15 octobre 2007

Mon. 15 Oct. - I Drove All Night [Cindy Lauper]

Je viens de recevoir en pleine figure la constatation que les chambres d'hôtel n'ont pas de mémoire. Hier soir, c'était le foutoir ici suite à notre retour d'une escapade dans le Val-de-Marne. Ce matin encore, même foutoir sur fond olfactif de vieille pizza froide.
Je rentre du boulot ce soir: tout est nickel, plus une trace, la chambre est comme neuve. Kalila est dans l'avion et l'hôtel ne se souvient pas de son passage.

Enfin, le côté positif de l'histoire, c'est que je vais avoir un peu de temps pour poster quelques histoires, après les avoir vécues...

Au passage, je me permets de recommander très vivement le manoir où nous avons passé le week-end: A 1 heure de Paris, en rase campagne, une propriété superbe et des hôtes charmants... le pied!

Le manoir de Beaumarchais

29 septembre 2007

Sat. 15 Sep. - Precious Thing [Tori Amos]

La vue


Une chose est sûre: ici, les gens aiment la couleur. Des saris fabuleux aux chemises flashy d'un goût nettement plus douteux des hommes, en passant par les statuettes de Ganesh orange fluo et les temples barbouillés en arc-en-ciel, on est loin de la sobriété parfois un peu terne de Toronto!



L'ouïe

La, c'est simplement la catastrophe! Les rues sont complètement saturées, ce qui est déjà pas mal un plaie en soi, et qui devient une véritable calamité auditive quand on comprend la conduite à l'indienne: ici, on n'utilise pas les feux clignotants: on klaxonne. On klaxonne pour avertir qu'on tourne. Ou qu'on freine. Ou encore qu'on accélère, qu'on passe à gauche, à droite, qu'on approche du virage, qu'on prend la route en sens interdit, qu'on décroche le téléphone, qu'on pète au volant, qu'on respire... Bref, c'est un concert incessant. Passé l'amusement que cela occasionne les quelques premiers jours, j'imagine que ça peut devenir sérieusement agaçant.

Le toucher
Peux pas toucher!

27 septembre 2007

Sun. 16 Sep. - Hit that [Offspring]

L'odorat


L'odeur dominante pour l'instant est celle de l'air conditionné en cycle fermé, ce qui n'est pas très représentatif, évidemment. Ce qui l'est plus, et qui est la raison principale du "cycle fermé", c'est l'omniprésente odeur d'échappement des Rickshaws, ces infernaux taxi-tricycles montés sur moteur de tondeuse à gazon, et qui donnent un air de suicide au monoxyde de carbone à toute la ville.

26 septembre 2007

Sat. 22 Sep - Only Happy When It Rains [Garbage]

L'inde en 5 sens...



Le goût
Une fois passé le problème de se faire cautériser les papilles gustatives à coup de chutney (soit on s'y habitue, soit il faut s'habituer à ajouter le "non-spicy please" à chaque commande... avec un résultat variable!), c'est un véritable festival gustatif ici! Répondant à des noms plus exotiques les uns que les autres, les mets sont en général soigneusement teintés de 1001 touches épicées, marinées, mélangées et me permettent de redécouvrir le concombre aigre-doux, les noix et cacahuètes et encore toutes sortes de trucs dont je ne connais pas le nom. Même les cuisines asiatiques (de l'est) sont adaptées et mises à la sauce indienne.

Ici, je suis encore vivant (= je n'ai pas encore touché aux explosifs sur mon assiette), devant une table de cuisine sud-indienne (du Kerala): feuille de bananier (qu'on ne mange pas), soupe piquante, crottes de brebis (je crois que ce sont des chouffleurs en fait) piquants, pain qui sert d'ustensile à manger la sauce aux lentilles (piquante) et les morceaux d'agneau (piquant) marinant dans sa sauce au chutney (euh... devinez). A ma gauche, dans la bouteille en plastique, c'est de l'eau, cadeau des dieux et seul répit pour les papilles...

Mon. 24 Sep. - Celebrity Skin [Hole]


Je dois avouer qu'ils ont pas fait les choses à moitié pour rendre mon séjour agréable et excitant: je vous ai déjà parlé quelques fois de cette drôle de coupe du monde de football qui se joue avec une batte, des wickets et des positions ridicules. Ils se sont donc arrangés pour faire coïncider la finale avec ma date de départ, qualifier leur équipe nationale pour jouer en finale, et même finalement gagner la finale!
Et c'est là qu'on se rend compte qu'il s'agit bien, malgré les apparences, d'une coupe du monde de foot: Les pubs sont envahis de gars qui boivent de la bière et hurlent devant les écrans de télé, et à la fin du match, il y a des tas d'idiots qui klaxonnent en rue (enfin ça, ça change pas beaucoup de l'ordinaire!) en agitant des drapeaux. Vous voyez: ici ou ailleurs, c'est toudi la même chose!

24 septembre 2007

Mon. 24 Sep. - La Dernière Heure


C'est revenu! La finale de la coupe du monde de cricket ce soir va opposer l'Inde ... au Pakistan! Et rebelote, on est de nouveau à deux doigts de la guerre nucléaire ici!
Et justement, c'est ce soir que je m'envole pour la France: j'ai toutes les chances que mon avion survole le Kashmir, soit pris par les uns comme une intrusion illégale et arrogante de la part des autres sur leur territoire et soit envoyé par le bas à coups de missiles sol-air.
Ou soit touché par les mêmes missiles mis à feu par les militaires saoûls fêtant la victoire et en mal de feu d'artifices.
Bref, je risque ma vie!

Bon, pour au moins être sûr d'arriver vivant jusqu'à l'avion, «Allez Inde!»

(image © yahoo.com)

21 septembre 2007

Fri. 21 Sep. - Sugar Coma [Courtney]

Comme on s'y attendait, prendre sa voiture pour traverser la ville est à chaque coup une mission périlleuse. Le résultat? Hier, un des gars de l'équipe m'écrit qu'il ne viendra pas parce qu'il doit passer à l'hosto pour un gros bobo au genou suite à une chute de moto. Un autre boîte. Aujourd'hui, un autre gars débarque avec un bras en écharpe... Ils ont l'air de s'esquinter facilement, les pauvres!


On comprend vite la raison quand on se retrouve dans la circulation, au milieu de la bataille: le code de la route, ici, c'est tout au plus un ensemble de suggestions, de bonnes pratiques, vaguement respectées par une partie des mobiles (et en plus, il faut compter avec la surprise des obstacles mobiles que sont les vaches sacrées!)

20 septembre 2007

Thu. 20 Sep. - All the small things [Blink 182]

Un petit point MarketWatch, pour marquer l'événement, tiens:

Jetez un coup d'œil là en-bas, aux cours de change:
Le dollar canadien est à 1 pour mille de rattraper la valeur du dollar U.S. Ce dernier est en effet en train de dégringoler sérieux. Bon, vu la junte qui occupe la maison blanche depuis 7 ans, ce n'est que normal, mais quand on atteint ce genre de paliers, ça étonne toujours.

A l'inverse, le SENSEX, l'index des valeurs indiennes côtées au BSE (Bombay Stock Exchange) est en progression de 60% sur 1 an et demi, et leur roupie se porte comme un charme.

En conculsion, j'enverrai bien mes dollars U.S. en état de déliquescence avancée vers des terres plus prometteuses...
En seconde conclusion, les Etats-Unis vont bientôt devenir une terre de vacances sympa et bon marché. Enfin, sympa pour autant qu'on évite les villes fantômes pleines de maisons modestes vides et mises en vente forcée suite au défaut de payement des propriétaires (qui eux,, n'occupant plus lesdites maisons, campent dans les parcs?). Ambiance morose assurée!

19 septembre 2007

Wed. 19 Sep. - Le mix du lounge bar de l'hôtel [Dans le lounge bar de l'hôtel]


Comme je suis, là, en train de blogger en wireless, affalé sur un des divans du lounge bar de l'hôtel (je commence pas à me répéter sur celle-là?), avec un bon thé chai masala (oui, d'autres auraient probablement opté pour le verre de Talisker ou le vodka martini, shaken, not stirred) pour digérer le très bon buffet de produits de la mer du Leela Palace, écoutant alternativement le très bon beat du mix des DJ du jour (hier, dans le resto, on a eu droit à de la musique arabisante, pas mal du tout aussi d'ailleurs) et les débordements de joie du personnel du fait que l'Inde est en train d'étaler les Brittons au cricket (je viens juste d'assister à un wagonwheel, soit une série de six sixes (= les homeruns du base-ball)) je me dis que là, tout de même, y a pas à dire,... je suis bien!

Je sais pas si je l'ai déjà assez dit, mais après presque une semaine, je suis toujours aussi amoureux de l'Inde. Malgré l'état général de la ville, les différences sociales incroyables, le manque criant d'infrastructure, les embouteillages pas possibles et la pollution qui en ressort, je sais pas, il y a un truc magique. Les gens sont serviables, souriants, aimables, amusés, accueillants, colorés, et ont l'air de prendre la vie du bon côté, de rester zen en toute occasion (ce qui par ailleurs n'en fait pas des bêtes de ponctualité - même moi je m'en suis rendu compte!). On sent bien que s'ils règlent les quelques problèmes logistiques du début du paragraphe, l'endroit a tout pour devenir un paradis (quoique, assez peuplé, le paradis).

Comme je suis le genre de gars qui aime partager ses expériences, je suis tout prêt à céder ma place à qui veut sauter sur l'occasion dès l'an prochain. Pour postuler, il faut (1) Parler Français, (2) Avoir plus ou moins mon profil professionnel (taille moyenne, cheveux longs, DrMartens... ah non, je m'égare). A la clé: voyages, dépaysement, extase gustative, confort, luxe et service inégalés, choc culturel garanti.

