29 août 2006

Tue. 29th Aug. - Lemon Tree [Fool's Garden]

Un tout petit cette fois, parce que je dois faire mes paquets, exercice dont j'ai assez bien horreur d'ailleurs.
Depuis quelques jours je joue avec un outil d'analyse marketing des sites web, que j'ai branché sur le mien... et qui me permet par exemple de voir d'où viennent mes visiteurs... Assez logiquement, il s'agit d'une répartition principalement bipolaire Bruxelles-Toronto, avec toutefois quelques particularités: clin d'œil au visiteur de Krákow et celui de Santo Domingo (République Dominicaine)). Autre rapport, et je constate que la majorité d'entre vous n'a pas encore compris que remplacer Internet Explorer par Firefox ou Camino est probablement le geste que vous regretterez le moins cette année.

Enfin le plus comique, les recherches qui amènent chez moi.
C'est évidemment tricher de dire que chercher "baisers toronto" sur Google tombe chez moi (j'ai pas dit "baiser à Toronto", les malins!). Ou alors un truc farfelu du genre "catilinaire ketchup". Mais par contre, il y en a l'un ou l'autre assez surprenant:

  • "location des appart/hotel toronto" (6ème page, pas fort utile en l'occurence)
  • "photos rue aerschot bruxelles" (deuxième page, pas beaucoup plus utile...)
  • "trois petits mots hélin" (en tête)
  • "ou acheter des chemises a bangalore" (première place, pas sûr que le gars a trouvé a bonne adresse chez moi!)

... et le dernier, j'ai eu du mal à m'en remettre,
Je vous dévoile avec une fierté non-dissimulée que j'ai eu l'immense honneur d'accueillir sur mon blog un internaute mû par une quête admirable d'élévation spirituelle:


  • "affiches boulettes sauce tomates frites" (10 ème entrée)!!!




Bon allez, encore un peu de persévérence, puis je me fais slashdotter, puis il ne restera que le Pulitzer...

A bientôt! A moi l'Europe! Dites les gars, faites un effort, il a l'air de faire épouvantable chez vous! Ici il fait superbe, je n'attends rien de moins!

26 août 2006

Fri. 25 Aug. Jef [Brel]

Alors là, J'ai trouvé exactement l'anti-thèse de mon état d'esprit cette fois-ci...
"On parlera de l'Amérique où c'est qu'on va aller ..."... héhé...



Hier soir, en sortant du Hy's (une steakerie... mon steak était plus gros que moi!) où on a passé une excellente soirée entre mecs, je me suis arrêté un instant dans la rue, illuminée des mille feux de l'immense tour d'en face, le fond de l'air encore chaud avec une petite brise juste comme il faut, et cette vérité m'est tombée dessus comme une illumination soudaine: Je me plais ici! Je nage en plein dans mon rêve américain et j'aime ça! J'aime cette ville, j'aime ma vie, j'aime les gens que je fréquente ou que j'aimerais fréquenter. J'aime ce que je fais (sauf travailler le week-end, berk berk berk), ce que je vois, tout ce que je dois encore voir...

Je continue mon tour des boîtes de nuit. Ce soir, Carma (une ravissante Portuguaise des Açores) m'a invité dans un bar à Salsa. Finalement, après le pogo, la valse viennoise, la polka et le tango argentin, me voilà maintenant initié à toutes ces danses trémoussées: la salsa, la merengue, le bacciata,... Non content d'être trémoussées, ces danses sont aussi pas mal rapprochées, frôlées, frottées; il faut une bonne dose de discipline et de sang froid pour éviter l'émeute dans son slip! Et encore, la population était pas mal composée de mecs et de softbodies (voire flasquebodies)... J'ose pas imaginer la population du metro ici, il faut s'équiper d'un slip refroidi par eau!

23 août 2006

Fri. 18 Aug. - Bad [U2]

Ce soir, je suis invité à la deuxième édition de La Soirée Internationale de chez Arec et Maogocha. Bon, pour l'orthographe des noms je suis sûrement loin du compte, mais au moins c'est phonétique. Ce sont des potes de Ewa et Olivier, et ils sont tous deux Polonais. Donc bien sûr la notion de "International" s'étend surtout de Cracovie à Lublin, avec quelques détours par Louvain-la-Neuve, Guadalajara, Terre-Neuve et je crois qu'on a plus ou moins fait le tour.
Aujourd'hui, on fête le départ de Monika pour des mois à Montréal, on pend la crémaillère sur la terrasse de nos hôtes (Arec l'a construite de ses propres paluches adroites, tous les Polonais du monde sont les mêmes!) et je pense un anniversaire aussi, mais je suis pas sûr parce que ça ne ressemble en rien à notre air que je croyais pourtant internationalement partagé...

Le scoop de la soirée, c'est que un jury international (autant que l'événement le permettait) et absolument impartial, mené par l'énigmatique Magda, a décrété que le français était la langue la plus romantique de la planète, surclassant sans encombre l'anglais et le polonais, mais aussi l'espagnol (quoique personnellement, je trouvais l'espagnol très charmant(e)).


:-) Et là où je ne peux m'empêcher de ressentir une pointe de fierté, c'est qu'il s'agit bien précisément de notre français de Belgique (devrais-je dire du Brabant?), d'un nettement meilleur cru que celui de Paris, de Bordeaux ou encore de Québec. Eh oui, c'est écrit, la France devra cette année se contenter des secondes places.

