Bon, allez, un peu de bonnes nouvelles du front du piratage lié au droit d'auteur -- j'entends évidemment par là le scandaleux racket organisé par les firmes de distribution des œuvres et qui, sous prétexte de rémunérer les auteurs à la hauteur de bien 1 ou 2 Euros par album, en demandent dix fois autant au consommateur. Ils sont finalement en train de comprendre que l'avance technologique changera le monde, avec ou sans eux, et qu'il n'y a plus besoin de prendre un métro, d'aller fouiller dans un magasin (et possiblement commander le machin qui n'est pas en stock, et revenir dans deux semaines si vous voulez bien) pour voir/entendre de la musique/un film qu'on peut downloader du net en 40 secondes / 3 heures.
Et donc, après iTunes, Napster et compagnie pour la musique, voilà que les films aussi se mettent à bénéficier d'un système de diffusion légalement acceptée, et basé sur un des moteurs de la distribution légalement non-acceptée, BitTorrent (source: Le Soir).
Apparemment, les prix sont plus ou moins convenables (de 0 à 4 $), c'est évidemment pas encore disponible en Europe (il faut toujours qu'ils voient un peu ce que ça donne d'abord aux U.S.), les films dans le domaine public sont accessibles gratuitement (c'est pas trop tôt), mais par contre j'ai pas encore bien compris l'implication du bouton «rent» (louer): Ca veut dire que le ficher s'auto-détruit après une vision? après un certain temps? Ils peuvent pas nous foutre la paix, non?
-- edit:
Oui, enfin, après avoir un peu joué avec leur site, en effet le fichier a l'air de s'autodétruire après la premièr vision, du coup il est dans un format débile qui ne marche que sur Windows, ce n'est finalement qu'un tout petit pas dans la bonne direction. Bah, ça aura toujours l'avantage de familiariser les gens avec le système, question d'en attirer plus du côté de la distribution libre...
(profitez-en l'esprit tranquille, c'est de la distribution non-réprouvée par certains)
28 février 2007
Fri. 23 Feb. - I See You Baby [FatBoy Slim & Groove Armada]
Comme vous ne le savez probablement pas, Capco a récemment été rachetée par STG (je crois, suis pas sûr du nom). Un des résultats, c'est que j'ai finalement pu revendre ces actions que j'avais achetées à l'époque, enfin en terme d'investissment, j'aurais été mieux inspiré en achetant autant de casiers de bière: j'aurais retiré plus avec la consigne des vidanges que ce que j'ai finalement tiré de cet investissement exécrable!
Un autre résultat, c'est une espèce de réorganisation interne qui n'a probablement aucun intérêt (tiens non, pour une fois "réorganisation" ne signifie pas "la porte!", on n'est pas en Europe ici), mais au passage je me trouve faire partie d'une nouvelle entité de la société et on nous a envoyés au vert question de définir ce que ça voulait bien dire. Le "au vert" en question est une petite station de ski au Nord de Toronto appelée Horseshoe, et on était invités à amener skis et équipement.
«—Cool», me dis-je! «Commence sous de bonnes auspices, cette nouvelle ère!», et de me frotter les mains fiévreusement à l'idée de refaire le monde autour d'un vin chaud après une bonne journée de ski. C'est donc plein de motivation et la tête dans la poudreuse que j'arrive à Horseshoe vendredi vers 3h.
Première surprise, sur la dizaine de gars qui sont invités, je ne vois qu'une paire de skis, la mienne.
Deuxième surprise, on a rendez-vous dans une salle de conférence au sous-sol. Drôle d'endroit pour distribuer des skipass et louer du matériel, non?
Troisième surprise, une fois dans ladite salle de conférence:
«—M'enfin???»
En guise d'agence de location de ski improvisée dans la salle de conférence, je vois: une table de réunion, mes collègues assis autour de la salle avec qui des calepins, qui des portables, un projecteur au milieu de la table, qui projette sur un écran un pamphlet introductif de l'événement avec une vague image de neige.
Las! point de ski, d'odeur de fart (à ne pas confondre d'ailleurs: en anglais, ce mot a une toute autre signification! -- cf. la fartmachine pour ceux qui s'en souviennent :-), de doux son du cliquetis des fermetures des bottines...
Un coup d'œil à l'ordre du jour me confirme bien que j'ai dû me tromper de salle: présentataion de la nouvelle entité, présentation du projet TECP, présentation du projet EBO (tiens, c'est moi qui la donne, celle-là), révision du système des bonus,... Moi j'étais venu pour Pourdeuse, descente du kilomètre lancé, champ de bosses et sauts acrobatiques!
Après avoir passé toute l'après-midi, pris le déjeûner et le lunch du samedi en face du même écran, j'ai eu le privilège de pouvoir projeter(*) un extrait des «Bronzés font du ski» pour annoncer (pas trop tôt!!!) la fin des séances de torture et le début des festivités!
Et donc dernière surprise du week-end: le temps de me changer, et je me rends compte qu'ils se sont quasi tous enfuis! Pffuuuiiit! Disparus les collègues! Il en restait plus que deux (mes co-navetteurs, ils avaient pas trop le choix)!
J'ai donc eu droit à toute une heure de ski! Enfin, il n'en fallait pas beaucoup plus pour parcourir le domaine de long en large, fort de 6 remonte-pentes et bien 15 pistes...
Outre ce flagrant manquement dans les priorités, qu'est-ce que je retire du week-end (des séances de torture, je veux dire)? On a constaté que pour faire vivre l'entité, il fallait prendre en charge diverses tâches, telles l'organisation de la formation, de la communication, la gestion des ressources adultes, les programmes des jeunes,... euh, je m'égare, là! Mais oui, en gros, c'est exactement la même chose que ce que fait l'équipe pédagogique d'une organisation scoute! Sauf que, au passage, les gars de l'équipe pédagogique sont nettement plus compétents dans ce genre de machins. (Message caché: si vous voulez vous refaire une 'tite place sur le marché du travail, il y a probablement un truc à exploiter là, hein?)
--
(*) Sauf que, sur le projecteur, l'image du DVD player est restée obstinément toute noire; on a finalement dû regarder l'écran du portable. Encore une technologie Microsoft: Ça marche? Oui, mais non.
Un autre résultat, c'est une espèce de réorganisation interne qui n'a probablement aucun intérêt (tiens non, pour une fois "réorganisation" ne signifie pas "la porte!", on n'est pas en Europe ici), mais au passage je me trouve faire partie d'une nouvelle entité de la société et on nous a envoyés au vert question de définir ce que ça voulait bien dire. Le "au vert" en question est une petite station de ski au Nord de Toronto appelée Horseshoe, et on était invités à amener skis et équipement.
Première surprise, sur la dizaine de gars qui sont invités, je ne vois qu'une paire de skis, la mienne.
Deuxième surprise, on a rendez-vous dans une salle de conférence au sous-sol. Drôle d'endroit pour distribuer des skipass et louer du matériel, non?
Troisième surprise, une fois dans ladite salle de conférence:
«—M'enfin???»
En guise d'agence de location de ski improvisée dans la salle de conférence, je vois: une table de réunion, mes collègues assis autour de la salle avec qui des calepins, qui des portables, un projecteur au milieu de la table, qui projette sur un écran un pamphlet introductif de l'événement avec une vague image de neige.
Las! point de ski, d'odeur de fart (à ne pas confondre d'ailleurs: en anglais, ce mot a une toute autre signification! -- cf. la fartmachine pour ceux qui s'en souviennent :-), de doux son du cliquetis des fermetures des bottines...
Un coup d'œil à l'ordre du jour me confirme bien que j'ai dû me tromper de salle: présentataion de la nouvelle entité, présentation du projet TECP, présentation du projet EBO (tiens, c'est moi qui la donne, celle-là), révision du système des bonus,... Moi j'étais venu pour Pourdeuse, descente du kilomètre lancé, champ de bosses et sauts acrobatiques!
Après avoir passé toute l'après-midi, pris le déjeûner et le lunch du samedi en face du même écran, j'ai eu le privilège de pouvoir projeter(*) un extrait des «Bronzés font du ski» pour annoncer (pas trop tôt!!!) la fin des séances de torture et le début des festivités!
Et donc dernière surprise du week-end: le temps de me changer, et je me rends compte qu'ils se sont quasi tous enfuis! Pffuuuiiit! Disparus les collègues! Il en restait plus que deux (mes co-navetteurs, ils avaient pas trop le choix)!
J'ai donc eu droit à toute une heure de ski! Enfin, il n'en fallait pas beaucoup plus pour parcourir le domaine de long en large, fort de 6 remonte-pentes et bien 15 pistes...