17 septembre 2007

Sat. 15 Sep. - See You Later [Elliott Smith]


Alors on a tous bien compris que l'Inde, c'est le pays des bidonvilles, que le prix de la vie c'est pas un balle et ce genre de considérations...
Mais bon, pas ici: Bangalore subit une urbanisation massive accélérée, et condense une croissance de 500 ans à Londres ou de 100 ans à Toronto en 5 ou 10 ans. Du coup elle ne s'y retrouve pas trop dans cette crise d'adolescence express. Notamment, point de vue immobilier. A deux pas de la photo ci-dessus (et encore, j'ai pas la photo du village-sous-bâche de l'autre côté de la rue), se trouve Palm Meadows, un quartier gardé (c'est-à-dire clôtures, porte d'entrée et gardes à l'entrée: n'y entrent que les habitants et leurs invités), une espèce de Rhodes-St-Genèse tropicale inspirée de l'urbanisation nord-américaine à la SimCity (on réplique des maisons identiques sur un quadrillage régulier de rues). Il y est interdit de klaxonner en rue, les rares voitures y roulent tout doucement, les enfants roulent tranquillement à vélo au milieu de la rue...


Quid du prix de la tranquillité? Bah, trois fois rien, on l'a pour le prix d'un manoir à Uccle je suppose: du genre dix mille dollars par mois de loyer pour un maison 3/4 chambres. Alors, voyez, ceux qui se plaignent de Bruxelles: il reste de la marge. Par contre, ça en fait un placement immobilier absolument fabuleux, puisque le prix d'achat lui est plus ou moins normal (tout de même aux environs du million de dollars pour la même maison). Mais faites le rapport: Le retour sur investissement est ultra-rapide.


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14 septembre 2007

Fri. 14 Sep. - Numb [Linkin Park]

Je sens jusqu'ici le souffle de soulagement de tout le pays, dont l'équipe vient de voler à l'arraché le match nul dans la coupe du monde de cricket contre l'ennemi abhorré, le Pakistan, en sauvant les deux derniers jets.
Je le sens, mais ne l'entends pas car, en bonne tradition britannique, toute la ville ferme boutique à 11h, on met les poivrots au lit et la vie s'arrête.

Ah tiens non, c'est pas fini, on joue les prolongations. Aïe, la guerre nucléaire n'est pas encore totalement écartée.

Fri. 14 Sep. - Love fool [Cardigans]

Pour ma première expérience en Inde, je dois avouer que l'immersion se fait en douceur. Je commence ma journée dans un hôtel tout ce qu'il y a de plus occidental, je suis trimballé en voiture par notre chauffeur attitré et je travaille dans un immeuble à bureaux tout neuf tout droit importé de chez nous aussi, avec son open-space, ses portes en verre et ses ascenseurs OTIS. En gros, c'est un peu comme si je voyais l'Inde au cinéma: par les vitres de la voiture, la miniature du Taj Mahal dans l'entrée des bureaux, les collègues en sari (pas tous... les gars sont en jeans et t-shirts), et les bidonvilles par la fenêtre de la cantine au bureau...

Le lieu de travail. Comme vous voyez, il a un peu plu cette nuit.

13 septembre 2007

Wed. 13 Sep. - Hindu-English mix [Les Saris de l'Open-Space]

Et voilà, me voici dans l'Open-space de mes collègues Indiens, à Bangalore! Arrivé dans la nuit, je m'enchante de ma recontre avec l'Inde depuis 12 heures.

L'hôtel est super luxe, sur l'artère principale de la ville, mais style gros hôtel occidental, pas beaucoup de charme, tout moderne, écran géant, console domotique et tout le bazar (y compris coupures d'électricité de temps en temps)
Vue de la fenêtre de ma chambre

Il faut se brosser les dents à l'eau en bouteille: malgré les apparences (robinets nickel), l'eau grouille de sales machins infectieux. Je n'ai pas vérifié moi-même, mais je me fie à l'avis des autres.

La ville ressemble un peu à l'Europe de l'est, ou à l'Afrique du nord (plutôt, vu le temps et les palmiers): quelques batiments jolis, beaucoup en construction, des façades pas très soignées, des millions de gens en mobilettes ou en 3-roues qui grouillent sur les rues, et (ça par contre, c'est spécifique à ici) contournent soigneusement les vaches avachies (eh) au milieu de la route, en train de brouter les bas-côté. Pas mal d'embouteillages aussi (enfin, pas plus qu'à Paris en fait).

Des tas d'indiens partout, des jolies indiennes en saris aussi

Mon ventre qui se sent déjà à moitié bien, sais pas si c'est la nuit trop courte, la crainte que ça va pas aller ou le déjeûner déjà... :)


Frederic is offline. Messages you send will be delivered when Frederic comes online.

11 septembre 2007

Wed. 5 Sep. - One Way [Levellers]

A force, je commence à m'habituer aux transports aériens. Par exemple, même si les aéroports sont en général des endroits tout à fait charmants et bucoliques, il ne faut pas abuser des bonnes choses et j'ai appris à résister à l'appel des compagnies aériennes qui nous invitent à y passer 3 heures avant chaque vol. Ils ferment le comptoir d'enregistrement 1 heure avant le décollage, donc je me spécialise dans le fait d'y arriver 1h05 avant. Une bonne manière d'éviter les mauvaises surprises, c'est de s'enregistrer à l'avance, sur internet . Du coup, comme par magie, on passe devant toute la file pour déposer ses bagages.

Le risque, c'est que ça fait des tas d'histoires quand je vise mal et qu'il reste 50 minutes avant le décollage, peut plus enregistrer les bagages, donc je perds les flacons de shampooing et de mousse à raser quand je passe par la case "contrôle". Un truc pas mal aussi, c'est de savoir le terminal d'où le vol part. J'ai déjà parcouru 4 des 6 terminaux de l'aéroport de Paris parce que le système d'affichage des informations était en panne, c'est d'un intérêt touristique non négligeable, mais on profite peu quand il reste 1h02 aux horloges...
Ah oui, voir avant de partir vers l'aéroport si le vol serait pas retardé par hasard (systématique pour les vols du soir vers New York par exemple), peut aussi permettre de ne pas allonger la glande dans les salles d'attente.

Les avions ne sont pas tous les mêmes. En général, les modèles plus récents sont mieux équipés. Ceux qui datent de 1975, moins équipés (Astuce: c'est un peu comme les voitures en fait. La vaillante Mercedes 200 de 1975 a des gadgets moins sympas que la dernière série 5). Les MD-80, 737, 747 c'est des vieux trucs. Les Airbus 330, Boeing 767 et 777 sont mieux.

Dans l'avion, toutes les places ne sont pas les mêmes. Sans aller jusqu'à payer le double du prix pour voler en business class, j'ai repéré les numéros des places du pont supérieur du 747 (de 60 à 69), qui sont plus spacieuses, et il faut aussi repérer celles des places près des sorties de secours, qui sont pas mal aussi. Une autre manière de faire pour choisir sa place, c'est d'entrer le dernier dans l'avion et de s'asseoir sur n'importe quelle place libre qui a l'air cool. Je me demande si ça marche aussi en première classe, tiens, ce coup-là...

Un bref aperçu des mauvais plans:
- essayer de s'allonger pour piquer un somme dans l'allée centrale,
- aller dire bonjour au pilote pendant le vol, en particulier lui faire une blague du genre "pan, t'es mort!"
- s'installer en douce dans les porte-bagages
- économiser sur le billet d'avion et voyager en soute
- insulter le gars de la douane U.S.
- gonfler les gilets de sauvetage et organiser un beach-volley dans l'avion
- ouvrir une porte de secours pour ventiler un coup quand le voisin retire ses chaussures
- passer les portes de sécurité en courant


---
Bon, ma technique du "juste à l'heure" s'est retrouvée prise en défaut ce vendredi. Faut dire qu'ils y ont mis le paquet: un vendredi soir heure de pointe, une horde de supporters bariolés pour aller soutenir les bleus dans le match inaugural de la coupe du monde de rugby (a-t-on idée! D'ailleurs ils ont perdu, bien fait pour eux tiens!), un pignouf qui se pend au frein de secours du RER (deux fois de suite même) et la machine qui veut plus lire mon ticket à la sortie... Mais bon, c'est juste le train que j'ai raté, et là c'est pas la mort d'embarquer sur le suivant 25 minutes plus tard...

08 septembre 2007

Fri. 24 Aug. - Ocean Size [Jane's Addiction]

Comme promis, une description de "tout le bien que je pense" de WBI, le système que je suis en train d'apprendre, et qui s'inscrit dans la famille très à la mode pour l'instant des EAI - Enterprise Application Integration. La banque pour qui on bosse a décidé de baser toute son informatique sur cet outil.

En un mot, c'est complètement nul. A un point tel que je me demande comment l'abruti qui a un jour (il y a 5 ans) décidé d'acheter cette chose ose encore se regarder dans la glace. Et d'ailleurs, plus fondamentalement, qui sont les débiles mentaux qui ont même eu l'idée de construire un tel outil, pour commencer.

L'outil en question, c'est une belle boîte à outils Fisher Price, avec le gros tournevis rouge, les vis jaunes et le marteau vert. IBM leur a vendu cette chose en leur prétendant qu'on était entrés dans l'ère du «building block» et que ça leur simplifierait la vie («même un enfant pourrait l'utiliser!»), «vous allez voir comment que vous allez réaliser tous les travaux de la maison en un clin d'œil avec ça!» Le clin d'œil à pas louper, c'était celui du commercial d'IBM à son patron.