20 août 2006

Sat. 19 Aug. - On & on & on [Catch 22]

J'ai perdu toute dignité aujourd'hui: j'ai accepté de travailler ce week-end! J'avais la prétention d'y arriver sans avoir recours (du tout) à ce genre de pratique esclavagiste, à coup d'organisation, de communication claire et ferme, et d'engagements fermes sur des dates déterminées et de refuser tout ajout tardif au cahier des charges. Mais là ça fait quelques semaines que Theresa, mon chef de projet, court dans tous les sens et ne sait plus où donner de la tête, un peu à la façon d'une poule étêtée, et que faute de ce genre d'organisation et de travail par engagements, elle perd (1) tous ses week-ends , et (2) le contrôle de la situation. Question d'avoir une chance de ne pas perdre totalement le contrôle, elle a négocié de nous faire venir ce week-end pour faire le point généralisé sur le projet, voire prendre un peu d'avance sur notre retard prévu. Et voilà pourquoi je suis là à passer mon samedi soir devant mon clavier au lieu de foncer à Queen Street tenter de retrouver la jolie Cléopatre. Quoi que depuis hier soir, je devrais penser à poursuire une autre piste plus blonde...

Mmmmh (King Kong Five [Le Manu Negra en live]), qu'est-ce que j'ai envie d'aller me fourrer dans un festival de rock!!!! Aaaaah! La Belgique, quel pays extraordinaire à ce point de vue-là! Un festival chaque week-end, dans des endroits aussi prestigieux que Werchter, Nandrin, Dour, Kiewit, Tienen,... Le bonheur intégral!

PS: Tiens, qui est en vacances à Saint-Alban? Et à Hemet, CA?

19 août 2006

Sat. 12 Aug. Insomnia [Faithless]

Si mon activité diurne de ce samedi a été plus que modérée, avec en point d'orgue une visite dans la gallerie de luxe de Hazelton Lanes (pensez la Toison d'Or à Bruxelles), ce n'est qu'une fois la nuit tombée que les choses se sont mises à devenir intéressantes. Mais avant tout, je m'empresse de dissiper un doute, des fois que l'un ou l'autre distrait eût pu croire que j'allais chez Dolce & Gabbana m'acheter des chemises à huit mille balles: ce qui m'a amené là-bas est une liste de naissance déposée chez Jacadi, qui vend des salopettes pour bébé à huit mille balles. La vendeuse s'est montrée très coopérante avec moi: elle a non seulement trouvé le machin rare qui rentrait dans mon budget, mais en plus l'a emballé avec beaucoup de panache dans un énorme paquet cadeau qui le faisait complètement! J'étais très amusé à l'idée d'offrir un cadeau qui incarnait tellement ce que je ne suis pas: 95% emballages et marketing, 4,95% de frais d'importation, 0,05% matière première et conception, 0% de touche personnelle. Je n'ai donc pas pu m'empêcher, une fois cette formalité accomplie, de compléter le joli montage par un exemplaire de la bédé de M. Satrapi, emballée dans un bête sac en plastique, cadeau qui me ressemble déjà beaucoup plus.

Enfin, la soirée elle-même était particulièrement réussie, on a bien mangé, causé avec des tas de gens, discuté le coup et un peu refait le monde (et apprécié le charme du mélange culturel, en particulier celui importé de Bangalore :-). Seulement, je sais pas ce qu'ils ont tous, mais à minuit ils sont tous sur le départ (peut-être que leur GMC 4x4 va se transformer en citrouille? J'aimerais bien voir ça!), et du coup je me retrouve à la rue bien trop tôt pour un samedi soir! Qu'à cela ne tienne, je comptais justement aller rendre une petite visite à ce DJ et sa copine curistes, c'est le moment!
Me voilà donc sur Queen Street West, devant le Funhaus. Je rentre en même temps qu'un gars un peu effeminé, habillé tout en noir avec plein de rimmel autour des yeux. Je me demande si je vais pas devoir faire attention à mes fesses, là-dedans... Et une fois à l'intérieur, je me rends compte que ce gars est probablement celui qui passe le plus inaperçu du lot! Je viens de passer derrière le miroir de Siouxsie au pays des merveilles: la couleur dominante est résolument le noir, de préférence en latex ou en résilles, pas mal de tattoos, de clous et d'épingles à nourrices aussi; les cheveux longs et les habits de femmes sont partagés de manière égale entre les deux sexes; j'ai l'impression d'être à un concert des Cure, en pire.

En dépit des apparences, ce petit monde est bien sympathique et la musique d'un tout grand cru (soirée EBM, Covenant, Front242, la délicatesse du rock électro allemand,...), et derrière le rimmel, les flonflons et les déguisements se cachent parfois de fort jolis minois... Une semaine plus tard, je vois encore celui des cette magnifique Cléopatre déguisée en Goldorak, une splendide Indienne (crois-je... je suis assez bien plongé dans mon fantasme sur les Indiennes -- d'Inde, j'entends; pas les squaws alcooliques du Nunavut! -- dernièrement... pour mon malheur, je n'en fréquente pas une seule) aux yeux bleus. J'en étais à ce genre de considérations quand je suis tombé sur Monika, une autre fille de ce groupe de Polonais que je fréquente de temps en temps par hasard (avec Magda, quelques Agneskas et des tas d'Annas, puis sûrement quelques gars mais j'ai pas trop fait attention de ce côté-là). Elle était là avec quelques copines pour brûler la culotte de l'une d'entre-elles (encore d'autres Agneskas et Annas). C'était elle aussi la première fois qu'elle mettait les pieds dans cet endroit: Toronto recèle décidément de coïncidences (mais j'ai pas trop élucubré sur celle-là, Monika est mariée).
Après je suis tombé sur Rome, la curiste, qui s'est montrée fort heureuse de me retrouver, elle en a profité pour me présenter à la moitié de la boîte (à l'exception tout-à-fait regrettable de Cléopatre, bien sûr, ce serait trop simple!)

