heures, café compris), j'ai demandé à ma développeur palestinienne (qui est par ailleurs ma seule développeur féminine) où elle avait mangé, parce que ça m'avait l'air d'avoir été rapide (partie après moi et rentrée avant, enfin rétrospectivement, il ne s'agit en fait pas du tout d'un exploit!) et elle m'a sorti la litanie habituelle d'ici: «j'avale une crasse vite fait -- quoi que j'essaye de faire attention à ce que je mange --, question de pouvoir rentrer plus tôt chez moi le soir» (Ah ça y est! Tilt! J'ai compris! Mais c'est bien sûr! Ils espèrent tous rentrer vers 3h de l'aprem chez eux, ou plutôt tout droit chez un médecin, glâner un certif' pour intoxication sérieuse! :-). En général, ça me fait rire parce que ça n'a aucune espèce de corrélation, mais cette fois je dois avouer que je suis parti un bon 4h après elle, ça valait peut-être le coup?
:-( En rentrant donc chez moi vers 9h30, il ne me restait cette fois pas d'autre option que de céder à la pression du cheeseburger, vite fait, bien fait. Non, vite fait tout court. Ah là là mes amis quelle crasse! Je suis au moins bon pour le certif demain avec ça!
07 avril 2006
Sat. 1 Apr. - The Empty World
Samedi 1er avril, dans la continuité du vendredi 31 mars donc, et pas dans les poissons (hein Steph? ;-)
On a trouvé un coin sympa pour le petit déjeûner (à l'aube, vers 11h, certains ont le sommeil plus long que d'autres, m'a-t-on dit...), où on s'est rendus compte que dans cette petite ville reculée, les gens réservent d'amusants regards en coin inquisiteurs à deux gars aux cheveux longs qui promènent une petite fille. Allez savoir leur version de l'histoire! Sans oublier qu'avec cette foutue convention de hockey qui réserve tous les hôtels, on était prêts à prendre une chambre avec un lit unique. Grand, mais unique...

Le musée de la marine abritait une collection de pièces de marine aussi authentiques qu'inintéressantes (des pompes, des engrenages, des machines électriques, tous des trucs qui font bander les ingénieurs en méca, mais qui n'attirent pas pour autant l'attention du commun des mortels), une visite guidée des épaves qui gisent au fond du Lac Ontario, l'histoire poignante de tel ou tel navire ou matelot, avec force plans, carnets de bord ou reproductions à l'appui, et un train électrique, un vrai qui marchait et qu'on pouvait même toucher. Enfin, on pouvait probablement pas, mais on savait (comme on dit chez nous)...
(non, ça c'est juste un cheminot qui avait garé sa loco devant notre hôtel)
:-) Donc forcément, on a un peu touché, juste un peu... On n'a pas poussé le bouchon jusqu'à prétendre que Noémi était responsable de cette catastrophe ferrovière, quand la préposée est venue voir ce qui se passait; on a rapidement remis quelques wagons debout et on s'est cassés en douce. Si Olivier rejoint par hasard un jour la SNCB, rappelez-moi de ne plus jamais mettre les pieds dans un train!
On a trouvé un coin sympa pour le petit déjeûner (à l'aube, vers 11h, certains ont le sommeil plus long que d'autres, m'a-t-on dit...), où on s'est rendus compte que dans cette petite ville reculée, les gens réservent d'amusants regards en coin inquisiteurs à deux gars aux cheveux longs qui promènent une petite fille. Allez savoir leur version de l'histoire! Sans oublier qu'avec cette foutue convention de hockey qui réserve tous les hôtels, on était prêts à prendre une chambre avec un lit unique. Grand, mais unique...

Le musée de la marine abritait une collection de pièces de marine aussi authentiques qu'inintéressantes (des pompes, des engrenages, des machines électriques, tous des trucs qui font bander les ingénieurs en méca, mais qui n'attirent pas pour autant l'attention du commun des mortels), une visite guidée des épaves qui gisent au fond du Lac Ontario, l'histoire poignante de tel ou tel navire ou matelot, avec force plans, carnets de bord ou reproductions à l'appui, et un train électrique, un vrai qui marchait et qu'on pouvait même toucher. Enfin, on pouvait probablement pas, mais on savait (comme on dit chez nous)...
(non, ça c'est juste un cheminot qui avait garé sa loco devant notre hôtel):-) Donc forcément, on a un peu touché, juste un peu... On n'a pas poussé le bouchon jusqu'à prétendre que Noémi était responsable de cette catastrophe ferrovière, quand la préposée est venue voir ce qui se passait; on a rapidement remis quelques wagons debout et on s'est cassés en douce. Si Olivier rejoint par hasard un jour la SNCB, rappelez-moi de ne plus jamais mettre les pieds dans un train!
04 avril 2006
Tue. 4 Apr. - C'est une belle journee
Petit intermède avant la suite de nos aventures à Kingston. Ce matin, je me sentais assez en phase avec le titre de la chanson en arrivant à Atrium on Bay (c'est le nom du building où on bosse) et puis clac, je me suis fait happer dans un meeting de 2 heures. 8 personnes dans la salle, plus 2 par téléphone; toute cette force de travail mobilisée pour essayer d'y voir clair dans cette can of worms qui répond au doux nom de "TBMIS extract". En gros: un truc que des gars ont fait il y a longtemps pour filer des données à d'autres gars qui les envoyent à encore d'autre gars qui font des rapports qu'ils envoyent à des managers qui doivent justifier je-ne-sais quoi sur base de ces rapports. Comme si, dans tout ce bordel, une information arrivait avec une quelconque précision!... Enfin, dans cette parfaite application du "diviser pour régner", chacun se passe la patate sans que personne ne sache ce que le suivant en fait. En plus, certains de ces trucs marchent un peu par magie et beaucoup par habitude, mais plus personne ne sait ce qu'ils sont censés faire.
Dans ces conditions, je trouvais la réunion assez surréaliste: le superviseur du projet s'endormait; sa voisine, une superbe indienne chef de projet de je sais plus trop quelle portion du machin, n'a pas dit un mot mais se donnait beaucoup de peine pour faire croire qu'elle écoutait néanmoins les débats; mon voisin et moi, on se demandait ce qu'on foutait là (moi je sais très bien: j'observais ce phénomène surprenant); un autre gars se plaignait que si on lui demandait de se renseigner sur ce que foutait "sa" partie du schmilblik, ça allait lui prendre des mois (ah tiens, et comment ça se fait que dans mon planning il est prévu 5 jours pour refaire tout le truc?); quelques-uns ont bien pigé l'affaire et se sont vite barrés, ce que j'ai d'ailleurs fait aussi, quand j'ai jugé en avoir observé assez pour mon article (et qu'en plus l'indienne venait de partir, ce qui retirait à mes yeux la seule raison de rester...).
:-) Je suppose que le rapport officiel de la réunion sera d'une toute autre teneur, mais je me demande ce que penserait le management de la manière dont on vient de dépenser 20 heures de travail, soit probablement près de 4000$ au prix des consultants...
Dans ces conditions, je trouvais la réunion assez surréaliste: le superviseur du projet s'endormait; sa voisine, une superbe indienne chef de projet de je sais plus trop quelle portion du machin, n'a pas dit un mot mais se donnait beaucoup de peine pour faire croire qu'elle écoutait néanmoins les débats; mon voisin et moi, on se demandait ce qu'on foutait là (moi je sais très bien: j'observais ce phénomène surprenant); un autre gars se plaignait que si on lui demandait de se renseigner sur ce que foutait "sa" partie du schmilblik, ça allait lui prendre des mois (ah tiens, et comment ça se fait que dans mon planning il est prévu 5 jours pour refaire tout le truc?); quelques-uns ont bien pigé l'affaire et se sont vite barrés, ce que j'ai d'ailleurs fait aussi, quand j'ai jugé en avoir observé assez pour mon article (et qu'en plus l'indienne venait de partir, ce qui retirait à mes yeux la seule raison de rester...).
:-) Je suppose que le rapport officiel de la réunion sera d'une toute autre teneur, mais je me demande ce que penserait le management de la manière dont on vient de dépenser 20 heures de travail, soit probablement près de 4000$ au prix des consultants...
03 avril 2006
Fri. 31 Mar. - Skin Vision
Là, ça faisait presque un mois qu'on n'était plus sortis de la ville, à force de passer ses week-ends en lunch, brunch et autres dinners, on ne voit pas beaucoup de pays. Ce week-end, donc, on fait une opération touristique: on loue une voiture, on choisit un point au hasard sur la carte et on y va. En plus ce week-end, ça tombe super bien: moi je dois accueillir mes deux premiers développeurs lundi donc je dois être prêt à leur dire exactement ce qu'ils doivent faire et j'en ai pas encore la moindre idée; Olivier est entouré de managers qui pètent un câble parce qu'ils craignent que le delivery de vendredi prochain sera jamais prêt à temps; Ewa se sent pas bien du tout: idéal je vous dis!
Question d'ajouter un peu de piment, on décide de quitter le travail vers midi, question d'éviter les embouteillages (mais pas les regards en coin...).
Après quelques détours et hésitations, on se retrouve à 3, Noémi, son père et moi, à rouler vers Kingston, une petite ville charmante sur le lac Ontario, entre Toronto et Montréal, réputée pour son fabuleux musée de la marine.
Regardez-moi ces pachas vautrés au fond du van en train de lire le dernier Goncourt...
Au détour de la petite route pittoresque qu'on a décidé d'emprunter, on voit des fermes, des rednecks (c'est les gars qui vivent par-là, mais je me demande si le terme n'a pas un rien de péjoratif), des fermes et des rednecks. Et puis tout-à-coup, plus de route: un petit ferry nous permet de passer sur l'autre berge, tout ça est absolument sympathique...
A ce que je vois, le bétail d'ici est à la même enseigne que nos blancs-bleu-belges: aux hormones et quasi plus capable de tenir debout tout seul... (rhooo). On voit pas bien sur la photo, mais il s'agit d'une fillette de 12 ans en vrai. On trouvait son style vestimentaire absolument irrésistible...
On arrive finalement en début de soirée à Kingston, suburbs infâmes puis quartiers plus sympas et très animés dans le centre. Tiens, pourquoi ils écrivent un peu partout "Kingston is Hockeyville", rien dans les guides touristiques ne mentionnait que la ville soit particulièrement liée au Hockey, bizarre...
On se rend à l'Holiday Inn, qui est l'hotêl qu'on avait vaguement repéré dans guides ou sur le web. Inutile de dire qu'on n'avait rien réservé: les moteurs de recherche sur le web indiquaient tous "sold-out", il y avait forcément un bug quelque part, en pleine basse-saison dans cette ville complètement paumée, pas besoin de réserver voyons!
Bon, euh, ça y est! tilt! C'est ça l'affaire du Hockey: il y a ce week-end une convention de Hockey et tous les gamins de l'Ontario se retrouvent ici ce week-end avec leur air niais, leurs hamburgers et leurs patins. Et ces cons sont évidemment fourrés dans toutes les chambres disponibles de tous les hôtels, motels et cie. à 20 km à la ronde!....
Alors là! C'est un peu le plan de visiter Namur en septembre, le 27 tiens...
:-) La franchise de la réceptionniste d'un hôtel qui nous a dit: «il nous reste quelques chambres, mais il y a des mômes qui risquent de courir en hurlant pendant toute la nuit dans tous les couloirs... Il y a bien une piscine, mais ne vous attendez pas trop à y trouver encore une petite place. Sinon, il nous reste les suites super-trop-cher où vous risquez de pas avoir trop de boucan, mais c'est vous qui voyez...»
Question d'ajouter un peu de piment, on décide de quitter le travail vers midi, question d'éviter les embouteillages (mais pas les regards en coin...).
Après quelques détours et hésitations, on se retrouve à 3, Noémi, son père et moi, à rouler vers Kingston, une petite ville charmante sur le lac Ontario, entre Toronto et Montréal, réputée pour son fabuleux musée de la marine.Regardez-moi ces pachas vautrés au fond du van en train de lire le dernier Goncourt...