Et donc voici un résumé de leur situation à l'heure actuelle: ils ont assemblé tous les meubles de la maison avec les grosses vis jaunes en plastique et ils se demandent maintenant pourquoi ça tient pas bien, qu'il a fallu mettre des emplâtres dans tous les sens avec des vraies vis en métal pas belles du tout, et que vous êtes sûrs que ça va tenir l'an prochain, quand on va doubler le volume des transactions?
C'est alors qu'on se retourne vers le commercial d'IBM qui, pas de chance, a pris sa retraîte anticipée avec l'argent de la commission qu'il s'est faite sur cette vente juteuse et qui est quelque part sur une île aux Caraïbes. Quant au service technique d'IBM: «Oh là là, me dites pas que vous traînez encore ce dinosaure? C'est complètement has-been votre truc, sooooo nineties! Non non, on supporte plus cette antiquité depuis des mois! Vous devriez migrer sur notre nouveau produit WPI tiens... d'ailleurs, on va vous envoyer un commercial qui va vous emballer tout ça vite fait, il a justement envie d'aller prendre l'apéro avec son copain en Guadeloupe...»

Jusque là, j'en rigole. Là où le rire jaunit (comme les vis), c'est quand on essaye de m'apprendre (pour que je puisse ensuite diriger une équipe d'Indiens qui feront la même chose) comment utiliser les outils primitifs en plastique de couleur, et comment bidouiller pour en contourner les limitations, pour construire des machins dont je sais bien que je les réaliserais impeccablement en un quart du temps avec mes bons vieux outils standard (et gratuits) que sont java, eclipse et jboss.

Il n'a d'ailleurs pas fallu deux jours pour que l'instructeur, en train de montrer comment utiliser tel ou tel outil de son gadget fisher-price-IBM, nous sorte éclaire un peu sur le fond des choses:
- «Alors ce module-là, 'faut pas faire trop attention, c'est complètement buggé»
- «Mais!?!?... C'est complètement neu-neu ce machin-là!»
- «Maaaais kessqu'il me fait là??? N'importe quoi!» (eh non, pas en parlant de moi... mais de l'outil qui essayait péniblement d'interpréter mon modèle)

06 septembre 2007

Thu. 6 Sep. - Je sais pas [Starbucks compilation]

Je me suis laissé tenter par le mythe: Je suis dans un Starbucks à siroter un caramel macchiato devant mon MacBook connecté au monde (tellement connecté d'ailleurs que j'y rédige ce message).

La musique est un machin un peu mou, une contrebasse et une trompette, un gars avec une grosse voix et le tout fait penser à New York New York

En dépit de toutes ces apparences, je ne suis ni à Manhattan ni à Toronto, mais bien à La Défense, le quartier tout neuf de Paris qui ressemble à Louvain-la-Neuve...

<edit> (voir le commentaire de Jules...)
Une des ressemblances frappantes, c'est les dalles au sol sont les même que celles de la terrasse de la maison de ma famille à LLN :-) A part ça, il y quelques habitation troglodytes qui font très Louvain-en-Woluwe, et puis pas mal de béton nu, comme on en trouve du côté des Sciences. Et puis l'esplanade piétonne, un étage au-dessus des voitures... Mais je reconnais que pour le reste, la forêt de tours en acier et verre ne ressemble à rien, et c'est très laid.

23 août 2007

Wed. 23 Aug. - Why Don't You Do Right [Jessica Rabbit]

Je devrais commencer à mentionner où je suis plutôt que ce que j'écoute. Tout à l'heure, quand je rêvassais à l'élaboration de ce message, j'étais sur la place Victor Hugo, dans le XVIème à Paris. J'imagine que c'est devenu assez difficile de suivre mes mouvements et j'avoue que je me demande parfois où je suis moi-même quand je me réveille le matin.

Enfin, je suis donc ici pour suivre une formation, comme au bon vieux temps! Cool, horaires relax, rien à branler après 5h30, eeeeeaaaasy life! Je dirai tout le bien que je pense du système que j'apprend une autre fois... Je suis accompagné par 6 autres élèves, tous fraîchement engagés par la banque à leur sortie d'école. J'ai donc été délibérément vague quant à la raison de ma présence parmi eux.

En effet, je suis l'avant-garde de l'infanterie asiatique qui, chevauchant le spectre de la globalisation, va déferler céans assoiffée de travail, de prospérité, de croissance et d'argent facile (et de sang aussi, n'oublions pas que ces sauvages mangent leurs enfants hein!). Et donc je me suis dit que j'allais pas clamer tout ça trop fort, question de pas jeter un froid dans la classe en passant pour l'instrument de leur mise à la retraite anticipée imminente.

Ah! S'ils savaient! On est loin du compte! La globalisation vue de l'intérieur, eh bien, c'est tout autant le bordel qu'à l'ordinaire, si pas encore plus. Las! Point d'armée en marche, tous au pas comme un seul homme, courageux comme le puma mais rigoureux et empreint d'abnégation telle la fourmi, ai-je entendu de mes collègues à Bangalore:
- «Faudra faire avec ce qu'on a!» «
- «Puis, faut pas les effrayer, ou les ennuyer avec des jobs moroses, sinon ils démissionnent et vont voir chez le voisin»,
- «Puis faut les faire voyager, on leur a promis pour les faire signer»,
- «'parlent pas un mot de Français: ils sont bilingues Hindi-Kanaataka, ou Hindi-Tamoul, certains parlent aussi un drôle d'Anglais avec des R roulés et des T qui claquent vite»

Et donc moi je dois m'arranger pour que cette bande de saltimbanques s'intègre et collabore efficacement avec les gars d'ici qui se méfient d'eux comme de la peste.



:-) Encore de belles histoires en perspective!




PS: Ah oui, en voyage il faut toujours se plier aux coutumes locales, donc j'ai mangé de l'Andouillette ce midi. Enfin, "manger"... Bref, plus jamais, quoi!
Heureusement, la sole meunière grillée à la perfection de ce soir a redressé la barre...

15 août 2007

Wed. 15 Aug. - Mono [La Veuve Cobain]

Parfois dans la vie, il faut faire preuve d'un peu de jugeotte... Par exemple, quand on se donne rendez-vous dans un magasin qui s'appelle World's biggest bookstore, on peut logiquement s'attendre à pas se retrouver en 30 secondes. Surtout que comme d'hab, le biggest s'entend au premier degré, en terme de surface ou de volume et pas comme on pourrait s'y attendre en terme d'éclectisme ou d'étendue de choix (on a tout de suite droit à un rayonnage complet de volumes du dernier Harry Potter)

21 juillet 2007

Fri. 5 Jul. - A Prince In A Pauper's Grave [Carter USM]

Il m'est arrivé un truc bizarre aujourd'hui où je me suis senti tout con... J'étais dans le métro à Paris, à l'heure où il y a juste plus trop de monde, j'étais debout perdu dans mes pensées (ou en train de mater une .... noooon, je ne fais plus ça voyons!), puis le gars qui était assis là tout près de moi se met à tomber par terre, boum!

Deux autres personnes l'aident à le remettre sur son siège, làààà tout va bien, puis la dame qui est assise à côté de lui commence à lui dire qu'il est blanc comme un cierge et qu'il a probablement eu une chute de tension, ou qu'il a besoin de manger du sucre ou en tous cas aller voir un médecin. A la station suivante, elle sort de la rame et lance à la cantonnée "Le gars là il est tout pâle, il va pas bien, il faudrait faire quelque chose; moi je peux pas je suis pressée." Comme le siège est libre, je m'assied à côté du pâle, puis je commence à sonder un coup "ça va mieux?", "quelle station vous sortez?", "avez-vous pensé à aller voir un médecin/prendre du repos?" etc. Il baragouine des machins incompréhsenbiles et j'ai alors un peu honte à l'idée que je sais déjà que je ferai rien pour lui.

Je suis pas sorti à sa station, conduit au SAMU le plus proche et veillé sur lui comme un frère. L'idée m'a effleuré l'esprit: j'étais pas particulièrement pressé, mais je connaissais pas du tout le coin, quoi faire du bonhomme, où trouver où l'emmener et pire que tout, comment lui présenter cette invasion de sa sphère d'auto-détermination.

Je me sens maintenant con de ne pas l'avoir fait (surtout que je suis arrivé une demi-heure en avance à mon rendez-vous, qui n'a finalement pas eu lieu), de ne pas avoir pris cette chance de faire preuve d'un brin de solidarité Amélie Poulainsque, et d'être resté guindé dans ma réserve, pour la bête raison que je savais pas trop comment m'y prendre.

Du coup j'ai été faire du shopping, comme une fille (clin d'œil au film "A good woman").

13 juillet 2007

Tue. 4th of July - That Joke isn't funny anymore [Les Smiths]

J'avais pas remarqué, mais c'est les vacances! Je ne sais trop comment, en traversant la Seine dans le métro mon esrpit s'est mis à divaguer sur l'expression "réussir ses vacances", dans le sens de "mais pourquoi? -- pourquoi même en vacances on ne se fout pas la paix avec cette obsession de la réussite?". Depuis qu'on est petit, on nous bassine avec "réussir son année", "réussir ses examens", "réussir son permis de conduire", "réussir sa carrière", "réussir son mariage", "réussir ses projets", et même le terrifiant "réussir sa vie"... Pourquoi de temps en temps on prend pas aussi un peu son pied à foirer (c'est un plus beau mot que "rater", non?) des trucs? Ou à la limite à riendutout des trucs, juste les vivre tels qu'ils viennent?

Si l'école ne formattait pas tout le monde avec ça dès le plus jeune âge, est-ce que la vie serait plus cool? un peu moins compétitive? moins trépidante? plus chiante?

