Pas de chance pour lui, j'ai un collègue qui est tombé malade. Il a pas fait les choses à moitié, et il est à l'hosto avec une fièvre typhoïde. Ah ça, vistier les pays exotiques, c'est bien excitant mais ça comporte des risques! Et donc le gars est tout tremblant de fièvre, alimenté au baxter, avec l'anus qui prend un air de pompe à bière un jour d'oberbayern.
Après une semaine de ce traitement, il commence à avoir de sérieux doutes sur la qualité de l'endroit et la compétence du médecin qui selon lui veut le garder alité beaucoup trop longtemps, et que d'ailleurs un bon signe qu'il n'est pas soigné correctement est justement qu'il traîne encore là! «Mais ils n'y connaissent rien en médecine ici! Chez moi, ce serait déjà réglé cette affaire!»
Ajoutant probablement à son inconfort, la nourriture qu'on lui sert ne lui semble pas du tout comestible (il y a donc pire que le hospital food: la même dans un pays étranger!). Avec les collègues, on lui apporte donc quelques rations de base, de quoi survivre dans ce monde barbare...
J'ai été le visiter deux fois, et pour ma part j'ai trouvé l'hopital et le médecin tout ce qu'il y a de plus communs. Ca reste l'hotel le plus cher que j'aie vu, mais le service est aux petits oignons...
On en était à arranger avec tout le monde qu'on allait le rapatier anticipativement dès que possible chez lui pour sa convalescence, quand le gars a décidé qu'il voulait sortir dimanche, contre l'avis du médecin, et qu'il allait rejoindre la civilisation, où on allait enfin le soigner comme il faut.
J'ai finalement réussi à le convaincre que ça n'allait pas aller comme ça et qu'il fallait se relaxer et attendre bien sagement que le médecin fasse son travail et que oui, il sait ce qu'il fait et c'est pas un guignol, et qu'il est aussi compétent que ceux qu'on trouve en Inde...
Il va repartir en gardant une idée sympa de la France en tous cas, le bonhomme... Et pour ma part, je me suis rendu compte que dans cette situtation, les scénarios sont parfaitement symétriques et que venir en France représente pour des voyageurs Indiens exactement la même insécurité vis-à-vis d'une destination exotique et un peu sauvage que le voyage inverse à nos yeux...
12 novembre 2007
07 novembre 2007
Au cœur de la globalisation - 1
A ma gauche: Les Français.
Dans cette banque (ça ne sert à rien de la nommer, je suis sûr que c'est toutes les mêmes, ce sera donc simplement "La Banque"), on retrouve les habituels managers (ceux qui causent) et les employés (ceux qui font, et qui sont pour la plupart contractants d'ailleurs). Typiquement, de temps en temps, un manager se dit qu'en plus de causer, il ferait bien de prendre une décision... Aaaaïe, c'est là que les ennuis commencent, l'aurait mieux fait de rester dans le giron de ses compétences, le gars, c'est comme ça qu'on l'aime.
Et donc voilà, ce jour-là le manager de l'informatique, il avait la gueule de bois, il s'était fâché avec sa femme, son équipe favorite avait perdu le match, je sais pas moi, mais il a décidé qu'il fallait outsourcer offshore, c'est-à-dire envoyer du boulot en Inde. Quoi? Comment? Qui? Aeuuuh, sais pas! D'ailleurs une décision par mois c'est bon comme ça hein? après, débrouillez-vous, c'est plus de mon ressort.
Du coup, La Compagnie de Consultance ("Coco") entre dans la danse: La Banque veut des hommes, on va lui donner (louer, eh!) des hommes. Ca tombe bien, c'est justement devenu depuis peu la spécialité de Coco: Louer des hommes.
Le principe est assez simple: La Banque est composée d'une multitude de cellules vaguement organisées en strucutre très peu cohérente, et chacune a droit à son quota de bonshommes: 1 ou 2 par-ci, 10 ou 20 par là (selon la taille de la voiture du chef de cellule, je pense). Après, ses bonshommes, il en fait plus ou moins ce qu'il veut, le chef de projet, de toute façon il doit rendre de comptes à personne. Idéalement, ils devraient travailler sur des projets.
Certaines cellules se sont retrouvées volontaires (bien souvent malgré eux d'ailleurs) pour démarrer l'offshoring. C'est-à-dire qu'au lieu de recevoir des chouettes bonshommes bien de chez nous qui connaissent le dernier bar branché à Paris, suivent le championnat de foot ou encore sont toujours partants pour faire le quatrième à la belote, ils vont recevoir des martiens venus de loin qui n'ont jamais mis les pieds à Paris, suivent le cricket et jouent au mangala, en plus d'accessoirement même pas parler Français et vivre à 8000 km de là! Mais bon, on n'en est pas encore là.
Dans cette banque (ça ne sert à rien de la nommer, je suis sûr que c'est toutes les mêmes, ce sera donc simplement "La Banque"), on retrouve les habituels managers (ceux qui causent) et les employés (ceux qui font, et qui sont pour la plupart contractants d'ailleurs). Typiquement, de temps en temps, un manager se dit qu'en plus de causer, il ferait bien de prendre une décision... Aaaaïe, c'est là que les ennuis commencent, l'aurait mieux fait de rester dans le giron de ses compétences, le gars, c'est comme ça qu'on l'aime.