Outre ce flagrant manquement dans les priorités, qu'est-ce que je retire du week-end (des séances de torture, je veux dire)? On a constaté que pour faire vivre l'entité, il fallait prendre en charge diverses tâches, telles l'organisation de la formation, de la communication, la gestion des ressources adultes, les programmes des jeunes,... euh, je m'égare, là! Mais oui, en gros, c'est exactement la même chose que ce que fait l'équipe pédagogique d'une organisation scoute! Sauf que, au passage, les gars de l'équipe pédagogique sont nettement plus compétents dans ce genre de machins. (Message caché: si vous voulez vous refaire une 'tite place sur le marché du travail, il y a probablement un truc à exploiter là, hein?)
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(*) Sauf que, sur le projecteur, l'image du DVD player est restée obstinément toute noire; on a finalement dû regarder l'écran du portable. Encore une technologie Microsoft: Ça marche? Oui, mais non.
21 février 2007
Wed. 14 Feb. - 'Til you Faint [Ghinzu]
En revenant de faire des courses quelconques, le sac en plastique a refusé de rentrer dans mon tiroir à sacs en plastique: il était plein! (le tiroir, pas le sac -- et pas moi non plus, bande d'andouilles!)
J'ai donc fait l'effarante constatation qu'en quelques mois, j'ai réussi à accumuler une telle montagne de sacs en plastique, alors que j'en refuse déjà un bon paquet (les caissiers ont l'habitude d'en mettre deux dès qu'il y a un machin un peu lourd, et d'emballer systématiquement tout, même ce qui rentre dans mes poches ou mon sac à dos), et que j'en consomme déjà assez peu au départ, vu que je mange souvent dehors et je n'achète presque rien puisque je ne cuisine pas!
J'ai donc pris la résolution d'intensifier ma war on plastic et de trimballer mes propres sacs, que je tends à la caissière quand elle scanne mes emplettes. Alors elle tire une drôle de tête et je dois lui expliquer que je combats l'invasion plastique; j'espère qu'à côté de celles/ceux qui me prennent pour un zozo, j'arriverai bien à en convaincre l'un ou l'autre du bien fondé de mon combat.
Attaquons l'ennemi à la source: à la caisse!
PS: Au passage, la saucisse turque (Kolbassa) est la première victime de la chinoisiation (du chinoisement?) de mon night-shop: Plus de Kolbassa, remplacé par du jambon portuguais!
C'est pas vrai, ils l'ont!
J'ai donc pris la résolution d'intensifier ma war on plastic et de trimballer mes propres sacs, que je tends à la caissière quand elle scanne mes emplettes. Alors elle tire une drôle de tête et je dois lui expliquer que je combats l'invasion plastique; j'espère qu'à côté de celles/ceux qui me prennent pour un zozo, j'arriverai bien à en convaincre l'un ou l'autre du bien fondé de mon combat.
Attaquons l'ennemi à la source: à la caisse!
PS: Au passage, la saucisse turque (Kolbassa) est la première victime de la chinoisiation (du chinoisement?) de mon night-shop: Plus de Kolbassa, remplacé par du jambon portuguais!
C'est pas vrai, ils l'ont!
20 février 2007
Sun. 18 Feb. - A Jeun [Brel]
Skkkiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!
Là pendant la semaine, il est tombé une bonne chape sur Toronto... Le lac forme maintenant une belle étendue immaculée. Puis la température a même décidé d'atteindre des niveaux sub-polaires. Et donc maintenant, chaque matin en quittant mon petit appartement, quand je passe la porte, j'ai instinctivement envie de me diriger vers les casiers à skis et d'aller chatouiller de la piste noire... Je vous dis pas, évidemment, l'ampleur de la déception quand j'arrive au bureau, qui est complètement surpeuplé ces derniers temps, et où ce qui m'attend n'a assez bien rien en commun avec les plaisirs de la glisse (sauf les deadlines, qui sur ce projet-ci ont l'air de pas mal apprécier la glisse!)

Ce qui est bien dans le coin, c'est qu'il faut pas attendre d'avoir une semaine de congés pour allez à Avoriaz: on peut décider le samedi soir d'aller le lendemain à Blue Mountain passer la journée à skier! Bon, faut avouer aussi que les domaines ne jouent pas dans la même cour de récré que ceux des Alpes, avec une poignée de télésièges, une vingtaine de pistes et 60m de dénivelé, c'est évidemment pas la même chose! (voir le plan des pistes ici). Et puis, il y a encore une dizaine d'autres petite buttes avec quelques télésièges un peu partout en Ontario, à une ou deux heures de route d'ici.
Eh bien voilà qui est clair et intuitif tiens!
(c'est pas la bonne, mais l'autre ils l'ont pas)
Là pendant la semaine, il est tombé une bonne chape sur Toronto... Le lac forme maintenant une belle étendue immaculée. Puis la température a même décidé d'atteindre des niveaux sub-polaires. Et donc maintenant, chaque matin en quittant mon petit appartement, quand je passe la porte, j'ai instinctivement envie de me diriger vers les casiers à skis et d'aller chatouiller de la piste noire... Je vous dis pas, évidemment, l'ampleur de la déception quand j'arrive au bureau, qui est complètement surpeuplé ces derniers temps, et où ce qui m'attend n'a assez bien rien en commun avec les plaisirs de la glisse (sauf les deadlines, qui sur ce projet-ci ont l'air de pas mal apprécier la glisse!)
Ce qui est bien dans le coin, c'est qu'il faut pas attendre d'avoir une semaine de congés pour allez à Avoriaz: on peut décider le samedi soir d'aller le lendemain à Blue Mountain passer la journée à skier! Bon, faut avouer aussi que les domaines ne jouent pas dans la même cour de récré que ceux des Alpes, avec une poignée de télésièges, une vingtaine de pistes et 60m de dénivelé, c'est évidemment pas la même chose! (voir le plan des pistes ici). Et puis, il y a encore une dizaine d'autres petite buttes avec quelques télésièges un peu partout en Ontario, à une ou deux heures de route d'ici.
(c'est pas la bonne, mais l'autre ils l'ont pas)
17 février 2007
Sat. 17 Feb. - Who is it? [Vitalic, et un peu Björk aussi]
Dans l'idée d'améliorer le confort de lecture du blog, je viens d'adopter (sur une suggestion d'Olivier) ces petits machins fournis par RadioBlog, qui permettent maintenant d'entendre le morceau de musique auquel le titre fait référence...
Par exemple:
Enjoy!
Par exemple:
Enjoy!
14 février 2007
Wed. 14 Feb. - Electric Chair [ANET]
Eh bien voilà, ça fait un an maintenant! Il est donc de bon ton (quoi que finalement très conformiste) de faire un chtit bilan de l'expérience...
Je retrouve Toronto exactement dans l'état dans lequel je l'avais trouvée en arrivant: froide et blanche.

A l'inverse de l'an dernier toutefois, je ne me perds plus dans le PATH, j'arrive à trouver un magasin du premier coup dans Eaton Center (il y a un Apple Center dans Eaton, plus besoin de courir au bout de la ville), je sais où me procurer un bon steak, du dentifrice, un bon film, des bandes dessinées, une boîte de Spam ou des chips, je ne m'étonne plus de trouver l'eau minérale dans le même rayon que les crèmes vaginales, j'ai une raison de me battre pour réserver une table dans un resto ce soir (hint: regardez la date), je me suis fait à l'idée de manger mon dîner dans un ravier en polystyrène et boire mon café dans un gobelet en carton,...
J'ai mis à profit mes 52 semaines pour mener rondement un beau petit projet de développement, emballé, expédié et reconnu: du beau travail!
J'ai profité de mes 52 week-ends pour (surtout pas faire la même chose!) quadriller la ville et ses parcs à vélo, visiter toutes les villes atteignables en voiture, me prélasser et mater des fesses sur toutes les plages de l'Ontario, me balader dans toutes sortes de coins perdus, fréquenter quelques hauts-lieux de la vie nocturne (oui enfin là, je n'ai sûrement visité que le sommet de l'iceberg), aller skier un peu mais de loin pas assez!
J'ai joui d'une vie sociale assez riche, faite d'amitiés solides et indefectibles, d'amitiés à distance, de mails, de blogs (plus d'un message tous les trois jours, je suis prolixe!) et de webcams, j'ai savouré la présence de quelques visiteurs, j'ai profité de mes visites au grand-méchant pays d'à-côté, j'ai rencontré des tas de gens sympas ou moins, d'ici et d'ailleurs, des grands et des petits, des gentils et des méchants, j'ai pas mal fréquenté et courtisé (mais, tel Jean-Claude - chuis sur un coup, là! - Dus*, je n'ai pas brillé dans l'aspect "conclusion"), j'ai construit de nouvelles amitiés solides (ces gens qui se mettent même à m'appeler de leur propre initiative, ça me fait tout drôle!) ou moins (tel Ann, qui sur les 87 fois où je l'ai invitée à luncher, a tout de même accepté 3 fois).