Ca me rappelle un texte que j'ai lu un jour qui prétendait que l'Homme ne trouve satisfaction que dans l'échec. Les ambitieux et ceux à qui tout réussit continueront toujours à viser plus haut, plus loin, plus difficile jusqu'à trouver la planture finale et délivrante; que l'ambition d'un homme est mesurée à la hauteur de sa chute. Et de citer en exemple nombre généraux, hommes de guerre ou dirigeants politiques, ou encore artistes (Napoléon, Hitler, Ian Curtis, Michael Jackson...)

08 juillet 2007

Thu. 21 Jun. - Que Paso que paso [Radio Bemba Sound System]


Je ne sais pas encore trop par quel miracle (merci Jaczek!), dans la tourmente de mes déplacement intempestifs et mes changements de plans incessants, j'ai réussi à aller voir un concert à Toronto, sold-out depuis des mois, à une date où j'étais censé être partout sauf là.

Et quel concert mes amis! La réplique de ce fabuleux show de Manu Chao, le Radio Bemba Sound System, dont je parle d'ailleurs dans un post précédent. L'a pas perdu son énergie, le bonhomme! Toujours aussi excité, toujours autant de Que Paso Que Paso pour ponctuer le concert, il a une fois de plus mis le feu. Sauf que les gens ici sont un peu mous et l'ambiance n'avait rien de celle de réacteur nucléaire en surchauffe de Forest-National à l'époque...

Il nous a tout de même gratifiés de 3 rappels généreux et d'un bon 3 heures de concert, et quelle ne fut pas notre surprise, alors qu'on flânait à la sortie en quête de cochonneries à se mettre sous la dent, de voir le petit Manu prendre un bain de foule minettes, distribuer bisous accolades et autographes à un attroupement de fans hystériques...

Sat. 23 Jun. - Godless [Dandy Warhols]

Entre la fin de ma mission à New-York et le début de celle de Paris, je me repose une semaine à Toronto, je reconnecte avec mes amis en tous genres, pas trop travailler et profiter un peu de la vie. Donc samedi, Kalila m'invite à un événement organisé par un des siens amis, OpenCities.

L'idée est de rassembler des gens (ouvert à tous) autour du sujet de "Open Cities", qui est un hybride entre Open (de Open Source, le logiciel libre) et City (de Sex & the City? euh sais pas, City comme dans city quoi). Quelque part entre "j'ai fumé la moquette" et "le berceau de la prochaine révolution urbaine", il s'agit d'une soupe "on refait le monde" très ouverte autour des thèmes des transports publics, de l'urbanisation, des principes de démocratie participative, de l'internet comme accélérateur et facilitateur des relations humaines et des services citoyens...
J'ai retenu les gars qui organisent des batailles d'oreillers dans les rues (et qui exportent le concept à New-York maintenant), ceux qui dansent au son de la musique des magasins en rue, le gars qui veut faire une encyclopédie collaborative de la ville (torontopedia.com), ceux qui veulent devenir une force politique, celui qui a pas dit un mot tellement il était en symbiose avec son MacBook...

J'y ai aussi découvert que l'esprit d'entreprise (ou d'initiative) est en effet nettement plus développé ici qu'en Belgique. Ici, les gens essayent tout et n'importe quoi, ils transforment n'importe quelle vague idée en un business (ou un non-business). Je suppose que la majorité se plante, mais pas de problème ils recommencent. En Belgique, j'ai l'impression qu'avant de commencer quoi que ce soit, on veut d'abord acquérir la certitude sur papier, en théorie, dans un gros business plan, que ça va marcher à tous les coups, qu'on ne laisse aucun détail dans l'ombre et qu'on se prépare à toute éventualité. Résultat? tout le monde devient employé et pense à son compte d'épargne-pension.

28 juin 2007

Wed. 20 Jun. - Emportée par la foule [voir plus bas]

L'actualité cinéma

De la même manière qu'un nouveau Batman ou Mission Impossible met un temps variable à traverser l'Atlantique et arrive dans nos salles alors qu'il est déjà sorti en DVD depuis longtemps aux USA, l'inverse est tout aussi vrai.
J'ai donc été voir à New-York la première de "12:08 à l'Est de Bucarest", film roumain de 2006 projeté en salle en janvier, et "La Vie en Rose" à Toronto, probablement aussi bien après sa sortie en France. Etonnemment, la traversée de l'Atlantique n'est pas qu'une question de distance, puisque "Paris je t'aime", que j'ai vu en mars à La Havane, a atteint Manhattan en juin.

12:08 à l'Est de Bucarest est un film complètement absurde qui se complaît dans la petitesse et le minable, un tout bon dans le genre. Les Américains aiment les personnages grands et nobles, les héros inoxydables qui font triompher le bien sur le mal; le cinéma francophone (en particulier belge) aime pas mal les anti-héros, ces Gaston Lagaffe du grand écran qui sont souvent touchants par force d'être juste comme tout le monde; et le cinéma est-européen va souvent chercher les champions du minable et du l'a-pas-de-chance-dans-la-vie.
L'action de ce film tient donc en l'achat d'un costume de Père Noël, faire des origamis sur un plateau de télé et une chorale qui enregistre un cantique, l'intrigue concerne une ivrognerie de bistrot, le tout tourné à la bonne franquette. Pour un véritable commentaire sensé sur le film, voyez par vous-même sur le web.

La Vie en Rose, comme son nom le laisse entendre mais j'avais pas capté avant d'être dans la salle, est une biographie de la vie d'Edith Piaf. Je suis pas un grand fan de la Môme, mais le film est pas mal du tout et surtout Marion Cotillard y est absolument époustoufflante! Je ne me souviens pas avoir un tel jeu d'acteur depuis bien longtemps (peut-être maintenant que Paris Hilton est sortie de tôle?...)! J'ai eu un peu de mal au début à ne plus la voir en Sophie de "Jeux d'Enfants", qui clochait assez bien avec la Edith Piaf vieille cramoisie...

Ah oui, côté je perds mon temps, j'ai aussi vu la pénible fin de la saga des Pirates des Caraïbes, on prend les mêmes et on arrondit les fins de mois: pan pan, boum boum, et vlan que je te remette un couche sur les effets spéciaux.... Vous voyez Matrix 3? Non? Eh bien ne voyez pas Pirates 3 non plus.

En vol pour Paris (France, pas Hilton cette fois), je vais pas rater le Persepolis aussi, qui vaut très probablement le détour.

21 juin 2007

Thu. 21 Jun. - Oreste Et Electre [Cranes, et un peu Beaudelaire aussi]

Eh voilà, je me suis fait avoir: A force de flâner dans les aéroports, j'ai lu cette brochure publicitaire de United Airlines: "Inscrivez-vous aujourd'hui et gagnez un paquet de Miles(*), Save! Win! Earn!" et ça y est, je suis foutu, j'ai mis un doigt dans cet engrenage infernal!
J'ai donc ouvert un compte à MilesUnited Airlines. Puis je me suis rendu compte que mes vols Continental Airlines ne rapportent pas de Miles United, mais des Miles Continental. Donc paf! Un compte chez Continental, puis un autre chez Delta, un chez American Airlines, British Airways,... ça n'arrête plus! Et j'ai maintenant des petits paquets de Miles dans chacun de ces comptes.

Je suppose que c'est pas comme ça que c'est sensé marcher, que je devrais plutôt sélectionner une compagnie et tout envoyer sur le même compte, ce qui veut dire voler exclusivement sur cette compagnie et ses copines, au détriment de ma liberté de choisir mes correspondances et heures de vol sur toute la gamme disponible, eh oui la fidélité est à ce prix!

Je n'en suis pas encore là, ni à sélectionner les vols en 4 étapes pour maximiser les Miles que j'empoche sur le trajet, mais je me rends compte que ces infâmes pratiques mercantiles squattent néanmoins beaucoup plus que leur dû d'espace-cerveau, ne fût-ce que pour s'assurer que mes vols me rapportent bien ce qu'ils doivent et de profiter des offres bonus en tous genres. Sans compter le parcours du combattant que sera le processus d'effectivement transformer un jour ces Miles en un avantage quelconque qui mérite bien son titre d'Avantage (par exemple, pas Recevez un iPod gratuit! Juste 299$ de frais de dossier et de port).

(*) C'est les points de fidélité des compagnies aériennes

18 juin 2007

Mon. 18 Jun. - A Strange Day [The Cure]

Ce matin, j'ai fait mes adieux à New York depuis le hublot de l'Airbus qui me ramenait définitivement à Toronto. J'ai terminé ma mission comme prévu au début de la semaine, puis j'ai invité Kalila pour profiter des derniers jours de location de mon palace de Columbus Circle pour le week-end. De retour à la maison, je me réinstalle chez moi avant de rebondir vers d'autres aventures (Paris, dans un premier temps).

Dans l'immédiat, quelques images avant de passer à la littérature...

La salle de travail chez le client n°2. C'est là que le statut du consultant perd toute sa superbe (si toutefois il en avait): on les entasse par paquet de 10 dans des minuscules salles de réunion, où ils restent enfermés 12h d'affilée dans une chaleur étouffante (eh, z'avez vu les grosses machines? Ca dégage, croyez-moi!), dans les odeurs du mélange héteroclytes des lunch-polystyrène et de café froid, de sueur, de pieds et de pets; équipés du matériel dont vraiment personne d'autre ne veut plus (eh oui, les grosses machines sont des Pentium III datant de l'ère glaciaire), souquant comme des bêtes à longueur de journée (oui, enfin, comme partout hein: certains souquent plus que d'autres ;-)



Dernière addition à l'équipe, elle a le courage ou la chance d'être seule représentante de la gent féminine dans une équipe jusque là totalement masculine. Elle mérite un post à elle seule, ça viendra dans quelques jours...