Et donc voilà, ce jour-là le manager de l'informatique, il avait la gueule de bois, il s'était fâché avec sa femme, son équipe favorite avait perdu le match, je sais pas moi, mais il a décidé qu'il fallait outsourcer offshore, c'est-à-dire envoyer du boulot en Inde. Quoi? Comment? Qui? Aeuuuh, sais pas! D'ailleurs une décision par mois c'est bon comme ça hein? après, débrouillez-vous, c'est plus de mon ressort.
Du coup, La Compagnie de Consultance ("Coco") entre dans la danse: La Banque veut des hommes, on va lui donner (louer, eh!) des hommes. Ca tombe bien, c'est justement devenu depuis peu la spécialité de Coco: Louer des hommes.
Le principe est assez simple: La Banque est composée d'une multitude de cellules vaguement organisées en strucutre très peu cohérente, et chacune a droit à son quota de bonshommes: 1 ou 2 par-ci, 10 ou 20 par là (selon la taille de la voiture du chef de cellule, je pense). Après, ses bonshommes, il en fait plus ou moins ce qu'il veut, le chef de projet, de toute façon il doit rendre de comptes à personne. Idéalement, ils devraient travailler sur des projets.
Certaines cellules se sont retrouvées volontaires (bien souvent malgré eux d'ailleurs) pour démarrer l'offshoring. C'est-à-dire qu'au lieu de recevoir des chouettes bonshommes bien de chez nous qui connaissent le dernier bar branché à Paris, suivent le championnat de foot ou encore sont toujours partants pour faire le quatrième à la belote, ils vont recevoir des martiens venus de loin qui n'ont jamais mis les pieds à Paris, suivent le cricket et jouent au mangala, en plus d'accessoirement même pas parler Français et vivre à 8000 km de là! Mais bon, on n'en est pas encore là.
06 novembre 2007
Au cœur de la globalisation - Prologue
Comme je l'ai déjà écrit, ma mission actuelle c'est de participer à la grande fête mondiale de la globalisation: j'envoie le travail des Français en Inde. L'aventure est probablement assez originale pour mériter un petit feuilleton à épisodes. Après le blog, je publie le livre, on en fait un film co-production Bollywood-Canal+, j'outsource le tout, avec les royalties j'achète un palais à Chennai, j'embauche une armée d'Indiens que je lance à la conquête du monde et je deviens maître du monde, hniyark gnark gnark!
Allez, j'envoie l'épisode 1 demain!
Allez, j'envoie l'épisode 1 demain!
27 octobre 2007
Fri. 19 Oct. - Harry Potter and the Order of the Phoenix
Et me voilà de nouveau dans mon avion favori, le 747 qui me ramène à Toronto.
Le hall de l'aéroport est un endroit étonnamment relaxant pour moi. Non qu'il soit particulièrement confortable, bien sûr: un hall d'attente ordiniaire, avec ses marchands de bricoles de dernière minute, ses marchands de nourriture qui donne déjà un avant goût avancé de ce qui sera servi dans l'avion, ses retardataires qui courent, des enfants qui grouillent un peu partout, en particulier dans les pattes des derniers... Bref, on est loin du calme et de la sérénité d'un bon chez soi ou d'un salon d'hôtel confortable...
Mais je suppose que la raison d'un tel sentiment d'apaisement et de relâchement vient en fait du contraste avec l'heure d'avant, course effrénée contre la montre, bataille de tous les instants pour ne pas perdre la minute fatidique, attraper la correspondance, courir dans ces couloirs interminables, pousser la petite vieille qui bouche le passage sur l'escalator, retrouver ce fichu ticket de métro qui s'est perdu dans le fond de quelle poche encore?...
Enfin cette fois, c'était différent puisqu'ils étaient tous envacanc, euh, en grève (très étonnemment ils avaient prolongé la grève du jeudi le vendredi), et donc j'étais dans un taxi et c'était donc pour la poire du chaffeur de s'énerver dans le trafic.
Après ça, l'avion - dans la classe économique, on parle d'un standard de relaxation des plus rudimentaires - est aussi source de relâchement: je sais que j'y suis pour un bout de temps et que je n'ai rien de très intense ou urgent à y faire... lire le Monde, résoudre le sudoku du Monde, regarder du cinéma sur l'écran nain, bloguer un coup, dormir...
Et donc me voilà le nez sur Harry Potter et l'Ordre du Phénix et aïe, qu'est-ce qu'ils ont fait? Le casting est à côté de la plaque!
Dans le livre, j'aimais beaucoup la farfelue Tonks, que j'imaginais en petite grosse marrante avec des cheveux tout bouclés, peints en rose. Et là, c'est une bimbo jeune et séduisante, ça ne va pas du tout.
Une autre qui colle pas, c'est la Luna déjantée, que je voyais plus grande et plus dans la lune (forcément vu son nom).
Un peu décevant tout ça, alors que jusque là, Harry et ses potes étaient plutôt bien tapés.