Au détour de la petite route pittoresque qu'on a décidé d'emprunter, on voit des fermes, des rednecks (c'est les gars qui vivent par-là, mais je me demande si le terme n'a pas un rien de péjoratif), des fermes et des rednecks. Et puis tout-à-coup, plus de route: un petit ferry nous permet de passer sur l'autre berge, tout ça est absolument sympathique...
A ce que je vois, le bétail d'ici est à la même enseigne que nos blancs-bleu-belges: aux hormones et quasi plus capable de tenir debout tout seul... (rhooo). On voit pas bien sur la photo, mais il s'agit d'une fillette de 12 ans en vrai. On trouvait son style vestimentaire absolument irrésistible...On arrive finalement en début de soirée à Kingston, suburbs infâmes puis quartiers plus sympas et très animés dans le centre. Tiens, pourquoi ils écrivent un peu partout "Kingston is Hockeyville", rien dans les guides touristiques ne mentionnait que la ville soit particulièrement liée au Hockey, bizarre...
On se rend à l'Holiday Inn, qui est l'hotêl qu'on avait vaguement repéré dans guides ou sur le web. Inutile de dire qu'on n'avait rien réservé: les moteurs de recherche sur le web indiquaient tous "sold-out", il y avait forcément un bug quelque part, en pleine basse-saison dans cette ville complètement paumée, pas besoin de réserver voyons!
Bon, euh, ça y est! tilt! C'est ça l'affaire du Hockey: il y a ce week-end une convention de Hockey et tous les gamins de l'Ontario se retrouvent ici ce week-end avec leur air niais, leurs hamburgers et leurs patins. Et ces cons sont évidemment fourrés dans toutes les chambres disponibles de tous les hôtels, motels et cie. à 20 km à la ronde!....
Alors là! C'est un peu le plan de visiter Namur en septembre, le 27 tiens...
:-) La franchise de la réceptionniste d'un hôtel qui nous a dit: «il nous reste quelques chambres, mais il y a des mômes qui risquent de courir en hurlant pendant toute la nuit dans tous les couloirs... Il y a bien une piscine, mais ne vous attendez pas trop à y trouver encore une petite place. Sinon, il nous reste les suites super-trop-cher où vous risquez de pas avoir trop de boucan, mais c'est vous qui voyez...»
01 avril 2006
Sat. 1 Apr. - Cannonball
Un p'tit rapide aujourd'hui vu les circonstances.
Avec le printemps qui a l'air cette fois de s'être vraiment installé sur nos rivages, on a décidé aujourd'hui d'aller faire des sports nautiques dans le Lac Ontario. On a loué des jetskis, puis on s'est un peu laissés prendre au jeu, voire on a fait les grands gamins, 'fin toujours est-il qu'on a fini nos zouaveries dans les filets d'un garde-côte Etats-Uniens. Je suppose que notre incapacité à sortir un document d'identité valide (allons donc?), associé à nos airs hilares devant la situation, ont convaincu ces braves agents zélés de l'administration américaine que nous complotions quelque chose du genre envoyer nos jetskis s'écraser contre l'Empire State Building, ou que-sais-je encore?
Bon, résultat de l'affaire, ils ont décidé de nous héberger pour la nuit (trop aimable de leur part, merci!), question de voir si on était pas des barbus intégristes déguisés, et je profite de l'ordinateur de bord du navire pour poster cette petite nouvelle toute chaude. A l'heure actuelle, pas encore de demande de rançon; je m'inquiète pas tellement pour la suite parce que je suppose que question scénario ils doivent pas être nettement plus inventifs que Hollywood et donc la raison l'emporte toujours à la fin, il y a une belle musique et tout le monde est soulagé.
A demain donc, de chez moi ou peut-être de Guantanamo si le scénariste a décidé de faire l'original...
Avec le printemps qui a l'air cette fois de s'être vraiment installé sur nos rivages, on a décidé aujourd'hui d'aller faire des sports nautiques dans le Lac Ontario. On a loué des jetskis, puis on s'est un peu laissés prendre au jeu, voire on a fait les grands gamins, 'fin toujours est-il qu'on a fini nos zouaveries dans les filets d'un garde-côte Etats-Uniens. Je suppose que notre incapacité à sortir un document d'identité valide (allons donc?), associé à nos airs hilares devant la situation, ont convaincu ces braves agents zélés de l'administration américaine que nous complotions quelque chose du genre envoyer nos jetskis s'écraser contre l'Empire State Building, ou que-sais-je encore?
Bon, résultat de l'affaire, ils ont décidé de nous héberger pour la nuit (trop aimable de leur part, merci!), question de voir si on était pas des barbus intégristes déguisés, et je profite de l'ordinateur de bord du navire pour poster cette petite nouvelle toute chaude. A l'heure actuelle, pas encore de demande de rançon; je m'inquiète pas tellement pour la suite parce que je suppose que question scénario ils doivent pas être nettement plus inventifs que Hollywood et donc la raison l'emporte toujours à la fin, il y a une belle musique et tout le monde est soulagé.
A demain donc, de chez moi ou peut-être de Guantanamo si le scénariste a décidé de faire l'original...
29 mars 2006
Sat. 25 Mar. - Perfect [Smashing Pumpkins]
Ce soir, nous sommes invités à l'occasion du nouvel an perse (qui correspond à l'équinoxe de printemps) chez Mike et Avideh: Olivier et Ewa (+ les enfants), moi et... une mystérieuse invitée répondant au nom mythique de Shéhérazade (oui, enfin, suis pas sûr pour l'orthographe). Suite à un délire, au lieu d'amener les classiques fleurs ou bouteille de vin, je me retrouve à aller chercher un fromage-qui-pue-de-chez-nous (ou des gars en bérêt à côté de chez nous, il y a plus de chances...) au St. Lawrence Market, qui est évidemment fermé quand j'y pointe mon nez! J'essaye de rattraper le coup au supermarché d'à-côté, pas évident au vu du choix (kiri, sheddar, machins en tranche sans goût, puis il faut chercher); enfin, ça aura au moins le don d'être original, disons...
On passe une très bonne soirée, à manger des trucs aussi inconnus que délicieux, pleins de coriandre, de poisson et tout en finesse, je reviendrai! Et au bout du compte, par un espèce de tour de passe-passe dont je ne retrace pas encore complètement toutes les étapes (mais au passage, ça y est je suis Level 2!), je suis en route pour le centre (Saturday Night Fever oblige) avec l'invitée surprise sous le bras: Je l'ai débauchée pour me faire découvrir la nightlife. On va se trouver un pub sympa un peu lounge pour terminer la soirée à l'aise, j'en reviens toujours pas!
Vu qu'elle habite ici depuis toujours, elle prend logiquement la direction des opérations et m'emmène dans un pub qu'elle connaît sur Queen Street West, c'est pas la porte à côté. On traverse donc une bonne partie de la rue, de University Avenue jusque bien au-delà de Bathurst; c'est assez étonnant de voir l'évolution des styles: boîte branchée, bar latino, pubs gothiques, pubs hard-rock, -- genre ambiance «M'a filé une chataîgne, j'lui ai filé mon blouson»...
:-) Son air déconfit quand, après avoir parcouru Queen Street West sur toute sa longueur (oui, enfin, pas jusqu'à Mississauga, quoi...) on est arrivés devant la vitrine de quelque chose qui a pu ressembler à un pub, mais alors il y a longtemps de ça... Du coup on s'est refait les rockeux, les gothiques, les latinos et les branchés en sens inverse, pour tomber devant une seconde vitrine, tout aussi désaffectée que la première (Mais je t'assure, je suis venue ici il y a pas 4 mois!). Hah, elle devrait se remettre à jour, la princesse!... Ca tombe plutôt bien, j'en connais un qui demande que ça!
Pour finir, pas peu fier de mon coup, c'est moi qui l'ai emmenée dans le (seul) coin que je connais, King and John, et un peu las de marcher, on s'est fourrés (euh, assis je veux dire) dans le premier pub venu, qui est assez loin de correspondre à l'appellation de "lounge".
Moi je me serais bêtement fait avoir, mais certaines personnes sur Terre sont plus prévoyantes que moi (ça c'est un scoop!): comme le dernier métro est à 2h, on a quitté l'endroit à temps pour l'attraper.
:-( On est donc arrivés à l'entrée du métro; le temps de se dire à bientôt, qu'on a passé une bonne soirée et (oui, pas oublier!!!) échanger un numéro de téléphone (et hop, Level 3!), on se rend compte que l'entrée est fermée! Le dialogue «Je ne vois qu'une solution, il y a un lit tout prêt à t'accueillir à deux pas d'ici» n'avait pas fini de faire le tour de mon cerveau qu'on avait découvert que l'entrée de métro d'en face, elle, n'était pas fermée, et même que le dernier métro allait passer dans les 5 minutes, caramba! Là, j'ai eu comme une vague impression qu'un raccourci vers le Level 18 venait de me passer sous le nez...
Dommage...
On passe une très bonne soirée, à manger des trucs aussi inconnus que délicieux, pleins de coriandre, de poisson et tout en finesse, je reviendrai! Et au bout du compte, par un espèce de tour de passe-passe dont je ne retrace pas encore complètement toutes les étapes (mais au passage, ça y est je suis Level 2!), je suis en route pour le centre (Saturday Night Fever oblige) avec l'invitée surprise sous le bras: Je l'ai débauchée pour me faire découvrir la nightlife. On va se trouver un pub sympa un peu lounge pour terminer la soirée à l'aise, j'en reviens toujours pas!
Vu qu'elle habite ici depuis toujours, elle prend logiquement la direction des opérations et m'emmène dans un pub qu'elle connaît sur Queen Street West, c'est pas la porte à côté. On traverse donc une bonne partie de la rue, de University Avenue jusque bien au-delà de Bathurst; c'est assez étonnant de voir l'évolution des styles: boîte branchée, bar latino, pubs gothiques, pubs hard-rock, -- genre ambiance «M'a filé une chataîgne, j'lui ai filé mon blouson»...
:-) Son air déconfit quand, après avoir parcouru Queen Street West sur toute sa longueur (oui, enfin, pas jusqu'à Mississauga, quoi...) on est arrivés devant la vitrine de quelque chose qui a pu ressembler à un pub, mais alors il y a longtemps de ça... Du coup on s'est refait les rockeux, les gothiques, les latinos et les branchés en sens inverse, pour tomber devant une seconde vitrine, tout aussi désaffectée que la première (Mais je t'assure, je suis venue ici il y a pas 4 mois!). Hah, elle devrait se remettre à jour, la princesse!... Ca tombe plutôt bien, j'en connais un qui demande que ça!
Pour finir, pas peu fier de mon coup, c'est moi qui l'ai emmenée dans le (seul) coin que je connais, King and John, et un peu las de marcher, on s'est fourrés (euh, assis je veux dire) dans le premier pub venu, qui est assez loin de correspondre à l'appellation de "lounge".
Moi je me serais bêtement fait avoir, mais certaines personnes sur Terre sont plus prévoyantes que moi (ça c'est un scoop!): comme le dernier métro est à 2h, on a quitté l'endroit à temps pour l'attraper.
:-( On est donc arrivés à l'entrée du métro; le temps de se dire à bientôt, qu'on a passé une bonne soirée et (oui, pas oublier!!!) échanger un numéro de téléphone (et hop, Level 3!), on se rend compte que l'entrée est fermée! Le dialogue «Je ne vois qu'une solution, il y a un lit tout prêt à t'accueillir à deux pas d'ici» n'avait pas fini de faire le tour de mon cerveau qu'on avait découvert que l'entrée de métro d'en face, elle, n'était pas fermée, et même que le dernier métro allait passer dans les 5 minutes, caramba! Là, j'ai eu comme une vague impression qu'un raccourci vers le Level 18 venait de me passer sous le nez...
Dommage...
