Eh bien non, les cocos: A ce Chalêt Suisse-ci, on sert des burgers et du poulet de batterie insipide, accompagnés de frites cuites dans de l'huile qui a dû faire la guerre, plus des Perogies (des beignets polonais), des quesadillas (des machins gras mexicains) et des springrolls (d'autres machins imprégniés de gras, chinois ceux-là). Le Suisse d'ici, je suppose qu'il tient la bourse, pas les fourneaux...
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13 février 2008
Tue. 12 Feb. - Going Nowhere [Elliot Smith]
Pendant que certains en Europe arpentent déjà les terrasses de café en s'émerveillant des avantages du réchauffement climatique, de mon côté, je viens de perdre 25° en un vol: à Toronto, ce n'est pas le moment de faire de la conscientisation Global Warming, mais plutôt bien veiller à calefeutrer toutes les issues et ne pas mettre une oreille dehors, de peur de la voir tomber par terre sous forme de scampi surgelé.
Dans ces conditions, quelle n'est pas ma joie de tomber sur cette enseigne lumineuse: Chalêt Suisse, génial, je vais aller me faire une fondue, une tartiflette, une raclette, un de tous ces bons trucs bien lourds pleins de fromage qui tombe en bloc sur l'estomac, juste ce qu'il faut pour affronter ce temps!
Eh bien non, les cocos: A ce Chalêt Suisse-ci, on sert des burgers et du poulet de batterie insipide, accompagnés de frites cuites dans de l'huile qui a dû faire la guerre, plus des Perogies (des beignets polonais), des quesadillas (des machins gras mexicains) et des springrolls (d'autres machins imprégniés de gras, chinois ceux-là). Le Suisse d'ici, je suppose qu'il tient la bourse, pas les fourneaux...
Eh bien non, les cocos: A ce Chalêt Suisse-ci, on sert des burgers et du poulet de batterie insipide, accompagnés de frites cuites dans de l'huile qui a dû faire la guerre, plus des Perogies (des beignets polonais), des quesadillas (des machins gras mexicains) et des springrolls (d'autres machins imprégniés de gras, chinois ceux-là). Le Suisse d'ici, je suppose qu'il tient la bourse, pas les fourneaux...
15 août 2007
Wed. 15 Aug. - Mono [La Veuve Cobain]
Parfois dans la vie, il faut faire preuve d'un peu de jugeotte... Par exemple, quand on se donne rendez-vous dans un magasin qui s'appelle World's biggest bookstore, on peut logiquement s'attendre à pas se retrouver en 30 secondes. Surtout que comme d'hab, le biggest s'entend au premier degré, en terme de surface ou de volume et pas comme on pourrait s'y attendre en terme d'éclectisme ou d'étendue de choix (on a tout de suite droit à un rayonnage complet de volumes du dernier Harry Potter)
08 juillet 2007
Sat. 23 Jun. - Godless [Dandy Warhols]
Entre la fin de ma mission à New-York et le début de celle de Paris, je me repose une semaine à Toronto, je reconnecte avec mes amis en tous genres, pas trop travailler et profiter un peu de la vie. Donc samedi, Kalila m'invite à un événement organisé par un des siens amis, OpenCities.
L'idée est de rassembler des gens (ouvert à tous) autour du sujet de "Open Cities", qui est un hybride entre Open (de Open Source, le logiciel libre) et City (de Sex & the City? euh sais pas, City comme dans city quoi). Quelque part entre "j'ai fumé la moquette" et "le berceau de la prochaine révolution urbaine", il s'agit d'une soupe "on refait le monde" très ouverte autour des thèmes des transports publics, de l'urbanisation, des principes de démocratie participative, de l'internet comme accélérateur et facilitateur des relations humaines et des services citoyens...
J'ai retenu les gars qui organisent des batailles d'oreillers dans les rues (et qui exportent le concept à New-York maintenant), ceux qui dansent au son de la musique des magasins en rue, le gars qui veut faire une encyclopédie collaborative de la ville (torontopedia.com), ceux qui veulent devenir une force politique, celui qui a pas dit un mot tellement il était en symbiose avec son MacBook...
J'y ai aussi découvert que l'esprit d'entreprise (ou d'initiative) est en effet nettement plus développé ici qu'en Belgique. Ici, les gens essayent tout et n'importe quoi, ils transforment n'importe quelle vague idée en un business (ou un non-business). Je suppose que la majorité se plante, mais pas de problème ils recommencent. En Belgique, j'ai l'impression qu'avant de commencer quoi que ce soit, on veut d'abord acquérir la certitude sur papier, en théorie, dans un gros business plan, que ça va marcher à tous les coups, qu'on ne laisse aucun détail dans l'ombre et qu'on se prépare à toute éventualité. Résultat? tout le monde devient employé et pense à son compte d'épargne-pension.
J'ai retenu les gars qui organisent des batailles d'oreillers dans les rues (et qui exportent le concept à New-York maintenant), ceux qui dansent au son de la musique des magasins en rue, le gars qui veut faire une encyclopédie collaborative de la ville (torontopedia.com), ceux qui veulent devenir une force politique, celui qui a pas dit un mot tellement il était en symbiose avec son MacBook...
J'y ai aussi découvert que l'esprit d'entreprise (ou d'initiative) est en effet nettement plus développé ici qu'en Belgique. Ici, les gens essayent tout et n'importe quoi, ils transforment n'importe quelle vague idée en un business (ou un non-business). Je suppose que la majorité se plante, mais pas de problème ils recommencent. En Belgique, j'ai l'impression qu'avant de commencer quoi que ce soit, on veut d'abord acquérir la certitude sur papier, en théorie, dans un gros business plan, que ça va marcher à tous les coups, qu'on ne laisse aucun détail dans l'ombre et qu'on se prépare à toute éventualité. Résultat? tout le monde devient employé et pense à son compte d'épargne-pension.
21 mai 2007
Sun. 20 May - Tangled Up [Cranes]
Ce dimanche soir, depuis le hublot de l'avion au décollage (une heure et demie en retard, pour ne pas changer... J'avais été averti du retard et je me suis donc pointé à l'aéroport bien tard aussi: je n'ai jamais passé l'enregistrement, la douane U.S. et les contrôles de sécurité aussi vite, probablement moins de 10 minutes pour la totale), j'ai aperçu des étranges lumières dansantes dans la ville. J'en étais à m'exciter à l'éventualité d'une invasion extra-terrestre quand, quelques "belles bleues" plus tard, un de mes neurones plus terre-à-terre a avancé l'hypothèse de feux d'artifice qui semblait en effet plus probable, d'autant plus qu'on est la veille de Victoria Day.
J'ai donc eu le privilège d'assister à une bonne dizaine de feux d'artifice simultanés, par un ciel de nuit parfaitement dégagé, le spectacle était assez unique... Ca me rappelle un vague gag de Gaston, tiens...
Par contre, le chauffeur de l'avion avait dû lui aussi célébrer la vieille Victoria à sa façon et on a eu droit à quelques sensations fortes et une approche finale d'aterrissage assez rock & roll dont j'attendais un dénouement en forme de figure acrobatique. J'étais finalement assez content de l'épilogue très classique de nous délivrer tous en un seul morceau à la porte d'embarquement...
Merci au passage de ne pas me rappeler mes chances de survie dans le cas où l'avion décide d'arriver au sol d'une manière plus originale. Je me demande d'ailleurs si tout ce cinéma "consignes de sécurité, évacuation, gilet de sauvetage etc." servent à quelque chose, et si quelqu'un est déjà sorti d'un 737 posé sur l'eau avec son gilet de sauvetage en suivant les petites lumières vertes qui indiquent la voie vers la sortie d'urgence la plus proche?...
J'ai donc eu le privilège d'assister à une bonne dizaine de feux d'artifice simultanés, par un ciel de nuit parfaitement dégagé, le spectacle était assez unique... Ca me rappelle un vague gag de Gaston, tiens...
Par contre, le chauffeur de l'avion avait dû lui aussi célébrer la vieille Victoria à sa façon et on a eu droit à quelques sensations fortes et une approche finale d'aterrissage assez rock & roll dont j'attendais un dénouement en forme de figure acrobatique. J'étais finalement assez content de l'épilogue très classique de nous délivrer tous en un seul morceau à la porte d'embarquement...