Le hall de l'aéroport est un endroit étonnamment relaxant pour moi. Non qu'il soit particulièrement confortable, bien sûr: un hall d'attente ordiniaire, avec ses marchands de bricoles de dernière minute, ses marchands de nourriture qui donne déjà un avant goût avancé de ce qui sera servi dans l'avion, ses retardataires qui courent, des enfants qui grouillent un peu partout, en particulier dans les pattes des derniers... Bref, on est loin du calme et de la sérénité d'un bon chez soi ou d'un salon d'hôtel confortable...
Mais je suppose que la raison d'un tel sentiment d'apaisement et de relâchement vient en fait du contraste avec l'heure d'avant, course effrénée contre la montre, bataille de tous les instants pour ne pas perdre la minute fatidique, attraper la correspondance, courir dans ces couloirs interminables, pousser la petite vieille qui bouche le passage sur l'escalator, retrouver ce fichu ticket de métro qui s'est perdu dans le fond de quelle poche encore?...
Enfin cette fois, c'était différent puisqu'ils étaient tous en
Après ça, l'avion - dans la classe économique, on parle d'un standard de relaxation des plus rudimentaires - est aussi source de relâchement: je sais que j'y suis pour un bout de temps et que je n'ai rien de très intense ou urgent à y faire... lire le Monde, résoudre le sudoku du Monde, regarder du cinéma sur l'écran nain, bloguer un coup, dormir...
Et donc me voilà le nez sur Harry Potter et l'Ordre du Phénix et aïe, qu'est-ce qu'ils ont fait? Le casting est à côté de la plaque!
Dans le livre, j'aimais beaucoup la farfelue Tonks, que j'imaginais en petite grosse marrante avec des cheveux tout bouclés, peints en rose. Et là, c'est une bimbo jeune et séduisante, ça ne va pas du tout.
Une autre qui colle pas, c'est la Luna déjantée, que je voyais plus grande et plus dans la lune (forcément vu son nom).
Un peu décevant tout ça, alors que jusque là, Harry et ses potes étaient plutôt bien tapés.
20 octobre 2007
Mon. 8 Oct. - Aint It Funny [Shakira]
Petits couacs à part, j'aime *vraiment* le système, qui est d'ailleurs apparemment très populaire. Il y a des parcs à vélo un peu partout en ville (assez proches l'un de l'autre) et on loue un vélo pour 1€, en une opération facile avec une carte banque. A destination, on remet le vélo dans un autre parc et c'est tout. Alors le dimanche, quand il fait beau, qu'ils ont coupé la circulation aux voitures sur les quais de la Seine, ça devient tout bonnement du vrai bonheur! En plus quand l'alternative est d'être comprimé comme une sardine dans un métro souterrain...
Samedi soir, la ville lumière est restée allumée pour cause de "nuit blanche", l'événement d'art contemporain nocturne, avec des installations et expositions un peu partout en ville. J'ai été vraiment très surpris par l'engouement pour l'événement, que je croyais en général réservé à un public très averti. Sur les Champs Elysées, il y avait une foule de gens en délire, brandissant des drapeaux français et chantonnant à tue-tête, surprenant vraiment! D'autres roulaient en voiture ou en moto, tous klaxons dehors et parfois à 10 par voiture (ça me rappellait Bangalore, c'est fête tous les jours là-bas!), tout autant en délire que les pédestres... Curieux, j'ai tendu l'oreille pour voler quelques commentaires sur l'histoire, comprendre comment l'art peut avoir une influence aussi marquante, mais je n'ai pas tout compris: "essai transformé", "il s'en est fallu de peu", "on est les meilleurs", "ligne défensive", "demi-finale", "champions du monde", "comme en 80-18", "les champions de l'ovale"...
J'ai cru comprendre qu'en début de soirée, une des installations a été retransmise dans tous les pubs et bars de la ville, un espèce de mime qui se joue à 30 grands costaux avec un ballon et des grands piquets.
Ah là là, me dites pas qu'ils vont gagner, on va encore en avoir pour nos oreilles pendant 4 ans!
17 octobre 2007
Wed. 17 Oct. - Gold Lion [Yeah Yeah Yeahs]
En allant dans ce bon petit resto français du terroir, j'ai essayé de me réconcilier avec l'Andouillette (en fait j'aime son nom: il me fait rire), en la prenant en entrée, question de limiter les risques.
La dernière fois, j'avais conclu l'expérience précipitemment, mais elle avait des circonstances atténuantes: cantine de société. Et les collègues de m'affirmer que je ne devais pas rester sur cette mauvaise expérience, que tiens voilà l'adresse DU spécialiste mondial de l'andouillette, etc. etc.
Et me voilà donc devant un exemplaire de meilleure qualité. Eh bien non, ça a toujours ce goût de viande de porc avariée, ou plus précisément de ce morceau de bidoche teigneux qui est allé se coincer dans une dent du fond et qu'on retrouve 2 heures après le repas, suite à un intense exercice de gymnastique de la langue. Bref, ragoûtant au possible! Le tout noyé dans un gelée non sans rappeler la tête-pressée, mmmh, rien que du bon!
Donc non, plus d'Andouillette c'est définitif!
D'ailleurs, Wikipedia renseigne l'Andouillette au rang des goûts acquis, au même titre que le boudin, les câpres, le chèvre, le Dr. Pepper, le Pho et le whisky...