12 août 2006

Sat. 5 Aug - Tora Tora Tora [Depeche Mode]


Un autre long week-end, une autre plage... Cette fois-ci c'était le grand jeu, cottage+plage+barbecue+hardbodies, la panoplie complète des vacances oisives selon la mode d'ici. Enfin, ça m'a permis d'attirer ce que Pat Bateman considère comme l'un des compliments les plus flatteurs qui soient: le très prisé «Nice tan, Bateman!» Dès lundi, euh non, mardi matin, j'en ai reçu au moins 5, ce qui m'a fait rire plus par allusion au Bateman que pour la valeur somme toute très relative que j'accorde à la beauté de mon bronzage :-D

Autre différence par rapport à la version «Bateman» du même événement, les seuls hardbodies qui ont fini sur le barbecue chez nous sont le T-Bone et les cuisses de poulet. Déception cependant quant au fait que les autres hardbodies ne soient même pas arrivées à proximité du barbecue, ça m'aurait déjà amplement suffit...

Avant son départ définitif du Canada, j'ai eu droit à une démonstration par Slim (c'est un ami Algérien qui a vécu ici pendant quelques années) de comment aborder une inconnue. Au resto, quelques regards, clins d'oeil à la nana de la table d'à-côté, en 20 secondes il a son nom; le numéro de téléphone suit dans les deux minutes, et un rancard avant la barre des dix minutes. De mon côté, dans le même temps j'avais fait une cartographie détaillée du fond de mon assiette...

04 août 2006

Fri. 4 Aug. - Canon for 3 violins & cello [Pachelbel]

Demain matin je mets les voiles pour Kincardine, encore une autre plage sur le lac Huron. C'est décidément l'été des plages, je pense que je m'y suis retrouvé presque chaque week-end.
Enfin au passage, ça m'a permis de faire d'autres observations scientifiques.
Darwin sévit sauvagement sur les routes de l'Ontario! Pas de la même manière que ce dont je me souviens de la Roumanie, où les nationales se transformaient en galleries d'expositions des œuvres les plus noires d'Andy Warhol (la collection Disaster de 1963, que j'ai eu la chance d'admirer récemment à l'Art Gallery of Ontario: des réplications ad nauseum de photos d'accidents de voiture), voire en cimetières de guerre. Non, ici ce sont plutôt tous ces petits animaux à 4 pattes et fourrures qui sont les victimes du processus inexorable de la sélection naturelle. Chats, lapins, ratons-laveurs, castors, écureuils, ils sont nombreux à pourrir les entrailles à l'air ou à ne plus ressembler à grand chose, touffe de poils scotchée au bitume, sur toutes les routes de l'Ontario.

Pourtant, les limites de vitesse sont drastiques, je suis le seul à me permettre de faire du 150 sur ces longues routes toutes droites et sans surprise, les autres ils paressent en général à 80... Ils n'ont donc aucune excuse pour s'auto-proclamer la Roue de Dieu dans ce génocide! Enfin sauf qu'à défaut d'aller vite, ils prennent toute la place avec leurs énormes machins, SUVs, Pick-ups, tous-terrains de tous poils. Dès qu'on arrive dans la campagne, on tombe tout de suite sur une autre population que la faune bigarrée et hétéroclyte de Toronto: les Red-Necks, les gars du terroir, bourrus, chemise à carreaux, gros pick-up et l'air pas malin pour un sou. On m'a avoué qu'ils étaient en général très accueillants, aimables, distingués, ouverts, charmants, je suis sûr que vous voyez le topo! ;-)

31 juillet 2006

Mon. 31 July - Just Like Heaven [Cure]

Avertissement: Le message suivant a été classifié "PG" (Parental Guidance) parce qu'il y est présenté une série de nus féminins qui pourraient choquer les sensibilités.
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J'adore cette photo! En fait, Lena est à cette âge de grâce photogénique qui fait qu'à peu près chaque photo qui la prend comme sujet est réussie. Sauble Beach, Lake Huron, juin.



Gozilla, en train de ravager une ville de sable sans défense... Longpoint, Lake Erie, juillet.



Les gens ont une drôle de coutume dans le coin... Un gars siffle et se met à hurler des borborigmes, puis tout le monde fait ça... Le truc, que je n'ai compris qu'une fois qu'on est partis, c'est qu'en négociant bien sa place, on peut se retrouver en très bonne compagnie. Cette plage-ci, proche de Toronto, est particulièrement bien fréquentée, il y a des hardbodies qui fleurissent dans tous les coins :-) Milton, petit lac du coin, juillet.

Un truc absolument fabuleux avec les plages des grands lacs, c'est que ces grands lacs sont des vraies mers intérieures remplies d'eau de SPA. Ca sent la mer, ça fait des belles vagues comme la mer, c'est bleu et beau comme la mer, et le sourire de la cremière: on se baigne dans l'eau minérale, elle est pas salée, c'est pas infect de boire la tasse, et on est pas tout collant en sortant!
Et alors, aller passer la journée à la plage (et y faire la sieste, existe-t-il un abandon plus absolu que de faire la sieste et se ramasser des coups de soleil en douce sur une plage?) comme ça juste sur un coup de tête le week-end, ça donne un air de vacances à la vie qui est assez fantastique lui aussi!

20 juillet 2006

Thu. 20 July - Ladykillers [Lush]

J'ai une amie qui va visiter Bruxelles et Louvain avec sa petite famille début août. Elle m'a demandé de lui suggérer un hôtel au centre de Bruxelles. J'ai pas idée forcément, j'ai jamais dormi à l'hôtel là-bas. Quelqu'un a une idée d'un truc sympa et à un prix raisonnable, dans le pentagone?
Quant au petit guide touristique, les indispensables selon mes souvenirs: La Grand Place, la Bourse, le Sablon, St Michel, la rue des Bouchers, le Manneken Pis, prendre des verres dans ce coin-là, un dîner à la Place Ste Catherine, la soirée aux Halles-St-Géry. L'Atomium & Mini-Europe? Les musées intéressants: les beaux-arts, l'Afrique à Tervuren, Autoworld/Le Cinquentenaire (c'est un musée de l'armée ou d'histoire plus générale?). Y a des expos temporaires intéressantes vers le 8 août?