Merci au passage de ne pas me rappeler mes chances de survie dans le cas où l'avion décide d'arriver au sol d'une manière plus originale. Je me demande d'ailleurs si tout ce cinéma "consignes de sécurité, évacuation, gilet de sauvetage etc." servent à quelque chose, et si quelqu'un est déjà sorti d'un 737 posé sur l'eau avec son gilet de sauvetage en suivant les petites lumières vertes qui indiquent la voie vers la sortie d'urgence la plus proche?...
08 mars 2007
Thu. 8 Mar. - Bolero [Ravel]
Depuis deux mois, je me suis forcément un peu ramolli au niveau «Je me bouge pour trouver un plan, un truc à faire et voir du peuple chaque soir», donc un peu en panne d'idée pour ce soir, je me laisse tenter par une invitation d'un groupe d'activité online.
Celle de ce soir: visite du musée Bata. Oui, oui, comme la marque de chaussures des années "Ça plane pour moi!":
c'est un musée du foutware, de la chaussure: des poulaines, des chopines, des sandales, des babouches, un escarpin en verre (le prince charmant, désespéré, a fini par la léguer au musée), des bottines; au total, une bonne dose de ridicule (un must: les bottes originales d'Elton John!), et beaucoup de choses très moquables.
Le principe, donc, c'est de retrouver une dizaines d'autres zigues que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, puis de visiter le musée vaguement ensemble. Pour changer, je suis arrivé en avance, et j'ai donc vu les autres arriver au compte-goutte, me permettant chaque fois de renouveler ma surprise: «Qu'est-ce que c'est que ce(tte) barge?» Je les ai ensuite pas mal vite tous perdus, jusqu'à la fin de la visite, où je vais trouver deux charmantes jeunes filles pour leur demander «C'est quoi la suite?», mais à leur air perplexe, j'ai vite compris que ces deux-là n'avaient rien à voir avec mes drôles...
Lors du repas qui a suivi, j'ai été un peu étonné de voir mon voisin terminer les restes de frites de mon assiette (la dose canadienne est en général supérieure à ce que mon estomac peut endurer), amusé de voir le gars d'en-face (qui finalement avait l'air tout à fait sympathique) subir stoïquement la logorhée de sa voisine, puis un peu surpris de la voir régler sa note à coup de pièces de 10 cents (vous m'en mettrez un demi kilo...).
Celle de ce soir: visite du musée Bata. Oui, oui, comme la marque de chaussures des années "Ça plane pour moi!":
c'est un musée du foutware, de la chaussure: des poulaines, des chopines, des sandales, des babouches, un escarpin en verre (le prince charmant, désespéré, a fini par la léguer au musée), des bottines; au total, une bonne dose de ridicule (un must: les bottes originales d'Elton John!), et beaucoup de choses très moquables.Le principe, donc, c'est de retrouver une dizaines d'autres zigues que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, puis de visiter le musée vaguement ensemble. Pour changer, je suis arrivé en avance, et j'ai donc vu les autres arriver au compte-goutte, me permettant chaque fois de renouveler ma surprise: «Qu'est-ce que c'est que ce(tte) barge?» Je les ai ensuite pas mal vite tous perdus, jusqu'à la fin de la visite, où je vais trouver deux charmantes jeunes filles pour leur demander «C'est quoi la suite?», mais à leur air perplexe, j'ai vite compris que ces deux-là n'avaient rien à voir avec mes drôles...
Lors du repas qui a suivi, j'ai été un peu étonné de voir mon voisin terminer les restes de frites de mon assiette (la dose canadienne est en général supérieure à ce que mon estomac peut endurer), amusé de voir le gars d'en-face (qui finalement avait l'air tout à fait sympathique) subir stoïquement la logorhée de sa voisine, puis un peu surpris de la voir régler sa note à coup de pièces de 10 cents (vous m'en mettrez un demi kilo...).
14 février 2007
Wed. 14 Feb. - Electric Chair [ANET]
Eh bien voilà, ça fait un an maintenant! Il est donc de bon ton (quoi que finalement très conformiste) de faire un chtit bilan de l'expérience...
Je retrouve Toronto exactement dans l'état dans lequel je l'avais trouvée en arrivant: froide et blanche.

A l'inverse de l'an dernier toutefois, je ne me perds plus dans le PATH, j'arrive à trouver un magasin du premier coup dans Eaton Center (il y a un Apple Center dans Eaton, plus besoin de courir au bout de la ville), je sais où me procurer un bon steak, du dentifrice, un bon film, des bandes dessinées, une boîte de Spam ou des chips, je ne m'étonne plus de trouver l'eau minérale dans le même rayon que les crèmes vaginales, j'ai une raison de me battre pour réserver une table dans un resto ce soir (hint: regardez la date), je me suis fait à l'idée de manger mon dîner dans un ravier en polystyrène et boire mon café dans un gobelet en carton,...
J'ai mis à profit mes 52 semaines pour mener rondement un beau petit projet de développement, emballé, expédié et reconnu: du beau travail!
J'ai profité de mes 52 week-ends pour (surtout pas faire la même chose!) quadriller la ville et ses parcs à vélo, visiter toutes les villes atteignables en voiture, me prélasser et mater des fesses sur toutes les plages de l'Ontario, me balader dans toutes sortes de coins perdus, fréquenter quelques hauts-lieux de la vie nocturne (oui enfin là, je n'ai sûrement visité que le sommet de l'iceberg), aller skier un peu mais de loin pas assez!
J'ai joui d'une vie sociale assez riche, faite d'amitiés solides et indefectibles, d'amitiés à distance, de mails, de blogs (plus d'un message tous les trois jours, je suis prolixe!) et de webcams, j'ai savouré la présence de quelques visiteurs, j'ai profité de mes visites au grand-méchant pays d'à-côté, j'ai rencontré des tas de gens sympas ou moins, d'ici et d'ailleurs, des grands et des petits, des gentils et des méchants, j'ai pas mal fréquenté et courtisé (mais, tel Jean-Claude - chuis sur un coup, là! - Dus*, je n'ai pas brillé dans l'aspect "conclusion"), j'ai construit de nouvelles amitiés solides (ces gens qui se mettent même à m'appeler de leur propre initiative, ça me fait tout drôle!) ou moins (tel Ann, qui sur les 87 fois où je l'ai invitée à luncher, a tout de même accepté 3 fois).
J'ai évidemment eu froid (très froid), je me suis énervé sur Theresa et mes développeurs (j'en ai même viré un, tiens!), j'ai eu des soirées de déprime, je me suis souvent demandé, au mileu d'un repas ou d'une soirée, ce que je foutais là, j'ai eu quelques déceptions, la tristesse de voir des amis me quitter, la nostalgie du pays, j'ai bouffé des tas de cochoncetés, pas assez dormi, mais pas un instant je n'ai regretté d'être venu ici.
La suite?
Ma prochaine escale en Belgique: le 27 avril, pour une semaine (complète). Il n'y a plus de vols directs, donc je dois faire escale quelque part: j'exclus d'office les New York, Chicago et Washington, associés à des tas d'emmerdes inutiles. Ca laisse donc Londres, Francfort, Paris et ... Zürich, tiens?... Je passerais bien faire un petit coucou aux vaches Milka, non?
Et puis, je devrais aller visiter Cuba vite tant que Fidel y est pour tenir les hordes de touristes américains à l'écart (Cuba c'est le paradis des Canadiens... imaginez c'est un peu comme si la Corse était fermée au tourisme de toute l'Europe sauf les Belges), aller skier dans les Rocheuses et visiter la Baie d'Hudson tant que je suis dans le coin.

C'est exactement la même vue que la photo du dessus, mais quelques heures plus tard.
--
(*) Des "Bronzés font du ski", allez revoir vos classiques!
Je retrouve Toronto exactement dans l'état dans lequel je l'avais trouvée en arrivant: froide et blanche.
A l'inverse de l'an dernier toutefois, je ne me perds plus dans le PATH, j'arrive à trouver un magasin du premier coup dans Eaton Center (il y a un Apple Center dans Eaton, plus besoin de courir au bout de la ville), je sais où me procurer un bon steak, du dentifrice, un bon film, des bandes dessinées, une boîte de Spam ou des chips, je ne m'étonne plus de trouver l'eau minérale dans le même rayon que les crèmes vaginales, j'ai une raison de me battre pour réserver une table dans un resto ce soir (hint: regardez la date), je me suis fait à l'idée de manger mon dîner dans un ravier en polystyrène et boire mon café dans un gobelet en carton,...