La dernière fois, j'avais conclu l'expérience précipitemment, mais elle avait des circonstances atténuantes: cantine de société. Et les collègues de m'affirmer que je ne devais pas rester sur cette mauvaise expérience, que tiens voilà l'adresse DU spécialiste mondial de l'andouillette, etc. etc.
Et me voilà donc devant un exemplaire de meilleure qualité. Eh bien non, ça a toujours ce goût de viande de porc avariée, ou plus précisément de ce morceau de bidoche teigneux qui est allé se coincer dans une dent du fond et qu'on retrouve 2 heures après le repas, suite à un intense exercice de gymnastique de la langue. Bref, ragoûtant au possible! Le tout noyé dans un gelée non sans rappeler la tête-pressée, mmmh, rien que du bon!
Donc non, plus d'Andouillette c'est définitif!
D'ailleurs, Wikipedia renseigne l'Andouillette au rang des goûts acquis, au même titre que le boudin, les câpres, le chèvre, le Dr. Pepper, le Pho et le whisky...
15 octobre 2007
Mon. 15 Oct. - I Drove All Night [Cindy Lauper]
Je viens de recevoir en pleine figure la constatation que les chambres d'hôtel n'ont pas de mémoire. Hier soir, c'était le foutoir ici suite à notre retour d'une escapade dans le Val-de-Marne. Ce matin encore, même foutoir sur fond olfactif de vieille pizza froide.
Je rentre du boulot ce soir: tout est nickel, plus une trace, la chambre est comme neuve. Kalila est dans l'avion et l'hôtel ne se souvient pas de son passage.
Enfin, le côté positif de l'histoire, c'est que je vais avoir un peu de temps pour poster quelques histoires, après les avoir vécues...
Au passage, je me permets de recommander très vivement le manoir où nous avons passé le week-end: A 1 heure de Paris, en rase campagne, une propriété superbe et des hôtes charmants... le pied!
Le manoir de Beaumarchais
Je rentre du boulot ce soir: tout est nickel, plus une trace, la chambre est comme neuve. Kalila est dans l'avion et l'hôtel ne se souvient pas de son passage.
Enfin, le côté positif de l'histoire, c'est que je vais avoir un peu de temps pour poster quelques histoires, après les avoir vécues...
Au passage, je me permets de recommander très vivement le manoir où nous avons passé le week-end: A 1 heure de Paris, en rase campagne, une propriété superbe et des hôtes charmants... le pied!
29 septembre 2007
Sat. 15 Sep. - Precious Thing [Tori Amos]
La vue

Une chose est sûre: ici, les gens aiment la couleur. Des saris fabuleux aux chemises flashy d'un goût nettement plus douteux des hommes, en passant par les statuettes de Ganesh orange fluo et les temples barbouillés en arc-en-ciel, on est loin de la sobriété parfois un peu terne de Toronto!
L'ouïe
La, c'est simplement la catastrophe! Les rues sont complètement saturées, ce qui est déjà pas mal un plaie en soi, et qui devient une véritable calamité auditive quand on comprend la conduite à l'indienne: ici, on n'utilise pas les feux clignotants: on klaxonne. On klaxonne pour avertir qu'on tourne. Ou qu'on freine. Ou encore qu'on accélère, qu'on passe à gauche, à droite, qu'on approche du virage, qu'on prend la route en sens interdit, qu'on décroche le téléphone, qu'on pète au volant, qu'on respire... Bref, c'est un concert incessant. Passé l'amusement que cela occasionne les quelques premiers jours, j'imagine que ça peut devenir sérieusement agaçant.
Le toucher
Peux pas toucher!
Une chose est sûre: ici, les gens aiment la couleur. Des saris fabuleux aux chemises flashy d'un goût nettement plus douteux des hommes, en passant par les statuettes de Ganesh orange fluo et les temples barbouillés en arc-en-ciel, on est loin de la sobriété parfois un peu terne de Toronto!
L'ouïe
La, c'est simplement la catastrophe! Les rues sont complètement saturées, ce qui est déjà pas mal un plaie en soi, et qui devient une véritable calamité auditive quand on comprend la conduite à l'indienne: ici, on n'utilise pas les feux clignotants: on klaxonne. On klaxonne pour avertir qu'on tourne. Ou qu'on freine. Ou encore qu'on accélère, qu'on passe à gauche, à droite, qu'on approche du virage, qu'on prend la route en sens interdit, qu'on décroche le téléphone, qu'on pète au volant, qu'on respire... Bref, c'est un concert incessant. Passé l'amusement que cela occasionne les quelques premiers jours, j'imagine que ça peut devenir sérieusement agaçant.
Le toucher
Peux pas toucher!
27 septembre 2007
Sun. 16 Sep. - Hit that [Offspring]
L'odorat

L'odeur dominante pour l'instant est celle de l'air conditionné en cycle fermé, ce qui n'est pas très représentatif, évidemment. Ce qui l'est plus, et qui est la raison principale du "cycle fermé", c'est l'omniprésente odeur d'échappement des Rickshaws, ces infernaux taxi-tricycles montés sur moteur de tondeuse à gazon, et qui donnent un air de suicide au monoxyde de carbone à toute la ville.