A l'occasion de mon départ, j'ai invité une troisième fois toute la bande à picoler chez moi... La photo floue donne un rendu réaliste de la vision de chacun en fin de soirée, et je vous invite à jeter un œil attentif aux diverses victuailles sur la table: c'est plein de bonnes choses de chez nous!

Et j'ai évidemment gardé le meilleur pour la fin


Du côté de la bande son, j'ai pas trouvé A Strange Day, mais ceci vaut l'écoute:

06 juin 2007

Wed. 6 Jun. - Fly on the Windscreen [Depeche Mode]

Comme les autres Belges de l'étranger, j'ai voté en avance sur les continentaux. J'ai voté par webcam, ce qui était un peu inattendu, mais requis par le fait que mes bulletins de vote et moi n'allions pas nous croiser avant le 10 juin. J'ai donc eu droit à la lecture des noms de nos peut-être représentants avec un délicieux accent canadien, c'était mignon quoique pas très efficace.

Au passage, je me suis soumis au test que Stéphanie m'a envoyé (voir ici) et qui, en 20 questions, vous dit pour qui vous auriez dû voter. Et donc, pour autant que ça ait une quelconque valeur, et que j'aie été honnête, j'étais pas très loin du compte (il m'a quand même sorti le PS en tête, hein?)

Wed. 6 Jun. - Killing moon [Echo & The Bunnymen]

Après avoir passé hier une bonne demi-heure (littéralement!) à me battre avec cette ruine que Capco me prête gracieusement en guise de PC portable (... j'allais le réactiver pour jeter un œil aux specs du processeur, mais l'idée d'attendre 10 minutes qu'il se décide de se réveiller de son hibernation et afficher une fenêtre a tué l'idée dans l'œuf) pour le décider à:

1) s'activer,
2) se connecter sur le réseau interne de Capco
3) ouvrir un browser
4) afficher une page
5) imprimer ladite page

j'ai décidé que j'en avais marre de courir derrière les incapables de leur service technique et j'ai été m'acheter un PC portable, un vrai, à l'Apple Store de la 5ème Avenue.
Ça frime, non? :-P
Et donc me voilà équipé d'un petit portable compact tout blanc, léger, sympa, qui survit plus de 20 minutes sans prise de courant,... rien que du bonheur! Ah oui, simple, intuitif, qui se plante pas, enfin, vous avez sûrement aussi vu les pubs, non?

:-) En plus, maintenant je peux le sortir sans honte au Starbucks ou à l'aéroport
:-) Re-et en plus, je peux de nouveau mettre tous ces jolis accents sur mes lettres sans devoir le faire à l'aveuglette au moyen d'acrobaties pénibles!

Mon. 4 Jun. - What else is there [Röyksopp]

Finalement, avec une vingtaine de jours de retard sur moi (voir mon témoignage d'époque), le client nº2 s'est donc bien rendu compte que ça valait pas tant le coup que ça de payer des fortunes pour bénéficier de ma présence dans ses locaux et du coup, réduction des coups, bla bla, hop, exit New-York! Le 18 juin, je rentre chez moi (à Toronto, donc, mais c'est juste pour rebondir vers de nouvelles aventures: Paris, Bangalore. Visiter 3 continents différents en une semaine ça ne m'était pas encore arrivé tiens).

:-) En général, le boulot des consultants est d'identifier comment une entreprise peut se délester de son personnel pour réduire ses coûts, cette fois, c'est un employé qui s'est débarrassé d'un consultant pour réduire ses coûts. Allez, il y a une justice!


:-( Malheureusement, je me vois donc forcer de fermer prématurément mon offre d'hébregement de luxe gratuit à New-York. Je suppose que je ne ferai pas trop de déçus... Enfin, c'est temporaire, je referai probablement le coup en Inde d'ici peu.

03 juin 2007

Sat. 2 Jun. - La valse a mille temps [Jacquou]

Il fait chaud ici. De cette chaleur désagréable, gorgée d'humidité et bien lourde qui donne juste envie de rester chez soi. Du coup, tout le monde marche à l'air-co. Quand on marche dans les rues, on subit une très désagréable alternance de micro-climats: l'air chaud et lourd par défaut, la brise polaire qui s'échappe de chaque boutique par les portes grand ouvertes (plus la boutique est chic, plus ils font d'efforts pour rafraîchir toute la rue), la fournaise crachée par chaque bouche de ventilation au sol, qui éjecte la chaleur extraite du métro, chaque voiture et chaque autobus qui se transforment eux aussi en feux ouverts...

C'est vraiment affligeant de voir comment ils se donnent tous du mal pour refroidir leur petit lopin en réchauffant tous les voisins. J'ai entendu qu'en été, la demande d'énergie pour l'air-co des immeubles et des transports est tellement élevée qu'elle crée des coupures sur le réseau électrique.
Ils ont pas encore bien capté l'histoire du réchauffement du climat, et pourtant croyez-moi, ce sera nettement plus pénible ici que chez nous! Allez Al, encore un petit effort!

02 juin 2007

Fri. 1 Jun. - Boys Don't Cry [The Cure]

Et donc je fais quoi exactement de mes journées? Après 2 mois sur ce projet, je suis finalement plus ou moins en mesure d'en attester, je me suis trouvé une occupation.

Client n. 2 (je me souviens plus si c'était le n. 1 ou le n. 2, disons simplement "Client") est une grosse organisation pleine de gens, qui ont chacun une petite responsabilité et on suppose que la somme de toutes ces responsabilités fait avancer le machin. Ca a l'air simple et malin comme organisation, excepté que dans la réalité, les gars prennent un poste, l'occupent un temps, se barrent, se font jeter, sont promus, sont envoyés à l'autre bout du monde, etc. à peu près sans arrêt. En plus, des petits comiques (en general ceux qui viennent d'être promus) trouvent qu'une bonne manière de fêter leur nouveau rôle est de chambouler toute l'organisation. Le résultat de ces deux forces est que chacun se souvient vaguement du gars qui était responsable de ce machin-là il y a quelques mois/semaines/jours, mais ce gars vient juste d'être muté/promu/s'est barré/... et donc personne n'a de vue d'ensemble de l'organisation. Il existe bien des organigrammes, mais en règle générale ils sont vieux de quelques semaines et donc complètement dépassés.

Jusque là, rien que l'ordinaire bien sûr. Mais en plus, il s'agit d'une banque. Je commence maintenant à comprendre ce qu'est une banque, au-delà des images mielleuses matraquées par leurs agences de publicité. Il s'agit d'un paquet de 20.000 personnes qui font ce que 30 personnes pourraient faire avec un système informatique bien foutu. Rien de bien malin, il s'agit juste de faire des calculs comptables un peu complexes et basés sur des règles débiles. Pourquoi tant de monde? Eh bien, parce les systèmes informatiques ne sont pas bien foutus, pardieu! Donc il faut des régiments d'employés laborieux pour corriger et faire manuellement tout ce que ces systèmes font de travers, plus des cohortes d'informaticiens de tous poils pour tenter d'arranger lesdits systèmes, ajouter un petit module par-ci, une petite extension par-là, une petite emplâtre ici et mettre un cadavre dans le placard la-bas.

Quand on rapproche les deux paragraphes précédents, on comprend vite que personne ne comprend comment ça marche. Chaque manager n'a qu'une idée en tête: ne surtout pas faire un projet de travers qui risquerait de faire exploser tout le bazar. Pas faire le malin, pas tomber dans le ravin! Le placard acceptera bien un cadavre de plus, on peut encore mettre un bon tas de crasses sous le tapis, non? C'est comme le jeu de la bombe, de temps en temps ça saute, la banque fait la une des journaux, on fait sauter le malchanceux qui etait "responsable" du problème, on amène quelques pompiers pour régler l'incident a coup de sparadraps et de bouts de ficelle puis quand ça s'est calmé, on se dépêche d'oublier l'incident et de laisser traîner les réparations de fortune en l'état, remettant ainsi le compteur à zéro pour la bombe suivante...

Fri. 1 Jun. - Plague [Courtney Love]

(Suite de ci-dessus)
La force humaine de la banque est divisée en deux catégories: les employés et les managers. Les employés font laborieusement la tâche qui leur est assignée, jour après jour, et en fin de compte connaissent leur matière à fond, mais ne savent rien de ce qui se passe autour d'eux. Les managers en revanche, ne travaillent pas, ils passent leurs journées dans des réunions (en salle de réunion, en lunch d'affaire, en télé- ou vidéo-conférence, ici ou de l'autre côté de la Terre,...). Assez souvent, le manager a été employé avant d'être manager.
Voici à peu près le resultat en terme de ce que je peux attendre de l'un ou l'autre:

Le manager:
- est a son poste actuel depuis 6 mois ou moins. Probablement déjà en train de viser la mutation suivante,
- est toujours disponible pour que je le rencontre, et il est à l'aise dans la salle de réunion,
- il sait toujours tout, il répond à toutes mes questions. C'est seulement après que j'apprends que ce qu'il me raconte date de quand il était lui-meme employé (il y a 3 ans, parfois bien plus), à l'époque où il savait des choses. Depuis qu'il est manager, il ne sait plus rien de neuf, et ses connaissances sont en processus d'obsolescence rapide.
- est toujours positif sur la possibilité de changer les choses, de faire evoluer les systèmes etc.
- connaît les noms de tous les autres managers de l'étage (connaissance très à jour, parfois même en avance sur les annonces officielles), en particulier ceux qui pourraient l'aider a gravir un échelon à la fin de l'année


L'employé:
- est a son poste depuis 18 ans et n'en bougera que si l'immeuble s'effondre,
- n'a pas le temps de me voir, il a autre chose à faire, bordel.
- n'est a priori pas à l'aise dans la salle de réunion, il a envie de se barrer parce qu'il a un truc urgent a résoudre (re-virgule, bordel),
- est tout de même plutot content de parler de ce qu'il sait
- sait de quoi il parle. Quand il affirme un truc, c'est vrai et c'est la situation de hier soir au plus (pas d'il y a 3 ans)
- est très réticent au changement et à la nouveauté. «Est-ce qu'il y a moyen de ...» - «Rhaaa, non, ne m'en parlez pas, c'est pas possible!! Ca me rappelle avril 1989 quand tout le système s'est planté parce qu'on a fait une migration foireuse!»
- connaît son chef et le gars avec qui il va prendre les pauses café.
- attend sagement le debut de l'année suivante pour pouvoir se plaindre de ne pas avoir été augmenté/promu cette année.