J'ai mis à profit mes 52 semaines pour mener rondement un beau petit projet de développement, emballé, expédié et reconnu: du beau travail!
J'ai profité de mes 52 week-ends pour (surtout pas faire la même chose!) quadriller la ville et ses parcs à vélo, visiter toutes les villes atteignables en voiture, me prélasser et mater des fesses sur toutes les plages de l'Ontario, me balader dans toutes sortes de coins perdus, fréquenter quelques hauts-lieux de la vie nocturne (oui enfin là, je n'ai sûrement visité que le sommet de l'iceberg), aller skier un peu mais de loin pas assez!
J'ai joui d'une vie sociale assez riche, faite d'amitiés solides et indefectibles, d'amitiés à distance, de mails, de blogs (plus d'un message tous les trois jours, je suis prolixe!) et de webcams, j'ai savouré la présence de quelques visiteurs, j'ai profité de mes visites au grand-méchant pays d'à-côté, j'ai rencontré des tas de gens sympas ou moins, d'ici et d'ailleurs, des grands et des petits, des gentils et des méchants, j'ai pas mal fréquenté et courtisé (mais, tel Jean-Claude - chuis sur un coup, là! - Dus*, je n'ai pas brillé dans l'aspect "conclusion"), j'ai construit de nouvelles amitiés solides (ces gens qui se mettent même à m'appeler de leur propre initiative, ça me fait tout drôle!) ou moins (tel Ann, qui sur les 87 fois où je l'ai invitée à luncher, a tout de même accepté 3 fois).
J'ai évidemment eu froid (très froid), je me suis énervé sur Theresa et mes développeurs (j'en ai même viré un, tiens!), j'ai eu des soirées de déprime, je me suis souvent demandé, au mileu d'un repas ou d'une soirée, ce que je foutais là, j'ai eu quelques déceptions, la tristesse de voir des amis me quitter, la nostalgie du pays, j'ai bouffé des tas de cochoncetés, pas assez dormi, mais pas un instant je n'ai regretté d'être venu ici.
La suite?
Ma prochaine escale en Belgique: le 27 avril, pour une semaine (complète). Il n'y a plus de vols directs, donc je dois faire escale quelque part: j'exclus d'office les New York, Chicago et Washington, associés à des tas d'emmerdes inutiles. Ca laisse donc Londres, Francfort, Paris et ... Zürich, tiens?... Je passerais bien faire un petit coucou aux vaches Milka, non?
Et puis, je devrais aller visiter Cuba vite tant que Fidel y est pour tenir les hordes de touristes américains à l'écart (Cuba c'est le paradis des Canadiens... imaginez c'est un peu comme si la Corse était fermée au tourisme de toute l'Europe sauf les Belges), aller skier dans les Rocheuses et visiter la Baie d'Hudson tant que je suis dans le coin.
C'est exactement la même vue que la photo du dessus, mais quelques heures plus tard.
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(*) Des "Bronzés font du ski", allez revoir vos classiques!
07 février 2007
Wed. 7 Feb. - Daddy Cool [ah non tiens, pas Placebo?]
Même aller acheter du lait au Paki du coin devient toute une expédition (ça fait tout de suite 20 m à découvert, mais on m'a raconté que par -60°, le simple fait de respirer vous cristallise instantanément les alvéoles pulmonaires, donc je suis prudent...)!
A propos du «Paki du coin» (qui s'appelle le «dépanneur» à Montréal, et le «nightshop» en Français, à ne pas confondre avec «Convenience Store» en Anglais), le mien était tenu par une bande de Turcs qui ont gagné ma sympathie et mon respect en m'approvisionnant en eau de Spa. Eh bien, je sais pas trop ce qui leur est arrivé, mais depuis peu c'est une bande de Chinois qui tient la boutique. Je trouve ça très comique de voir les Chinois vendre du Loukoum, du Houmous, des saucisses Kolbassa, des Baklava et des Samosas... Mais je me demande combien de temps ça va leur prendre pour te nous transformer tout ça en nems, loempias et jus de lychees.
A propos du «Paki du coin» (qui s'appelle le «dépanneur» à Montréal, et le «nightshop» en Français, à ne pas confondre avec «Convenience Store» en Anglais), le mien était tenu par une bande de Turcs qui ont gagné ma sympathie et mon respect en m'approvisionnant en eau de Spa. Eh bien, je sais pas trop ce qui leur est arrivé, mais depuis peu c'est une bande de Chinois qui tient la boutique. Je trouve ça très comique de voir les Chinois vendre du Loukoum, du Houmous, des saucisses Kolbassa, des Baklava et des Samosas... Mais je me demande combien de temps ça va leur prendre pour te nous transformer tout ça en nems, loempias et jus de lychees.
Wed. 7 Feb. - !@*$%# [Fischerspooner]
Waugh! Nondidju de saleté de pays! L'hiver c'est pas de la blague ici! Ce truc infernal qui me gèle les couilles me suit partout! Ce week-end, il nous est tombé dessus quand on est sorti de chez moi (voyez le genre: le bout du nez tout rouge; on a l'impression que les oreilles, toutes gelées, ont dû se détacher et tomber quelque part; quand le vent souffle un coup on n'arrive même plus à respirer...), du coup on a voulu faire les malins et le semer en prenant le métro, mais voilà qu'il nous attendait à la sortie à Bathurst station, le filou!

Là je trouve qu'ils y ont été assez fort: ils ont carrément gelé le lac! Oui, ça y est, boum, plus besoin de la malle pour aller sur l'île, il suffit de prendre ses patins!
Un truc qui m'a beaucoup étonné, c'est que j'ai vu ressortir de l'eau le canard qui y a plongé. Je n'imagine pas une seconde ressortir de l'eau si daventure j'avais la mauvaise idée d'y faire un plongeon! J'assimile assez peu l'histoire que me racontaient hier soir ces Russes sur les gros pleins morts (le terme est une réminiscence du temps du chigé2 :-) qui nagent dans la Volga pour dessaoûler, après avoir scié leur trou dans la glace.
Là je trouve qu'ils y ont été assez fort: ils ont carrément gelé le lac! Oui, ça y est, boum, plus besoin de la malle pour aller sur l'île, il suffit de prendre ses patins!
Un truc qui m'a beaucoup étonné, c'est que j'ai vu ressortir de l'eau le canard qui y a plongé. Je n'imagine pas une seconde ressortir de l'eau si daventure j'avais la mauvaise idée d'y faire un plongeon! J'assimile assez peu l'histoire que me racontaient hier soir ces Russes sur les gros pleins morts (le terme est une réminiscence du temps du chigé2 :-) qui nagent dans la Volga pour dessaoûler, après avoir scié leur trou dans la glace.
14 janvier 2007
Sun. 14 Jan. - At Ease [P.I.L.]
On n'en est pas encore à avoir besoin de raquettes, mais cette fois c'est un peu plus sérieux que la dernière fois:

Autre bonne nouvelle, dont le timing est du coup absolument parfait:
La piscine est réparée, et même rouverte!
Ci-dessus, la très sympathique Markham Street, avec plein de bouquinistes et libraires intéressants: un bédéiste (où j'ai trouvé plein de Sfar, Trondheim, Larcenet; des bédés de l'Association, de Dargaud et de Delcourt, le tout en français s'il vous plaît! Je pense que je vais rapidement devenir un habitué du coin!), quelques libraires d'art en tous genres (où il y a aussi moyen de passer l'après-midi); en face, de quoi rassasier le ventre après l'esprit, plein de petits cafés et restos sympas.
Autre bonne nouvelle, dont le timing est du coup absolument parfait:
La piscine est réparée, et même rouverte!
06 janvier 2007
Sat. 6 Jan - Caterpillar [The Cure]
Emotion intense, la piscine de mon immeuble est de nouveau pleine d'eau!!! Pour rappel, en novembre, ils l'ont vidée, puis commencé à plâtrer, cimenter, peindre et tout ce genre de choses qui l'ont rendue un rien impraticable... En attendant, on avait la permission d'utiliser la piscine de l'immeuble d'à-côté, qui a l'avantage d'être au 35ème étage (du coup, on a une superbe vue sur la ville - ou le lac - en se baignant, c'est très joli), mais c'est encore moins pratique pour descendre le cheval mort (ça, c'est pour l'orignal de malchance, mais c'est une private joke!), et le désavantage d'être dans l'immeuble d'à-côté.