L'odeur dominante pour l'instant est celle de l'air conditionné en cycle fermé, ce qui n'est pas très représentatif, évidemment. Ce qui l'est plus, et qui est la raison principale du "cycle fermé", c'est l'omniprésente odeur d'échappement des Rickshaws, ces infernaux taxi-tricycles montés sur moteur de tondeuse à gazon, et qui donnent un air de suicide au monoxyde de carbone à toute la ville.
26 septembre 2007
Sat. 22 Sep - Only Happy When It Rains [Garbage]
L'inde en 5 sens...
Le goût
Ici, je suis encore vivant (= je n'ai pas encore touché aux explosifs sur mon assiette), devant une table de cuisine sud-indienne (du Kerala): feuille de bananier (qu'on ne mange pas), soupe piquante, crottes de brebis (je crois que ce sont des chouffleurs en fait) piquants, pain qui sert d'ustensile à manger la sauce aux lentilles (piquante) et les morceaux d'agneau (piquant) marinant dans sa sauce au chutney (euh... devinez). A ma gauche, dans la bouteille en plastique, c'est de l'eau, cadeau des dieux et seul répit pour les papilles...
Mon. 24 Sep. - Celebrity Skin [Hole]
Je dois avouer qu'ils ont pas fait les choses à moitié pour rendre mon séjour agréable et excitant: je vous ai déjà parlé quelques fois de cette drôle de coupe du monde de football qui se joue avec une batte, des wickets et des positions ridicules. Ils se sont donc arrangés pour faire coïncider la finale avec ma date de départ, qualifier leur équipe nationale pour jouer en finale, et même finalement gagner la finale!
Et c'est là qu'on se rend compte qu'il s'agit bien, malgré les apparences, d'une coupe du monde de foot: Les pubs sont envahis de gars qui boivent de la bière et hurlent devant les écrans de télé, et à la fin du match, il y a des tas d'idiots qui klaxonnent en rue (enfin ça, ça change pas beaucoup de l'ordinaire!) en agitant des drapeaux. Vous voyez: ici ou ailleurs, c'est toudi la même chose!
24 septembre 2007
Mon. 24 Sep. - La Dernière Heure
C'est revenu! La finale de la coupe du monde de cricket ce soir va opposer l'Inde ... au Pakistan! Et rebelote, on est de nouveau à deux doigts de la guerre nucléaire ici!
Et justement, c'est ce soir que je m'envole pour la France: j'ai toutes les chances que mon avion survole le Kashmir, soit pris par les uns comme une intrusion illégale et arrogante de la part des autres sur leur territoire et soit envoyé par le bas à coups de missiles sol-air.
Ou soit touché par les mêmes missiles mis à feu par les militaires saoûls fêtant la victoire et en mal de feu d'artifices.
Bref, je risque ma vie!
Bon, pour au moins être sûr d'arriver vivant jusqu'à l'avion, «Allez Inde!»
(image © yahoo.com)
21 septembre 2007
Fri. 21 Sep. - Sugar Coma [Courtney]
Comme on s'y attendait, prendre sa voiture pour traverser la ville est à chaque coup une mission périlleuse. Le résultat? Hier, un des gars de l'équipe m'écrit qu'il ne viendra pas parce qu'il doit passer à l'hosto pour un gros bobo au genou suite à une chute de moto. Un autre boîte. Aujourd'hui, un autre gars débarque avec un bras en écharpe... Ils ont l'air de s'esquinter facilement, les pauvres!

On comprend vite la raison quand on se retrouve dans la circulation, au milieu de la bataille: le code de la route, ici, c'est tout au plus un ensemble de suggestions, de bonnes pratiques, vaguement respectées par une partie des mobiles (et en plus, il faut compter avec la surprise des obstacles mobiles que sont les vaches sacrées!)
On comprend vite la raison quand on se retrouve dans la circulation, au milieu de la bataille: le code de la route, ici, c'est tout au plus un ensemble de suggestions, de bonnes pratiques, vaguement respectées par une partie des mobiles (et en plus, il faut compter avec la surprise des obstacles mobiles que sont les vaches sacrées!)
20 septembre 2007
Thu. 20 Sep. - All the small things [Blink 182]
Un petit point MarketWatch, pour marquer l'événement, tiens:
Jetez un coup d'œil là en-bas, aux cours de change:
Le dollar canadien est à 1 pour mille de rattraper la valeur du dollar U.S. Ce dernier est en effet en train de dégringoler sérieux. Bon, vu la junte qui occupe la maison blanche depuis 7 ans, ce n'est que normal, mais quand on atteint ce genre de paliers, ça étonne toujours.
A l'inverse, le SENSEX, l'index des valeurs indiennes côtées au BSE (Bombay Stock Exchange) est en progression de 60% sur 1 an et demi, et leur roupie se porte comme un charme.
En conculsion, j'enverrai bien mes dollars U.S. en état de déliquescence avancée vers des terres plus prometteuses...
En seconde conclusion, les Etats-Unis vont bientôt devenir une terre de vacances sympa et bon marché. Enfin, sympa pour autant qu'on évite les villes fantômes pleines de maisons modestes vides et mises en vente forcée suite au défaut de payement des propriétaires (qui eux,, n'occupant plus lesdites maisons, campent dans les parcs?). Ambiance morose assurée!