26 mars 2006
Fri. 24 Mar. - A Forest
Il y quelques jours, j'ai écouté la radio, question de changer un peu de mes playlists. Je me suis branché sur The Edge, la petite radio sympa à tendance rock qui programme des concerts de petits groupes les vendredi soirs, comme je vous l'ai déjà dit.
A Forest, I will follow, Behind The wheel,... Des vieux Cure, U2, Depeche Mode et compagnie, finalement, ça ne me change pas du tout de mes playlists à moi, cette radio diffuse exactement ce que j'écoute! On est vendredi, ce soir il y a donc un de ces petits concerts sympas, je vais aller manger un bout et me rincer les oreilles...
Je vais manger dans un resto français, puis en sortant je papote avec Napoléon, le portier du resto (je crois que c'est juste un déguisement, il est un peu trop jeune et trop vivant pour être le vrai Napoléon). Tous les restos dans le coin ont un portier qui est censé agresser le client dans la rue pour le faire entrer (comme autour de la Grand Place chez nous), sauf que comme il fait froid, les portiers se réfugient au chaud dans la hall et prennent juste la peine d'ouvrir quand un client entre ou sort. C'est assez illustratif de la façon qu'ils ont ici d'atteindre le plein emploi: on paye des tas de gens à ne rien foutre, ou regarder les autres, ou faire les choses en double,... Un autre tout bon exemple est le métro: à chaque station de métro, il y a entre 2 et 5 employés assis dans des cabines qui regardent les clients mettre leur ticket de métro dans une petite urne. La différence par rapport aux gens qui font la même chose chez nous, c'est que ceux d'ici sont en général des ingénieurs, docteurs et autres... mais qui viennent d'ailleurs et qui n'ont pas réussi à trouver un job au niveau de leur qualification...
Enfin, le Napoléon est sympa, les autres clients se demandent pourquoi je ne suis pas aussi déguisé, mais au final, tout ça me fout en retard pour mon concert. J'arrive donc juste quand le groupe (little sunday) a fini de jouer, mais je reçois un CD de consolation et je vais tailler une bavette avec Jamie: concert à ne pas rater: le Yeah Yeah Yeahs le 10 lundi avril, à 300m de chez moi. C'est bien ça les Yeah Yeah Yeahs? Vais aller downloader un petit échantillon du net, tiens...
A Forest, I will follow, Behind The wheel,... Des vieux Cure, U2, Depeche Mode et compagnie, finalement, ça ne me change pas du tout de mes playlists à moi, cette radio diffuse exactement ce que j'écoute! On est vendredi, ce soir il y a donc un de ces petits concerts sympas, je vais aller manger un bout et me rincer les oreilles...
Je vais manger dans un resto français, puis en sortant je papote avec Napoléon, le portier du resto (je crois que c'est juste un déguisement, il est un peu trop jeune et trop vivant pour être le vrai Napoléon). Tous les restos dans le coin ont un portier qui est censé agresser le client dans la rue pour le faire entrer (comme autour de la Grand Place chez nous), sauf que comme il fait froid, les portiers se réfugient au chaud dans la hall et prennent juste la peine d'ouvrir quand un client entre ou sort. C'est assez illustratif de la façon qu'ils ont ici d'atteindre le plein emploi: on paye des tas de gens à ne rien foutre, ou regarder les autres, ou faire les choses en double,... Un autre tout bon exemple est le métro: à chaque station de métro, il y a entre 2 et 5 employés assis dans des cabines qui regardent les clients mettre leur ticket de métro dans une petite urne. La différence par rapport aux gens qui font la même chose chez nous, c'est que ceux d'ici sont en général des ingénieurs, docteurs et autres... mais qui viennent d'ailleurs et qui n'ont pas réussi à trouver un job au niveau de leur qualification...
Enfin, le Napoléon est sympa, les autres clients se demandent pourquoi je ne suis pas aussi déguisé, mais au final, tout ça me fout en retard pour mon concert. J'arrive donc juste quand le groupe (little sunday) a fini de jouer, mais je reçois un CD de consolation et je vais tailler une bavette avec Jamie: concert à ne pas rater: le Yeah Yeah Yeahs le 10 lundi avril, à 300m de chez moi. C'est bien ça les Yeah Yeah Yeahs? Vais aller downloader un petit échantillon du net, tiens...
Mon. 20 Mar. - Cancer for the Cure [Eels]
Ca fait quelques jours que je traine une crève. Je faisais le malin il y a quelques jours sur le printemps qui arrive... Bon, il a pas fallu 2 jours pour que l'hiver repointe son nez, -10° sous un soleil radieux, sale traître! Et bardaf, je me suis chopé un microbe qui s'embusquait derrière le coin. Alors même si je suis en général assez courageux devant l'adversité, je suis assez du genre à courir me faire dorloter chez la femme aimante et bienveillante la plus proche (ex: maman) dès que j'ai un rhume. Cette fois, j'ai bien compris que ça servait à rien de faire le misérable, que la femme aimante et cajolante la plus proche était à 5000 km d'ici et que ça n'allait pas marcher... donc j'ai été tout seul comme un grand au drugstore en bas chercher un bon petit placebo pour m'aider à croire que je prends ma santé en main. Quelle n'a pas été ma surprise de voir qu'ils avaient un mur complet de machins anti-flu en pilules, sirops, suppositoires, tablettes,... Comme je voulais être sûr de pas avaler d'arme chimique de destruction massive, j'ai jeté un œil aux ingrédients de tous ces machins: benzoate de sodium, carbomachintruc de benzyl-oxyde, Allophycocyanin, C-phycocyanin, (cyanin = un dérivé du cyanure, c'est bien ça?); rien que des noms qui inspirent confiance!
Je me suis donc rendu chez l'herboriste en face, qui a aussi un mur de machins anti-flu, thés, infusions, herbes, huiles essentielles, extraits de plantes, etc. Là, j'avais le choix entre l'ail, l'oignon, l'origan, le mille-feuilles et tout ça, allez savoir pourquoi j'ai eu une soudaine envie de pizza! Un truc très à la mode ici dans les remèdes anti-grippe soft est le "Echinacea", j'ai pas trop idée de quoi il s'agit. L'herboriste, apparemment indien (d'Inde) d'origine, m'a assuré que l'huile essentielle d'origan d'Europe du sud (apparemment, les remèdes de grand-mère d'Europe ont la cote ici!) était LE truc qui allait évacuer mon microbe en une nuit. Mmmh, qu'est-ce qu'il y connaît en origan castillan cet indien? Je me suis donc rabattu sur le truc le plus proche de ce que je connaissais déjà, des pilules homéopathiques.
:-) En surfant à l'instant à la recherche d'informations sur l'origan, je suis tombé sur la phrase rassurante suivante:
«Il faut éviter l'usage de l'huile essentielle, qui, à fortes doses, est neurotoxiqe et peut provoquer des convulsions.»
Bon, c'est un site internet personnel, avec toute la crédibilité que je lui accorde, mais force m'est de constater que je ne suis pas convaincu que les médecines de tous bords ont fait beaucoup de chemin depuis le Moyen-Age. En tous cas, on peut dire qu'il y a de quoi se perdre dans les méandres des informations contradictoires...
Je me suis donc rendu chez l'herboriste en face, qui a aussi un mur de machins anti-flu, thés, infusions, herbes, huiles essentielles, extraits de plantes, etc. Là, j'avais le choix entre l'ail, l'oignon, l'origan, le mille-feuilles et tout ça, allez savoir pourquoi j'ai eu une soudaine envie de pizza! Un truc très à la mode ici dans les remèdes anti-grippe soft est le "Echinacea", j'ai pas trop idée de quoi il s'agit. L'herboriste, apparemment indien (d'Inde) d'origine, m'a assuré que l'huile essentielle d'origan d'Europe du sud (apparemment, les remèdes de grand-mère d'Europe ont la cote ici!) était LE truc qui allait évacuer mon microbe en une nuit. Mmmh, qu'est-ce qu'il y connaît en origan castillan cet indien? Je me suis donc rabattu sur le truc le plus proche de ce que je connaissais déjà, des pilules homéopathiques.
:-) En surfant à l'instant à la recherche d'informations sur l'origan, je suis tombé sur la phrase rassurante suivante:
«Il faut éviter l'usage de l'huile essentielle, qui, à fortes doses, est neurotoxiqe et peut provoquer des convulsions.»
Bon, c'est un site internet personnel, avec toute la crédibilité que je lui accorde, mais force m'est de constater que je ne suis pas convaincu que les médecines de tous bords ont fait beaucoup de chemin depuis le Moyen-Age. En tous cas, on peut dire qu'il y a de quoi se perdre dans les méandres des informations contradictoires...
Sun. 19 Mar. - Hijo de la Luna*
A l'occasion des fêtes de Nouvel An (ben oui, vous saviez pas?), on va se goinfrer de pâtisseries dans le quartier persan de la ville. A nouveau, c'est à peu près le même coup que Chinatown, toutes les enseignes sont en arabe (euh, en persan, mais les lettres persanes ressemblent fort aux arabes). Je sais qu'il y a aussi un Little Italy (just à côté du Chinatown, question qu'ils puissent nous refaire un remake du fameux Spirou à New-York). Je me demande s'il y a des quartiers turcs, togolais, danois et toute une carte du monde disséminée sur le GTA (Greater Toronto Area, = Le Grand Toronto)?
Une petite pensée en ce jour pour tous mes potes des scouts qui se réunissent aujourd'hui en Assemblée Générale pour se prononcer sur leur avenir. Félicitations à Gwendo (qui me succède) et Olivier S. pour leurs nouvelles responsabilités!
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* Pour être précis, il ne s'agissait pas de la version de Mecano, mais d'une reprise faite par une certaine Belle Perez (il y a de ces trucs, sur mon Mac...), que j'aime assez bien. Je me suis dit qu'avant de partager une telle information, je ferais bien d'aller vérifier si cette chanteuse n'est pas une espèce de Britney Spears, ça ferait mauvais genre à côté des Smashing Pumpkins ou des Pixies... Eh bien, à ma grande surprise, je lis que c'est une superstar belge, qui fait un carton dans les charts flamands et hollandais, et qui s'est commise dans l'Eurovision. Pas Britney Spears donc, mais une copine plutôt aux K-3 ou à Laïs?
Une petite pensée en ce jour pour tous mes potes des scouts qui se réunissent aujourd'hui en Assemblée Générale pour se prononcer sur leur avenir. Félicitations à Gwendo (qui me succède) et Olivier S. pour leurs nouvelles responsabilités!
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* Pour être précis, il ne s'agissait pas de la version de Mecano, mais d'une reprise faite par une certaine Belle Perez (il y a de ces trucs, sur mon Mac...), que j'aime assez bien. Je me suis dit qu'avant de partager une telle information, je ferais bien d'aller vérifier si cette chanteuse n'est pas une espèce de Britney Spears, ça ferait mauvais genre à côté des Smashing Pumpkins ou des Pixies... Eh bien, à ma grande surprise, je lis que c'est une superstar belge, qui fait un carton dans les charts flamands et hollandais, et qui s'est commise dans l'Eurovision. Pas Britney Spears donc, mais une copine plutôt aux K-3 ou à Laïs?
22 mars 2006
Sat. 18 Mar. - Les Trois P'tits Mots [D. Helin]
Si quelqu'un connaît la chanson (mais non, pas Bacri, Jaoui et compagnie; celle du titre) et comprend de quels trois mots il s'agit, il recevra deux mélo-cakes, Olivier n'a pas compris non plus.