Mon parcours de working out (oui c'est pris très au sérieux ici) habituel est le suivant:
- je me mets en maillot (sec)
- je vais faire deux trois pompes sur les machines à gonflette (eh oui, tout arrive!...)
- je vais faire plouf dans la piscine
- je termine par m'endormir dans le sauna
- puis je rentre chez moi prendre une douche et m'habiller.
Là où ça devient intéressant of course, c'est l'aspect "je vais dans l'immeuble d'à-côté en maillot de bain" (qui plus est, mouillé au retour!), où je croise toujours en chemin l'une ou l'autre vieille, emmitouflée jusqu'au goulot de moult peluches et froufrous, assez étonnée de me voir en si simple appareil...
Par contre, il faut avouer que même si ça m'arrange bien en l'occurence, le fait que je puisse me trimballer en maillot dégoulinant dehors en janvier au Canada sans avoir les couilles qui se transforment instantanément en autant de petits glaçons est globalement assez inquiétant... Je commence à me demander sérieusement s'il est pas temps d'encadrer mes photos du ski parce que c'est un sport en voie de disparition, et que je ferais bien de viser la Baltique (ou la Baie d'Hudson) pour acheter un p'tit mas provençal pour ma retraîte...
Enfin, comme le décrit cet article, finalement, la cause est entendue et les dirigents prennent des résolutions sérieuses (ahem!).
Mon parcours de working out (oui c'est pris très au sérieux ici) habituel est le suivant:
- je me mets en maillot (sec)
- je vais faire deux trois pompes sur les machines à gonflette (eh oui, tout arrive!...)
- je vais faire plouf dans la piscine
- je termine par m'endormir dans le sauna
- puis je rentre chez moi prendre une douche et m'habiller.
Là où ça devient intéressant of course, c'est l'aspect "je vais dans l'immeuble d'à-côté en maillot de bain" (qui plus est, mouillé au retour!), où je croise toujours en chemin l'une ou l'autre vieille, emmitouflée jusqu'au goulot de moult peluches et froufrous, assez étonnée de me voir en si simple appareil...
Par contre, il faut avouer que même si ça m'arrange bien en l'occurence, le fait que je puisse me trimballer en maillot dégoulinant dehors en janvier au Canada sans avoir les couilles qui se transforment instantanément en autant de petits glaçons est globalement assez inquiétant... Je commence à me demander sérieusement s'il est pas temps d'encadrer mes photos du ski parce que c'est un sport en voie de disparition, et que je ferais bien de viser la Baltique (ou la Baie d'Hudson) pour acheter un p'tit mas provençal pour ma retraîte...
Enfin, comme le décrit cet article, finalement, la cause est entendue et les dirigents prennent des résolutions sérieuses (ahem!).
Fri. 5 Jan - Can't Take My Eyes From You [Gloria Gaynor] ;-)
(j'ai vraiment entendu ça? Euh, je me souviens plutôt de Yann Tiersen et d'autres trucs français assez flan... Mais, bon, soyons larges...)
Je me souviens de la réflexion très juste de Michelange au sujet de la STIB, les transports en commun bruxellois: ils transportent les gens vers leur boulot et retour, point. Combien d'innocents n'ont pas cru bêtement qu'il allait en être de même pour les sorties et se sont retrouvés, à la fermeture du bar vers 2h du mat, coincés devant un arrêt de tram désert?
Eh bien pour la TTC, les transports en commun torontoniens, c'est mieux organisé, ils incluent aussi les sorties: les métros et trams circulent jusque vers 1h30 du mat, et de toute façon tous les bars sont fermés bien avant ça! Ils ont gardé un petit quelque chose de leurs copains anglais, ces farceurs: A l'heure où ils sonnent le Last Call, les Espagnols se mettent à table!... On m'a raconté que c'était probablement LA raison des velleités d'indépendance du Québec, où je suppose que les bars ferment à une heure normale...
Je me souviens de la réflexion très juste de Michelange au sujet de la STIB, les transports en commun bruxellois: ils transportent les gens vers leur boulot et retour, point. Combien d'innocents n'ont pas cru bêtement qu'il allait en être de même pour les sorties et se sont retrouvés, à la fermeture du bar vers 2h du mat, coincés devant un arrêt de tram désert?
Eh bien pour la TTC, les transports en commun torontoniens, c'est mieux organisé, ils incluent aussi les sorties: les métros et trams circulent jusque vers 1h30 du mat, et de toute façon tous les bars sont fermés bien avant ça! Ils ont gardé un petit quelque chose de leurs copains anglais, ces farceurs: A l'heure où ils sonnent le Last Call, les Espagnols se mettent à table!... On m'a raconté que c'était probablement LA raison des velleités d'indépendance du Québec, où je suppose que les bars ferment à une heure normale...
27 décembre 2006
Wed. 27 Dec. - Polyushko Ploye (Plaine ma Plaine) [en russe]
J'ai encore des tas de trucs à raconter sur Kingston et les fêtes, mais là j'ai une urgence, cet épisode-ci ne peut souffrir aucun délai.
Avec les fêtes, je me suis embourgeoisé dans le fait qu'on m'invitait à gauche à droite et donc j'ai un peu délaissé mes plans du soir, enfin bon voilà, ce soir j'avais pas de plan, et faim. Je dois encore faire une digression sur le fait d'aller manger seul au resto, et donc pour être bien sûr de digresser correctement, c'est ce pour quoi j'ai opté: armé de ma Veuve de papier de John Irving, j'ai été manger un burger au pub irlandais dans le FlatIron building (très joli building d'ailleurs). En sortant, je tombe sur l'inévitable clodo de service, un Native people, qui commence à me baratiner sur ... et puis non, se ravise, et me demande si je suis moi aussi Native (l'a pas les yeux en face des trous mon bonhomme... Ouais, je suis l'Apache, guerrier des plaines brabançonnes, frère!), enfin puis blabla fêtes, monnaie, à vot' bon cœur...
Du coup, mon côté con idéaliste prend le dessus et je lui dis que non je lui filerai pas d'argent, mais que je peux lui acheter quelque chose. Il veut une bière, on se dirige donc logiquement vers un pub. En chemin, on fait connaissance, il s'appelle Roger (ça s'invente pas!....), il vient de Sarnia (5h de bus d'ici), il vit dans une réserve, fait des petits boulots en été et la manche en hiver. Il a un bus vers chez lui demain matin à 5h du mat et il fait du kick-boxing... Ah oui, il sort de taule aussi. Détail que j'ai mis du temps à comprendre parce qu'en gros, je comprends à trois quarts pas ce qu'il me raconte...
Dans le pub, mon Roger décide d'aller s'asseoir au comptoir, ça tombe bien il reste juste deux places libres entre plein de gars... Je commence déjà à me demander dans quoi je m'embarque quand les deux gars à côté de lui, genre costauds en chemise en train de se pochtronner après une journée au bureau, commencent à nous parler, avec des sourires un peu narquois et faire des apartés sur les Natives. Merde, je leur ai rien demandé moi à ceux-là, peuvent pas s'occuper de leurs couilles?
Comme il y a du bruit et qu'ils sont saouls, je comprends rien à ce qui se raconte, mais suffisamment pour piger que leur réalité, c'est que Roger et moi, on est deux potes égarés loin de notre réserve du bout du monde, en vadrouille dans la grande ville! C'est un malin aussi l'autre, de venir se fourrer au comptoir! Il est habillé comme un singe et pue comme un bouc (dans la rue, je m'étais forcément pas rendu compte de ce détail désagréable au possible), c'est sûr qu'il allait pas passer inaperçu!