Jetez un coup d'œil là en-bas, aux cours de change:
Le dollar canadien est à 1 pour mille de rattraper la valeur du dollar U.S. Ce dernier est en effet en train de dégringoler sérieux. Bon, vu la junte qui occupe la maison blanche depuis 7 ans, ce n'est que normal, mais quand on atteint ce genre de paliers, ça étonne toujours.
A l'inverse, le SENSEX, l'index des valeurs indiennes côtées au BSE (Bombay Stock Exchange) est en progression de 60% sur 1 an et demi, et leur roupie se porte comme un charme.
En conculsion, j'enverrai bien mes dollars U.S. en état de déliquescence avancée vers des terres plus prometteuses...
En seconde conclusion, les Etats-Unis vont bientôt devenir une terre de vacances sympa et bon marché. Enfin, sympa pour autant qu'on évite les villes fantômes pleines de maisons modestes vides et mises en vente forcée suite au défaut de payement des propriétaires (qui eux,, n'occupant plus lesdites maisons, campent dans les parcs?). Ambiance morose assurée!
19 septembre 2007
Wed. 19 Sep. - Le mix du lounge bar de l'hôtel [Dans le lounge bar de l'hôtel]
Comme je suis, là, en train de blogger en wireless, affalé sur un des divans du lounge bar de l'hôtel (je commence pas à me répéter sur celle-là?), avec un bon thé chai masala (oui, d'autres auraient probablement opté pour le verre de Talisker ou le vodka martini, shaken, not stirred) pour digérer le très bon buffet de produits de la mer du Leela Palace, écoutant alternativement le très bon beat du mix des DJ du jour (hier, dans le resto, on a eu droit à de la musique arabisante, pas mal du tout aussi d'ailleurs) et les débordements de joie du personnel du fait que l'Inde est en train d'étaler les Brittons au cricket (je viens juste d'assister à un wagonwheel, soit une série de six sixes (= les homeruns du base-ball)) je me dis que là, tout de même, y a pas à dire,... je suis bien!
Je sais pas si je l'ai déjà assez dit, mais après presque une semaine, je suis toujours aussi amoureux de l'Inde. Malgré l'état général de la ville, les différences sociales incroyables, le manque criant d'infrastructure, les embouteillages pas possibles et la pollution qui en ressort, je sais pas, il y a un truc magique. Les gens sont serviables, souriants, aimables, amusés, accueillants, colorés, et ont l'air de prendre la vie du bon côté, de rester zen en toute occasion (ce qui par ailleurs n'en fait pas des bêtes de ponctualité - même moi je m'en suis rendu compte!). On sent bien que s'ils règlent les quelques problèmes logistiques du début du paragraphe, l'endroit a tout pour devenir un paradis (quoique, assez peuplé, le paradis).
Comme je suis le genre de gars qui aime partager ses expériences, je suis tout prêt à céder ma place à qui veut sauter sur l'occasion dès l'an prochain. Pour postuler, il faut (1) Parler Français, (2) Avoir plus ou moins mon profil professionnel (taille moyenne, cheveux longs, DrMartens... ah non, je m'égare). A la clé: voyages, dépaysement, extase gustative, confort, luxe et service inégalés, choc culturel garanti.
17 septembre 2007
Sat. 15 Sep. - See You Later [Elliott Smith]
Alors on a tous bien compris que l'Inde, c'est le pays des bidonvilles, que le prix de la vie c'est pas un balle et ce genre de considérations...
Mais bon, pas ici: Bangalore subit une urbanisation massive accélérée, et condense une croissance de 500 ans à Londres ou de 100 ans à Toronto en 5 ou 10 ans. Du coup elle ne s'y retrouve pas trop dans cette crise d'adolescence express. Notamment, point de vue immobilier. A deux pas de la photo ci-dessus (et encore, j'ai pas la photo du village-sous-bâche de l'autre côté de la rue), se trouve Palm Meadows, un quartier gardé (c'est-à-dire clôtures, porte d'entrée et gardes à l'entrée: n'y entrent que les habitants et leurs invités), une espèce de Rhodes-St-Genèse tropicale inspirée de l'urbanisation nord-américaine à la SimCity (on réplique des maisons identiques sur un quadrillage régulier de rues). Il y est interdit de klaxonner en rue, les rares voitures y roulent tout doucement, les enfants roulent tranquillement à vélo au milieu de la rue...
Quid du prix de la tranquillité? Bah, trois fois rien, on l'a pour le prix d'un manoir à Uccle je suppose: du genre dix mille dollars par mois de loyer pour un maison 3/4 chambres. Alors, voyez, ceux qui se plaignent de Bruxelles: il reste de la marge. Par contre, ça en fait un placement immobilier absolument fabuleux, puisque le prix d'achat lui est plus ou moins normal (tout de même aux environs du million de dollars pour la même maison). Mais faites le rapport: Le retour sur investissement est ultra-rapide.
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14 septembre 2007
Fri. 14 Sep. - Numb [Linkin Park]
Je sens jusqu'ici le souffle de soulagement de tout le pays, dont l'équipe vient de voler à l'arraché le match nul dans la coupe du monde de cricket contre l'ennemi abhorré, le Pakistan, en sauvant les deux derniers jets.