Mon boulot est donc un drôle de mix entre le détective et l'historien, ou je collecte de nombreux témoignages et documents d'époque (le plan des réparations de mai 1989, par exemple), je recoupe, je rapproche, je confronte et j'essaye de faire éclater la vérité (souvent, à la surpise de l'un ou l'autre manager qui a du un peu perdre le fil des évolutions, depuis 1994).

27 mai 2007

Sun. 27 May - Lullaby [Cure]

Cadeaux et souvenirs

Lors de mon dernier retour en Belgique, je me suis un peu fait avoir avec mon programme d'acquisition de cadeaux et souvenirs, puisque j'étais surtout préoccupé par le fait d'avoir des billets d'avions qui partent du bon endroit sans avoir à faire des tas de correspondances inutiles (genre New-York - Toronto - Washington - Londres - Bruxelles), et être sûr d'avoir ce dont j'avais besoin (mon téléphone avec son chargeur -- inutile puisque pas la bonne prise par exemple...) au bon endroit aussi. Puis terminer ce qui était en cours sur les deux projets, enfin, de quoi ne pas trop avoir la tête à chasser la bricole kitsch dans les magasins à touristes.

Dans l'autre sens, c'est plus simple. Je dévalise un Colruyt de leur stock de chocolat, c'est vite fait et ça fait plaisir à tout le monde (à commencer par moi).

Je pressens que mon prochain retour en Belgique (j'ai un billet New-York - Londres - Bruxelles pour le 20/21 juillet) va être tout aussi foireux (si par exemple je passe mon mois de juillet à Bangalore et non à New-York comme prévu... Je me vois mal faire un Bangalore - Hong-Kong - Tokyo - New-York - Londres - Bruxelles), donc si j'anticipe un peu et que je fais la chasse aux souvenirs maintenant, j'aurai moins de mal à arranger le coup à deux jours du départ.

Donc j'ouvre le registre des cadeaux-souvenirs: si vous voulez un truc spécifique de New-York ou Toronto ou Montréal, un 'tit mail ou commentaire et je m'arrangerai pour le ramener. Quelques idées...
- J'ai appris qu'en plus des PopTarts, il existe aussi des PopToys, encore plus infects! J'enquête toujours, mais je pense que les indices pointent vers Montréal
- Quelques bidons de sirop d'érable, ils y a des accros
- Des jolis portraits du président que nous idôlatrons tous?
- Du merchandesing sportif du coin: une casquette des Mets ou des Yankees, un polo des Maple Leafs, un short des Raptors, une tasse des Canadians?...
- Une statue d'art eskimo, un petit empire state building dans un globe avec la neige, une peinture d'un artiste de rue, un petit taxi jaune, un modèle réduit de 757 de Continental Airlines?
- des queues de Castor, un donught, une poutine, un 32oz- New-York stirloin?
- du chocolat canadien ou de la bière américaine, rien que pour rire?
- La playlist ou un onglet de guitare de Manu Chao en concert au KoolHaus (à 200m de chez moi) ou à Brooklyn?

Sun. 27 May - Insane in the brain [Cypress Hill]

Pour un fois, j'ai passé un samedi à New-York, au lieu de filer le vendredi soir. J'en ai profité pour faire un petit tour dans le parc. Ce parc est un endroit assez unique, où l'on a l'occasion de voir des arbres multi-centenaires et des formations géologiques anciennes, le tout importé des 4 coins de l'Amérique en 1850. Eh oui, comme un peu tout ici, même le parc est artificiel et pensé et construit de toutes pièces (en 1850, quand ils ont trouvé que ce serait sympa d'avoir un parc, ils ont rasé les bidonvilles du coin et expulsé les pauvres pour faire place au gazon. 150 ans plus tard, on ne peut pas leur donner tort, cependant). Malgré (ou grâce à?) ça, c'est un endroit tout-à-fait charmant et idyllique.
plus d'infos sur Wikipedia


On y rencontre des tas d'espèces végétales et animales, ainsi que quelques bronzes (non non, des vrais bronzes, pas de ceux -canins - qui traînent dans les parcs Bruxellois!), dont étonnamment les mêmes idoles que celles de Castro (Simon Bolivar et José Marti, libérateurs de l'Amérique Latine et de Cuba).


Juste au sud du parc, sur la 5ème avenue (l'avenue du shopping haut de gamme, dans ce coin-là), un visite au temple s'imposait... Un cube épuré tout en verre est le portique d'entrée du plus grand Apple Store que j'ai vu, ouvert 24h/24...



Un peu plus loin sur la même avenue, entre les Escada, Gucci, Yves St Laurent, j'ai été assez amusé de voir une grosse boutique BVLGARI, et de sentir les forts relents de leurs nouvelles créations: la nouvelle saison sera très friture, avec des senteurs de donuts, de beignets, de plantin frit, de hot-dogs, de calamars grillés,... Le parfumier semble attaquer vigoureusement une nouvelle clientèle!

23 mai 2007

Wed. 23 May - You love me to death [Hooverphonic]

Comme pas mal de grandes villes americaines, Manhattan est quadrillée de rues (est-ouest) et avenues (nord-sud). Je vis à l'intersection de la 8ème avenue et de la 57ème rue. Je travaille à l'intersection de la 6ème avenue et de la 49ème rue. Comme je n'aime pas la routine, je ne veux jamais prendre le même itinéraire une seconde fois. En comptant que je fais le trajet deux fois par jour (matin et soir) chaque jour ouvrable, dans combien de jours je dois donner ma dem'?
Pour les plus malins, je vais pimenter un peu le machin: en plus des rues et des avenues, il y a Broadway, qui part en diagonale de Times Square (5ème et 42ème) vers Colombus Circle (derrière chez moi, 8ème et 60ème). Quand mon avion du vendredi soir part de Newark, je vais directement du bureau à Penn Station sans passer par la case départ, et le soir il m'arrive de rentrer par la 9ème avenue qui est sympa parce que pleine de restos dans ce coin-là.

21 mai 2007

Sun. 20 May - Tangled Up [Cranes]

Ce dimanche soir, depuis le hublot de l'avion au décollage (une heure et demie en retard, pour ne pas changer... J'avais été averti du retard et je me suis donc pointé à l'aéroport bien tard aussi: je n'ai jamais passé l'enregistrement, la douane U.S. et les contrôles de sécurité aussi vite, probablement moins de 10 minutes pour la totale), j'ai aperçu des étranges lumières dansantes dans la ville. J'en étais à m'exciter à l'éventualité d'une invasion extra-terrestre quand, quelques "belles bleues" plus tard, un de mes neurones plus terre-à-terre a avancé l'hypothèse de feux d'artifice qui semblait en effet plus probable, d'autant plus qu'on est la veille de Victoria Day.

J'ai donc eu le privilège d'assister à une bonne dizaine de feux d'artifice simultanés, par un ciel de nuit parfaitement dégagé, le spectacle était assez unique... Ca me rappelle un vague gag de Gaston, tiens...

Par contre, le chauffeur de l'avion avait dû lui aussi célébrer la vieille Victoria à sa façon et on a eu droit à quelques sensations fortes et une approche finale d'aterrissage assez rock & roll dont j'attendais un dénouement en forme de figure acrobatique. J'étais finalement assez content de l'épilogue très classique de nous délivrer tous en un seul morceau à la porte d'embarquement...
Merci au passage de ne pas me rappeler mes chances de survie dans le cas où l'avion décide d'arriver au sol d'une manière plus originale. Je me demande d'ailleurs si tout ce cinéma "consignes de sécurité, évacuation, gilet de sauvetage etc." servent à quelque chose, et si quelqu'un est déjà sorti d'un 737 posé sur l'eau avec son gilet de sauvetage en suivant les petites lumières vertes qui indiquent la voie vers la sortie d'urgence la plus proche?...

19 mai 2007

Wed. 16 May - Starblood [Cranes]

Ah merde, ça y est, client n.2 s'est aperçu que le petit jeu d'expatrier des Canadiens à Manhattan ça coûte bonbon et que finalement ils veulent pas payer. Donc petite réunion de crise dans l'équipe, appel aux bonnes idées, voyons voir comment se sortir de ce mauvais pas:
- Camping dans central park?
- Pas permis.
- Dormir dans la salle de projet?
- Non, on veut pas subir les odeurs de sales chaussettes le lendemain matin.
- Remplacer les taxis par des trains
- Euh, oui, je le fais déjà, et on parle de genre 1 à 2% du budget...