L'instant d'après, Roger est en train d'expliquer à un de ces gars qu'il ressemble à un flic, ce qui a l'air de pas lui plaire, au gars... Enfin ça va, comme il est plus saoul que susceptible, ils s'en tiennent à pinailler sur le sujet de la calvitie du gars... Alors l'autre, pour faire causette, commence à me raconter qu'il travaille dans un banque comme analyste programmeur (non? Allez donc!) et là, au fur et à mesure que je prends le relai de ce qu'il me raconte et que j'y ajoute quelques détails de mon propre cru, je vois qu'il est assailli de doutes et que sa réalité est en train de s'effondrer de toutes pièces, je dois dire que son regard incrédule m'amuse beaucoup! Sur ce, les bières sont finalement vides; non Roger, on n'en prend pas une dernière pour la route; la note sivouplaît. L'analyste-programmeur me sers la main bien cinq fois en disant qu'il me respecte beaucoup bla bla, salue Roger de manière apparemment un peu plus trash (genre à faire un concours de celui qui a les plus gros biceps si j'ai bien tout compris); puis je prends finalement congé de mon "frère de sang" (un Ojibway tiens, note pour Oli S.) et je reviens à ma réalité, pas fâché de retrouver mon petit chez moi tout chaud!
Je vous l'avais dit que c'est hyper facile de se faire des relations dans les bars ici! (hmmmm....)
PS: Pour les fêtes de Noël, j'ai adopté comme tout le monde des chants rouges: ceux de l'armée de la même couleur! Marre de ces niaiseries mièvres qu'on nous bassine de tous côtés!
Avec les fêtes, je me suis embourgeoisé dans le fait qu'on m'invitait à gauche à droite et donc j'ai un peu délaissé mes plans du soir, enfin bon voilà, ce soir j'avais pas de plan, et faim. Je dois encore faire une digression sur le fait d'aller manger seul au resto, et donc pour être bien sûr de digresser correctement, c'est ce pour quoi j'ai opté: armé de ma Veuve de papier de John Irving, j'ai été manger un burger au pub irlandais dans le FlatIron building (très joli building d'ailleurs). En sortant, je tombe sur l'inévitable clodo de service, un Native people, qui commence à me baratiner sur ... et puis non, se ravise, et me demande si je suis moi aussi Native (l'a pas les yeux en face des trous mon bonhomme... Ouais, je suis l'Apache, guerrier des plaines brabançonnes, frère!), enfin puis blabla fêtes, monnaie, à vot' bon cœur...
Du coup, mon côté con idéaliste prend le dessus et je lui dis que non je lui filerai pas d'argent, mais que je peux lui acheter quelque chose. Il veut une bière, on se dirige donc logiquement vers un pub. En chemin, on fait connaissance, il s'appelle Roger (ça s'invente pas!....), il vient de Sarnia (5h de bus d'ici), il vit dans une réserve, fait des petits boulots en été et la manche en hiver. Il a un bus vers chez lui demain matin à 5h du mat et il fait du kick-boxing... Ah oui, il sort de taule aussi. Détail que j'ai mis du temps à comprendre parce qu'en gros, je comprends à trois quarts pas ce qu'il me raconte...
Dans le pub, mon Roger décide d'aller s'asseoir au comptoir, ça tombe bien il reste juste deux places libres entre plein de gars... Je commence déjà à me demander dans quoi je m'embarque quand les deux gars à côté de lui, genre costauds en chemise en train de se pochtronner après une journée au bureau, commencent à nous parler, avec des sourires un peu narquois et faire des apartés sur les Natives. Merde, je leur ai rien demandé moi à ceux-là, peuvent pas s'occuper de leurs couilles?
Comme il y a du bruit et qu'ils sont saouls, je comprends rien à ce qui se raconte, mais suffisamment pour piger que leur réalité, c'est que Roger et moi, on est deux potes égarés loin de notre réserve du bout du monde, en vadrouille dans la grande ville! C'est un malin aussi l'autre, de venir se fourrer au comptoir! Il est habillé comme un singe et pue comme un bouc (dans la rue, je m'étais forcément pas rendu compte de ce détail désagréable au possible), c'est sûr qu'il allait pas passer inaperçu!
L'instant d'après, Roger est en train d'expliquer à un de ces gars qu'il ressemble à un flic, ce qui a l'air de pas lui plaire, au gars... Enfin ça va, comme il est plus saoul que susceptible, ils s'en tiennent à pinailler sur le sujet de la calvitie du gars... Alors l'autre, pour faire causette, commence à me raconter qu'il travaille dans un banque comme analyste programmeur (non? Allez donc!) et là, au fur et à mesure que je prends le relai de ce qu'il me raconte et que j'y ajoute quelques détails de mon propre cru, je vois qu'il est assailli de doutes et que sa réalité est en train de s'effondrer de toutes pièces, je dois dire que son regard incrédule m'amuse beaucoup! Sur ce, les bières sont finalement vides; non Roger, on n'en prend pas une dernière pour la route; la note sivouplaît. L'analyste-programmeur me sers la main bien cinq fois en disant qu'il me respecte beaucoup bla bla, salue Roger de manière apparemment un peu plus trash (genre à faire un concours de celui qui a les plus gros biceps si j'ai bien tout compris); puis je prends finalement congé de mon "frère de sang" (un Ojibway tiens, note pour Oli S.) et je reviens à ma réalité, pas fâché de retrouver mon petit chez moi tout chaud!
Je vous l'avais dit que c'est hyper facile de se faire des relations dans les bars ici! (hmmmm....)
PS: Pour les fêtes de Noël, j'ai adopté comme tout le monde des chants rouges: ceux de l'armée de la même couleur! Marre de ces niaiseries mièvres qu'on nous bassine de tous côtés!
16 décembre 2006
Sun. 10 Déc. - Mala Vida [En version salsa de Yuri Buenaventura]
Dimanche, las de voir des centres commerciaux pleins de gens et gavés de cette fabuleuse ambiance de Noël qui a subitement fondu sur la ville comme un bloc d'emmenthal dans le chaudron à fondue (ou, pour faire plus local: comme une tranche de cheddar sur un Quarter-Pounder McDonalds) dès le lendemain d'Halloween, nous avons mis les voiles sur les vastes étendues sauvages et glacées pleines de ces animaux mythiques indissociables du Canada: les mooses, les ours, les castors, toutes ces jolies p'tites bêtes.
Là haut, on peut apprécier le froid terrifiant de l'hiver canadien: on a trouvé de la glace quelque part! (Mais non, l'effet de serre n'y est pour rien au fait qu'on va pouvoir passer Noël en terrasse sous un bon 20° au Soleil, voyons!)
On a eu beaucoup de chance d'être parmi les rares promeneurs à qui il est donné de rencontrer un ours polaire (surtout à 10km de Toronto), et parmi les fabuleux veinards qui sont ressortis de cette rencontre autrement que sous forme de canigou! (Là, Laurent est en train de subjuguer l'animal pendant que j'immortalise l'instant... Quelle maîtrise!)
Enfin, le Canada est un pays plein de surprises, et les variétés de castors qu'ils ont ici ne ressemblent en fait pas du tout aux notres, où à ce qu'on montre à nos enfants dans nos livres. Ce castor-là était pas content parce que son copain castor lui avait piqué son déjeûner.
Et finalement, le moose (un orignal ... vous voyez, le coup du cheval mort dans sa baignoire pour ceux qui suivent encore...), lui aussi, ne ressemble pas tellement à l'image qu'on peut véhiculer en Europe. Ah, menteurs tous ces livres et documentaires animaliers!
Là haut, on peut apprécier le froid terrifiant de l'hiver canadien: on a trouvé de la glace quelque part! (Mais non, l'effet de serre n'y est pour rien au fait qu'on va pouvoir passer Noël en terrasse sous un bon 20° au Soleil, voyons!)
On a eu beaucoup de chance d'être parmi les rares promeneurs à qui il est donné de rencontrer un ours polaire (surtout à 10km de Toronto), et parmi les fabuleux veinards qui sont ressortis de cette rencontre autrement que sous forme de canigou! (Là, Laurent est en train de subjuguer l'animal pendant que j'immortalise l'instant... Quelle maîtrise!)
Enfin, le Canada est un pays plein de surprises, et les variétés de castors qu'ils ont ici ne ressemblent en fait pas du tout aux notres, où à ce qu'on montre à nos enfants dans nos livres. Ce castor-là était pas content parce que son copain castor lui avait piqué son déjeûner.