Je le sens, mais ne l'entends pas car, en bonne tradition britannique, toute la ville ferme boutique à 11h, on met les poivrots au lit et la vie s'arrête.
Ah tiens non, c'est pas fini, on joue les prolongations. Aïe, la guerre nucléaire n'est pas encore totalement écartée.
Je le sens, mais ne l'entends pas car, en bonne tradition britannique, toute la ville ferme boutique à 11h, on met les poivrots au lit et la vie s'arrête.
Ah tiens non, c'est pas fini, on joue les prolongations. Aïe, la guerre nucléaire n'est pas encore totalement écartée.
Fri. 14 Sep. - Love fool [Cardigans]
Pour ma première expérience en Inde, je dois avouer que l'immersion se fait en douceur. Je commence ma journée dans un hôtel tout ce qu'il y a de plus occidental, je suis trimballé en voiture par notre chauffeur attitré et je travaille dans un immeuble à bureaux tout neuf tout droit importé de chez nous aussi, avec son open-space, ses portes en verre et ses ascenseurs OTIS. En gros, c'est un peu comme si je voyais l'Inde au cinéma: par les vitres de la voiture, la miniature du Taj Mahal dans l'entrée des bureaux, les collègues en sari (pas tous... les gars sont en jeans et t-shirts), et les bidonvilles par la fenêtre de la cantine au bureau...
Le lieu de travail. Comme vous voyez, il a un peu plu cette nuit.
13 septembre 2007
Wed. 13 Sep. - Hindu-English mix [Les Saris de l'Open-Space]
Et voilà, me voici dans l'Open-space de mes collègues Indiens, à Bangalore! Arrivé dans la nuit, je m'enchante de ma recontre avec l'Inde depuis 12 heures.
L'hôtel est super luxe, sur l'artère principale de la ville, mais style gros hôtel occidental, pas beaucoup de charme, tout moderne, écran géant, console domotique et tout le bazar (y compris coupures d'électricité de temps en temps)
Vue de la fenêtre de ma chambre
Il faut se brosser les dents à l'eau en bouteille: malgré les apparences (robinets nickel), l'eau grouille de sales machins infectieux. Je n'ai pas vérifié moi-même, mais je me fie à l'avis des autres.
La ville ressemble un peu à l'Europe de l'est, ou à l'Afrique du nord (plutôt, vu le temps et les palmiers): quelques batiments jolis, beaucoup en construction, des façades pas très soignées, des millions de gens en mobilettes ou en 3-roues qui grouillent sur les rues, et (ça par contre, c'est spécifique à ici) contournent soigneusement les vaches avachies (eh) au milieu de la route, en train de brouter les bas-côté. Pas mal d'embouteillages aussi (enfin, pas plus qu'à Paris en fait).
Des tas d'indiens partout, des jolies indiennes en saris aussi
Mon ventre qui se sent déjà à moitié bien, sais pas si c'est la nuit trop courte, la crainte que ça va pas aller ou le déjeûner déjà... :)
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L'hôtel est super luxe, sur l'artère principale de la ville, mais style gros hôtel occidental, pas beaucoup de charme, tout moderne, écran géant, console domotique et tout le bazar (y compris coupures d'électricité de temps en temps)
Il faut se brosser les dents à l'eau en bouteille: malgré les apparences (robinets nickel), l'eau grouille de sales machins infectieux. Je n'ai pas vérifié moi-même, mais je me fie à l'avis des autres.
Des tas d'indiens partout, des jolies indiennes en saris aussi
Mon ventre qui se sent déjà à moitié bien, sais pas si c'est la nuit trop courte, la crainte que ça va pas aller ou le déjeûner déjà... :)
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11 septembre 2007
Wed. 5 Sep. - One Way [Levellers]
A force, je commence à m'habituer aux transports aériens. Par exemple, même si les aéroports sont en général des endroits tout à fait charmants et bucoliques, il ne faut pas abuser des bonnes choses et j'ai appris à résister à l'appel des compagnies aériennes qui nous invitent à y passer 3 heures avant chaque vol. Ils ferment le comptoir d'enregistrement 1 heure avant le décollage, donc je me spécialise dans le fait d'y arriver 1h05 avant. Une bonne manière d'éviter les mauvaises surprises, c'est de s'enregistrer à l'avance, sur internet . Du coup, comme par magie, on passe devant toute la file pour déposer ses bagages.
Le risque, c'est que ça fait des tas d'histoires quand je vise mal et qu'il reste 50 minutes avant le décollage, peut plus enregistrer les bagages, donc je perds les flacons de shampooing et de mousse à raser quand je passe par la case "contrôle". Un truc pas mal aussi, c'est de savoir le terminal d'où le vol part. J'ai déjà parcouru 4 des 6 terminaux de l'aéroport de Paris parce que le système d'affichage des informations était en panne, c'est d'un intérêt touristique non négligeable, mais on profite peu quand il reste 1h02 aux horloges...
Ah oui, voir avant de partir vers l'aéroport si le vol serait pas retardé par hasard (systématique pour les vols du soir vers New York par exemple), peut aussi permettre de ne pas allonger la glande dans les salles d'attente.