Samedi soir, je suis invité à une soirée tout à fait cosmopolite avec des invités originaires des 4 coins du monde: Bruxelles, Louvain-la-Neuve, Antwerpen, Hasselt,... autant de noms aux consonnances exotiques qui invitent au voyage!... Pour une fois, on est sortis de la ville et on est à Oakville, dans un des étonnants suburbs, qui sont des grandes zones résidentielles comme on en trouve dans SimCity: des tas de belles maisons spacieuses toutes les mêmes bien rangées dans des enclos bien propres avec de barbecues, des grosses voitures, des systèmes d'alarme et des télévisions. Je sais pas trop dans l'affaire où est l'œuf et où est la poule, mais tout est fait ici pour que chacun trouve tout ce dont il a besoin chez lui et pas dans le voisinage: chacun a une (voire probablement plusieurs) télévision, ordinateur + internet, salle de jeux, home cinema, grand frigo pour tenir une guerre nucléaire... A l'inverse, pas l'ombre d'un commerce dans le quartier: que ce soit pour les croissants, pour prendre un verre ou pour louer un DVD, la voiture est un accessoire indispensable. Je suppose que c'est ce qu'il est convenu d'appeler un quartier calme et paisible.
On termine la soirée par une séance de projection de photos de ski, les vacances d'un petit groupe à Banff (c'est tout près, à peine de l'autre côté du pays). Ca nous permet (à tous les autres, mais aussi à Philip, qui y était mais qui avait choisi l'option all-inclusive pension complète avec lit articulé, soins hospitaliers et hospital food dès le second jour) de découvrir les magnifiques paysages des Rocheuses et de ski dans les arbres (pour être sûr que tout le monde comprenne bien et ne fasse pas comme Philip, il s'agit de skier parmi les arbres, c'est-à-dire, de bien viser pour passer entre les arbres. Ah oui, et les deux skis du même côté de l'arbre, aussi.
:-( Ca me fait penser que si j'avais été un rien plus réactif, je serais sur des skis et pas dans un canapé, avec les Polonais de la dernière fois qui sont partis pour le week-end au Mont Tremblant ou je-ne-sais-où.
Samedi soir, je suis invité à une soirée tout à fait cosmopolite avec des invités originaires des 4 coins du monde: Bruxelles, Louvain-la-Neuve, Antwerpen, Hasselt,... autant de noms aux consonnances exotiques qui invitent au voyage!... Pour une fois, on est sortis de la ville et on est à Oakville, dans un des étonnants suburbs, qui sont des grandes zones résidentielles comme on en trouve dans SimCity: des tas de belles maisons spacieuses toutes les mêmes bien rangées dans des enclos bien propres avec de barbecues, des grosses voitures, des systèmes d'alarme et des télévisions. Je sais pas trop dans l'affaire où est l'œuf et où est la poule, mais tout est fait ici pour que chacun trouve tout ce dont il a besoin chez lui et pas dans le voisinage: chacun a une (voire probablement plusieurs) télévision, ordinateur + internet, salle de jeux, home cinema, grand frigo pour tenir une guerre nucléaire... A l'inverse, pas l'ombre d'un commerce dans le quartier: que ce soit pour les croissants, pour prendre un verre ou pour louer un DVD, la voiture est un accessoire indispensable. Je suppose que c'est ce qu'il est convenu d'appeler un quartier calme et paisible.
On termine la soirée par une séance de projection de photos de ski, les vacances d'un petit groupe à Banff (c'est tout près, à peine de l'autre côté du pays). Ca nous permet (à tous les autres, mais aussi à Philip, qui y était mais qui avait choisi l'option all-inclusive pension complète avec lit articulé, soins hospitaliers et hospital food dès le second jour) de découvrir les magnifiques paysages des Rocheuses et de ski dans les arbres (pour être sûr que tout le monde comprenne bien et ne fasse pas comme Philip, il s'agit de skier parmi les arbres, c'est-à-dire, de bien viser pour passer entre les arbres. Ah oui, et les deux skis du même côté de l'arbre, aussi.
:-( Ca me fait penser que si j'avais été un rien plus réactif, je serais sur des skis et pas dans un canapé, avec les Polonais de la dernière fois qui sont partis pour le week-end au Mont Tremblant ou je-ne-sais-où.
21 mars 2006
Fri. 17 Mar. - Valkyries
Ah, vendredi... Je reçois des nouvelles de mes ex-collègues par mail:
"Et aujourd'hui c'est...??
V
E
N
D
R
E
D
I
*
F
R
I
D
A
Y
*
O
H
Y
E
A
H
!!!!!!!"
Ca bosse dur là-bas! Je me demande si j'aurais pas dû rester, tiens... ;-)
Ici, je fais passer des interviews pour peupler mon équipe de développeurs. C'est les 2 premiers d'une série qui s'annonce longue. Je me rends compte que la première étape d'écrémage sur CV n'est pas très efficace; par exemple le CV du jeune gars mal à l'aise qui manque de mouiller son pantalon sous le stress de l'interview (j'ai l'air méchant, pas vrai?) mentionne que c'est un champion en communication skills!?! Le CV l'annonce aussi comme une bête en EJB (= des bestioles qui se reproduisent comme des lapins sur le projet; = aussi des bestioles qui grouillent de bugs aussi sûr que les chats grouillent de puces) , mais il m'annonce que sa dernière rencontre avec un EJB remonte au siècle dernier ou presque! Donc, c'est mal barré pour celui-là. Par contre l'autre est tout-à-fait OK, je le veux! Il est décontracté, sait de quoi il parle, fréquente ces fameux EJBs au quotidien, a l'air motivé et enthousiaste, il est une elle en fait, et elle a un très beau sourire. Oui oui, dans cet ordre-là! Sinon on risque de me taxer de discrimination, faute grave qui mène à l'échafaud.
"Et aujourd'hui c'est...??
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Ca bosse dur là-bas! Je me demande si j'aurais pas dû rester, tiens... ;-)
Ici, je fais passer des interviews pour peupler mon équipe de développeurs. C'est les 2 premiers d'une série qui s'annonce longue. Je me rends compte que la première étape d'écrémage sur CV n'est pas très efficace; par exemple le CV du jeune gars mal à l'aise qui manque de mouiller son pantalon sous le stress de l'interview (j'ai l'air méchant, pas vrai?) mentionne que c'est un champion en communication skills!?! Le CV l'annonce aussi comme une bête en EJB (= des bestioles qui se reproduisent comme des lapins sur le projet; = aussi des bestioles qui grouillent de bugs aussi sûr que les chats grouillent de puces) , mais il m'annonce que sa dernière rencontre avec un EJB remonte au siècle dernier ou presque! Donc, c'est mal barré pour celui-là. Par contre l'autre est tout-à-fait OK, je le veux! Il est décontracté, sait de quoi il parle, fréquente ces fameux EJBs au quotidien, a l'air motivé et enthousiaste, il est une elle en fait, et elle a un très beau sourire. Oui oui, dans cet ordre-là! Sinon on risque de me taxer de discrimination, faute grave qui mène à l'échafaud.
20 mars 2006
Thu. 16 Mar. - Mr. Brightside (Jacques Lu Cont remix)*
Ah là là, je suis en retard d'une semaine et j'arrive pas à remonter la pente! Vous savez ce qu'on fait dans ces cas-là? On saut discrètement quelques jours, hop, personne s'en rend compte et voilà le tour est joué!
Jeudi, donc, je reçois un mail de Benoît pour nous inviter, quelques copains et moi, à un concert de Karin Clercq à la ferme du Biéreau, à Louvain-la-Neuve.

Karin est une amie d'école. Enfin, une amie, je ne suis pas sûr que ce soit le terme approprié, ni qu'elle me le retournerait; je ne me souviens pas qu'on ait été particulièrement proches (voire pas proches du tout, en fait), mais comme les jolies filles ont le don de marquer les esprits, je me souviens d'elle et notamment de sa remarquable interprétation du 'Suzanne' de L. Cohen lors d'une fête des rhétos. Enfin, toujours est-il qu'elle se retrouve dans mon iPod et que j'aimerais la voir un jour en concert. Le fil et l'aiguille m'ont évidemment conduit sur le net: en bonne francophone, elle fait un détour obligé dans le coin pour venir chanter devant les gars d'ici qui la comprendront, à Montréal. En première partie de Arno si j'ai bien vu! Tout ça nous fait un beau concentré de moules-frites, suffisant en tous cas pour me donner l'envie d'y aller. Enfin, il reste que l'évaluation des distances à la Belge n'a pas valeur ici et qu'il s'agit tout de même d'un bon 400km; le rêve a du mal à retomber sur ses pattes. Elle viendrait pas plutôt chanter pour la minorité francophone de Toronto?
Enfin bon, pour ceux qui en ont l'occasion, allez la voir à Louvain-la-Neuve, vous me raconterez...
-------
(*) ... qui est pas mal du tout mais ne vaut pas le fabuleux Thin White Duke remix, quasi introuvable excepté sur PureFM (il était diffusé 3 à 4 fois par jour, pour mon plus grand plaisir), et maintenant sur iTunes.
J'aurais d'ailleurs pu faire un effort pour le titre et mettre Kassandre, par exemple, qui se retrouve effectivement dans ma liste à cette date.
Jeudi, donc, je reçois un mail de Benoît pour nous inviter, quelques copains et moi, à un concert de Karin Clercq à la ferme du Biéreau, à Louvain-la-Neuve.
Karin est une amie d'école. Enfin, une amie, je ne suis pas sûr que ce soit le terme approprié, ni qu'elle me le retournerait; je ne me souviens pas qu'on ait été particulièrement proches (voire pas proches du tout, en fait), mais comme les jolies filles ont le don de marquer les esprits, je me souviens d'elle et notamment de sa remarquable interprétation du 'Suzanne' de L. Cohen lors d'une fête des rhétos. Enfin, toujours est-il qu'elle se retrouve dans mon iPod et que j'aimerais la voir un jour en concert. Le fil et l'aiguille m'ont évidemment conduit sur le net: en bonne francophone, elle fait un détour obligé dans le coin pour venir chanter devant les gars d'ici qui la comprendront, à Montréal. En première partie de Arno si j'ai bien vu! Tout ça nous fait un beau concentré de moules-frites, suffisant en tous cas pour me donner l'envie d'y aller. Enfin, il reste que l'évaluation des distances à la Belge n'a pas valeur ici et qu'il s'agit tout de même d'un bon 400km; le rêve a du mal à retomber sur ses pattes. Elle viendrait pas plutôt chanter pour la minorité francophone de Toronto?
Enfin bon, pour ceux qui en ont l'occasion, allez la voir à Louvain-la-Neuve, vous me raconterez...
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(*) ... qui est pas mal du tout mais ne vaut pas le fabuleux Thin White Duke remix, quasi introuvable excepté sur PureFM (il était diffusé 3 à 4 fois par jour, pour mon plus grand plaisir), et maintenant sur iTunes.
J'aurais d'ailleurs pu faire un effort pour le titre et mettre Kassandre, par exemple, qui se retrouve effectivement dans ma liste à cette date.
19 mars 2006
Mon. 13 Mar. - Watching Me Fall [The Cure]
Cette chanson-là, elle a couvert l'aller et le retour, tiens (elle fait 12 minutes, aussi...)
Le lundi matin, c'est toujours l'un de ces deux scenarios:
1) "J'arrive à mon boulot, je fais semblant de rien/Je fais l'incognito mais ça marche pas bien/Tout le monde me regarde/OK je sais pourquoi/Je suis en pyjama" "Vivement hier qu'on soit dimanche" (j'offre un mélo-cake à qui me dit qui est l'auteur de ces citations)
2) Après un week-end reposant, j'arrive au boulot plein de bonnes résolutions pour la semaine.
Eh bien ce lundi-là était dans la deuxième famille, quelle chance! Je décide donc d'installer tout le bazar technique de mon projet sur ma machine, question de voir ce qu'il a dans le ventre. Donc je demande de l'aide à gauche et à droite pour avoir accès à tout ce qu'il faut, pour avoir toutes les explications requises. Et puis paf, ce que je redoutais arrive...