J'ai évidemment eu froid (très froid), je me suis énervé sur Theresa et mes développeurs (j'en ai même viré un, tiens!), j'ai eu des soirées de déprime, je me suis souvent demandé, au mileu d'un repas ou d'une soirée, ce que je foutais là, j'ai eu quelques déceptions, la tristesse de voir des amis me quitter, la nostalgie du pays, j'ai bouffé des tas de cochoncetés, pas assez dormi, mais pas un instant je n'ai regretté d'être venu ici.
La suite?
Ma prochaine escale en Belgique: le 27 avril, pour une semaine (complète). Il n'y a plus de vols directs, donc je dois faire escale quelque part: j'exclus d'office les New York, Chicago et Washington, associés à des tas d'emmerdes inutiles. Ca laisse donc Londres, Francfort, Paris et ... Zürich, tiens?... Je passerais bien faire un petit coucou aux vaches Milka, non?
Et puis, je devrais aller visiter Cuba vite tant que Fidel y est pour tenir les hordes de touristes américains à l'écart (Cuba c'est le paradis des Canadiens... imaginez c'est un peu comme si la Corse était fermée au tourisme de toute l'Europe sauf les Belges), aller skier dans les Rocheuses et visiter la Baie d'Hudson tant que je suis dans le coin.

C'est exactement la même vue que la photo du dessus, mais quelques heures plus tard.
--
(*) Des "Bronzés font du ski", allez revoir vos classiques!
Je retrouve Toronto exactement dans l'état dans lequel je l'avais trouvée en arrivant: froide et blanche.
A l'inverse de l'an dernier toutefois, je ne me perds plus dans le PATH, j'arrive à trouver un magasin du premier coup dans Eaton Center (il y a un Apple Center dans Eaton, plus besoin de courir au bout de la ville), je sais où me procurer un bon steak, du dentifrice, un bon film, des bandes dessinées, une boîte de Spam ou des chips, je ne m'étonne plus de trouver l'eau minérale dans le même rayon que les crèmes vaginales, j'ai une raison de me battre pour réserver une table dans un resto ce soir (hint: regardez la date), je me suis fait à l'idée de manger mon dîner dans un ravier en polystyrène et boire mon café dans un gobelet en carton,...
J'ai mis à profit mes 52 semaines pour mener rondement un beau petit projet de développement, emballé, expédié et reconnu: du beau travail!
J'ai profité de mes 52 week-ends pour (surtout pas faire la même chose!) quadriller la ville et ses parcs à vélo, visiter toutes les villes atteignables en voiture, me prélasser et mater des fesses sur toutes les plages de l'Ontario, me balader dans toutes sortes de coins perdus, fréquenter quelques hauts-lieux de la vie nocturne (oui enfin là, je n'ai sûrement visité que le sommet de l'iceberg), aller skier un peu mais de loin pas assez!
J'ai joui d'une vie sociale assez riche, faite d'amitiés solides et indefectibles, d'amitiés à distance, de mails, de blogs (plus d'un message tous les trois jours, je suis prolixe!) et de webcams, j'ai savouré la présence de quelques visiteurs, j'ai profité de mes visites au grand-méchant pays d'à-côté, j'ai rencontré des tas de gens sympas ou moins, d'ici et d'ailleurs, des grands et des petits, des gentils et des méchants, j'ai pas mal fréquenté et courtisé (mais, tel Jean-Claude - chuis sur un coup, là! - Dus*, je n'ai pas brillé dans l'aspect "conclusion"), j'ai construit de nouvelles amitiés solides (ces gens qui se mettent même à m'appeler de leur propre initiative, ça me fait tout drôle!) ou moins (tel Ann, qui sur les 87 fois où je l'ai invitée à luncher, a tout de même accepté 3 fois).
J'ai évidemment eu froid (très froid), je me suis énervé sur Theresa et mes développeurs (j'en ai même viré un, tiens!), j'ai eu des soirées de déprime, je me suis souvent demandé, au mileu d'un repas ou d'une soirée, ce que je foutais là, j'ai eu quelques déceptions, la tristesse de voir des amis me quitter, la nostalgie du pays, j'ai bouffé des tas de cochoncetés, pas assez dormi, mais pas un instant je n'ai regretté d'être venu ici.
La suite?
Ma prochaine escale en Belgique: le 27 avril, pour une semaine (complète). Il n'y a plus de vols directs, donc je dois faire escale quelque part: j'exclus d'office les New York, Chicago et Washington, associés à des tas d'emmerdes inutiles. Ca laisse donc Londres, Francfort, Paris et ... Zürich, tiens?... Je passerais bien faire un petit coucou aux vaches Milka, non?
Et puis, je devrais aller visiter Cuba vite tant que Fidel y est pour tenir les hordes de touristes américains à l'écart (Cuba c'est le paradis des Canadiens... imaginez c'est un peu comme si la Corse était fermée au tourisme de toute l'Europe sauf les Belges), aller skier dans les Rocheuses et visiter la Baie d'Hudson tant que je suis dans le coin.
C'est exactement la même vue que la photo du dessus, mais quelques heures plus tard.
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(*) Des "Bronzés font du ski", allez revoir vos classiques!
07 février 2007
Wed. 7 Feb. - Daddy Cool [ah non tiens, pas Placebo?]
Même aller acheter du lait au Paki du coin devient toute une expédition (ça fait tout de suite 20 m à découvert, mais on m'a raconté que par -60°, le simple fait de respirer vous cristallise instantanément les alvéoles pulmonaires, donc je suis prudent...)!
A propos du «Paki du coin» (qui s'appelle le «dépanneur» à Montréal, et le «nightshop» en Français, à ne pas confondre avec «Convenience Store» en Anglais), le mien était tenu par une bande de Turcs qui ont gagné ma sympathie et mon respect en m'approvisionnant en eau de Spa. Eh bien, je sais pas trop ce qui leur est arrivé, mais depuis peu c'est une bande de Chinois qui tient la boutique. Je trouve ça très comique de voir les Chinois vendre du Loukoum, du Houmous, des saucisses Kolbassa, des Baklava et des Samosas... Mais je me demande combien de temps ça va leur prendre pour te nous transformer tout ça en nems, loempias et jus de lychees.
A propos du «Paki du coin» (qui s'appelle le «dépanneur» à Montréal, et le «nightshop» en Français, à ne pas confondre avec «Convenience Store» en Anglais), le mien était tenu par une bande de Turcs qui ont gagné ma sympathie et mon respect en m'approvisionnant en eau de Spa. Eh bien, je sais pas trop ce qui leur est arrivé, mais depuis peu c'est une bande de Chinois qui tient la boutique. Je trouve ça très comique de voir les Chinois vendre du Loukoum, du Houmous, des saucisses Kolbassa, des Baklava et des Samosas... Mais je me demande combien de temps ça va leur prendre pour te nous transformer tout ça en nems, loempias et jus de lychees.
Wed. 7 Feb. - !@*$%# [Fischerspooner]
Waugh! Nondidju de saleté de pays! L'hiver c'est pas de la blague ici! Ce truc infernal qui me gèle les couilles me suit partout! Ce week-end, il nous est tombé dessus quand on est sorti de chez moi (voyez le genre: le bout du nez tout rouge; on a l'impression que les oreilles, toutes gelées, ont dû se détacher et tomber quelque part; quand le vent souffle un coup on n'arrive même plus à respirer...), du coup on a voulu faire les malins et le semer en prenant le métro, mais voilà qu'il nous attendait à la sortie à Bathurst station, le filou!

Là je trouve qu'ils y ont été assez fort: ils ont carrément gelé le lac! Oui, ça y est, boum, plus besoin de la malle pour aller sur l'île, il suffit de prendre ses patins!
Un truc qui m'a beaucoup étonné, c'est que j'ai vu ressortir de l'eau le canard qui y a plongé. Je n'imagine pas une seconde ressortir de l'eau si daventure j'avais la mauvaise idée d'y faire un plongeon! J'assimile assez peu l'histoire que me racontaient hier soir ces Russes sur les gros pleins morts (le terme est une réminiscence du temps du chigé2 :-) qui nagent dans la Volga pour dessaoûler, après avoir scié leur trou dans la glace.
Là je trouve qu'ils y ont été assez fort: ils ont carrément gelé le lac! Oui, ça y est, boum, plus besoin de la malle pour aller sur l'île, il suffit de prendre ses patins!