Et finalement, le moose (un orignal ... vous voyez, le coup du cheval mort dans sa baignoire pour ceux qui suivent encore...), lui aussi, ne ressemble pas tellement à l'image qu'on peut véhiculer en Europe. Ah, menteurs tous ces livres et documentaires animaliers!
Fri. 8 Déc. - Minha Galera [Manu et ses copains bruyants]
Cette semaine, j'ai fait un remake de «Vis ma vie»: j'ai joué à l'agent immobilier, visitant les plus beaux coins de Toronto pour voir où j'irais bien habiter si je n'avais pas à bêtement faire attention au prix du loyer (mais oui me direz-vous, quelle basse considération matérielle que celà! Quel manque flagrant d'élévation spirituelle! Chassons vite cette détestable pensée!). Selon les règles de l'émission, donc, pendant ce même temps, un agent immobilier était censé faire mon travail. Pour cette dernière partie, je ne sais pas trop ce qu'il est advenu, j'ai fait confiance. Comme personne ne s'est plaint, je suppose que le travail en question a été correctement fait (hem hem...).
Donc la visite a commencé par la Casa Loma, une jolie demeure ayant appartenu à un riche industriel du siècle dernier, juchée sur une colline avec une vue plongeante sur la ville. Une petite maison sympa et cosy, pour donner une idée de la convivialité et de l'intimité des lieux, ils ont failli en faire un hôtel de luxe de 80 chambres, quand l'industriel en question a misé sur les mauvais chevaux (il a aussi acheté des actions de Capco, tiens?) et s'est retrouvé sur la paille...

Le problème avec ce genre de maison évidemment, c'est que ça ne tourne pas sans une armée de domestiques et ça résonne et ça fait vide et glauque si on n'a pas en permanence une cinquantaine de courtisans qui se trimballent, discutent, complotent et manigancent dans les couloirs.
Et pour entretenir tout ce petit monde, il faut garder un petit fond de caisse bien sûr. Une manière de réduire ces faux frais, c'est de faire comme la maîtresse des lieux, de s'adjoindre la compagnie de scouts (qui coûtent pas trop cher et en plus aiment rendre service, c'est toujours apprécié du personnel de maison, et ça met de l'animation quand ils transforment la grange à foin en feu de veillée) en devenant rien de moins que marraine d'honneur de la fédération des girl-guides du Canada.
Il y a quelques autres quartiers sympas aussi. Ainsi, bien au nord, du côté de Sheppard Street, on a visité un suburb, vaste étendue d'élevage intensif (on y élève du Canadien). Ca ressemble un peu à un SunParks, il y a un ou deux modèle(s) de maison, qui sont copiés en quelques centaines d'exemplaires disposés de manière parfaitement régulière l'une à côté de l'autre. Chacune est dotée d'une porte de garage avec un panier de basket, un petit jardin, deux ou trois voitures dont bien sûr un gros pick-up 4x4, ça paraît essentiel en ville. Dans un coin du suburb, il y a un McDonalds et un vendeur de pizza, c'est là que les jeunes se retrouvent le samedi soir pour faire la fête (youpie!).
Dans un autre genre, on a apprécié (pour de vrai cette fois), Kensington Market et ses vieilles bicoques colorées et dépareillées; Old Cabbage Town et ses maisons aux allures anglaises, et bien évidemment, l'île!

A à peine 30 minutes à la brasse du cœur de la ville (alternativement, c'est 8 minutes en malle; on a plutôt choisi cette option-là, question d'y arriver vivant), cette île est un parfait petit paradis... Un quartier de jolies petites maisons en bois toutes charmantes et colorées, une petite communauté qui fait un peu penser à la Baraque de Louvain-la-Neuve (on n'a pas vu le champ de chichon, mais je serais pas trop étonné d'en voir un), je vous laisse juge sur ces quelques clichés...


En plus, c'est une toute petite île, il n'y a qu'une seule route, pas vraiment de voitures, juste un bus et des vélos, puis une petite marina avec des bateaux pour aller faire des tours sur le lac ou en ville... C'est pas le pied ça? Là évidemment, c'est difficile de ne pas tomber sous le charme. Voyons donc ce que ça donne du côté "immobilière": il y a genre 650 maisons, toutes occupées et une liste d'attente de 500 personnes qui en veulent une... Le paradis est effectivement réservé à une stricte élite...
Donc la visite a commencé par la Casa Loma, une jolie demeure ayant appartenu à un riche industriel du siècle dernier, juchée sur une colline avec une vue plongeante sur la ville. Une petite maison sympa et cosy, pour donner une idée de la convivialité et de l'intimité des lieux, ils ont failli en faire un hôtel de luxe de 80 chambres, quand l'industriel en question a misé sur les mauvais chevaux (il a aussi acheté des actions de Capco, tiens?) et s'est retrouvé sur la paille...

Le problème avec ce genre de maison évidemment, c'est que ça ne tourne pas sans une armée de domestiques et ça résonne et ça fait vide et glauque si on n'a pas en permanence une cinquantaine de courtisans qui se trimballent, discutent, complotent et manigancent dans les couloirs.
Et pour entretenir tout ce petit monde, il faut garder un petit fond de caisse bien sûr. Une manière de réduire ces faux frais, c'est de faire comme la maîtresse des lieux, de s'adjoindre la compagnie de scouts (qui coûtent pas trop cher et en plus aiment rendre service, c'est toujours apprécié du personnel de maison, et ça met de l'animation quand ils transforment la grange à foin en feu de veillée) en devenant rien de moins que marraine d'honneur de la fédération des girl-guides du Canada.Il y a quelques autres quartiers sympas aussi. Ainsi, bien au nord, du côté de Sheppard Street, on a visité un suburb, vaste étendue d'élevage intensif (on y élève du Canadien). Ca ressemble un peu à un SunParks, il y a un ou deux modèle(s) de maison, qui sont copiés en quelques centaines d'exemplaires disposés de manière parfaitement régulière l'une à côté de l'autre. Chacune est dotée d'une porte de garage avec un panier de basket, un petit jardin, deux ou trois voitures dont bien sûr un gros pick-up 4x4, ça paraît essentiel en ville. Dans un coin du suburb, il y a un McDonalds et un vendeur de pizza, c'est là que les jeunes se retrouvent le samedi soir pour faire la fête (youpie!).
Dans un autre genre, on a apprécié (pour de vrai cette fois), Kensington Market et ses vieilles bicoques colorées et dépareillées; Old Cabbage Town et ses maisons aux allures anglaises, et bien évidemment, l'île!

A à peine 30 minutes à la brasse du cœur de la ville (alternativement, c'est 8 minutes en malle; on a plutôt choisi cette option-là, question d'y arriver vivant), cette île est un parfait petit paradis... Un quartier de jolies petites maisons en bois toutes charmantes et colorées, une petite communauté qui fait un peu penser à la Baraque de Louvain-la-Neuve (on n'a pas vu le champ de chichon, mais je serais pas trop étonné d'en voir un), je vous laisse juge sur ces quelques clichés...


En plus, c'est une toute petite île, il n'y a qu'une seule route, pas vraiment de voitures, juste un bus et des vélos, puis une petite marina avec des bateaux pour aller faire des tours sur le lac ou en ville... C'est pas le pied ça? Là évidemment, c'est difficile de ne pas tomber sous le charme. Voyons donc ce que ça donne du côté "immobilière": il y a genre 650 maisons, toutes occupées et une liste d'attente de 500 personnes qui en veulent une... Le paradis est effectivement réservé à une stricte élite...
11 octobre 2006
Tue. 10th Oct. - Happy Home [Garbage]
Il ne m'a pas fallu observer la mappemonde très longtemps pour découvrir ce principe, aussi stable que celui de Murphy ou que de la Thermodynamique, deuxième du nom:
«Dans un espace géographique confiné, les gars du Nord regardent toujours leurs voisins du Sud avec dédain.»*
Quelques exemples? Eh bien, le Monde complet, forcément; la Belgique, évidemment; l'Italie; le pays basque et l'Andalousie en Espagne; quel Viêt-Nam a gagné la guerre? Quels Etats ont gagné la guerre de sécession? Le Maroc et le machin contesté du sud; l'Europe du Nord et du Sud; le Royaume-Uni (je vous l'accorde, selon un point de vue très Ecossais); les Etats-Unis et le reste de l'Amérique-sous-Texas...