Mon développeur principal (le seul identifié sur les 8 qui sont censés travailler pour moi dès mi-avril), qui est je pense très compétent et connaît bien le projet, me téléphone pour me proposer de m'aider. C'est très aimable et serviable de sa part, mais déjà, quand on avait passé une demi-journée la semaine dernière à faire le tour du propriétaire avec lui, j'avais dû lui demander d'écrire ce qu'il me racontait, tellement je comprenais pas son anglais-chinois, alors maintenant par téléphone, ça va pas aller du tout. Je lui demande de répéter trente fois les mêmes phrases, je suis très gêné. Enfin, tout ça se termine finalement très bien par l'envoi d'un mail, merci le progrès technologique!
De tous les langages que je pratique ici, je comprends, dans l'ordre décroissant: le français de Belgique, l'anglais-français, l'anglais-canadien-pas-trop-vite-s'il-vous-plaît, l'anglais-d'Angleterre-d'Oxford, l'anglais-flamand, l'anglais-latino, le français-canadien (au téléphone, je dois aussi parfois demander de répéter.... parfois je préfère demander le service en anglais qu'en français bizarre d'ici), puis dans le bas de la liste où je perds un bon paquet de l'information, le flamand, l'anglais-chinois (ils déforment l'anglais d'une manière surprenante!), l'anglais-des-USA-mais-je-me-foule-pas et l'anglais-d'Angleterre-je-mange-mes-mots-que-même-certains-mots-je-les-dis-pas-du-tout.
Dans un meeting avec le gars qui est dans la dernière catégorie (qui est un des boss du projet), chaque fois qu'il s'adresse à moi je dois inventer une réponse évasive (genre "maybe well", ou "why not") et attendre de voir le résultat dans le compte-rendu de la réunion! J'espère que ça va pas me jouer des tours cette affaire, genre:
- "you mgn mgn mgn mgn anning (="vous allez nous fabriquer tout ça avec 3 semaines d'avance sur le planning, non?")
- "yes"
L'alternative (inspirée de Calvin, qui se retrouve souvent dans une situation similaire) étant de sauter sur la table en dégaînant son pistolaser et de sortir de la pièce en courant et en hurlant "Sales Blurks! Vous n'aurez jamais Hyperman, ha ha ha ha...". Inutile de dire que je n'ai pas encore expérimenté cette option-là...
Le lundi matin, c'est toujours l'un de ces deux scenarios:
1) "J'arrive à mon boulot, je fais semblant de rien/Je fais l'incognito mais ça marche pas bien/Tout le monde me regarde/OK je sais pourquoi/Je suis en pyjama" "Vivement hier qu'on soit dimanche" (j'offre un mélo-cake à qui me dit qui est l'auteur de ces citations)
2) Après un week-end reposant, j'arrive au boulot plein de bonnes résolutions pour la semaine.
Eh bien ce lundi-là était dans la deuxième famille, quelle chance! Je décide donc d'installer tout le bazar technique de mon projet sur ma machine, question de voir ce qu'il a dans le ventre. Donc je demande de l'aide à gauche et à droite pour avoir accès à tout ce qu'il faut, pour avoir toutes les explications requises. Et puis paf, ce que je redoutais arrive...
Mon développeur principal (le seul identifié sur les 8 qui sont censés travailler pour moi dès mi-avril), qui est je pense très compétent et connaît bien le projet, me téléphone pour me proposer de m'aider. C'est très aimable et serviable de sa part, mais déjà, quand on avait passé une demi-journée la semaine dernière à faire le tour du propriétaire avec lui, j'avais dû lui demander d'écrire ce qu'il me racontait, tellement je comprenais pas son anglais-chinois, alors maintenant par téléphone, ça va pas aller du tout. Je lui demande de répéter trente fois les mêmes phrases, je suis très gêné. Enfin, tout ça se termine finalement très bien par l'envoi d'un mail, merci le progrès technologique!
De tous les langages que je pratique ici, je comprends, dans l'ordre décroissant: le français de Belgique, l'anglais-français, l'anglais-canadien-pas-trop-vite-s'il-vous-plaît, l'anglais-d'Angleterre-d'Oxford, l'anglais-flamand, l'anglais-latino, le français-canadien (au téléphone, je dois aussi parfois demander de répéter.... parfois je préfère demander le service en anglais qu'en français bizarre d'ici), puis dans le bas de la liste où je perds un bon paquet de l'information, le flamand, l'anglais-chinois (ils déforment l'anglais d'une manière surprenante!), l'anglais-des-USA-mais-je-me-foule-pas et l'anglais-d'Angleterre-je-mange-mes-mots-que-même-certains-mots-je-les-dis-pas-du-tout.
Dans un meeting avec le gars qui est dans la dernière catégorie (qui est un des boss du projet), chaque fois qu'il s'adresse à moi je dois inventer une réponse évasive (genre "maybe well", ou "why not") et attendre de voir le résultat dans le compte-rendu de la réunion! J'espère que ça va pas me jouer des tours cette affaire, genre:
- "you mgn mgn mgn mgn anning (="vous allez nous fabriquer tout ça avec 3 semaines d'avance sur le planning, non?")
- "yes"
L'alternative (inspirée de Calvin, qui se retrouve souvent dans une situation similaire) étant de sauter sur la table en dégaînant son pistolaser et de sortir de la pièce en courant et en hurlant "Sales Blurks! Vous n'aurez jamais Hyperman, ha ha ha ha...". Inutile de dire que je n'ai pas encore expérimenté cette option-là...
18 mars 2006
Sun. 12 Mar. - Holiday [Green Day]
Comme d'hab, le dimanche est un jour qui ne commence pas le matin, et cette fois j'ai fait un gros effort, je suis opérationnel avant 11h. Je retrouve les Dewolf, ainsi que Damian (un collègue d'Olivier, Cubain) et sa femme Sole (qui est Chilienne), autour d'un sympathique brunch-buffet-eat-all-you-can sur Bay and Bloor. On opte pour la conformité: les hommes parlent de sport, les femmes de bébés, et les bébés refont la déco de l'endroit.
Le grand débat du repas, c'est donc la théorie de la conspiration dans la coupe du monde de base-ball, où Cuba devra affronter des adversaires nettement plus balaises que les U.S.A. avant d'arriver en finale; est-ce que les U.S.A. auraient pas un peu truqué le tirage au sort de manière à s'offrir un ticket d'office pour la finale, en se mettant dans une pool avec les faibles Japon, Corée et Mexique, alors que la pool d'en-face rassemble tous les ténors du base-ball: Cuba, Vénézuela, Puerto-Rico et République Dominicaine, soit toute l'Amérique latine. On allait asséner l'argument infaillible de la discussion lorsque Léna a envoyé le steak de cabillaud rejoindre les miettes de croissant, quartiers de fruits et autres restes de salade sur la moquette sous la table, plongeant immédiatement l'ensemble des convives (et quelques serveurs) dans une agitation un peu désordonnée. D'autant plus que Noémi a profité du désordre ambiant pour repeindre la table avec son marshmallow-chocolat, avant de s'enfuir en courant vers le buffet sur lequel trônait la fontaine de chocolat... On ne connaîtra jamais le fin mot de l'histoire sur l'arnaque américaine dans la coupe du monde, mais on a bien ri et on se serait cru dans le Petit Nicolas (Si vous n'en avez pas un sous la main, vous pouvez en trouver un petit aperçu ici: http://nagram.chez-alice.fr/motssempe.htm).
:-) Enfin, toujours est-il qu'à l'heure actuelle, les U.S.A. sont dans l'avion de retour de la coupe du monde, c'est les coréens et les japonais qui vont jouer les quarts de finale.
Le grand débat du repas, c'est donc la théorie de la conspiration dans la coupe du monde de base-ball, où Cuba devra affronter des adversaires nettement plus balaises que les U.S.A. avant d'arriver en finale; est-ce que les U.S.A. auraient pas un peu truqué le tirage au sort de manière à s'offrir un ticket d'office pour la finale, en se mettant dans une pool avec les faibles Japon, Corée et Mexique, alors que la pool d'en-face rassemble tous les ténors du base-ball: Cuba, Vénézuela, Puerto-Rico et République Dominicaine, soit toute l'Amérique latine. On allait asséner l'argument infaillible de la discussion lorsque Léna a envoyé le steak de cabillaud rejoindre les miettes de croissant, quartiers de fruits et autres restes de salade sur la moquette sous la table, plongeant immédiatement l'ensemble des convives (et quelques serveurs) dans une agitation un peu désordonnée. D'autant plus que Noémi a profité du désordre ambiant pour repeindre la table avec son marshmallow-chocolat, avant de s'enfuir en courant vers le buffet sur lequel trônait la fontaine de chocolat... On ne connaîtra jamais le fin mot de l'histoire sur l'arnaque américaine dans la coupe du monde, mais on a bien ri et on se serait cru dans le Petit Nicolas (Si vous n'en avez pas un sous la main, vous pouvez en trouver un petit aperçu ici: http://nagram.chez-alice.fr/motssempe.htm).
:-) Enfin, toujours est-il qu'à l'heure actuelle, les U.S.A. sont dans l'avion de retour de la coupe du monde, c'est les coréens et les japonais qui vont jouer les quarts de finale.
Sat. 11 Mar. - Sadeq Hedayat
Tiens, le titre aujourd'hui n'est pas un chanson, c'est une entrée de l'Encyclopédie Universelle du Petit Roger, autrement dit une définition présentée par Philippe Geluck lors d'un Jeu des Dictionnaires. J'en ai une trentaine disséminées sur mon iPod, qui se présentent à mes oreilles au gré des aléas de la fonction d'écoute aléatoire. En général, je commence à me marrer tout seul, ce qui doit avoir un drôle d'effet quand je suis dans le métro. Enfin, pas plus que tous les gars qui parlent tout seuls, soit parce qu'ils ont une oreillette bluetooth avec un correspondant qui les écoute au bout du sans-fil, soit parce qu'ils sont nés avec une oreillette dans le cerveau et sont en permanence en connexion directe avec le bon Dieu (ou autre...)
J'ai réussi à débaucher Olivier pour aller faire un tour dans les quartiers animés ce samedi soir. Le coin en question est délimité par (à vos googlemaps!) les rues horizontales Richmond et Adelaïde, et les rues verticales Simcoe et John, en gros, 2 pâtés de maisons. Et il doit y avoir une grosse quarantaine de nightclubs fourrés les uns sur les autres. Alors c'est assez impressionnant parce que devant chaque entrée, il y a une file d'attente de gens qui se les gèlent (en attendant d'être admis), plus quelques paquets de gens qui se les gèlent en fumant. Ce que je n'avais pas très bien compris la semaine dernière, c'est que les nanas à moitié à poil dans les boîtes de nuit ne le sont pas parce qu'elles ont tout laissé au vestiaire, mais parce qu'elles l'étaient déjà avant d'entrer! Ca donne un chouette spectacle vu de la rue (emmitouflé dans un gros manteau et une écharpe, pour ma part), mais je suppose que ça allonge les files chez les médecins le lendemain.
Enfin, on n'était pas d'humeur à aller danser, donc on s'est plutôt retrouvé un pub, puis dans un autre où il y avait un petit concert jazz, sympa comme tout. Un pub belge d'ailleurs. En Europe, j'avais jamais rencontré de resto ou de bar belge (par opposition aux italiens, espagnols, chinois, français, irlandais,...), mais ici il y en a quelques-uns. L'occasion de manger des moules ou des carbonnades flamandes et de boire tout ce qui vient de chez nous.
:-( Chouette soirée, avec même un petit supplément sous la forme de refaire les pubs dans le sens inverse après m'être rendu compte en rentrant chez moi que j'avais oublié mon sac à dos dans l'un d'entre-eux.
:-) Curieux, j'ai cherché sur wikipedia (http://www.wikipedia.org/ ce qu'ils racontent sur ce fameux Sadeq Hedayat. Faudra que quelqu'un pense à aller corriger ça, parce que ça n'a rien à voir du tout avec la vérité qui est sur mon iPod!