Ne me conseillez pas: les abattoirs d'Anderlecht, le quartier de la gare du Nord et en particulier la rue d'Aerschot, puis aller traîner du côté de la Chaussée de Haecht ou la barrière St Gilles le soir :-)

Wed. 19 July - Son of a Preacher Man [Pulp Fiction]

Today was a kind of exceptional day, looking backwards. I woke up ... bon je vais pas faire le malin et je continue en Français. Jour hors du commun aujourd'hui, tous les indicateurs dans le vert. Je me suis réveillé reposé, grâce à une panne d'internet hier soir; j'ai eu droit à un lunch sans combattre, Theresa a étendu le contrat de tous mes développeurs pour 15 jours de plus, j'ai passé mon trajet en métro à flirter avec une grande hardbody toute noire complètement charmante, puis toute la soirée à danser le tango avec une italienne tout aussi charmante, revoir Magda et Anna (ah si, seule ombre au tableau: elle a toujours cette mauvaise habitude de traîner cet ignoble bonhomme partout où elle va...) puis, de retour chez moi, voir qu'Apple vient d'annoncer des résultats très au-dessus des attentes. Et pour couronner le tout, les cigognes viennent d'aller déposer de très bonnes nouvelles sur Bloor Street aussi...

Il est temps pour une petite photo non? Bon, voici:

Ca s'appelle des Croc's, c'est la dernière mode ici en matière de footwear pour hommes et femmes.Il paraît que ça se marie avec tout, les couleurs sont passe-partout, Ca fait très chic avec un costume ou un tailleur. Pour moi j'hésite beaucoup entre les roses et les orange fluos.

17 juillet 2006

Mon. 17 July - So Like A Rose [Garbage]

Ca ne peut plus attendre, je vous présente l'ami Patrick Bateman, le héros ... hm, personnage de American Psycho. Au-delà de ce que la presse peut en dire et qui n'a aucun intérêt (des théories fumeuses sur une prétendue schizophrénie, ou une totale misogynie, homophobie, xénophobie, et autres culpabilité d'une vingtaine de meurtres sadiques), j'ai beaucoup apprécié le côté dandy fashion flegmatique, glacé et sophistiqué du bonhomme.

Genre, d'entrée de jeu, le deuxième paragraphe:
- «I'm creative, I'm young, unscrupulous, highly motivated, highly skilled. In essence what I'm saying is that society cannot afford to lose me. I'm an asset»

- «Hi. Pat Bateman,» I say, offering my hand, noticing my reflection in a mirror hung on the wall—and smiling at how good I look.

- (...) she gives me a look so hateful that it seems doubtful we will have sex later on tonight

- «What do we want to eat?» Me.
- «Something blond with big tits.» Price.

- «Oh wait, guys, listen, I got a joke.» Preston rubs his hands together.
- «Preston,» Price says, «you are a joke.»

[ils sont à 4 dans un bar after hours]
- «Where are we eating?» I ask, my patience at an all-time low. «We need to make a reservation. I'm not standing at some fucking bar»
[en arrivant à Pastels, un resto branché downtown Manhattan]
- I'm on the verge of tears by the time we arrive at Pastel's since I'm positive we won't get seated but the table is good, and relief that is almost tidal in scope washes me over in an awesome wave. (...) It's really impossible to get a reservation at Pastels and I think Van Patten, myself, even Price, are impressed by, even envious of, McDermott's prowess in securing a table. (...) Things seem to be going smoothly. The Ronettes are singing "Then He Kissed Me", our waitress is a little hardbody and even Price seems relaxed.
Scott Montgomery walks over to our booth wearing a double-washed wrinkled-cotton striped dress shirt with red accent stitching a red, white and blue fireworks-print silk tie by Hugo Boss and plum washed-wool trousers with a quadruple-pleated front and slashed pockets by Lazo. He's holding a glass of champagne and hands it to the girl he's with—definite model type, thin, okay tits, no ass, high heels—and she's wearing a wool-crepe skirt and a wool and cashemere velour coat, all by Louis Dell'Olio. High-heeled shoes by Susan Warren Edwards. Sunglasses by Alain Mikli. Pressed-leather bag from Hermès.
(...)
I was wrong. She does have an ass.
(...)
- «She is hot,» Van Patten says, ignoring the scallop sausage,
- «Hardbody.» McDermott nods in agreement. «Definitely.»
- «I'm not impressed,» Price sniffs. «Look at her knees»
While the hardbody stands there we check her out, and though her knees do support long, tan legs, I can't help noticing that one knee is, admittedly, bigger that the other one. The left knee is knobbier, almost imperceptibly thicker than the right knee and this unnoticeable flaw now seems overwhelming and we all lose interest. (...)
- «This isn't what you ordered either. That's sushi, not sashimi.»
- «Jesus,» McDermott sighs. «You don't come here for the food anyway.»
Some guy who looks exactly like Christopher Lauder comes over to the table and says, patting me on the shoulder, «Hey Hamilton, nice tan,» before walking into the men's room.
(...)
«I have,» Van Patten says, pausing for maximum impact, «a tanning bed at ... home,» and then he takes a large bite out of his scallop sausage.
(...)
The hardbody brings the check over. The total is $475, much less than we expected. We split it but I need the cash so I put it on my platinum AmEx and collect their bills, mostly fresh fifties.


Si ça continue, je vais transcrire tout le bouquin et je vais avoir la mafia des droits d'auteur sur la poire, alors que je fais de la pub en plus! Sans déconner, le meilleur bouquin que j'ai lu dernièrement. A lire en anglais je pense.

16 juillet 2006

Sun. 16 July - Brimful of Asha [Fatboy slim]

Today I woke up early (around 11 AM) with one clear idea right in front of my eyes: SALES! I wear a Limited edition "The Cure trilogy tour" V-shaped neckline collar short-sleeved tee-shirt by Fruit-of-the-Loom, a vintage 1980's black denim jeans and authentic 1987 Chuck Taylor "All Stars" by Converse baskets. (*).