Un truc qui m'a beaucoup étonné, c'est que j'ai vu ressortir de l'eau le canard qui y a plongé. Je n'imagine pas une seconde ressortir de l'eau si daventure j'avais la mauvaise idée d'y faire un plongeon! J'assimile assez peu l'histoire que me racontaient hier soir ces Russes sur les gros pleins morts (le terme est une réminiscence du temps du chigé2 :-) qui nagent dans la Volga pour dessaoûler, après avoir scié leur trou dans la glace.
03 février 2007
Sat. 3 Feb. - Fly on the windscreen [Depeche Mode]
Sale temps pour les mouches, là aujourd'hui on peut dire que ça commencer à canner sec. Fini les hivers doux et les questions sur le global warning. Par -16°, on ne réfléchite plus, on grouille se réfugier au chaud. Ou plutôt, on reste au chaud. Les possibilités de sorties sont sérieusement réduites, qui plus est, les gens qui sont déjà pas très sorteurs par défaut, ont une excuse en béton maintenant. Et même moi je me dégonfle quand je vois le froid par la fenêtre (oui, ça se voit qu'il fait froid dehors, brrrr..... j'en frissonne rien que d'en parler).
Enfin, dans toute cette adversité, Mike et Avideh (qui quittent le pays dans une semaine) ont décidé d'aller faire leurs adieux au charmant petit village de Niagara-on-the-Lake et j'en profite donc pour renouer avec le voyage (le petit voyage), puisque j'ai pas bougé d'ici de tout le mois de janvier. A part ça, je me retrouve dans la position assez étonnante où j'ai des tas d'invitations et de propositions qui me tombent dessus sans que j'aie à courrir derrière, ça me change!
Enfin, l'étape suivante, c'est que j'apprenne à faire preuve de discernement, pas me laisser embarquer dans des plans consistant à fournir une audience au crétin qui fait étal de sa réussite sociale à grands renforts de grosses bagnoles, machins électroniques inutiles et dernier cri, et autres histoires où il n'oublie pas d'exhiber l'étiquette du prix... J'adore!... Ca me rappelait pas mal Patrick Bateman et ses copains dans American Psycho. Un peu plus de détails bientôt, là je sors.
Enfin, dans toute cette adversité, Mike et Avideh (qui quittent le pays dans une semaine) ont décidé d'aller faire leurs adieux au charmant petit village de Niagara-on-the-Lake et j'en profite donc pour renouer avec le voyage (le petit voyage), puisque j'ai pas bougé d'ici de tout le mois de janvier. A part ça, je me retrouve dans la position assez étonnante où j'ai des tas d'invitations et de propositions qui me tombent dessus sans que j'aie à courrir derrière, ça me change!
Enfin, l'étape suivante, c'est que j'apprenne à faire preuve de discernement, pas me laisser embarquer dans des plans consistant à fournir une audience au crétin qui fait étal de sa réussite sociale à grands renforts de grosses bagnoles, machins électroniques inutiles et dernier cri, et autres histoires où il n'oublie pas d'exhiber l'étiquette du prix... J'adore!... Ca me rappelait pas mal Patrick Bateman et ses copains dans American Psycho. Un peu plus de détails bientôt, là je sors.
Sat. 3 Feb. - All over the World [Pixies]
La suite, donc...
Le temps n'est pas franchement à mettre le nez dehors, mais par contre, que c'est beau quand on observe tout ce froid depuis l'intérieur confortable d'un resto chaleureux et campagnard, avec des bûches qui crépitent au coin du feu (oui enfin, en matière de feu, ces Canadiens sont surtout très forts pour faire le coup du feu en plastique -- quoi que ce coup-ci on a eu droit à des vraies flammes, qui sortaient d'un vrai bec à gaz! -- J'imagine que c'est pour mieux s'accorder avec les fleurs en plastique, les briques en plastique de la façade, le marbre en plastique, le bois en plastique,...).
Ce resto fait partie du Peller Estates, qui est une cave à vins. Pour promouvoir leurs vins, ces gens ont eu la bonne idée de convertir une aile de leur fermette (c'est quoi, le nom des bâtiments des vignerons?) en un resto ma foi très recommandable où la carte sert de prétexte à un voyage gustatif fait de Merlots, de Cabernet Sauvignons, de Muscats ou de Gewürztraminers produits dans un rayon de 5km d'ici. Et si on a aimé, ça tombe bien, on peut justement passer à la boutique pour en ramener quelques souvenirs à la maison (pour ma part, j'ai beaucoup aimé la soupe à l'oignon, mais je n'en ai pas trouvé dans la boutique... dommage!)
Mike qui tente d'expliquer à Aderyn, sa fille, la différence entre le Merlot et le Pinot.
(ils ont pas All Over The World, mais Cecilia Ann fait bien l'affaire)
22 janvier 2007
Fri. 19 Jan - Porque Te Vas [Jeanette? Cékiça?]
Dans quel film de Claude Sautet Romy Schneider donne-t-elle la réplique à Michel Piccoli?
19 janvier 2007
Fri. 19 Jan. - For America [Red Box]
(Eh oui, j'ai retrouvé ce vieux machin de 1987... yodeli yodela yeah)
On va causer un peu boulot aujourd'hui, faute d'en avoir fait...
Pour rappel, j'ai fini le projet EBO en décembre et j'ai vraiment commencé sur le suivant début janvier.
En un mot, c'est que du flan.
Du temps de EBO, on passait 100% du temps a travailler (= produire quelque chose), et la chef de projet passait encore quelques soirs, sans emmerder personne, pour mettre à jour ses rapports d'avancement et ce genre de bazar, puis faire le point avec les comités de direction etc.
C'était parfois un peu dur, des longues journées, un p'tit week-end par ci par là, mais c'était totalement excitant, je voyais l'édifice progresser petit-à-petit, le travail qui avance, une brique après l'autre...
Maintenant, c'est le contraire. Bienvenue dans le monde de la consultance: il n'est pas tant question de produire quoi que ce soit d'intéressant, mais surtout de faire beaucoup de bruit et de vent... Donc pour chaque heure passée à produire un truc, il y en a au moins 5 pour prévoir le travail, le planifier, le mettre en perspective, faire un rapport préliminaire, faire un (ou des) rapport(s) d'avancement intermédiaire(s), voir où en sont les delivrables, faire un weekly status meeting, en parler à gauche à droite, être sûr que tout le monde a bien compris qu'on a travaillé dur pour produire ce machin, probablement glisser un petit "jusqu'à 11h hier soir", ou "dimanche matin à 7h". Et puis en remettre une couche encore, «ouh là là, qu'est-ce qu'on a bossé comme des brutes» chaque fois qu'un galonné passe dans les bureaux. A les entendre brailler, on se dit qu'on vient d'achever les Pyramides, je suis donc assez étonné de voir que ce qui a véritablement été produit tient en quelques présentations PowerPoint d'une vingtaine de pages...
Comment expliquer ce tour de passe-passe? Eh bien, prenons le temps de disséquer la portion grasse(*) de la journée d'un consultant: la réunion. Elle se décline en plein d'espèces différentes, mais en règle générale il s'agit d'un dialogue entre deux personnes, avec un nombre variable d'autres gars qui somnolent dans la même salle (ou pendus au téléphone). Une fois sur deux, le dialogue n'intéresse même pas les deux intéressés (oui, je n'ai pas pris la peine de mentionner que une fois sur une, il n'intéresse pas les 5 somnolents), et du coup, 100% des participants ont «bossé dur» ... à combattre l'endormissement, mais ça s'arrête à peu près là. Faire? Agir? Construire? Comment? Attendez, on doit reprogrammer une autre réunion pour en parler!
J'ai réussi à retrouver un document historique qui prouve que ce n'est pas neuf du tout: Voir ce documentaire unique et antique (en Anglais)
A côté de ça, il faut encore ajouter cet élément essentiel du travail: attendre. En effet, chaque document doit être soigneusement relu, revu, corrigé, approuvé par une quantité impressionnante de gens, puis il faut aussi relire les révisions, corriger les relectures, approuver les corrections, enfin, une explosion combinatoire d'allers-retours qui fait qu'un nombre non négligeable de personnes peuvent perdre un temps tout à fait conséquent à ne rien faire d'utile sur la phase de finalisation d'un document. Je suppose que le consensus est à ce prix...
Mais c'est pas fini! Question de mettre un peu de piment dans tout ce processus, on distribue des grades à tous ces gens, et alors selon son grade, le gars a le droit de prendre plus ou moins de temps, et d'être plus ou moins chiant dans sa relecture/révision/... Parfois aussi, il a le droit de dire des âneries pas possibles et les autres doivent faire semblant de le croire (Tiens, je ne l'ai pas encore rencontré celui-là, je suppose que ça va arriver...).