J'ai réussi à débaucher Olivier pour aller faire un tour dans les quartiers animés ce samedi soir. Le coin en question est délimité par (à vos googlemaps!) les rues horizontales Richmond et Adelaïde, et les rues verticales Simcoe et John, en gros, 2 pâtés de maisons. Et il doit y avoir une grosse quarantaine de nightclubs fourrés les uns sur les autres. Alors c'est assez impressionnant parce que devant chaque entrée, il y a une file d'attente de gens qui se les gèlent (en attendant d'être admis), plus quelques paquets de gens qui se les gèlent en fumant. Ce que je n'avais pas très bien compris la semaine dernière, c'est que les nanas à moitié à poil dans les boîtes de nuit ne le sont pas parce qu'elles ont tout laissé au vestiaire, mais parce qu'elles l'étaient déjà avant d'entrer! Ca donne un chouette spectacle vu de la rue (emmitouflé dans un gros manteau et une écharpe, pour ma part), mais je suppose que ça allonge les files chez les médecins le lendemain.
Enfin, on n'était pas d'humeur à aller danser, donc on s'est plutôt retrouvé un pub, puis dans un autre où il y avait un petit concert jazz, sympa comme tout. Un pub belge d'ailleurs. En Europe, j'avais jamais rencontré de resto ou de bar belge (par opposition aux italiens, espagnols, chinois, français, irlandais,...), mais ici il y en a quelques-uns. L'occasion de manger des moules ou des carbonnades flamandes et de boire tout ce qui vient de chez nous.
:-( Chouette soirée, avec même un petit supplément sous la forme de refaire les pubs dans le sens inverse après m'être rendu compte en rentrant chez moi que j'avais oublié mon sac à dos dans l'un d'entre-eux.
:-) Curieux, j'ai cherché sur wikipedia (http://www.wikipedia.org/ ce qu'ils racontent sur ce fameux Sadeq Hedayat. Faudra que quelqu'un pense à aller corriger ça, parce que ça n'a rien à voir du tout avec la vérité qui est sur mon iPod!
14 mars 2006
Fri. 10 Mar. - Pretty Kids In America
Ce soir, c'est soirée Basquet (ah zut, j'ai traduit un peu trop cette fois...). Ca ne veut pas dire que ja vais courir et essayer de lancer un ballon trois fois trop lourd dans un cercle beaucoup trop petit et parfaitement inatteignable (vous m'avez déjà bien regardé, non?), mais ce n'est pas le plan canapé-bières-télé non plus. Non non, comme les vrais, on va au stade pour supporter les Raptors, l'équipe de Basketball de Toronto, qui joue dans la cour des grands, la NBA. Enfin, c'est-à-dire que c'est un peu comme Molenbeek dans notre chamionnat de foot: ils sont en D1 (ils étaient?), mais personne ne sait trop bien par quel miracle, parce qu'ils perdent à peu près 100% de leurs matchs. Donc c'est foutu ils iront pas aux playoffs, les matchs ont plus beaucoup d'intérêt, et il y a donc moyen de raffler des places à l'œil (vous ne pensiez pas qu'allait payer pour y aller, aussi?). Enfin le résultat est que je peux me vanter d'avoir vu un match de la NBA, c'est tout ce qui compte.
Mais oui vous avez bien compris, le bleu qui fait le singe pendu au panier, il vient de marquer; et l'autre benêt qui le regarde béatement en-dessous du panier, il est en train de voir son bonus s'envoler. Lui, c'est un Raptor ("caramba, encore rapté", si je peux me permettre); le singe, c'est un Denver Nugget, lui il est venu pour gagner le match.
Parfois, c'est un peu dur de suivre le déroulement du match... Tout à coup, il n'y a plus qu'une équipe, et plus de ballon...
A côté de la tatouille qu'ils se prennent, les comédiens en tous genres se suivent et ne se ressemblent pas, sur le terrain et dans les gradins: les filles pom-pom, la mascotte saurienne qui fait ce qu'elle peut pour détourner l'attention des supporters du match, les hymnes nationaux (attention sérieux! tout le monde debout -- sauf nous), les distributions de cadeaux, le basket-bingo, les publicités,... on se demande parfois quelle partie du spectacle est un intermède dans l'autre; mais au total, ça forme un show hétéroclyte divertissant.
En tous cas, certains spectateurs sont captivés... Pour les rares qui ne connaîtraient pas ceux-ci, il s'agit de Noémi et son père, Olivier.
Pour ceux qui sont branchés un peu plus factuel et objectif, d'autres articles online parlent de la même soirée: http://sports.yahoo.com/nba/recap?gid=2006031028&prov=ap
Notez bien, en cherchant le lien ci-dessus, je suis tombé sur un compte-rendu live du match des Raptors à Philadelphie, contre les Sixers et ont l'air de mener! Donc je me branche sur la télé (oui, j'ai la télé dans l'appart, c'est la première fois que je l'allume), et après avoir zappé même pas 30 chaînes (en gros, il y a de la pub sur toutes; heureusement, il y a aussi en petit le titre de la chaîne qui annonce ce qu'on peut voir après la pub: weather network, news, NHL hockey, StarTrek, Sex & the City, NBA -- ah c'est celle que je cherche!), je tombe effectivement sur une retransmission en direct du match. Ils en sont à 99-91 et il reste 5 minutes de jeu (= ils devraient finir le match dans une bonne demi-heure, avec les interruptions, les zouaveries, les pubs et tout)... Bon, voilà, ils ont gagné celui-là 111-97, bravo!
Au passage, je zappe un peu plus loin et je tombe sur la coupe du monde de base-ball. Ah, le Venezuela a l'air de se faire atomiser par la République Dominicaine... pas bon pour Fred, ça!... Bon, espérons que le Japon explose les U.S.A, mais il y a relativement peu de chances...
Parfois, c'est un peu dur de suivre le déroulement du match... Tout à coup, il n'y a plus qu'une équipe, et plus de ballon...A côté de la tatouille qu'ils se prennent, les comédiens en tous genres se suivent et ne se ressemblent pas, sur le terrain et dans les gradins: les filles pom-pom, la mascotte saurienne qui fait ce qu'elle peut pour détourner l'attention des supporters du match, les hymnes nationaux (attention sérieux! tout le monde debout -- sauf nous), les distributions de cadeaux, le basket-bingo, les publicités,... on se demande parfois quelle partie du spectacle est un intermède dans l'autre; mais au total, ça forme un show hétéroclyte divertissant.
En tous cas, certains spectateurs sont captivés... Pour les rares qui ne connaîtraient pas ceux-ci, il s'agit de Noémi et son père, Olivier.Pour ceux qui sont branchés un peu plus factuel et objectif, d'autres articles online parlent de la même soirée: http://sports.yahoo.com/nba/recap?gid=2006031028&prov=ap
Notez bien, en cherchant le lien ci-dessus, je suis tombé sur un compte-rendu live du match des Raptors à Philadelphie, contre les Sixers et ont l'air de mener! Donc je me branche sur la télé (oui, j'ai la télé dans l'appart, c'est la première fois que je l'allume), et après avoir zappé même pas 30 chaînes (en gros, il y a de la pub sur toutes; heureusement, il y a aussi en petit le titre de la chaîne qui annonce ce qu'on peut voir après la pub: weather network, news, NHL hockey, StarTrek, Sex & the City, NBA -- ah c'est celle que je cherche!), je tombe effectivement sur une retransmission en direct du match. Ils en sont à 99-91 et il reste 5 minutes de jeu (= ils devraient finir le match dans une bonne demi-heure, avec les interruptions, les zouaveries, les pubs et tout)... Bon, voilà, ils ont gagné celui-là 111-97, bravo!
Au passage, je zappe un peu plus loin et je tombe sur la coupe du monde de base-ball. Ah, le Venezuela a l'air de se faire atomiser par la République Dominicaine... pas bon pour Fred, ça!... Bon, espérons que le Japon explose les U.S.A, mais il y a relativement peu de chances...
12 mars 2006
Thu. 9 Mar. - Lena [2 Belgen]
J'avoue, cette semaine j'ai pris quelques libertés quant à la chronologie des choses, vous ne m'en voudrez pas n'est-ce-pas?
Je commence doucement à m'y retrouver dans les magasins: où aller pour se procurer autre chose que des chips (ah oui, dans la série, je dois encore mentionner les cigarettes chez le fleuriste et la librairie (enfin, l'enseigne dit "books, music & coffee") qui vend ce petit appareil de mesure qui compte le nombre de pas qu'on fait en marchant/courant, un podomètre c'est bien ça?). Il me manque encore: les croissants comestibles, le chocolat et les biscuits au chocolat sans sel/menthe/pickels s'il vous plaît.
:-( Mû par un souci écologique assez bien ancré dans mon éducation, j'essaye de mettre ce que j'achète directement dans mon sac-à-dos, épargnant de la sorte l'utilisation de sacs en plastiques inutiles. Mais ici, ce sont des acharnés du sac plastique. Le temps de trouver ma monnaie au comptoir, argh trop tard! Mon brol est fourré dans des sacs plastiques. Tout vole dans des sacs plastiques, même le brol qui est déjà lui-même dans un autre sac plastique. Pour servir un sandwich, la serveuse emballe ses mains dans des gants en plastique pour mettre le sandwich (emballé) dans un autre emballage!?! Ils se croient dans une salle d'op stérile ou quoi? Enfin, je passe un peu pour un extra-terrestre quand j'enlève mes affaires et que je leur rend leurs sacs. Pour les cafés c'est le même cinéma: si on commande un café dans un Starbucks ou autre, on le reçoit dans un gobelet en carton avec un couvercle en plastique. Si on veut faire les originaux et avoir son café dans une tasse, par exemple pour s'asseoir et boire son café assis, il faut le spécifier lors de la commande. Le client normal est en retard à un meeting, donc il attrape son carton-café et le boit en courant vers son meeting, sinon dans la réunion même.
Je sais qu'ils sont tenus de tout écrire en deux langues au moins, mais là la version française est un peu crue, non? ;-)
Je commence doucement à m'y retrouver dans les magasins: où aller pour se procurer autre chose que des chips (ah oui, dans la série, je dois encore mentionner les cigarettes chez le fleuriste et la librairie (enfin, l'enseigne dit "books, music & coffee") qui vend ce petit appareil de mesure qui compte le nombre de pas qu'on fait en marchant/courant, un podomètre c'est bien ça?). Il me manque encore: les croissants comestibles, le chocolat et les biscuits au chocolat sans sel/menthe/pickels s'il vous plaît.
:-( Mû par un souci écologique assez bien ancré dans mon éducation, j'essaye de mettre ce que j'achète directement dans mon sac-à-dos, épargnant de la sorte l'utilisation de sacs en plastiques inutiles. Mais ici, ce sont des acharnés du sac plastique. Le temps de trouver ma monnaie au comptoir, argh trop tard! Mon brol est fourré dans des sacs plastiques. Tout vole dans des sacs plastiques, même le brol qui est déjà lui-même dans un autre sac plastique. Pour servir un sandwich, la serveuse emballe ses mains dans des gants en plastique pour mettre le sandwich (emballé) dans un autre emballage!?! Ils se croient dans une salle d'op stérile ou quoi? Enfin, je passe un peu pour un extra-terrestre quand j'enlève mes affaires et que je leur rend leurs sacs. Pour les cafés c'est le même cinéma: si on commande un café dans un Starbucks ou autre, on le reçoit dans un gobelet en carton avec un couvercle en plastique. Si on veut faire les originaux et avoir son café dans une tasse, par exemple pour s'asseoir et boire son café assis, il faut le spécifier lors de la commande. Le client normal est en retard à un meeting, donc il attrape son carton-café et le boit en courant vers son meeting, sinon dans la réunion même.