Ca fait un petit temps que je tourne sur les mêmes chemises et pantalon (**), alors ils deviennent sales forcément, donc je dois aller en acheter de nouveaux. Ca tombe bien, le milieu du mois de juillet, c'est juste bien pour les soldes: c'est plus l'émeute, et il reste encore quelques trucs potables pour qui a le temps de chercher... Aujourd'hui c'est donc mon tour de sacrifier mon temps et mon argent durement gagné sur l'autel du matérialisme vestimentaire.

- Premier arrêt: Silver Snail, sur Queen Street. Ils vendent des bandes-dessinées (oui, bon, je me suis un peu égaré, voilà c'est tout!). Le magasin est plein de bédés, et il y en a pas une que je connais. Ah si, là, quelques Asterix, un Berthet et Persepolis. Pour le reste, que de l'inconnu. Je me fais donc conseiller par le libraire, très sympa; je vous raconte dès que j'ai fini (aucun Marvel, j'ai fait l'impasse sur les Superman, Batman, Spiderman Kleptoman et Captain America -To serve and to protect- pourtant le dernier avait l'air tout en finesse, une histoire à la «De vilains terroristes menacent la paix des honnêtes citoyens, Captain America va-t-il pouvoir nous tirer de ce mauvais pas?»).
Une bonne heure et quelques kilos plus tard, me voilà en route pour Eaton Center, le paradis du prêt-à-consommer!

- Second arrêt: la libraire du shopping center (ben oui, je dois prévoir mes prochains trajets en métro, sur base de vos intéressantes recommandations. Seulement, comme un âne j'avais juste rien noté, donc tout oublié :-/ ). J'ai donc opté pour suivre la recommandation de Branka, Cloud Atlas, (en feuilletant, je suis tombé sur «Zedelghem, Neerbeke», ça sonne pas d'ici ça!). Le Kundera, je le lirai en français et Asimov je le garde pour plus tard. Puis il y a encore ceux qui sont dans les comments du post de la semaine dernière, ça va, je vais pas mourir idiot.

- Troisième arrêt, dubitatif, chez Mexx, Zara, Mango, Le Château, Banana Republic, Sears et H&M. Eh bien je suis vraiment pas doué en matérialisme. Les soldes sont en gros terminées (elles ont commencé mi-juin, et on m'a rien dit!), il reste des tas de chemises qui m'arrivent au genou, ou que je destinerais illico à la malle à déguisements des scouts!

- Quatrième arrêt, je tombe sur Jennifer du cours de danse, qui a l'air de faire la même chose que moi, probablement de manière beaucoup plus efficace.

- Cinquième arrêt, un couple m'aborde en me demandant des nouvelles de ce fameux concert «Trilogy» des Cure. Ils ont failli venir à Bruxelles pour le voir, mais le coût du billet d'avion aller-retour pour un week-end les a refroidis. C'est des Curistes pas radicaux (forcément, vu l'endroit). On discute, le gars est DJ, ils vont voir Ladytron en octobre, je les laisse pas filer sans me laisser d'adresse ceux-là! Ah les Curistes! J'avais oublié, tiens, que tout ce que la planète compte comme gens intéressants en faisait partie!
Bilan de l'affaire: Rencontrer des Curistes: priceless, pour le reste j'ai utilisé Master... euh non, VISA™. Enfin «le reste», on parle tout de suite de un café et une chemise. Je le savais, le shopping chez moi, c'est inné!


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(*) Si j'avais été un peu plus rigoureux avec la chronologie, je vous aurais déjà présenté le copain Bateman et vous auriez mieux compris... Je jure, je le fais bientôt (mais je suis toujours en train de fouiller le bouquin à la recherche des passages intéressants. Ce qui n'est pas facile, parce qu'entre temps j'en ai entamé un autre. Enfin, deux autres, j'ai déjà fini le best-seller vite lu-vite oublié et je suis passé à autre chose)

(**) A propos, j'aime bien le pantalon sur mesure de Véro, merci encore. Tu fais pas aussi des soldes? :-P

10 juillet 2006

Tue. 10 July - Mass Destruction [Faithless]

Contrairement à ce qui passe pour un ptit-bonheur-la-chance dans la succession des mes histoires, j'essaye de suivre un vague fil conducteur, ou disons quelques principes conducteurs. D'abord, il y a quelques règles de forme, comme celle que j'ai déjà citée et que j'ai beaucoup de mal à suivre, qui veut que je ne profite pas d'un épisode pour m'étaler sur tout deux écrans et mes états d'âme à n'en plus finir, ça lasse ou décourage le lecteur. Ensuite, il faut une alternance de photos et pas photos: pas de photos trop longtemps, ça fait une grosse tartine de texte indigeste; trop de photos, ça laisse le lecteur sur sa faim à force d'être diet, light, 0% gras. Ou alors il faut des photos artistiques pas possibles, mais dans la famille, ce don-là est tombé sur un autre ovule que le mien. Je peux toujours ressortir quelques photos des croûtes du MoMA, j'en ai encore des tas en stock, je vais vous les resservir pour faire entracte entre les tartines, tiens... Mais là, je viens d'en mettre une grosse couche donc ça sert à rien.
Donc, pour en revenir à ma première idée, mon fil conducteur allait doucement nous conduire chez mes trois maîtres à penser du moment, Maslow, Darwin et Pat Bateman, tout en faisant un détour par quelques plages plus ou moins délicieuses, aux points de vue absolument imprenables, qu'on a joyeusement découvertes ces derniers week-ends, week-ends aux airs de vacances en Provence (à l'exception notables des chants des grillons), moments de bonheur paisible loin du tumulte de la ville et de l'agitation du boulot... (Quoique, tumulte et agitation suivent en général Noémi d'assez près :-)

Donc la première halte sera chez le sombre Pat Bateman, mais je suis encore aux fourneaux en train de faire mijoter une pleine ration de citations croustillantes qui aidera à mouler le personnage. En attendant, je peux dire que j'ai vraiment adoré le bouquin comme peu d'autres, et que le suivant fait vraiment pâle figure à ses côtés (malgré son statut de best-seller du moment) et que j'ai hâte d'en trouver un autre à la hauteur. On m'a conseillé Kundera et Amin Maalouf, d'autres idées? J'ai tendance à privilégier de loin le style littéraire à l'histoire (d'ailleurs c'est simple, n'a pas de scenario).