Lors d'une réunion du début de la semaine, la chef de projet a déclaré le «Crunch Time»: c'est une sorte de période d'alerte, où toute l'équipe est censée être mobilisée en permanence (nuit et jour, 7 jours/7). En conséquence, j'ai bien dû travailler 20 heures cette semaine, y compris suivre la keynote d'Apple sur l'introduction de l'iPhone et lire les news. Bah, je dois m'estimer heureux, les consultants qui ne sont pas sur mon projet ont bien dû bosser 3 heures sur la semaine...
Bon, je devrais être un peu moins con et pas raconter tout ça en public, et profiter de la chance que j'ai de pouvoir "gérer mon temps de travail", mais je suppose que mes collègues ne me lisent pas (sinon: «Coucou!»), ou qu'ils le prendront avec le sourire :-)
Nondidju pourquoi est-ce que ces andouilles ont choisi d'acheter ce machin, au lieu de le construire???? Ca, c'était un projet bandant, foutredieu!!
--
(*) J'ai cherché un peu partout (dans les tiroirs, sous le lit...) pour une expression équivalente, qui utilise des patates ou du pain, ou meat & potato, mais j'ai pas trouvé. Si quelqu'un voit ce dont je parle, merci de me l'envoyer
On va causer un peu boulot aujourd'hui, faute d'en avoir fait...
Pour rappel, j'ai fini le projet EBO en décembre et j'ai vraiment commencé sur le suivant début janvier.
En un mot, c'est que du flan.
Du temps de EBO, on passait 100% du temps a travailler (= produire quelque chose), et la chef de projet passait encore quelques soirs, sans emmerder personne, pour mettre à jour ses rapports d'avancement et ce genre de bazar, puis faire le point avec les comités de direction etc.
C'était parfois un peu dur, des longues journées, un p'tit week-end par ci par là, mais c'était totalement excitant, je voyais l'édifice progresser petit-à-petit, le travail qui avance, une brique après l'autre...
Maintenant, c'est le contraire. Bienvenue dans le monde de la consultance: il n'est pas tant question de produire quoi que ce soit d'intéressant, mais surtout de faire beaucoup de bruit et de vent... Donc pour chaque heure passée à produire un truc, il y en a au moins 5 pour prévoir le travail, le planifier, le mettre en perspective, faire un rapport préliminaire, faire un (ou des) rapport(s) d'avancement intermédiaire(s), voir où en sont les delivrables, faire un weekly status meeting, en parler à gauche à droite, être sûr que tout le monde a bien compris qu'on a travaillé dur pour produire ce machin, probablement glisser un petit "jusqu'à 11h hier soir", ou "dimanche matin à 7h". Et puis en remettre une couche encore, «ouh là là, qu'est-ce qu'on a bossé comme des brutes» chaque fois qu'un galonné passe dans les bureaux. A les entendre brailler, on se dit qu'on vient d'achever les Pyramides, je suis donc assez étonné de voir que ce qui a véritablement été produit tient en quelques présentations PowerPoint d'une vingtaine de pages...
Comment expliquer ce tour de passe-passe? Eh bien, prenons le temps de disséquer la portion grasse(*) de la journée d'un consultant: la réunion. Elle se décline en plein d'espèces différentes, mais en règle générale il s'agit d'un dialogue entre deux personnes, avec un nombre variable d'autres gars qui somnolent dans la même salle (ou pendus au téléphone). Une fois sur deux, le dialogue n'intéresse même pas les deux intéressés (oui, je n'ai pas pris la peine de mentionner que une fois sur une, il n'intéresse pas les 5 somnolents), et du coup, 100% des participants ont «bossé dur» ... à combattre l'endormissement, mais ça s'arrête à peu près là. Faire? Agir? Construire? Comment? Attendez, on doit reprogrammer une autre réunion pour en parler!
J'ai réussi à retrouver un document historique qui prouve que ce n'est pas neuf du tout: Voir ce documentaire unique et antique (en Anglais)
A côté de ça, il faut encore ajouter cet élément essentiel du travail: attendre. En effet, chaque document doit être soigneusement relu, revu, corrigé, approuvé par une quantité impressionnante de gens, puis il faut aussi relire les révisions, corriger les relectures, approuver les corrections, enfin, une explosion combinatoire d'allers-retours qui fait qu'un nombre non négligeable de personnes peuvent perdre un temps tout à fait conséquent à ne rien faire d'utile sur la phase de finalisation d'un document. Je suppose que le consensus est à ce prix...
Mais c'est pas fini! Question de mettre un peu de piment dans tout ce processus, on distribue des grades à tous ces gens, et alors selon son grade, le gars a le droit de prendre plus ou moins de temps, et d'être plus ou moins chiant dans sa relecture/révision/... Parfois aussi, il a le droit de dire des âneries pas possibles et les autres doivent faire semblant de le croire (Tiens, je ne l'ai pas encore rencontré celui-là, je suppose que ça va arriver...).
Lors d'une réunion du début de la semaine, la chef de projet a déclaré le «Crunch Time»: c'est une sorte de période d'alerte, où toute l'équipe est censée être mobilisée en permanence (nuit et jour, 7 jours/7). En conséquence, j'ai bien dû travailler 20 heures cette semaine, y compris suivre la keynote d'Apple sur l'introduction de l'iPhone et lire les news. Bah, je dois m'estimer heureux, les consultants qui ne sont pas sur mon projet ont bien dû bosser 3 heures sur la semaine...
Bon, je devrais être un peu moins con et pas raconter tout ça en public, et profiter de la chance que j'ai de pouvoir "gérer mon temps de travail", mais je suppose que mes collègues ne me lisent pas (sinon: «Coucou!»), ou qu'ils le prendront avec le sourire :-)
Nondidju pourquoi est-ce que ces andouilles ont choisi d'acheter ce machin, au lieu de le construire???? Ca, c'était un projet bandant, foutredieu!!
--
(*) J'ai cherché un peu partout (dans les tiroirs, sous le lit...) pour une expression équivalente, qui utilise des patates ou du pain, ou meat & potato, mais j'ai pas trouvé. Si quelqu'un voit ce dont je parle, merci de me l'envoyer
18 janvier 2007
Thu. 18 Jan. - L'Internationale Boursière [René Binamé]
Je me permets avant tout de féliciter ces artistes qui privilégient la distribution libre de leurs œuvres au fait d'y voir un acte commercial... et donc de vous inviter sur leur site de téléchargement où une bonne partie de leur œuvre est disponible en téléchargement libre et gratuit. Prenez et écoutez-en tous!
Allez, une petite critique cinéma en quatrième vitesse.
Pour je ne sais quelle raison de curiosité mal placée, j'ai regardé le film Basic Instinct, deuxième du nom. Comme j'avais vu le premier quand j'étais adolescent ou pas loin, il avait fait bel effet sur moi, probablement que j'avais été ébloui par le jeu d'acteur de Sharon Stone (en particulier son jeu de jambes).
Alors dans le second épisode, on retrouve la même Sharon qui n'a pas pris une ride. Enfin, à la façon de Cher, quoi: elle s'est fait retendre la face dans tous les sens et a troqué ses rides contre un air de momie vivante. Quant à son jeu d'acteur, elle a dû l'oublier à la maison...
Le film lui-même ressemble assez bien à un film porno dont on aurait coupé les scènes un peu trop explicites (à l'excpetion notoire de la longueur du film, évidemment!). Donc on a droit à un film où le scénario ne tient pas debout, le tournage ne ressemble à rien, les acteurs ne savent pas jouer, même la prise de son est mauvaise (la V.O. devait valoir une V.F. d'un téléfilm petit budget peut-être?), et il y a des belles voitures et des (ex-)jolies filles. Le tout se traînant sur presque 2h, c'était vraiment bien!
Par ailleurs, j'ai vu le film "Bon cop bad cop", un film canadien tourné à Montréal et Toronto (c'est comique de voir ma ville dans un film!), rencontre improbable entre le bon flic ontarien très correct, respectueux des règles et un peu coincé et le ripoux québecois, ordurier et expéditif, beau gosse et séducteur, qui doivent résoudre une affaire de meurtres en série lié au hockey (j'ai rien compris au mobile... le hockey reste encore un mystère dans ma découverte du pays). Le tout sur toile de fond de grande fraternité interlinguistique (tu parles!). Le film est en bilingue Anglais/Québecois (c'est assez original) renforcé de moult clichés de part et d'autre (les filles québecoises sont vraiment chaudes et faciles?). Le tout m'a beaucoup fait rire, et heureusement que les parties québecoises du film étaient sous-titrées (non non, je ne niaise pas! ils ont un calice d'accent pas possible, tabernacle! :-).