Je sais qu'ils sont tenus de tout écrire en deux langues au moins, mais là la version française est un peu crue, non? ;-)
Mon. 6 Mar. - Avalon [Juliet]
:-) Il y a deux ans, j'avais été assez impressionné par le taux d'iPods par intersection que j'avais recensé lors d'une visite à New York. C'était genre 20 iPods par intersection, alors que le taux à Toronto à l'époque était peut-être de 5, à Québec de 1 et par comparaison à Louvain-la-Neuve de 2 et à Bruxelles de pas grand chose. Maintenant que je suis ici non plus comme touriste mais comme travailleur, j'y ai les mêmes horaires que tout le monde et je croise les gens qui, comme moi, "commutent" (ça c'est encore pire que ne pas traduire un mot: c'est utiliser le mot français le plus proche phonétiquement du mot anglais correspondant, ce qui en général ne veut rien dire du tout; en français je veux dire le verbe qui dérive du nom "navette", débrouillez-vous!). Ces gens-là sont l'objectif marketing numéro 1 des iPods, et effectivement le taux approche à vue de nez les 50 pourcents! Chacun marche dans sa petite bulle de musique, Apple a encore repoussé les limites de l'individualisme! Par ailleurs, le cerveau humain (enfin en tous cas le mien) a l'art d'associer facilement des événements avec la musique ou des odeurs typiques. Le Josuha Tree de U2 me rappelle distinctement ce que je vivais en 1987 et Adore des Smashing Pumpkins, ces deux mois de non-existence que j'ai passés intégralement à massacrer du Myrkrydia à Myth II online (hein Xa?). De la même manière, le fait de vivre les choses en musique les imprime plus nettement dans ma mémoire et donne du relief à certains événements insignifiants de ma vie. Puis c'est cool aussi comme défense contre l'agoraphobie, genre les supermarchés le samedi.
Je vous ai pas encore montré la CN Tower, non? Un architecte à la virilité mal (ou trop) assurée s'est un jour dit que la ville avait besoin de sa Tour Eiffel, et voilà donc le point culminant de la région. Au sommet se trouve un restaurant assez chic, duquel on a vue rotative assez spectaculaire sur la ville. Succès garanti pour un rendez-vous charmant (une fois de plus, le carnet des réservations est ouvert :-)
Je vous ai pas encore montré la CN Tower, non? Un architecte à la virilité mal (ou trop) assurée s'est un jour dit que la ville avait besoin de sa Tour Eiffel, et voilà donc le point culminant de la région. Au sommet se trouve un restaurant assez chic, duquel on a vue rotative assez spectaculaire sur la ville. Succès garanti pour un rendez-vous charmant (une fois de plus, le carnet des réservations est ouvert :-)
11 mars 2006
Sun. 5 Mar. - Age of Panic [Senser]
:-) En revenant du souper chez les amis vers minuit, la logique m'aurait conduit à court terme dans mon lit. Mais un élan de curiosité scientifique m'a plutôt conduit dans un nighclub dans l'entertainment disctrict. Première constatation: j'arrive à respirer normalement. L'interdiction de fumer à l'intérieur se propage donc bel et bien jusqu'ici, génial! Suivie assez rapidement par cette seconde constatation: mais qu'est-ce que je fous ici??? Je connais absolument personne, j'évolue dans ce genre de milieu comme un poisson dans le micro-ondes, ils parlent pas français, la musique est vraiment pas top, et mon hérédité a été plutôt radine avec le gêne "je me fais des potes en 5 minutes".
Je m'accroche néanmoins à mon expérience scientifique et je ne prends pas mes jambes à mon cou. Je m'assieds sur une banquette (on a toujours plus de contenance assis que debout, "une valise dans chaque main", non?) pas loin d'un gros gâteau d'anniversaire entouré par un trentenaire tout neuf et sa bande d'amis, et je prends mon meilleur air de chien perdu.
Il a fallu quelques regards et une bonne dizaine de minutes pour qu'une des amies en question (une Miranda si j'ai bien compris) me lance une invitation au contact par le détour d'une offrande (Elle avait un air pas possible, j'aurais dû la prendre en photo. Style l'air bêta que vous prenez quand vous essayez de faire approcher un chat farouche). Enfin, le côté sympa de la bande d'amis, c'est que ça se connaît dans tous les sens et que ça me présente à tour de bras, pour terminer par une étudiante française qui n'avait rien à voir mais qu'un des autres avait approchée sur place. Et c'est là que je me rends compte que même si je me débrouille assez bien en anglais, qu'est-ce que je préfère causer français!!!
En vrac, quelques autres constatations encore:
- certaines nanas ont dû, dans la bousculade du vestiaire, enlever deux trois trucs en trop, non? Enfin, c'est pas que je m'en plaigne, évidemment :-)
- je suis vraiment pas un pro de la drague en boîte de nuit, mais je crois savoir que c'est un peu comme les bons films U.S., ça fonctionne toujours selon le même scénario bien éculé: eye-contact, se rapprocher, offrir un verre etc. etc. Alors soit j'ai rien compris, soit j'avais l'impression de voir le film en accéléré: ces deux-là avaient l'air de pas se connaître, le temps de tourner la tête et hop ils en sont aux léchouilles! Et les approches, les verres et le blabla alors? Va falloir que je me renseigne sur comment ça marche ici! Enfin, en ce qui me concerne, les vagues eye-contacts que j'ai identifiés étaient avec des mecs, alors j'ai pas insisté...
Faudrait aussi que j'adopte une méthode un peu plus rigoureuse pour me faire des amis, notamment une qui prévoit qu'on ait un autre moyen de se revoir que le hasard de se tomber dessus au supermarché (ce qui d'ailleurs ne risque pas d'arriver pour ma part!)
Je m'accroche néanmoins à mon expérience scientifique et je ne prends pas mes jambes à mon cou. Je m'assieds sur une banquette (on a toujours plus de contenance assis que debout, "une valise dans chaque main", non?) pas loin d'un gros gâteau d'anniversaire entouré par un trentenaire tout neuf et sa bande d'amis, et je prends mon meilleur air de chien perdu.
Il a fallu quelques regards et une bonne dizaine de minutes pour qu'une des amies en question (une Miranda si j'ai bien compris) me lance une invitation au contact par le détour d'une offrande (Elle avait un air pas possible, j'aurais dû la prendre en photo. Style l'air bêta que vous prenez quand vous essayez de faire approcher un chat farouche). Enfin, le côté sympa de la bande d'amis, c'est que ça se connaît dans tous les sens et que ça me présente à tour de bras, pour terminer par une étudiante française qui n'avait rien à voir mais qu'un des autres avait approchée sur place. Et c'est là que je me rends compte que même si je me débrouille assez bien en anglais, qu'est-ce que je préfère causer français!!!
En vrac, quelques autres constatations encore:
- certaines nanas ont dû, dans la bousculade du vestiaire, enlever deux trois trucs en trop, non? Enfin, c'est pas que je m'en plaigne, évidemment :-)
- je suis vraiment pas un pro de la drague en boîte de nuit, mais je crois savoir que c'est un peu comme les bons films U.S., ça fonctionne toujours selon le même scénario bien éculé: eye-contact, se rapprocher, offrir un verre etc. etc. Alors soit j'ai rien compris, soit j'avais l'impression de voir le film en accéléré: ces deux-là avaient l'air de pas se connaître, le temps de tourner la tête et hop ils en sont aux léchouilles! Et les approches, les verres et le blabla alors? Va falloir que je me renseigne sur comment ça marche ici! Enfin, en ce qui me concerne, les vagues eye-contacts que j'ai identifiés étaient avec des mecs, alors j'ai pas insisté...
Faudrait aussi que j'adopte une méthode un peu plus rigoureuse pour me faire des amis, notamment une qui prévoit qu'on ait un autre moyen de se revoir que le hasard de se tomber dessus au supermarché (ce qui d'ailleurs ne risque pas d'arriver pour ma part!)
09 mars 2006
Sat. 4 Mar. - La bonne du cure
«T'as pas envie de moules, Rémy? Allez, on prend la voiture, on va à la mer et on se fait une bonne grosse assiette de moules!» Eh bien, cette fois au lieu de voir les choses en plus grand (vous aviez remarqué? Tout est toujours plus grand ici: le pays, les assiettes, les fraises, les voitures, les camions, les buildings,...), pour une fois c'est le contraire: notre interminable E40 qui relie Bruxelles-centre à Knokke-le-Zoute est remplacée ici par 1km de bas-de-Bay-Street. 
:-) Aujourd'hui je me marre! Je viens de voir les photos de la rue de Virginie, les Ardennes dans le blizzard, et ici il fait radieux et l'air trimballe comme une délicate promesse de printemps tout proche... A la réflexion, le temps ici est tout-à-fait sympathique: En hiver, il fait froid et en été il fait chaud, mais dans tous les cas, il fait souvent radieux, le Soleil aime le Canada. En Belgique, c'est ça qui cloche: en hiver comme en été comme un peu tout le reste du temps, il fait pas vraiment froid ou chaud et si par hasard le soleil est là, tout le monde se demande combien de temps ça va durer. Non qu'il pleuve tout le temps, mais il fait toujours gris (j'ai d'ailleurs appris qu'il a effectivement fait gris 100% du mois de février pour pas changer, non?). Et du coup tout le monde est déprimé et tire la gueule.
Bon ça y est, j'ai choisi mon appartement, et j'ai privilégié le luxe tapageur de Knokke-le-Zoute à la paresse des 3 minutes de trajet quotidien (en fait non, j'ai privilégié la paresse d'avoir un appart meublé et pas devoir passer 1 mois chez Ikéa, surtout... Et puis le proprio cool, sympa, pas trop au courant et ayant vaguement l'impression de louer très en-dessous de ce qu'il pouvait viser a tout de suite attiré ma sympathie :-). Merci pour tous vos conseils éclairés! L'appart est dans une tour au bout du quai, sur la photo ci-dessus. Le carnet des réservations de la chambre d'ami (oui, enfin c'est le salon quoi!) est ouvert!
Samedi soir, c'est prévu pour sortir en boîte non? C'est aussi ce que je me suis dit, en rentrant d'une soirée chez Avideh et Mike. Mais on va laisser ça pour demain, parce que samedi soir, c'est aussi un peu dimanche matin, et que forcément après ça, il se passe plus grand chose le dimanche.
06 mars 2006
Fri. 3 Mar. - Trompe Le Monde
:-( Bon, alors, erm, vendredi??? Vous vous souvenez d'anecdotes sur votre vendredi vous? Soit, j'en profite pour vous parler d'un truc que ça alors ça va pas, mais alors pas du tout, je suis très pas content! Voyez vous-même (Pour aider certains à comprendre ce qui ne va pas, je dois vous dire que j'ai été pendant quelques années le responsable fédéral de la branche castors chez les Scouts Pluralistes, et que j'ai beaucoup dû me battre contre la moquerie de nos aînés les Coyotes, euh, les Louveteaux):



PS: Cliquez sur les photos pour en admirer la pleine offense...
Heureusement, le Briard local a dû agir en haut lieu et ces calomnieuses affiches ont tendance à disparaître (voire peut-être qu'après la cérémonie de clôture, ça ne sert plus à rien de faire de la pub sur les jeux d'hiver?... je préfère la première explication)



PS: Cliquez sur les photos pour en admirer la pleine offense...
Heureusement, le Briard local a dû agir en haut lieu et ces calomnieuses affiches ont tendance à disparaître (voire peut-être qu'après la cérémonie de clôture, ça ne sert plus à rien de faire de la pub sur les jeux d'hiver?... je préfère la première explication)
05 mars 2006
Thu. 2 Mar. - Always look on the bright side of life
:-) Je vous parlais hier des Deliveries, la vie serait plus facile sans eux, patati patata... Eh bien figurez-vous qu'on a trouvé l'arme absolue contre ces monstres. Cette arme s'appelle le Descoping. Vous voyez le transmographer(?) de Calvin (pour les ignares, ça ressemble à un petit pistolet laser, mais dont les effets varient selon le contexte). Eh bien, c'est un peu la même chose: on pointe le Deliverable (ou une partie), on appuye sur la gâchette, et comme par magie il disparaît! En l'occurence, on m'a appris aujourd'hui que les machins que j'ai fait hier, plus ceux que j'étais censé faire la semaine prochaine étaient dans le collimateur d'un descoping. Ca valait bien la peine de faire du zèle, tiens!