09 juillet 2006

Sun. 9 July - Week-end à Rome [Daho]

Ce dimanche, on a décidé d'aller se manger un coin de pizza dans un p'tit resto sympa et typique de Little Italy. Une 'tite terrasse calme et paisible sur College Street, la rue italienne de Toronto.

College St., Avant...

Etonnamment, le coin n'était pas si calme que ça finalement, des grappes de gens tout en bleu agitant des drapeaux verts et rouges pendaient à chaque porte et fenêtre de tous les cafés de la rue... Il devait y avoir un truc, parce qu'à chaque carrefour il y avait une brigade de flics tentant tant bien que mal de faire la circulation.
College St., Après...


A un moment, il y a eu comme une clameur pas possible (pour être précis, 5 fois...), puis tout à coup, on ne voyait plus College Street. Les flics ont bien essayé pendant 30 secondes de faire un semblant de ciruclation, puis je crois qu'ils se sont surtout concentrés sur le fait de se sortir eux-mêmes de là. Pour le reste de la journée, College St. s'est transformée en procession géante, colorée, hurlante, sifflante, dansante, c'était tout-à-fait surprenant. Tout le monde s'est soudainement rappelé avec force émoi de son vieil aïeul italien (pour ma part, il s'agit de Massimo Il panettiere, 1072-1131, et non non, je ne pense pas avoir d'ascendant français dans ma généalogie, je ne vois pas de quoi vous voulez parler... Certains je pense ont dû aller chercher encore plus loin, ou alors profiter des voyages de Marco Polo)


College St., C'est le bordel complet...




Noémi ayant réussi à se procurer un sifflet quelque part dans cette marée humaine, a découvert le principe de l'écho amplifié: chaque fois qu'une voiture passe dans la rue avec des tas de drapeaux verts et rouges, si on siffle un coup en agitant les bras, la voiture répond au klaxon, tous les drapeaux s'agitent en retour, accompagnés d'une multitude de bras, de têtes, de corps, dont on est souvent très surpris du nombre, étant donné la contenance normale de la voiture...


(les deux dernières sont pas de moi, mais de là: http://www.flickr.com/photos/tags/toronto/

29 juin 2006

Wed. 26 June - Oreste et Electre [Cranes]

Il m'arrive parfois de m'arrêter devant un truc, que j'observe, puis je me dis que c'est absolument génial et que son concepteur est un vrai malin, ou à l'inverse, que c'est complètement con et qu'il faudrait tordre le cou à son incompétent inventeur.
Un exemple dans chaque catégorie.

:-) Chez David, j'ai été mis à contribution (oui, on frise l'esclavagisme, vous allez voir): il avait tondu la pelouse quelques jours auparavant et rempli des sacs d'herbe, qu'il fallait aller jeter au parc à conteneur municipal. Jusque là, rien que du très ordinaire. Les sacs. Les sacs pleins d'herbe sont en papier et se décomposent sans laisser de trace au même rythme que leur contenu! Pas besoin de vider les sacs, d'en foutre partout et de laisser traîner les sacs plastiques sur le compost. Ici, on balance les sacs sur le tas, hop, emballé c'est pesé! Seul point désagréable: c'est pas fait pour les gars organisés comme moi, qui laisseraient traîner les sacs pendant des semaines dans le garage; résultat: le sac s'est transformé en lambeaux de papier enroulés autour d'un compost déjà fort avancé... De toute façon, je commencerais déjà par pas tondre la pelouse et de toute façon j'ai pas de pelouse. En tous cas, c'est une invention maline.


:-( Il est 6h, je suis à la bourre et je dois prendre de l'argent liquide. En plus, je suis en train de raconter ma vie au téléphone. Je rentre dans un guichet automatique de ma banque, je me débrouille avec une seule main pour sortir ma carte de ma poche, la glisser dans l'appareil, faire mon opération, grouille-toi sale bête, oui allo, patati patata, non je veux pas de reçu, oui j'ai fini, rends-moi ma carte, zwouf, hop ... ah zut, l'est tombée.
...
«Attends un peu, j'ai un problème là. C'est quoi ce truc idiot?!?» Juste en-dessous de l'appareil bancaire, il y a une tablette horizontale en verre épais, juste bien pour déposer ses affaires quand on est pressé ou qu'on a qu'une main disponbile. Parfait. Au milieu de cette tablette, il y a une fente, avec écrit WASTE juste en-dessous. Au fond, en-dessous de la fente, il y a des tas de papiers, des reçus je suppose. Et ma carte, maintenant. Il m'a bien fallu trois quarts de seconde pour me rendre compte que Waste, ça se traduit par «Déchets» et que par conséquent, ce tas de papiers de dessous la fente, et ma carte par la même occasion, sont dans une poubelle! Dans sa conception débile, ce truc est bien fait jusqu'au bout: pas moyen d'aller fouiner dans les reçus... Bon, dans les situations désespérées, il faut pouvoir faire un choix: j'ai raccroché, j'ai pris les billets dans ma poche et j'ai abandonné la carte à son triste sort (c'est mieux que l'inverse!). Vous croyez que je suis le seul abruti à qui ce genre de truc arrive? Ou cette poubelle est une manne à trésor à la fin de la journée? C'est les pourboires des éboueurs? Enfin, j'en ai conclu que le concepteur de ce truc était un débile rare.