On devrait glisser à l'oreille de quelqu'un d'en faire un remake "Bon filc slecht flic", je suis sûr qu'il y a de quoi faire aussi, potferdoem! J'ai vraiment apprécié le caractère bilingue du film, on devrait généraliser ça chez nous aussi tiens!
-- Bon, sur ce, je dois revoir "Bienvenue en Suisse", tiens, comme prélude à une possible future transition ;-)
Allez, une petite critique cinéma en quatrième vitesse.
Pour je ne sais quelle raison de curiosité mal placée, j'ai regardé le film Basic Instinct, deuxième du nom. Comme j'avais vu le premier quand j'étais adolescent ou pas loin, il avait fait bel effet sur moi, probablement que j'avais été ébloui par le jeu d'acteur de Sharon Stone (en particulier son jeu de jambes).
Alors dans le second épisode, on retrouve la même Sharon qui n'a pas pris une ride. Enfin, à la façon de Cher, quoi: elle s'est fait retendre la face dans tous les sens et a troqué ses rides contre un air de momie vivante. Quant à son jeu d'acteur, elle a dû l'oublier à la maison...
Le film lui-même ressemble assez bien à un film porno dont on aurait coupé les scènes un peu trop explicites (à l'excpetion notoire de la longueur du film, évidemment!). Donc on a droit à un film où le scénario ne tient pas debout, le tournage ne ressemble à rien, les acteurs ne savent pas jouer, même la prise de son est mauvaise (la V.O. devait valoir une V.F. d'un téléfilm petit budget peut-être?), et il y a des belles voitures et des (ex-)jolies filles. Le tout se traînant sur presque 2h, c'était vraiment bien!
On devrait glisser à l'oreille de quelqu'un d'en faire un remake "Bon filc slecht flic", je suis sûr qu'il y a de quoi faire aussi, potferdoem! J'ai vraiment apprécié le caractère bilingue du film, on devrait généraliser ça chez nous aussi tiens!
-- Bon, sur ce, je dois revoir "Bienvenue en Suisse", tiens, comme prélude à une possible future transition ;-)
14 janvier 2007
Sun. 14 Jan. - At Ease [P.I.L.]
On n'en est pas encore à avoir besoin de raquettes, mais cette fois c'est un peu plus sérieux que la dernière fois:

Autre bonne nouvelle, dont le timing est du coup absolument parfait:
La piscine est réparée, et même rouverte!
Ci-dessus, la très sympathique Markham Street, avec plein de bouquinistes et libraires intéressants: un bédéiste (où j'ai trouvé plein de Sfar, Trondheim, Larcenet; des bédés de l'Association, de Dargaud et de Delcourt, le tout en français s'il vous plaît! Je pense que je vais rapidement devenir un habitué du coin!), quelques libraires d'art en tous genres (où il y a aussi moyen de passer l'après-midi); en face, de quoi rassasier le ventre après l'esprit, plein de petits cafés et restos sympas.
Autre bonne nouvelle, dont le timing est du coup absolument parfait:
La piscine est réparée, et même rouverte!
Sat. 13 Jan. - Fire in Cairo [le meilleur groupe de tous les temps]
Une petite réflexion rapide sur le statut d'expatrié, tiens...
Dans la vie normale, je me plaignais parfois de l'aspect un peu ennuyeux de la routine. La démonstration en était assez simple: au nouvel an 2005, je regardais comment était ma vie en 2003 et en quoi elle avait changé: l'ennui est inversément proportionnel au changement. Or, comme dans ce cas, absolument rien n'avait changé, je bossais pour la même boîte, au même endroit, à faire quasi les mêmes trucs, les mêmes hobbies, fréquenter les mêmes gens, aucun déménagement à recenser, j'en ai conclu que la routine avait probablement dû atteindre un sommet.
A l'inverse, si je compare mon nouvel an 2007 avec celui de 2006, c'est assez simple: à part la date, il n'y a rien de commun. Mais alors là, rien!
Là où ça devient un peu perturbant, c'est le rythme effréné du changement ici. En 10 mois, j'ai déménagé deux fois de domicile, quatre fois de lieu de travail, j'ai renouvellé totalement mes collègues deux fois, j'ai fait plus d'adieux que dans tout le reste de ma vie, et j'ai aussi vu je ne sais combien de nouvelles têtes (je me demande toujours si elles ont remplacé de vieilles têtes dans ma mémoire, et le cas échéant, qui ai-je oublié?).
Si j'arrive à m'adapter sans aucun problème à un déménagement (ça fera jamais que la 20ème fois ou quoi...), à changer de lieu de travail ou de collègues (ça demande déjà un peu plus d'adaptation... faut se plier aux nouvelles règles, tenter de prouver sa valeur, se faire reconnaître -- quoi que sur ce coup-là j'ai été assez négligent cette dernière fois), j'ai en revanche un peu du mal avec mon environnement social qui est en perpétuelle transformation sans point fixe... Après les expériences plutôt agréables des visites que j'ai eues en automne et le départ d'Olivier et sa famille, je me suis donc mis à fréquenter d'autres gens et à m'en rapprocher. Mais comme vous allez voir rien n'est stable dans le coin:
- Mike et Avideh, collègue et amis, rentrent en Belgique en février
- Uma et Namrata (c'est sa fille, que je trouve parfaitement adorable... je n'ai jamais rencontré le mari et père, qui travaille à Dallas pour l'instant), sont en vadrouille au Texas, avec une vague idée d'y déménager pour de bon (question de réunir la famille)
- Anand et Sangita, que je ne connais pas très bien, mais ça pourrait bien arriver, parlent aussi de retourner en Inde dès que l'occasion se présente
- Ania emmène son copain-et-mari-en-puissance à Cracovie (enfin, ça reste à voir, ça fait un temps qu'ils en parlent)
- Michelle (la stupéfiante Mexicaine toujours impeccablement tirée à quatre epingles) et sonmaq, euh, copain prospectent pour aller s'installer au Mexique
- Dorotha et Slim, tiens, qui ont été faire trois petits tours et sont revenus à la surprise générale!
- et tout simplement, j'ai pas la moindre idée où je serai moi-même dans 3 mois...
Mine de rien, au-delà de la joie de rencontrer tant de monde et d'avoir le bonheur de les découvrir petit à petit (oh, pour certains, ça peut aller très vite aussi!), tout ça pompe pas mal d'énergie!
J'en arrive donc à apprécier grandement que là-bas au loin, mais à portée de mail, les choses restent plus ou moins en place et me servent encore de temps en temps de repères fixes. Rien que l'idée de faire escale dans tel ou tel lieu familier, la maison familiale ou le chaleureux foyer des amis, m'aident parfois à ne pas me sentir submergé par cet univers en constant changement.
J'en profite pour avoir une pensée pour ceux qui partagent cette expérience (à Zürich par exemple...), et en même temps, ça me donne un vague aperçu de ce que ça doit être d'être un véritable immigrant, ou pire encore, un réfugié... J'espère garder à l'avenir de cette expérience une bonne dose d'ouverture vis-à-vis de ces gens qui, à l'inverse de moi, n'ont pas choisi de vivre ça et n'ont simplement plus du tout de repère...
Dans la vie normale, je me plaignais parfois de l'aspect un peu ennuyeux de la routine. La démonstration en était assez simple: au nouvel an 2005, je regardais comment était ma vie en 2003 et en quoi elle avait changé: l'ennui est inversément proportionnel au changement. Or, comme dans ce cas, absolument rien n'avait changé, je bossais pour la même boîte, au même endroit, à faire quasi les mêmes trucs, les mêmes hobbies, fréquenter les mêmes gens, aucun déménagement à recenser, j'en ai conclu que la routine avait probablement dû atteindre un sommet.
A l'inverse, si je compare mon nouvel an 2007 avec celui de 2006, c'est assez simple: à part la date, il n'y a rien de commun. Mais alors là, rien!
Là où ça devient un peu perturbant, c'est le rythme effréné du changement ici. En 10 mois, j'ai déménagé deux fois de domicile, quatre fois de lieu de travail, j'ai renouvellé totalement mes collègues deux fois, j'ai fait plus d'adieux que dans tout le reste de ma vie, et j'ai aussi vu je ne sais combien de nouvelles têtes (je me demande toujours si elles ont remplacé de vieilles têtes dans ma mémoire, et le cas échéant, qui ai-je oublié?).