Les avions ne sont pas tous les mêmes. En général, les modèles plus récents sont mieux équipés. Ceux qui datent de 1975, moins équipés (Astuce: c'est un peu comme les voitures en fait. La vaillante Mercedes 200 de 1975 a des gadgets moins sympas que la dernière série 5). Les MD-80, 737, 747 c'est des vieux trucs. Les Airbus 330, Boeing 767 et 777 sont mieux.
Dans l'avion, toutes les places ne sont pas les mêmes. Sans aller jusqu'à payer le double du prix pour voler en business class, j'ai repéré les numéros des places du pont supérieur du 747 (de 60 à 69), qui sont plus spacieuses, et il faut aussi repérer celles des places près des sorties de secours, qui sont pas mal aussi. Une autre manière de faire pour choisir sa place, c'est d'entrer le dernier dans l'avion et de s'asseoir sur n'importe quelle place libre qui a l'air cool. Je me demande si ça marche aussi en première classe, tiens, ce coup-là...
Un bref aperçu des mauvais plans:
- essayer de s'allonger pour piquer un somme dans l'allée centrale,
- aller dire bonjour au pilote pendant le vol, en particulier lui faire une blague du genre "pan, t'es mort!"
- s'installer en douce dans les porte-bagages
- économiser sur le billet d'avion et voyager en soute
- insulter le gars de la douane U.S.
- gonfler les gilets de sauvetage et organiser un beach-volley dans l'avion
- ouvrir une porte de secours pour ventiler un coup quand le voisin retire ses chaussures
- passer les portes de sécurité en courant
---
Bon, ma technique du "juste à l'heure" s'est retrouvée prise en défaut ce vendredi. Faut dire qu'ils y ont mis le paquet: un vendredi soir heure de pointe, une horde de supporters bariolés pour aller soutenir les bleus dans le match inaugural de la coupe du monde de rugby (a-t-on idée! D'ailleurs ils ont perdu, bien fait pour eux tiens!), un pignouf qui se pend au frein de secours du RER (deux fois de suite même) et la machine qui veut plus lire mon ticket à la sortie... Mais bon, c'est juste le train que j'ai raté, et là c'est pas la mort d'embarquer sur le suivant 25 minutes plus tard...
Le risque, c'est que ça fait des tas d'histoires quand je vise mal et qu'il reste 50 minutes avant le décollage, peut plus enregistrer les bagages, donc je perds les flacons de shampooing et de mousse à raser quand je passe par la case "contrôle". Un truc pas mal aussi, c'est de savoir le terminal d'où le vol part. J'ai déjà parcouru 4 des 6 terminaux de l'aéroport de Paris parce que le système d'affichage des informations était en panne, c'est d'un intérêt touristique non négligeable, mais on profite peu quand il reste 1h02 aux horloges...
Ah oui, voir avant de partir vers l'aéroport si le vol serait pas retardé par hasard (systématique pour les vols du soir vers New York par exemple), peut aussi permettre de ne pas allonger la glande dans les salles d'attente.
Les avions ne sont pas tous les mêmes. En général, les modèles plus récents sont mieux équipés. Ceux qui datent de 1975, moins équipés (Astuce: c'est un peu comme les voitures en fait. La vaillante Mercedes 200 de 1975 a des gadgets moins sympas que la dernière série 5). Les MD-80, 737, 747 c'est des vieux trucs. Les Airbus 330, Boeing 767 et 777 sont mieux.
Dans l'avion, toutes les places ne sont pas les mêmes. Sans aller jusqu'à payer le double du prix pour voler en business class, j'ai repéré les numéros des places du pont supérieur du 747 (de 60 à 69), qui sont plus spacieuses, et il faut aussi repérer celles des places près des sorties de secours, qui sont pas mal aussi. Une autre manière de faire pour choisir sa place, c'est d'entrer le dernier dans l'avion et de s'asseoir sur n'importe quelle place libre qui a l'air cool. Je me demande si ça marche aussi en première classe, tiens, ce coup-là...
Un bref aperçu des mauvais plans:
- essayer de s'allonger pour piquer un somme dans l'allée centrale,
- aller dire bonjour au pilote pendant le vol, en particulier lui faire une blague du genre "pan, t'es mort!"
- s'installer en douce dans les porte-bagages
- économiser sur le billet d'avion et voyager en soute
- insulter le gars de la douane U.S.
- gonfler les gilets de sauvetage et organiser un beach-volley dans l'avion
- ouvrir une porte de secours pour ventiler un coup quand le voisin retire ses chaussures
- passer les portes de sécurité en courant
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Bon, ma technique du "juste à l'heure" s'est retrouvée prise en défaut ce vendredi. Faut dire qu'ils y ont mis le paquet: un vendredi soir heure de pointe, une horde de supporters bariolés pour aller soutenir les bleus dans le match inaugural de la coupe du monde de rugby (a-t-on idée! D'ailleurs ils ont perdu, bien fait pour eux tiens!), un pignouf qui se pend au frein de secours du RER (deux fois de suite même) et la machine qui veut plus lire mon ticket à la sortie... Mais bon, c'est juste le train que j'ai raté, et là c'est pas la mort d'embarquer sur le suivant 25 minutes plus tard...
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