J'ai pas trop compris pourquoi la solution tout à fait logique de me remballer à Toronto n'a pas été soulevée (après tout, dans mon rôle d'expert technique, je suis assez bon pour partager mon ignorance totale du domaine et des systemes archaïques qui le composent), je suis toujours complètement abasourdi par le fait que sur toute la population consultante de Capco New-York, il n'y en a pas un qui est foutu de faire ce que je fais ici (qui n'a de technique que le nom: En fait, c'est plutôt un boulot de bibliothécaire, ou d'archéologie, voire de paléontologie: chercher des squelettes, des ruines ou des restes, et tenter d'ordonner tout ce foutoir en une classification qui a du sens).
Enfin, une solution avancée (à part celle de magouiller les contrats - au passage, j'ai appris que le nôtre n'était pas signé, tiens, c'est serieux tout ca! - trafiquer les affectations etc.) est assez logiquement de prendre des appartements moins chers. Il faut savoir que ma voisine de palier, qui a le même appartement que le mien, en version bail ordinaire sans meuble et sans service, paye la moitié du prix. A cce prix-là, je suis sûr qu'on amorti les meubles en 2 mois!

Donc je m'attends à ne plus jouir du splendide appart de luxe juste à côté de Central Park d'ici le mois prochain. Comme d'hab, la décision sera prise au dernier moment, donc je m'attends aussi à dormir dans le métro un jour ou deux, mais bon on verra de quoi demain est fait.

13 mai 2007

Sun. 13 May - Ainsi Soit Je [Mylène]

Quand j'étais petit (oh oh! J'ai entendu les sarcasmes là dans le fond!), je jouais au Jumbo Jet avec les cousins. C'est un sorte de Monopoly, mais au lieu d'acheter des terrains, on achète des aéroports. Je me souviens par exemple que la Rue Neuve (les Champs Elysées pour les gens d'outre-Dour) du jeu, c'était Sydney et Melbourne. Puis, dans les destinations prisées, il y avait Toronto, Montréal, Jakarta et Osaka par exemple. Puis New York, Anchorage, New Delhi, Nairobi. Et finalement, les destinations sans intérêt parce que ne rapportant que des cacahuètes, Stockholm, Moscou, Le Caire et Tel Aviv.

L'autre jour, dans un aéroport (oui... c'est pas un hasard), je me suis fait la réflexion que maintenant, 25 ans plus tard, je joue toujours à Jumbo Jet...

Donc, dans mes objectifs à moyen terme: Anchorage, Jakarta et New Delhi.

08 mai 2007

Tue. 8 May - Canon en D [Pachelbel]

Ce matin, deux violonistes ont illuminé ma journée à coup de Pachelbel dans la gare. C'était le point culminant de ma journée.

La semaine dernière, pendant que je racontais mes aventures à l'un ou à l'autre en Belgique, mes infortunés collègues ajoutaient un peu d'eau et de sang à mon moulin en se faisant écrémer par un gang de clients lors d'une réunion épique chez client n°1; mon chef de projet infatiguable (... et pourtant, il essaye dûment, à coup de nuits blanches et autres horaires de travail débiles!) mis KO à travers la liaison de la conférence téléphonique...

De retour sur le champ de bataille ce matin, j'arrive dans le chaos complet qui précède une réunion-fleuve de 20 personnes (fois 5h, faites le compte, ça fait 12 jours de travail, bardaf!). La partie sur laquelle je travaillais il y a 10 jours a été déscopée (euh, en français... dégommée peut-être?) violemment, les priorités ont été complètement chamboulées et on a fait venir en urgence une nouvelle intervenante de Toronto, qui va jouer à être co-chef de projet. Elle va aussi jouer au pompier (meuh non, pas faire des pompiers!), c'est-à-dire éteindre l'incendie qui fait déjà pas mal rage dans le projet qui a tout de même commencé il y a tout 3 semaines!
En ce qui me concerne, il semblerait que ce client-là n'a donc absolument pas besoin d'un gars avec mon expertise, ce qui présage pour l'avenir proche:
1) Qu'ils décident de se passer de mes services, ou
2) Que je devienne subitement le «spécialiste» d'un truc dont je ne sais rien, ou
3) Que je continue à faire du brol vaguement productif, vaguement mi-utile et totalement sous-intéressant
4) J'ai amené quelques mignonettes Côte d'or qui ont été très appréciées... Je peux continuer sur ma lancée et me spécialiser en service traîteur pour l'équipe: café, petites gâteries, massages, faire les lits de ceux qui décident de dormir dans les bureaux,...

Je pense que le client n°2 est plus relax que celui-là, mais à force, si on continue à se concentrer si intensément sur l'objectif de faire foirer le premier, on va réussir à l'impatienter et on va foirer ce projet-là aussi, sans même y avoir fait quoi que ce soit, c'est même pas drôle!


A propos de mon chef de projet, le foireux en chef, j'ai compris lors d'une soirée arrosée (chez moi d'ailleurs) pourquoi il est comme ça: C'est un «On en rira dans 10 ans!», et un champion dans sa catégorie, qui serait plutôt «On en rira dans 10 jours!»: il racontait déjà, en se marrant, l'épisode de cette course en voiture où on a tous failli perdre la vie!

07 mai 2007

Mon. 7 May - 10:15 Saturday Night [The Cure]

Avant tout, le moment me paraît opportun pour souhaîter un joyeeeeuuuuux anniversaaaiiiiire à Colin et Laurent, et un peu en avance à Roucha aussi!

Les gars qui ont installé les ascenseurs dans les grands buildings sont des malins. A priori, on pourrait penser que tous les ascenseurs servent tous les étages, et qu'en mettant suffisamment d'ascenseurs on évitera les embouteillages. Oui, pas con, sauf qu'alors il fait pas bon être le gars qui travaille au 77ème étage: il est sûr qu'à tous les coups son ascenseur s'arrêtera une bonne vingtaine de fois avant d'arriver à destination.

Et donc, ces petits malins assignent à chaque ascenseur (par grappes) une liste particulière d'étages (p. ex. du 20ème au 29ème) et il ne s'arrête qu'au rez-de-chaussée et à ces étages-là. Du coup, au pire chaque ascenseur ne s'arrête que 10 fois. Donc le gars du 77ème prend son ascenseur le matin et il monte directement au 70ème, puis commence seulement à faire l'omnibus à partir de là.

Comme on travaille à Broadway au 29ème, on doit prendre l'ascenseur qui s'arrête au 4ème, au 13ème, puis du 25ème au 33ème, ce qui laisse encore pas mal l'occasion de jouer à l'omnibus.

06 mai 2007

Fri. 4 May - The Skank Heads [Skunk Anansie]

Alors là, honte sur moi!
En demandant à mes amis de Toronto ce qui leur ferait plaisir que je leur ramène, l'un d'entre eux m'a suggéré une boîte de Marcolini, mais... pas la moindre idée de ce que c'est!

Et donc, renseignement pris, il s'agit du meilleur chocolatier de notre pays, place Stéphanie à Bruxelles. Il fallait bien que ce soit un Indien originaire de Bombay et vivant à Toronto qui m'apprenne ça, tiens!!!

27 avril 2007

Thu. 26 Apr. - The good German

Pour changer, je suis dans un avion, le premier de ceux qui me ramènent au pays pour être précis. Et je suis en train d'écrire sur mon blackberry.
Ca fait un an que je vois tous mes collègues complètement accros à cet espèce de croisement entre un GSM et un tamagochi et que je suis tout à fait convaincu que ce truc n'est pas pour moi, mais quand j'ai abordé la question d'avoir un téléphone basé aux USA (question de pas se prendre les frais du roaming dans les dents - typiquement des notes de 500 $), le chef de projet a insisté pour que je prenne ceci au lieu d'un bête téléphone. J'ai commencé par refuser vigoureusement, puis comme il faut choisir ses batailles et qu'il y en avait deja tant d'autres à l'horizon, voilà, je suis en train de masturber mon tamagochi dans l'avion. Bon, la consolation, c'est que je suis dans l'avion, au moins cette bataille-là je l'ai gagnée.

A propos d'avions, bien evidemment je commence a devenir un habitué... Ann m'a dit que je devais commencer à m'en inquieter quand je me mettrai à reconnaître les autres passagers du vol du dimanche soir. Enfin, j'en suis pas encore là puisque pour l'instant je vole dans tous les sens: Toronto, New York, Montréal, Washington, Londres, Bruxelles... Autant d'aéropoorts passionnants!

Je commence aussi à perdre la notion de voyage, par faute de savoir où ça commence et où ça finit. Genre cette semaine, j'ai quitté Kalila chez moi a Toronto pour aller chez moi à New-York, puis chez moi en Belgique, apres quoi je rentrerai chez moi à New-York, puis irai passer le week-end avec elle à Montréal (qui est aussi un peu chez moi dans la mesure où le "chez-moi" d'un homme est là ou est sa femme), puis un jour ou l'autre, je devrai bien repasser par le chez-moi-de-Toronto. Vous vous êtes perdus en chemin? Ben oui, ça m'arrive aussi... Question de pimenter l'histoire, Capco est en train de me concocter un plan pour ajouter Bangalore et Paris dans le mix. A ce momoent-là, je serai chez moi un peu partout dans le monde et en particulier dans chaque aéroport, ou je deviendrai le pote des gars de la sécurité... Reste plus qu'à choisir entre une femme dans mes valises ou une dans chaque port.

PS: Le Good German, avec Clooney, est ce que le petit écran devant moi diffusait au début du vol, mais c'était pas fameux du tout.

22 avril 2007

Fri. 20 Apr. - Pink Orange Red [Cocteau Twins]

Un petit update s'impose quant au déroulement du projet... Ca dépasse tout entendement! Le chef de projet ressemble un peu à Garcimore, en particulier sur ses talents de magicien: c'est le roi de l'illusion! Genre plonger tout le monde dans le brouillard, multiplier les vérités, ou faire disparaître le temps!