Si j'arrive à m'adapter sans aucun problème à un déménagement (ça fera jamais que la 20ème fois ou quoi...), à changer de lieu de travail ou de collègues (ça demande déjà un peu plus d'adaptation... faut se plier aux nouvelles règles, tenter de prouver sa valeur, se faire reconnaître -- quoi que sur ce coup-là j'ai été assez négligent cette dernière fois), j'ai en revanche un peu du mal avec mon environnement social qui est en perpétuelle transformation sans point fixe... Après les expériences plutôt agréables des visites que j'ai eues en automne et le départ d'Olivier et sa famille, je me suis donc mis à fréquenter d'autres gens et à m'en rapprocher. Mais comme vous allez voir rien n'est stable dans le coin:
- Mike et Avideh, collègue et amis, rentrent en Belgique en février
- Uma et Namrata (c'est sa fille, que je trouve parfaitement adorable... je n'ai jamais rencontré le mari et père, qui travaille à Dallas pour l'instant), sont en vadrouille au Texas, avec une vague idée d'y déménager pour de bon (question de réunir la famille)
- Anand et Sangita, que je ne connais pas très bien, mais ça pourrait bien arriver, parlent aussi de retourner en Inde dès que l'occasion se présente
- Ania emmène son copain-et-mari-en-puissance à Cracovie (enfin, ça reste à voir, ça fait un temps qu'ils en parlent)
- Michelle (la stupéfiante Mexicaine toujours impeccablement tirée à quatre epingles) et son
- Dorotha et Slim, tiens, qui ont été faire trois petits tours et sont revenus à la surprise générale!
- et tout simplement, j'ai pas la moindre idée où je serai moi-même dans 3 mois...
Mine de rien, au-delà de la joie de rencontrer tant de monde et d'avoir le bonheur de les découvrir petit à petit (oh, pour certains, ça peut aller très vite aussi!), tout ça pompe pas mal d'énergie!
J'en arrive donc à apprécier grandement que là-bas au loin, mais à portée de mail, les choses restent plus ou moins en place et me servent encore de temps en temps de repères fixes. Rien que l'idée de faire escale dans tel ou tel lieu familier, la maison familiale ou le chaleureux foyer des amis, m'aident parfois à ne pas me sentir submergé par cet univers en constant changement.
J'en profite pour avoir une pensée pour ceux qui partagent cette expérience (à Zürich par exemple...), et en même temps, ça me donne un vague aperçu de ce que ça doit être d'être un véritable immigrant, ou pire encore, un réfugié... J'espère garder à l'avenir de cette expérience une bonne dose d'ouverture vis-à-vis de ces gens qui, à l'inverse de moi, n'ont pas choisi de vivre ça et n'ont simplement plus du tout de repère...
13 janvier 2007
Sat. 13 Jan. - Dormir Dehors [Daran et les chaises]
Je l'ai pas fait exprès, mais il y a un semblant de transition vers ce qui je pense est mon premier article complètement détaché de mon vécu personnel:
J'ai été complètement abasourdi par cette nouvelle apparemment complètement anodine et présentée presque comme un fait divers:
«Des avions américains ont été bombarder un village dans le sud de la Somalie.»
En regard de ce qui se passe chaque jour en Iraq, il ne s'agit en effet probablement au plus que d'un fait divers militaire, comme tant d'autres qui sont passés sous silence chaque mois aux quatre coins du monde, mais ça fait tout de même le troisième pays dans lequel ils vont foutre la merde en autant d'années...
Donc, si mes souvenirs sont bons, la Somalie doit caracoler en tête du hit-parade des pays les plus pauvres du monde, famine, guerre civile, hygiène remarquable, maladies et consorts, c'est sûr que ces gens-là sont en passe de constituer une menace terroriste de portée mondiale (ils seraient pas en train de développer un programme de force de frappe nucléaire sur base spatiale derrière le dos de tout le monde, par hasard?). Les Etats-Unis y auraient-ils trouvé un adversaire à leur taille? Question de marquer quelques points pour balancer le merdier de l'autre côté par exemple...
Ah oui, mais c'est qu'il y avait trois grands chefs terroristes, en train de préparer leur prochaine attaque, planqués au milieu d'un troupeau de moutons, les fourbes! Alors on ratisse le village, on rôti les moutons, les bergers, les chiens et toute la zone et puis on publie un communiqué de presse victorieux comme quoi on a toutes les chances de croire que les 3 drôles en question sont au nombre de la centaine de victimes (sans compter les moutons)!
J'ai dû lire trop de romans d'espionage, ou voir trop de James Bond... Il sert pas à ça, lui? C'est pas le genre de gars qu'on envoie justement traquer les ben-laden et compagnie, et leur faire la peau discrètement, sans devoir faire dans le collatéral dégoûtant? Allez, même les Russes ont pigé ce concept et ils ont réussi à empoisonner proprement leur Litvinenko sans trop déborder [404-Brain not found, et là aussi], ni devoir pour autant recourir à nucléariser Londres, par exemple...
- Apparemment, les quelques 200.000 Somaliens qui habitent ici ne se sont pas réjouis du feu d'artifice... [The Globe & Mail] quel manque d'humour!
- Ah zut, tiens, ils ont raté leur coup: les trois drôles courent toujours! [Le Soir] Faudrait peut-être voir à atomiser toute la région, juste pour être sûr?
J'ai été complètement abasourdi par cette nouvelle apparemment complètement anodine et présentée presque comme un fait divers:
«Des avions américains ont été bombarder un village dans le sud de la Somalie.»
En regard de ce qui se passe chaque jour en Iraq, il ne s'agit en effet probablement au plus que d'un fait divers militaire, comme tant d'autres qui sont passés sous silence chaque mois aux quatre coins du monde, mais ça fait tout de même le troisième pays dans lequel ils vont foutre la merde en autant d'années...
Donc, si mes souvenirs sont bons, la Somalie doit caracoler en tête du hit-parade des pays les plus pauvres du monde, famine, guerre civile, hygiène remarquable, maladies et consorts, c'est sûr que ces gens-là sont en passe de constituer une menace terroriste de portée mondiale (ils seraient pas en train de développer un programme de force de frappe nucléaire sur base spatiale derrière le dos de tout le monde, par hasard?). Les Etats-Unis y auraient-ils trouvé un adversaire à leur taille? Question de marquer quelques points pour balancer le merdier de l'autre côté par exemple...
Ah oui, mais c'est qu'il y avait trois grands chefs terroristes, en train de préparer leur prochaine attaque, planqués au milieu d'un troupeau de moutons, les fourbes! Alors on ratisse le village, on rôti les moutons, les bergers, les chiens et toute la zone et puis on publie un communiqué de presse victorieux comme quoi on a toutes les chances de croire que les 3 drôles en question sont au nombre de la centaine de victimes (sans compter les moutons)!
J'ai dû lire trop de romans d'espionage, ou voir trop de James Bond... Il sert pas à ça, lui? C'est pas le genre de gars qu'on envoie justement traquer les ben-laden et compagnie, et leur faire la peau discrètement, sans devoir faire dans le collatéral dégoûtant? Allez, même les Russes ont pigé ce concept et ils ont réussi à empoisonner proprement leur Litvinenko sans trop déborder [404-Brain not found, et là aussi], ni devoir pour autant recourir à nucléariser Londres, par exemple...
- Apparemment, les quelques 200.000 Somaliens qui habitent ici ne se sont pas réjouis du feu d'artifice... [The Globe & Mail] quel manque d'humour!
- Ah zut, tiens, ils ont raté leur coup: les trois drôles courent toujours! [Le Soir] Faudrait peut-être voir à atomiser toute la région, juste pour être sûr?
08 janvier 2007
Mon. 8 Jan. - Sexy Lady [euh, sais pas, c'est qui ce gars-là? Shaggy ou quoi...]
Je suis d'humeur assez joyeuse ce soir (Capco a, hmm, apprécié mes prestations à leur juste valeur :-).
Et comme j'ai trouvé quelques perles sur le google-analytics du blog (oui, je sais, c'est assez narcissique d'aller regarder ça, mais qu'est-ce que vous voulez?... D'ailleurs, c'est assez bien décrit, voire décrié ici: Décomposé, mais il s'agit surtout des requêtes farfelues (qui ont amené un internaute sur ce blog, donc...)), j'ai décidé de vous en faire part (c'est plus facile et rapide qu'un tas d'autre trucs que j'ai encore sur le feu):
- le castor est con mais moins que le bucheron
- creme+glace+thermodynamique+loi
- what does bon baiser de toronto mean in english {mmh! Je dois avoir un ticket! :-)}
- photo des plus gros biceps du monde {Alors là!!! S'il ou elle compte sur moi pour ça!?!}
Et comme j'ai trouvé quelques perles sur le google-analytics du blog (oui, je sais, c'est assez narcissique d'aller regarder ça, mais qu'est-ce que vous voulez?... D'ailleurs, c'est assez bien décrit, voire décrié ici: Décomposé, mais il s'agit surtout des requêtes farfelues (qui ont amené un internaute sur ce blog, donc...)), j'ai décidé de vous en faire part (c'est plus facile et rapide qu'un tas d'autre trucs que j'ai encore sur le feu):
- le castor est con mais moins que le bucheron
- creme+glace+thermodynamique+loi
- what does bon baiser de toronto mean in english {mmh! Je dois avoir un ticket! :-)}
- photo des plus gros biceps du monde {Alors là!!! S'il ou elle compte sur moi pour ça!?!}
07 janvier 2007
Mon. 1 Jan - Metal Heart [Garbage]
Selon iTunes, j'ai donc commencé l'année avec Garbage (à 3h du mat, je me proposais de rejoindre une jeunette* et ses cops en train de faire la fête au Guvernment -- c'est une boîte de jeunes, techno & ecstasy, si j'ai bien compris -- mais comme je l'ai trouvée online sur MSN, j'en ai conclu que la fête était finie), ça promet!