Comme tout bon principe, celui-ci admet des tas d'exceptions, genre les pays ou villes qui auraient tendance à déformer la mappemonde pour se placer au pôle Nord: Israël, Paris, Moscou; voire ceux qui poussent la déformation jusqu'à prendre toute la place et mettre tous les autres au pôle sud (... je suis sûr que vous voyez qui je vise, tiens justement ils sont là, juste au sud de chez moi...)
Au-delà des exceptions et cas bizarres, j'ai beaucoup cherché les contre-exemples, et je je viens d'en trouver un ici: Toronto. Le centre de la ville n'est pas au centre, mais au sud de la ville. Et donc, quand on remonte vers le Nord d'ici, c'est plus chic jusqu'à Bloor Street (où il y a le centre commercial haut-de-gamme Yorkdale), puis ça devient de plus en plus zone, banlieue, puis carrément trou perdu quand on arrive vers Barrie etc. Le genre d'endroit "calme et rustique", un peu. Puis après, c'est le grand Nord, pour lequel il y a même plus d'adjectif, tellement il fait froid!
Et donc Bloor Street est la ligne d'inversion de polarité du dédain en Amérique! Et hop, une attraction touristique de plus!
--
* NB: Ce n'est pas pour autant que j'adhère personnellement à ce principe, loin de là!
«Dans un espace géographique confiné, les gars du Nord regardent toujours leurs voisins du Sud avec dédain.»*
Quelques exemples? Eh bien, le Monde complet, forcément; la Belgique, évidemment; l'Italie; le pays basque et l'Andalousie en Espagne; quel Viêt-Nam a gagné la guerre? Quels Etats ont gagné la guerre de sécession? Le Maroc et le machin contesté du sud; l'Europe du Nord et du Sud; le Royaume-Uni (je vous l'accorde, selon un point de vue très Ecossais); les Etats-Unis et le reste de l'Amérique-sous-Texas...
Comme tout bon principe, celui-ci admet des tas d'exceptions, genre les pays ou villes qui auraient tendance à déformer la mappemonde pour se placer au pôle Nord: Israël, Paris, Moscou; voire ceux qui poussent la déformation jusqu'à prendre toute la place et mettre tous les autres au pôle sud (... je suis sûr que vous voyez qui je vise, tiens justement ils sont là, juste au sud de chez moi...)
Au-delà des exceptions et cas bizarres, j'ai beaucoup cherché les contre-exemples, et je je viens d'en trouver un ici: Toronto. Le centre de la ville n'est pas au centre, mais au sud de la ville. Et donc, quand on remonte vers le Nord d'ici, c'est plus chic jusqu'à Bloor Street (où il y a le centre commercial haut-de-gamme Yorkdale), puis ça devient de plus en plus zone, banlieue, puis carrément trou perdu quand on arrive vers Barrie etc. Le genre d'endroit "calme et rustique", un peu. Puis après, c'est le grand Nord, pour lequel il y a même plus d'adjectif, tellement il fait froid!
Et donc Bloor Street est la ligne d'inversion de polarité du dédain en Amérique! Et hop, une attraction touristique de plus!
--
* NB: Ce n'est pas pour autant que j'adhère personnellement à ce principe, loin de là!
27 février 2006
Mon. 27 Feb. - Les Mondains
Tiens, une fois n'est pas coutume le commentaire est en real-time...
J'ai pris quelques photos aujourd'hui, que j'ai été replacer dans leur contexte dans les autres jours, question de vous préparer un ptit jeu de piste :-)
Voilà la façade du Graphic Arts Building, c'est ma maison pour l'instant.
Une photo à la Véro de moi en train de faire le zouave dans l'œil de HAL de 2001...
J'ai passé une bonne partie de la journée à courir derrière cette ^%$#@! de Sarah (la version locale de notre bonne Stéphanie, mais qui n'est qu'une pâle copie de l'orginial!) pour avoir des nouvelles de ces quelques trucs que Capco me doit encore: un téléphone, un PC portable, un salaire, quelques menus remboursements (billet d'avion, l'appart,...). J'espère qu'ils ont un bon credit rating, eux! Enfin, raté, elle est injoignable, la pâle copie!
:-( Theresa a compris mon objection aux meeting-lunch (je crois que l'abréviation officielle de cette regrettable pratique est le munch), du coup elle a fait l'inverse: le lunch-meeting (leeting?): on amène ses papiers au resto, y a toujours autant de pepsi dessus, mais au moins le cadre est différent. Enfin, cette fois le problème se situe surtout dans mon assiette (mais non, pas mes papiers!): je pensais avoir fait un choix prudent (Crunchy spinach salad)... Oooooh, quel massacre! Quelques feuilles de verdure, un peu de sauce et de machins divers, le tout enfoui sous une montagne de petits vermicelles tout durs qui goûtent le chips.
Le sud de Bay Street, pris du coin de ma rue. Vous voyez le petit CIBC tout en haut? C'est la petite coopérative altruiste et modeste pour qui je travaille...
:-) pour me remettre de la mésaventure de ce midi, je vais manger au resto d'en-face, Le Bifthèque. Je suis reçu en français, et leur Petit Filet Mignon est tout à fait honorable. Un coup d'oeil circulaire me fait confirmer qu'on devient bel et bien ce qu'on mange (clin d'œil à Anne-Françoise ;-)... Il y a quelques belles bêtes qui broutent ici!
J'ai pris quelques photos aujourd'hui, que j'ai été replacer dans leur contexte dans les autres jours, question de vous préparer un ptit jeu de piste :-)
Voilà la façade du Graphic Arts Building, c'est ma maison pour l'instant.
Une photo à la Véro de moi en train de faire le zouave dans l'œil de HAL de 2001...J'ai passé une bonne partie de la journée à courir derrière cette ^%$#@! de Sarah (la version locale de notre bonne Stéphanie, mais qui n'est qu'une pâle copie de l'orginial!) pour avoir des nouvelles de ces quelques trucs que Capco me doit encore: un téléphone, un PC portable, un salaire, quelques menus remboursements (billet d'avion, l'appart,...). J'espère qu'ils ont un bon credit rating, eux! Enfin, raté, elle est injoignable, la pâle copie!
:-( Theresa a compris mon objection aux meeting-lunch (je crois que l'abréviation officielle de cette regrettable pratique est le munch), du coup elle a fait l'inverse: le lunch-meeting (leeting?): on amène ses papiers au resto, y a toujours autant de pepsi dessus, mais au moins le cadre est différent. Enfin, cette fois le problème se situe surtout dans mon assiette (mais non, pas mes papiers!): je pensais avoir fait un choix prudent (Crunchy spinach salad)... Oooooh, quel massacre! Quelques feuilles de verdure, un peu de sauce et de machins divers, le tout enfoui sous une montagne de petits vermicelles tout durs qui goûtent le chips.
Le sud de Bay Street, pris du coin de ma rue. Vous voyez le petit CIBC tout en haut? C'est la petite coopérative altruiste et modeste pour qui je travaille...:-) pour me remettre de la mésaventure de ce midi, je vais manger au resto d'en-face, Le Bifthèque. Je suis reçu en français, et leur Petit Filet Mignon est tout à fait honorable. Un coup d'oeil circulaire me fait confirmer qu'on devient bel et bien ce qu'on mange (clin d'œil à Anne-Françoise ;-)... Il y a quelques belles bêtes qui broutent ici!
26 février 2006
Wed. 22 Feb. - Block Rockin' Beats
Bay Street, vue de Richmond Street vers le Sud (càd le coin des banques)Ah, il est temps pour une petite leçon de géographie. Toronto a une géographie très simple (prenez votre Atlas: http://maps.google.com, échelle 5km): la côte forme une ligne Ouest-Est, puis toutes les routes sont organisées en quadrillage régulier, Nord-Sud ou Ouest-Est. On repère donc logiquement chaque coin par rapport au croisement le plus proche, en prenant de préférence les routes connues. La route Nord-Sud de référence (la version locale du méridien de Greenwich en quelque sorte), c'est Yonge Street (qui est la plus longue rue du monde paraît-il). A l'Est, on trouve Church, Jarvis et Parliament; à l'Ouest, Bay, University, Spadina,... Dans l'autre sens il y a, du Sud au Nord: le front-de-lac, Front, King, Richmond, Queen, Dundas, College, Bloor, ...