Ma vision de la direction de projet, c'est qu'il s'agit de maintenir un équilibre entre deux forces: d'une part, les circonstances, les imprévus et les gens sont source d'entropie et augmentent le désordre; d'autre part le chef de projet agit et met en place des processus et des outils pour organiser et structurer le travail et ramener l'entropie à un niveau gérable.

Dans ce cas-ci, le gars a à peu près autant de structure qu'un babouin hyperkinétique, les mots ne lui viennent pas facilement pour exprimer les vagues idées élusives qui émergent diffusément du brouillard de son cerveau et il a le don de multitasking: foirer plusieurs trucs en même temps!
Comme il dirige deux projets simultanés (plus quelques autres initiatives dont je ne veux rien savoir), ça lui arrive typiquement pendant une réunion chez client n°1 de passer une demi-heure au téléphone avec un gars de client n°2, ce qui est d'autant plus fâcheux que c'est lui qui dirige ladite réunion et que du coup les autres glandouillent en le regardant téléphoner...

A propos de réunion, vous savez bien que leur succès dépend plus ou moins de
1) une bonne préparation
2) un ordre du jour clair
3) une conclusion sous forme de liste d'actions
Donc:
1) il commence bien sûr à préparer une réunion à peu près à l'heure arrangée de son début, engendrant un retard variable entre 30 minutes et 2 heures. Les documents sont distribués dans la précipitation et ne valent en général pas grand chose
2) la réunion s'apparente à une causerie au club des bigotes de la paroisse: une litanie de ragots et de commérages sans queue ni tête
3) après quelques interruptions pour cause de téléphone, la réunion se termine précipitemment parce qu'il est en retard pour la suivante.

Autre attribution du chef de projet: répartir les tâches et suivre leur réalisation. Il m'a tout de même fallu près de 3 jours pour obtenir 15 minutes de son temps pour valider mon approche de ma part du travail. Question suivi, j'ai appris qu'il passe en général la nuit précédent la livraison d'un rapport à le revoir de fond en comble.

Et finalement, il lui revient de gérer le client et ses attentes: Selon lui, c'est très simple: il s'agit de dire oui-oui à toutes ses demandes et ses caprices. Surtout ne jamais dire "non" ou "on va réfléchir à la question", on pourrait avoir l'air malin et on n'est pas payés pour ça!

Bon, en conclusion de tout ça, j'imagine que je vais devoir instiguer un putsch. Quelqu'un voit une autre issue?

Fri. 20 Apr. - Happy House [Siouxsie]

Apres avoir couru pour attraper toutes les correspondances qui m'ont conduit de White Plains à l'aéroport de Newark, puis toute l'agitation de l'enregistrement et de contrôles de sécurité, j'ai maintenant tout le temps de raconter ma vie, d'autant plus que le vol est bien entendu retardé.

Un petit mot pratique sur les transports dans New-York. Imprimez le texte pour référence, je n'ai trouvé cette info nulle part: quel aéroport choisir et comment l'atteindre en temps voulu? Il y a une multitude de moyens de transports différents, et chacun annonce ses destinations et horaires avec pas mal de précision, mais personne ne fournit une info du genre: pour aller d'ici à là au plus rapide (ou au moins cher), quelle est la bonne combinaison?

Il y a 3 aéroports autour de Manhattan: LaGuardia et JFK dans Brooklyn et Newark dans le New Jersey. Comme Manhattan est une île, il faut jouer avec des ponts ou des tunnels, qui sont tous deux d'excellents prétextes à former des embouteillages aux heures de pointe. Auquel cas le taxi devient une espèce de lotterie: soit le chauffeur prend le temps de son client très au sérieux et on risque sa vie, soit on est en retard. Si on veut une solution un peu plus prévisible, il y a les trains et métros. C'est là qu'on se rend compte combien c'est cool à Bruxelles que toutes les gares de trains soient interconnectées. Ici, non. Donc pour aller de l'arrêt d'un train à la gare d'où part l'autre, il faut passer 20 minutes à courir dans les couloirs, bousculer des tas de gens grincheux, prendre 2 métros, trouver les guichets de l'autre côté, puis la bonne voie, se faire bousculer par quelques gens pressés et bousculer quelques petites vieilles qui traînent et retardent tout le monde...

Donc, les aéroports et comment les atteindre:
LaGuardia, taxi 35$ et 45 minutes en temps normal. Il y a aussi un bus qui prend des plombes
JFK, taxi 50$ et 1h en temps normal. Tout au bout de 2 lignes de métro, j'ai pas encore essayé combien de temps ça peut mettre, mais au pif une bonne heure aussi.
Newark, taxi 55$ et 1h en temps normal. Il y a un RER qui s'appelle le PATH et qui arrive à la station Newark Penn Station en 40 minutes (avec changement à la station Journal Square). De là, prendre le taxi pour 10 minutes de plus. Alternative: Un train (NJT) qui arrive à l'aéroport en 25 minutes depuis Penn station, puis prendre l'AirTrain, la navette de l'aéroport, genre 10 minutes de plus.

Une idée de ce que représente mon trajet boulot-dodo aujourd'hui:
5:00 Départ précipité (voir à ce sujet un autre post en gestation) du bureau à White Plains
5:22 Train Metro-North vers Grand Central Terminus à Manhattan, 42ème rue
6:05 Depuis Grand Central, prendre la ligne de métro n°7, puis la 1/2/3 pour arriver à Penn Station, 34ème rue
6:24 Dans Penn Station, trouver les guichets et la voie du train NJT vers Newark
6:50 Arrivée à la gare de Newark, prendre la correspondance AirTrain
7:05 Arrivée au Terminal C de l'aéroport, enregistrement et sécurité
7:20 Apprendre que le vol de 8:10 est retardé d'une heure et que ça servait à rien de se dépêcher
9:00 Embarquement dans l'avion du vol de 8:10
9:50 Envol de l'avion qui, entre temps, s'est perdu et a fait 3 fois le tour de l'aéroport, pour le plus grand plaisir des passagers
11:00 Arrivée à Toronto, c'est pas trop tôt!
11:20 Je suis chez moi... L'arrivée au Canada est nettement plus sympa que le départ à New York!

15 avril 2007

Fri. 13 Apr. - ... [Balais, tonneaux, seaux, ...]

Je dois bien avouer que le fait de rencontrer Isabelle et Cécile sur la 9ème Avenue avait un caractère assez surnaturel! Elles, en visite depuis la Louisiane et moi depuis Toronto. Enfin, on a donc passé quelques soirées ensemble, et ce vendredi on a décidé d'aller voir STOMP, les extravagants percussionnistes recycleurs, qui se produisent au même endroit chaque semaine depuis des années (pour ma part, ça ne fait jamais que la troisième fois que je les vois, chaque fois avec le même émerveillement).



Sur le retour, on a constaté que New-York la nuit se peuple d'une faune absolument spectaculaire, dont voici un exemplaire assez intrigant:

11 avril 2007

Wed. 11 Apr. - Scooby Snacks [Chemical Brothers]

J'ai risqué ma vie grave aujourd'hui! L'équipe avait rendez-vous avec les clients du second projet, qui habitent à White Plains, au beau milieu de nulle part, après le Bronx, imaginez la zone! Pour faire sympa, le chef de projet nous propose de tous nous prendre dans sa voiture (oui, j'ai entendu le «Mais quelle santé mes amis!» là dans le fond!), question de papoter et d'y arriver tous en même temps. Ou, alternativement, d'annuler le projet faute de combattant si la voiture se retrouve dans le canal.

On avait donc rendez-vous chez lui pour un départ à 11h30. Comme de bien entendu, on a commencé par l'attendre jusqu'à 11h50 (... il avait tout de même tout un ascenseur de 17 étages à prendre! Le gars qui est arrivé à temps en venant du Connecticut n'a aucun mérite finalement). Puis on a commencé par chercher la voiture, on s'est un peu perdus, pris l'un ou l'autre sens unique à l'envers, frôlé quelques camions d'assez près, juste de quoi être sûr d'être vraiment en retard. On comprend mieux quand on sait que c'est un peu la voiture à James Bond, avec en permanence deux ou trois systèmes qui parlent en même temps (navigation, radio, un téléphone, un autre téléphone,...), que la voiture est équipée d'une chaîne stéréo, d'un GPS, d'un central téléphonique, d'une télévision et lecteur de DVD, d'un détecteur de radars et d'un brouilleur de radar (radar jammer, comme dans les jeux videos, je suppose pour larguer les missiles et autres engins de chasse?), et que le gars est en général en train de régler l'un ou l'autre appareil, ou d'écrire un mail sur son BlackBerry en conduisant, en jetant de temps en temps un oeil distrait à la route...



(C'est la version originale, des Fun Lovin Criminals; ils n'ont pas celle des Frères Chimiques malheureusement).

09 avril 2007

Mon. 9 Apr. - 156 [Mew]


Alors là, si je m'attendais à ça!!! J'ai pu emménager dans mon nouveau chez-moi New-Yorkais un jour avant la date prévue, c'est-à-dire aujourd'hui, et je dois bien avouer que j'ai écarquillé des yeux comme des pamplemousses quand j'ai ouvert la porte: Spacieux, stylé, nickel, tout ça à 100m de Central Park (et du Pain Quotidien aussi, miam miam!)!... Dès que je peux, je poste une image. Ca s'annonce tout-à-coup nettement mieux, cette mission, quand on a un chez-soi sympa!

Ah oui, au passage, il y a un canapé convertible! Je prends les réservations dès demain... il y a des vols à partir de 500 Euros, si pas moins encore. Offre limitée dans le temps: le projet se finit fin juillet.