27 juin 2006

Tue 27 June - Everytime [...]

Bon, là j'ose absolument pas dire qui interprète cette chanson-là, ça cadre absolument pas avec mon personnage musical. C'est même à peu près la négation de tout le reste, genre "on peut pas tomber plus bas"...

Tout ça pour dire que je reviens au plat pays pour quelques jours le 31 août. «Tonton Cristobal est revenu Des pesos des lingots il en a le cul cousu!» Ou, selon un autre auteur, «Au pays j'irai voir Margot à son doigt je passerai l'anneau», si quelqu'un voulait bien retrouver le doigt de Margot ça m'arrangerait; la seule que je connais, du haut de ses 5 ans, n'a pas les doigts assez boudinés à mon goût...

Bon voilà c'est tout pour aujourd'hui, je vais faire plouf dans ma piscine, bonne nuit à tous!

25 juin 2006

Sat. 24 June - Hasta Siempre Che Guevara

Au nightshop qui se trouve à presque 50m de l'entrée de mon immeuble, ils vendent des tas de choses intéressantes, voire indispensables (le lait, le chocolat, la crème glacée, je crois que j'ai fait le tour), et notamment des bouteilles de 1,5 litre d'eau de SPA! Excellente nouvelle, puisque depuis que j'ai découvert cette eau exquise (merci Virginie), je la place au rang de petit plaisir de l'existence (presque à égalité avec le grand verre de lait et le camembert-cacao)

18 juin 2006

Sun. 18 June - Disintegration [Cure]

Si le titre a quelque chose à voir avec ma condition acutuelle, ce n'est que strictement physique, après avoir passé le week-end outdoors, entre la plage (et quelle plage!!!) et un magnifique chemin de randonnée, sur le Bruce Trail.

Bon, suite et fin de ma palabre sur mes nouveaux concitoyens. J'avais fait un copion des différents sujets à aborder, pour pouvoir mieux les saucissonner en posts plus courts, mais dans le processus de redémarrer mon Mac (pour la première fois depuis 2 mois, les temps changent!), je l'ai perdu donc je suis foutu... Je me souviens du mot «matérialisme».

Les gens sont clairement motivés par l'argent. Gagner plus, c'est mieux (enfin, c'est pas très neuf comme concept, aussi...). Ca permet d'acheter une plus grosse maison, avec encore plus de chambres (genre 8 ou 10 chambres c'est pas rare... Je suis pas sûr quant à l'affectation des 3 ou 5 chambres supplémentaires au-delà de papa-maman, enfant#1, enfant#2, bureau-de-papa, bureau-de-maman?), une plus grosse voiture (j'ai vu des espèces de monstres à 6 roues, c'est assez affolant!), ou encore consommer plus. Consommer, posséder, c'est le bonheur! C'est du pur bonheur je vous dit! Mais c'est pas évident, même si on a l'argent, encore faut-il savoir quoi acheter! Heureusement, quand on tombe à court d'idées, arrive le meilleur allié de la consommation, la Télévision! A n'importe quelle heure de la nuit ou du jour, en moins de 10 secondes, il y a moyen de tomber sur une publicité vantant les mérites de tel ou tel truc qu'il-est-inconcevable-de-ne-pas-avoir, qu'est-ce-que-vous-attendez-pour-filer-au-magasin-le-plus-proche? Et ça tombe bien, le magasin le plus proche, il est justement ouvert, ce serait inhumain de priver les gens de bonheur non? Ah! Je m'émerveille devant tant d'à-propos! Il y a des couillons qui placent le bonheur dans les copains, dans l'amour ou ce genre de trucs, mais essayez un peu de prendre votre dose de bonheur à 4h du mat, hein? Ou de trouver un nouveau copain comme ça, hop, en 20 secondes devant la télé? Bon, alors, qui c'est qu'est le plus malin?

En revanche, la possession est quelque chose de sacré, et le vol a l'air assez inexistant dans le coin. Le Canadien ne s'approprie pas le bien d'autrui, parce que c'est pas cool pour autrui et parce que c'est la loi. Moi j'interprète ça comme «C'est cool, je peux être complètement négligent comme d'hab», je ferme jamais ma porte, ni celle de la voiture quand j'en ai une, je laisse traîner mes affaires n'importe où, je suis dans mon élément. Le Canadien moyen, par contre, «n'est jamais trop prudent» et, mettant Michael Moore en défaut, ferme sa porte à double tour, met force cadenas et verrous sur ses affaires et se méfie tout de même un peu...

Ah oui, pour revenir à la publicité, c'est une véritable infestation! Partout, tout le temps, impossible d'y échapper! Par exemple, les abords des autoroutes sont un défilé d'affiches, de machins qui bougent, qui clignotent, qui débordent de couleurs vives, parce qu'il faut être sûr de capter l'attention de tous ces automobilistes qui sont bêtement en train d'essayer de se concentrer sur autre chose! Téléphoner aux copains au volant, ça c'est dangereux et interdit! Mais lire le message publicitaire ça c'est bien!

Enfin, un autre concept omniprésent, c'est qu'on peut avoir son bonheur à prix réduit! Ca s'appelle «Save». Vous imaginez ça vous? Vous pensiez devoir payer 250$ pour être heureux aujourd'hui et voilà qu'on vous annonce Save 30$!: ce ne sera que 220$! De quoi être doublement heureux, non? Ah, qu'est-ce qu'on fait pas pour vous!
Tous les mois, quand je reçois ma facture de téléphone, j'ai une bonne raison d'être heureux: la facture n'est pas épouvantablement élevlée, mais elle est épouvantablement élevée et ça aurait pu être pire si mon opérateur ne s'était pas coupé en quatre pour me faire Sauver des dollars! Si c'est pas gentil ça!