Pour l'instant, j'habite à Bay and Richmond. Je travaille à Bay and Dundas. Olivier habite au bout du monde, vers Jane and Bloor. Les Halles-St Géry locales sont du côté de King and University.
:-( Dans ma quête pour mon futur appart, je vais en visiter un du côté de Bloor and St Georges. Il s'agit d'un couple australien qui part en sabbatique et qui donc abandonne son appartement pour 6 mois. L'est assez grand, bourré de brol (livres, machins, bibelots, plantes,... ), mais vraiment trop loin (30 minutes à pied).
Tue. 21 Feb. - Killing An Arab
Ah oui, pas oublier ici, on sait jamais...
Disclaimer: Le titre n'est en rien une incitation à la violence raciale, mais est simplement le titre d'une chanson des Cure, lui-même insprié du livre de Camus "L'étranger".
Les bureaux dans lesquels je travaille sont dans une tour appelée "Atrium on Bay", qui est au croisement des rues Bay et Dundas. Au sous-sol florissent des tas de petits commerces très directement liés à l'alimentation de tous les estomacs de la tour affamés par une demi-journée de travail. Et aussi à fournir cadres et boissons variées pour les nombreux breaks et pauses-café. Puis il y a aussi un drugstore, qui ressemble un peu à la pharmacie près de chez moi: rouge à lèvres, saucissons, magasines, chips, crèmes et lotions en tous genres...
Cet endroit (ça ressemble au sous-sol du City 2, en quelque sorte) fait partie du PATH, un réseau de sous-sols interconnectés qui parcourt tout Downtown. En suivant ce PATH, on arrive à une station de métro (Dundas, pas confondre avec Dumbass, qui ne veut pas dire la même chose...), puis dans le grand centre commercial Eaton Centre, qui est un peu comme l'Esplanade de Louvain-la-Neuve, en à peine 5 ou 10 fois plus grand. C'est là qu'on se rend compte que finalement le dépaysement est assez gérable: Sears = Innovation, W&H Books = Club, Aldo = Mach3, H&M = H&M, Zara = Zara, Mango = Mango, Sony Center = Sony Center,...
Comme il fait assez froid, je tente de rentrer chez moi en souterrain, pour une fois. Bon, ça marche pas trop, je trouve pas le chemin, je ressors à Queen, ça ne m'a finalement pas beaucoup avancé.

:-) Au détour de mes errances, je tombe dans un couloir tout vide et tout orange, j'ai l'impression d'être dans "2001 L'odyssée de l'Espace".
:-( J'ai reçu dans le Welcome Pack de mon appartement, un paquet tout plat qui se présente comme "popcorn minute": on met au micro-ondes, ça fait pof-pof-pof et ça gonfle. Je me marre tout seul devant mon micro-ondes, mais finalement c'est des pop-corns au beurre, très gras et pas bons. Un peu déçu, les 3/4 du paquet volent à la poubelle.
Disclaimer: Le titre n'est en rien une incitation à la violence raciale, mais est simplement le titre d'une chanson des Cure, lui-même insprié du livre de Camus "L'étranger".
Les bureaux dans lesquels je travaille sont dans une tour appelée "Atrium on Bay", qui est au croisement des rues Bay et Dundas. Au sous-sol florissent des tas de petits commerces très directement liés à l'alimentation de tous les estomacs de la tour affamés par une demi-journée de travail. Et aussi à fournir cadres et boissons variées pour les nombreux breaks et pauses-café. Puis il y a aussi un drugstore, qui ressemble un peu à la pharmacie près de chez moi: rouge à lèvres, saucissons, magasines, chips, crèmes et lotions en tous genres...Cet endroit (ça ressemble au sous-sol du City 2, en quelque sorte) fait partie du PATH, un réseau de sous-sols interconnectés qui parcourt tout Downtown. En suivant ce PATH, on arrive à une station de métro (Dundas, pas confondre avec Dumbass, qui ne veut pas dire la même chose...), puis dans le grand centre commercial Eaton Centre, qui est un peu comme l'Esplanade de Louvain-la-Neuve, en à peine 5 ou 10 fois plus grand. C'est là qu'on se rend compte que finalement le dépaysement est assez gérable: Sears = Innovation, W&H Books = Club, Aldo = Mach3, H&M = H&M, Zara = Zara, Mango = Mango, Sony Center = Sony Center,...
Comme il fait assez froid, je tente de rentrer chez moi en souterrain, pour une fois. Bon, ça marche pas trop, je trouve pas le chemin, je ressors à Queen, ça ne m'a finalement pas beaucoup avancé.

:-) Au détour de mes errances, je tombe dans un couloir tout vide et tout orange, j'ai l'impression d'être dans "2001 L'odyssée de l'Espace".
:-( J'ai reçu dans le Welcome Pack de mon appartement, un paquet tout plat qui se présente comme "popcorn minute": on met au micro-ondes, ça fait pof-pof-pof et ça gonfle. Je me marre tout seul devant mon micro-ondes, mais finalement c'est des pop-corns au beurre, très gras et pas bons. Un peu déçu, les 3/4 du paquet volent à la poubelle.
21 février 2006
Sun. 19 Feb. - Cambodia
Après une longue nuit de repos, un 'tit tour dans Chinatown pour aller chercher deux trois trucs de première nécessité: ce foutu adapteur de prise, le chargeur de piles... Je dois avouer que je me suis pas trop attardé sur les devantures des vendeurs de bouffe exotique, pleines de trucs indéfinissables (suis sûr que tout ça plairait beaucoup a maman :-)
Ils sont marrants ces chinois, ils vendent vraiment tout et n'importe quoi. On se croirait chez nos Arabes de la rue de Brabant tiens... J'ai donc trouvé mes brols entre le rayon valises et le rayon éventails :-)
Enfin, ce n'est pas que les Chinois finalement. De retour chez moi, je cherche un gel-douche. Eh bien c'est simple: j'entre à l'Innovation, je vais au sous-sol, dans les rayons literie-intérieur (genre "Habitat"), juste à côté, je trouve la pharmacie: c'est là que je trouve mon flacon (faire gaffe, entre les lotions dégraissantes, regraissantes, hydratantes, moisissantes, ... pas se tromper!). La pharmacie, donc, c'est le magasin où on vend des médicaments (ah tiens?), des savons, des jus de fruits, des corn-flakes, des chips (je crois que ça, ils le vendent dans tous les magasins), des torchons, des tournevis et des clous, c'est pourtant évident non? :-)
:-) Dans Chinatown, le dépaysement est assuré: tout est écrit en Chinois, et il n'y a que des Chinois, et quelques touristes...
:-( Nondidju qu'est-ce qu'il fait froid dans ce pays!!! Et il y a un truc que j'ai pas dû comprendre, j'ai croisé un gars en t-shirt, et à chaque coin de rue il y a un gars qui passe la nuit dans une caisse en carton. C'est génétique ou quoi?
Ils sont marrants ces chinois, ils vendent vraiment tout et n'importe quoi. On se croirait chez nos Arabes de la rue de Brabant tiens... J'ai donc trouvé mes brols entre le rayon valises et le rayon éventails :-)
Enfin, ce n'est pas que les Chinois finalement. De retour chez moi, je cherche un gel-douche. Eh bien c'est simple: j'entre à l'Innovation, je vais au sous-sol, dans les rayons literie-intérieur (genre "Habitat"), juste à côté, je trouve la pharmacie: c'est là que je trouve mon flacon (faire gaffe, entre les lotions dégraissantes, regraissantes, hydratantes, moisissantes, ... pas se tromper!). La pharmacie, donc, c'est le magasin où on vend des médicaments (ah tiens?), des savons, des jus de fruits, des corn-flakes, des chips (je crois que ça, ils le vendent dans tous les magasins), des torchons, des tournevis et des clous, c'est pourtant évident non? :-)
:-) Dans Chinatown, le dépaysement est assuré: tout est écrit en Chinois, et il n'y a que des Chinois, et quelques touristes...
:-( Nondidju qu'est-ce qu'il fait froid dans ce pays!!! Et il y a un truc que j'ai pas dû comprendre, j'ai croisé un gars en t-shirt, et à chaque coin de rue il y a un gars qui passe la nuit dans une caisse en carton. C'est génétique ou quoi?
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