Or donc, lors de mes quelques festivités de l'an neuf, j'ai constaté que je me suis retrouvé bien contre mon gré propulsé connaisseur en vins (ceux qui me connaissent peuvent juger l'absurdité à sa juste valeur: après 2 verres de rouge, j'en prends la couleur et je suis dans les vappes, après une bouteille je suppose que je suis bon pour les urgences -- c'est idiot ce que je raconte, si je m'endors après 2 verres, comment je fais pour boire la suite?). Et donc voilà qu'on me propose de goûter et d'apprécier tel ou tel vin, Saint-Emillion par-ci, Merlot par là...
Enfin, mes notions primaires d'œnologie m'ont déjà permis de découvrir qu'en règle générale, les Canadiens y connaissent encore moins que moi (où d'autre qu'ici pourrait-il y avoir de la publicité pour un vin vendu en Tetra-Pak???) et il m'a été donné de goûter d'«excellents»vinaigres balsamiques et autres piquettes qui tâchent dur!
Je devrais m'y mettre en fait, ça frime assez non, d'être un vrai connaisseur en bons vins?
--
* qui répond au prénom absolument fabuleux de Neroshine. Mais à part ce détail, il n'y a rien d'autre à commérer...
Or donc, lors de mes quelques festivités de l'an neuf, j'ai constaté que je me suis retrouvé bien contre mon gré propulsé connaisseur en vins (ceux qui me connaissent peuvent juger l'absurdité à sa juste valeur: après 2 verres de rouge, j'en prends la couleur et je suis dans les vappes, après une bouteille je suppose que je suis bon pour les urgences -- c'est idiot ce que je raconte, si je m'endors après 2 verres, comment je fais pour boire la suite?). Et donc voilà qu'on me propose de goûter et d'apprécier tel ou tel vin, Saint-Emillion par-ci, Merlot par là...
Enfin, mes notions primaires d'œnologie m'ont déjà permis de découvrir qu'en règle générale, les Canadiens y connaissent encore moins que moi (où d'autre qu'ici pourrait-il y avoir de la publicité pour un vin vendu en Tetra-Pak???) et il m'a été donné de goûter d'«excellents»vinaigres balsamiques et autres piquettes qui tâchent dur!
Je devrais m'y mettre en fait, ça frime assez non, d'être un vrai connaisseur en bons vins?
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* qui répond au prénom absolument fabuleux de Neroshine. Mais à part ce détail, il n'y a rien d'autre à commérer...
06 janvier 2007
Sat. 6 Jan - Caterpillar [The Cure]
Emotion intense, la piscine de mon immeuble est de nouveau pleine d'eau!!! Pour rappel, en novembre, ils l'ont vidée, puis commencé à plâtrer, cimenter, peindre et tout ce genre de choses qui l'ont rendue un rien impraticable... En attendant, on avait la permission d'utiliser la piscine de l'immeuble d'à-côté, qui a l'avantage d'être au 35ème étage (du coup, on a une superbe vue sur la ville - ou le lac - en se baignant, c'est très joli), mais c'est encore moins pratique pour descendre le cheval mort (ça, c'est pour l'orignal de malchance, mais c'est une private joke!), et le désavantage d'être dans l'immeuble d'à-côté.
Mon parcours de working out (oui c'est pris très au sérieux ici) habituel est le suivant:
- je me mets en maillot (sec)
- je vais faire deux trois pompes sur les machines à gonflette (eh oui, tout arrive!...)
- je vais faire plouf dans la piscine
- je termine par m'endormir dans le sauna
- puis je rentre chez moi prendre une douche et m'habiller.
Là où ça devient intéressant of course, c'est l'aspect "je vais dans l'immeuble d'à-côté en maillot de bain" (qui plus est, mouillé au retour!), où je croise toujours en chemin l'une ou l'autre vieille, emmitouflée jusqu'au goulot de moult peluches et froufrous, assez étonnée de me voir en si simple appareil...
Par contre, il faut avouer que même si ça m'arrange bien en l'occurence, le fait que je puisse me trimballer en maillot dégoulinant dehors en janvier au Canada sans avoir les couilles qui se transforment instantanément en autant de petits glaçons est globalement assez inquiétant... Je commence à me demander sérieusement s'il est pas temps d'encadrer mes photos du ski parce que c'est un sport en voie de disparition, et que je ferais bien de viser la Baltique (ou la Baie d'Hudson) pour acheter un p'tit mas provençal pour ma retraîte...
Enfin, comme le décrit cet article, finalement, la cause est entendue et les dirigents prennent des résolutions sérieuses (ahem!).
Mon parcours de working out (oui c'est pris très au sérieux ici) habituel est le suivant:
- je me mets en maillot (sec)
- je vais faire deux trois pompes sur les machines à gonflette (eh oui, tout arrive!...)
- je vais faire plouf dans la piscine
- je termine par m'endormir dans le sauna
- puis je rentre chez moi prendre une douche et m'habiller.
Là où ça devient intéressant of course, c'est l'aspect "je vais dans l'immeuble d'à-côté en maillot de bain" (qui plus est, mouillé au retour!), où je croise toujours en chemin l'une ou l'autre vieille, emmitouflée jusqu'au goulot de moult peluches et froufrous, assez étonnée de me voir en si simple appareil...
Par contre, il faut avouer que même si ça m'arrange bien en l'occurence, le fait que je puisse me trimballer en maillot dégoulinant dehors en janvier au Canada sans avoir les couilles qui se transforment instantanément en autant de petits glaçons est globalement assez inquiétant... Je commence à me demander sérieusement s'il est pas temps d'encadrer mes photos du ski parce que c'est un sport en voie de disparition, et que je ferais bien de viser la Baltique (ou la Baie d'Hudson) pour acheter un p'tit mas provençal pour ma retraîte...
Enfin, comme le décrit cet article, finalement, la cause est entendue et les dirigents prennent des résolutions sérieuses (ahem!).
Fri. 5 Jan - Can't Take My Eyes From You [Gloria Gaynor] ;-)
(j'ai vraiment entendu ça? Euh, je me souviens plutôt de Yann Tiersen et d'autres trucs français assez flan... Mais, bon, soyons larges...)
Je me souviens de la réflexion très juste de Michelange au sujet de la STIB, les transports en commun bruxellois: ils transportent les gens vers leur boulot et retour, point. Combien d'innocents n'ont pas cru bêtement qu'il allait en être de même pour les sorties et se sont retrouvés, à la fermeture du bar vers 2h du mat, coincés devant un arrêt de tram désert?
Eh bien pour la TTC, les transports en commun torontoniens, c'est mieux organisé, ils incluent aussi les sorties: les métros et trams circulent jusque vers 1h30 du mat, et de toute façon tous les bars sont fermés bien avant ça! Ils ont gardé un petit quelque chose de leurs copains anglais, ces farceurs: A l'heure où ils sonnent le Last Call, les Espagnols se mettent à table!... On m'a raconté que c'était probablement LA raison des velleités d'indépendance du Québec, où je suppose que les bars ferment à une heure normale...
Je me souviens de la réflexion très juste de Michelange au sujet de la STIB, les transports en commun bruxellois: ils transportent les gens vers leur boulot et retour, point. Combien d'innocents n'ont pas cru bêtement qu'il allait en être de même pour les sorties et se sont retrouvés, à la fermeture du bar vers 2h du mat, coincés devant un arrêt de tram désert?
Eh bien pour la TTC, les transports en commun torontoniens, c'est mieux organisé, ils incluent aussi les sorties: les métros et trams circulent jusque vers 1h30 du mat, et de toute façon tous les bars sont fermés bien avant ça! Ils ont gardé un petit quelque chose de leurs copains anglais, ces farceurs: A l'heure où ils sonnent le Last Call, les Espagnols se mettent à table!... On m'a raconté que c'était probablement LA raison des velleités d'indépendance du Québec, où je suppose que les bars ferment à une heure normale...
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