Et moi là-dedans? Eh bien, selon cette logique, ça fait 4 mois que mon bonheur est enfermé dans des caisses aux quatre coins de Bruxelles, j'ai bien dû trouver une alternative non? Chez moi, je vis selon la logique «moins de brol = moins de désordre», et je n'ai rien acheté qui ne se mange pas, le Mac excepté (et croyez-moi, c'est tout de même le bordel chez moi, rien qu'avec ce que j'ai amené de Belgique, et ce que j'ai reçu: la vaisselle, une montagne de spams, une autre de sacs plastiques, des emballages...). Je n'ai pas allumé ma télé plus de deux fois. Je suis un être vil, malheureux et étranger aux vraies valeurs du monde, pour peu je mangerais mes enfants, comme les communistes!

17 juin 2006

Fri. 16 June - Minority [Green Day]

Something rather incredible happened to me today. I bought a few games (La guerre des moutons, le génialissime Citadelles, Guillotine) and then I was invited for dinner with friends. I took a cab and when I arrived, I found it strange the guy was kind of waiting before leaving... Then I noticed that my games were still in the car! I gave a startle, took a shoot of adrenaline and started running after the cab, that was not waiting anymore, but was slowly going away at the other end of the street now... Still, driving slowly is quicker than running at full speed, so I nearly car-jacked a poor woman that was sitting in her car, but she wouldn't help, so I ran again (ever seen Lola Rennt?...), then jumped in another cab that was stopped at a red light, enjoined the driver a very James Bondesque "Follow that car!". We chased him all along Queensquay, lost sight, spotted again, up Bay Street, lost him again, re-spotted again, is that him? All cabs f***ing look the same!, left on Wellington, right on York, and finally, hopeless, caught up the cab on Queen, and most unexpectedly, it was the good one! I thanked the guy a million times and tipped my driver quite genereously.

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Il m'est arrivé un truc pas possible aujourd'hui alors je le raconte, même deux fois tiens!. J'ai été m'acheter quelques jeux (La guerre des moutons, le génialissime Citadelles, Guillotine), puis comme j'étais invité à aller manger au yacht-club de Nele, je prends un taxi pour y aller. Quand j'arrive, je téléphone pour qu'on m'ouvre le porche d'entrée, ça traîne un peu, je passe, et je remarque que bizarrement le taxi traîne toujours là, comme hésitant. Tout à coup, le franc tombe: mes affaires sont restées dans le taxi! Je bondis, je reçois un bon shoot d'adrénaline, j'arrive à la grille (fermée), avant de sauter au-dessus, je comprends en un quart de seconde comment cette saleté s'ouvre, et je vois, tout au bout de la rue, le taxi qui démarre pépère et s'éloigne... Je cours comme ça m'est plus arrivé depuis un moment, mais le moteur à explosion est plus rapide que mes gambettes. J'essaye de car-jacker une nana qui traîne dans sa voiture, moteur allumé, tout prêt à se lancer dans la poursuite (enfin, dans mon interprétation du monde), mais elle se montre moins que coopérative et plus que suspicieuse, donc j'abandonne et je reprends ma course. Je retrouve mon taxi, assez loin maintenant, sur QueensQuay et je continue à courir derrière, ne sachant pas trop comment je compte m'y prendre pour le rattraper (un 'tit falshback de Lola Rennt, mais j'ai pas trop idée comment reprendre le film au début moi). En arrivant à un feu rouge, j'aperçois un autre taxi libre, je m'engouffre dedans et je lance au conducteur un très James Bondesque "Suivez cette voiture!" (Que d'ailleurs je ne voyais déjà plus, mais je le sentais bien là devant nous, à deux, trois feux d'avance). Le gars, plutôt coopératif, slalome un coup entre les autres trainards, on le suit tout le long de Queens Quay, on le perd, on le repêche, il s'arrête, non c'est pas lui, il tourne sur Bay (c'est bien lui??? Ces taxis sont tous les mêmes!), à gauche sur Wellington, à droite sur York, finalement, à bout d'espoir, on rattrape un taxi orange et vert sur Queen Street... et c'est lui! J'en crois pas mes yeux, je bondis hors de la voiture, le gars assez surpris me rend mes affaires, je le remercie mille fois, je félicite l'autre, et je bénis Hollywood pour le scénario! J'ai bien écouté mais j'ai pas entendu de générique pompeux à la "We are the champions".

15 juin 2006

Wed. 14 June - Enigma of the Absolute [Dead can Dance]

Through bad management of my stomach, I found myself hungry after the tango tonight. I guess much to Mother's sadness, my options for getting food narrowed at that time/place (i.e. 11 PM/subway station) to McDonalds' fast ... thing. Back home with the stuff, bad management of the rest of my guts led me to renew that absolute metaphysical experience of the unbearable tubularity of being, that every one should attempt at least once in his lifetime. Moreover, on top of that very tubular feeling, the seemingly similar composition of the input and output of the process added another fundamental thermodynamics by Lavoisier dimension to it ("matter can neither be created or destroyed").

Et voici les sous-titres:
Suite à une gestion malheureuse de mon estomac, une faim m'est tombée dessus après le tango ce soir. Au grand dam de maman, mes options quant à trouver de quoi manger en ce lieu et temps (11h, station de métro) se résument au fast chose de McDonalds. De retour chez moi avec la mixture, une gestion tout aussi malheureuse du reste de mes entrailles (c'est pas parti pour s'arranger, avec ce que je leur offre :-/ ) m'a mené à renouveller cette expérience de métaphysique absolue de l'insoutenable tubularité de l'être, expérience que chacun devrait tenter au moins une fois dans sa vie. Qui plus est, outre cette expérience métaphysique du tube (je me demande si mon inconscient ne réclame pas de la lecture francophone, tiens...), l'étrange similarité entre ce qui entre dans le tube et ce qui en sort ajoutent une sérieuse dimension thermodynamique fondamentale par Lavoisier à l'événement ("rien ne se perd, rien ne se crée")