Bon, l'est p'tet temps que je vous explique un brin ce que je fais. CIBC, c'est une grosse banque. Les enfants croient toujours qu'il y a un bonhomme enfermé derrière les distributeurs de billets, qui compte et distribue des billets à longueur de journée. Eh bien c'est pas totalement faux... La ville est pleine de buildings qui sont pleins d'étages pleins d'employés de banques occupés toute la journée à faire des trucs pas plus malins que ça. Ils vont chercher des formulaires à la machine à fax, recopient les données du formulaire dans un programme informatique, classent le formulaire et passent au suivant. De temps en temps, ils vont pisser aussi, ou manger, ou prendre le café, ou causer chiffons avec la voisine, ou causer bagnoles avec le voisin. Et comme l'Homme est malin, il a vite compris que c'était plus comique de causer chiffons ou de prendre le café que de processer du formulaire. Et donc les contremaîtres de la banque ont mis en place un mécanisme de contrôle des employés: on compte le nombre de formulaires qu'ils traitent (pffff... j'ai dû aller dans un dictionnaire pour trouver la traduction de to process, ça va mal!), et au bout du mois, je suppose que ça chauffe pour ceux qui ont pas atteint leurs quotas. En revanche, ceux qui ont fait du bon boulot reçoivent des tas de certificats de travail exemplaire, qu'ils affichent après fièrement sur leur bureau. Certains sont des champions du formulaire, ils ont des pans de murs remplis de certificats!
Les cublicles, les bureaux des employés. Enfin, les notres sont les mêmes. Pas confondre: le blond devant, il traite pas du formulaire, il écrit les requirements (il bosse avec moi).
Et nous là-dedans? Eh bien, on va permettre aux employés d'éviter toute tentation de causer chiffons en allant jusqu'à la fax-machine, puisque le fax arrivera directement sur leur écran. Et en plus, quelques informations seront déjà pré-digérées pour eux, ils auront encore moins à réfléchir! En gros, on leur facilite le travail. Enfin, comme le résultat net est qu'ils resteront encore plus le cul sur une chaise et marcheront encore moins, je me demande si c'est vraiment un progrès pour eux... Ils vont encore grossir, on creuse encore le trou de la sécu, les gars! Sincèrement, je crois que ce genre d'emploi est en voie d'extinction puisque la meilleure façon de transbahuter de l'information d'un système informatique à un autre, c'est pas un département de 350 employés, mais bien un autre système informatique, maintenu par un gang de 5 personnes. Bon, c'est pas pour demain bien sûr, et puis je crois que les syndicats d'ici valent les nôtres, donc on va plutôt continuer à faire des gros que faire des chômeurs.
Bon, l'est p'tet temps que je vous explique un brin ce que je fais. CIBC, c'est une grosse banque. Les enfants croient toujours qu'il y a un bonhomme enfermé derrière les distributeurs de billets, qui compte et distribue des billets à longueur de journée. Eh bien c'est pas totalement faux... La ville est pleine de buildings qui sont pleins d'étages pleins d'employés de banques occupés toute la journée à faire des trucs pas plus malins que ça. Ils vont chercher des formulaires à la machine à fax, recopient les données du formulaire dans un programme informatique, classent le formulaire et passent au suivant. De temps en temps, ils vont pisser aussi, ou manger, ou prendre le café, ou causer chiffons avec la voisine, ou causer bagnoles avec le voisin. Et comme l'Homme est malin, il a vite compris que c'était plus comique de causer chiffons ou de prendre le café que de processer du formulaire. Et donc les contremaîtres de la banque ont mis en place un mécanisme de contrôle des employés: on compte le nombre de formulaires qu'ils traitent (pffff... j'ai dû aller dans un dictionnaire pour trouver la traduction de to process, ça va mal!), et au bout du mois, je suppose que ça chauffe pour ceux qui ont pas atteint leurs quotas. En revanche, ceux qui ont fait du bon boulot reçoivent des tas de certificats de travail exemplaire, qu'ils affichent après fièrement sur leur bureau. Certains sont des champions du formulaire, ils ont des pans de murs remplis de certificats!
Les cublicles, les bureaux des employés. Enfin, les notres sont les mêmes. Pas confondre: le blond devant, il traite pas du formulaire, il écrit les requirements (il bosse avec moi).Et nous là-dedans? Eh bien, on va permettre aux employés d'éviter toute tentation de causer chiffons en allant jusqu'à la fax-machine, puisque le fax arrivera directement sur leur écran. Et en plus, quelques informations seront déjà pré-digérées pour eux, ils auront encore moins à réfléchir! En gros, on leur facilite le travail. Enfin, comme le résultat net est qu'ils resteront encore plus le cul sur une chaise et marcheront encore moins, je me demande si c'est vraiment un progrès pour eux... Ils vont encore grossir, on creuse encore le trou de la sécu, les gars! Sincèrement, je crois que ce genre d'emploi est en voie d'extinction puisque la meilleure façon de transbahuter de l'information d'un système informatique à un autre, c'est pas un département de 350 employés, mais bien un autre système informatique, maintenu par un gang de 5 personnes. Bon, c'est pas pour demain bien sûr, et puis je crois que les syndicats d'ici valent les nôtres, donc on va plutôt continuer à faire des gros que faire des chômeurs.
Sondage express!
Une fois n'est pas coutume, je vais faire un post interactif, j'ai besoin de votre avis...
J'ai réduit ma recherche d'appartement à 2 choix, et en tant que mes invités potentiels (et aussi un peu parce que je suis pas foutu de décider ce genre de truc tout seul...), je vous demande de me donner votre avis sur ce choix.
Alors voilà:
1) Dundas and Bay, à 2 min. à pied de CIBC, à 20 min. à pied de Downtown, au 1er étage d'un petit immeuble. Voir http://viewit.ca/vwExpandView.aspx?ViT=10854
2) Queen's Quay and Bay, sur le front de lac, à 20 min. à pied de CIBC, à 10 min. de Downtown, au 25ème étage d'une tour immense, avec salle de billard, accès au toit, salle de projection, salle de fitness et tout le toutim. Meublé (crois-je). Vue imprenable sur les banques. Voir http://viewit.ca/vwExpandView.aspx?ViT=8469
A vos arguments, je suppose que je vais devoir me décider dans la semaine....
Bon, sur ce je vais dormir, parce que ça fait déjà longtemps qu'on est demain.
J'ai réduit ma recherche d'appartement à 2 choix, et en tant que mes invités potentiels (et aussi un peu parce que je suis pas foutu de décider ce genre de truc tout seul...), je vous demande de me donner votre avis sur ce choix.
Alors voilà:
1) Dundas and Bay, à 2 min. à pied de CIBC, à 20 min. à pied de Downtown, au 1er étage d'un petit immeuble. Voir http://viewit.ca/vwExpandView.aspx?ViT=10854
2) Queen's Quay and Bay, sur le front de lac, à 20 min. à pied de CIBC, à 10 min. de Downtown, au 25ème étage d'une tour immense, avec salle de billard, accès au toit, salle de projection, salle de fitness et tout le toutim. Meublé (crois-je). Vue imprenable sur les banques. Voir http://viewit.ca/vwExpandView.aspx?ViT=8469
A vos arguments, je suppose que je vais devoir me décider dans la semaine....
Bon, sur ce je vais dormir, parce que ça fait déjà longtemps qu'on est demain.
04 mars 2006
Wed. 1 Mar. - Get Off [Dandy Warhols]
Pour ceux qui l'auront remarqué, c'est pas cool d'avoir amputé le mois de février, qui est déjà pas gâté par la nature, mais je me souviens vraiment plus... Je pourrais au moins retrouver un titre... Je vais dévoiler mon secret pour trouver les titres (tadaaam!): j'utilise la colonne "last played" de itunes pour retrouver la liste intégrale de ce que j'ai écouté ce jour... pour ce 28 février, j'en tire ces quelques conclusions: 1) il me faut exactement 2 chansons pour couvrir le trajet du matin, 2) mon iPod a dû décider de jouer tout seul pendant toute la soirée, j'ai pas souvenir d'avoir écouté tout ça, 3) Je vais me coucher beaucoup trop tard... Enfin, je vais donc prendre Knocking on Heaven's Door, reprise pas Avril Lavigne, puisqu'elle vient du coin (tiens, elle vivrait vraiment ici, je pourrais la croiser en rue?).
:-( Premier contact avec la réalité des Deliveries. Pour les gens qui auraient le bonheur de ne pas connaître ces oiseaux-là: il s'agit d'un résultat (Rapport, Etude, Software, ...) qu'il faut remettre à quelqu'un à une date fixée. Foirer un Deliverable (remettre une merde, remettre en retard,...) est en général synonyme de gros problème (gros problème n'allant pas -- à ma connaissance -- jusqu'à chute du dernier étage ou pendaison dans les toilettes, en tous cas en Belgique... ici, on ne m'a encore rien dit!). Le prochain Delivery de notre équipe est fin mars, avec quelques étapes préliminaires les prochaines semaines. Et donc, par un habile mécanisme de rétro-planning, agendas, prévisions et tout ça, je me retrouve à dessiner des diagrammes jusqu'à 9h30 ce soir, ce qui n'est pas grave en soi si ce n'est vis-à-vis de la qualité du "repas" qui s'en suit... En l'occurence, une espèce de remix entre le hot-dog et le loempia, provenant du night-shop du coin. Etonnemment, à cette heure-là, toutes les échoppes des Food Court du shopping centre (= ça ressemble à des places remplies de terrasses de cafés, genre la place Rabelais à LLN, sauf que les tables sont pour tout le monde et qu'il y a pas de soleil, forcément, dans les galleries...) sont fermées. Je comptais au moins sur un morceau de pizza chez Sbarro, mais non.
Les galleries du Eaton Shopping Center, ça s'etend comme ça sur (enfin, sous) deux pâtés de maisons complets. A gauche, un Starbucks (=fontaine de chocolat chaud à la crème fraîche), droit devant, un Body Shop (=fatras de machins gluants à oindre sur tous les recoins de son corps, mais je suppose que c'est le même que celui de la Rue Neuve)
:-) Bon, je vous laisse, je vais manger iranien ce soir.
:-( Premier contact avec la réalité des Deliveries. Pour les gens qui auraient le bonheur de ne pas connaître ces oiseaux-là: il s'agit d'un résultat (Rapport, Etude, Software, ...) qu'il faut remettre à quelqu'un à une date fixée. Foirer un Deliverable (remettre une merde, remettre en retard,...) est en général synonyme de gros problème (gros problème n'allant pas -- à ma connaissance -- jusqu'à chute du dernier étage ou pendaison dans les toilettes, en tous cas en Belgique... ici, on ne m'a encore rien dit!). Le prochain Delivery de notre équipe est fin mars, avec quelques étapes préliminaires les prochaines semaines. Et donc, par un habile mécanisme de rétro-planning, agendas, prévisions et tout ça, je me retrouve à dessiner des diagrammes jusqu'à 9h30 ce soir, ce qui n'est pas grave en soi si ce n'est vis-à-vis de la qualité du "repas" qui s'en suit... En l'occurence, une espèce de remix entre le hot-dog et le loempia, provenant du night-shop du coin. Etonnemment, à cette heure-là, toutes les échoppes des Food Court du shopping centre (= ça ressemble à des places remplies de terrasses de cafés, genre la place Rabelais à LLN, sauf que les tables sont pour tout le monde et qu'il y a pas de soleil, forcément, dans les galleries...) sont fermées. Je comptais au moins sur un morceau de pizza chez Sbarro, mais non.
Les galleries du Eaton Shopping Center, ça s'etend comme ça sur (enfin, sous) deux pâtés de maisons complets. A gauche, un Starbucks (=fontaine de chocolat chaud à la crème fraîche), droit devant, un Body Shop (=fatras de machins gluants à oindre sur tous les recoins de son corps, mais je suppose que c'est le même que celui de la Rue Neuve):-) Bon, je vous laisse, je vais manger iranien ce soir.
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